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27 novembre 2021 6 27 /11 /novembre /2021 09:00

Nous poursuivons la visite de la reconstitution par la Fondation Louis Vuitton de la collection Morozov, amorcée dans notre dernier billet.

La salle suivante intitulée Une journée en Polynésie est entièrement consacrée à Paul Gauguin (1848-1903).

Les toutes premières toiles de Paul Gauguin à entrer en Russie sont acquises dès 1900-1901 par Mikhaïl Morozov. À son tour, Ivan réunit entre 1907 et 1910 onze tableaux majeurs de l'artiste. Les treize oeuvres ainsi réunies par les Morozov portent sur la période tahitienne (à l'exception du Café à Arles, 1888, acquis par Ivan et également présenté dans cette salle) ce qui dénote leur vif intérêt pour sa thématique exotique et arcadienne.

Oiseaux morts. Nature morte aux perroquets, 1902
Te Tiare Fanrani (Les Fleurs de France), 1891
Fatata Te Mouà (La Montagne est proche), 1892

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Matamoe (La Mort). Le Paysage aux paons, 1892
Le Grand Bouddah, 1899
Eu haere ia oe (Où vas-tu?), 1893

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Les Parau Parau (Conversation ou les potins), 1891
Nave Nave Moe (Eau délicieuse), 1894
Café à Arles, 1888

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

La salle suivante, Les amateurs d'orage se veut le reflet d'une thématique un peu complexe :

Le goût exacerbé du paysage de Mikhaïl et Ivan Morozov, dû à leur formation artistique initiale, constitua un puissant motif pour acquérir de nombreux tableaux contemporains visant à la réinvention de ce genre pictural. Leurs collections sont représentatives des recherches menées par les écoles modernistes occidentales et russes contemporaines: nabis ou fauves, Pierre Bonnard, André Derain, Maurice de Vlaminck, Louis Valtat, André Marquet se revendiquent d'une filiation explicite avec le synthétisme de Paul Gauguin. Expressionnistes, Vincent Van Gogh et Edvard Munch incarnent la rupture avec les représentations académiques de la nature. Au croisement de ces champs de force, les artistes des avant-gardes russes émergentes, Natalia Gontcharova, Piotr Outkine ou Martiros Sarian puisent aux sources des cultures visuelles slaves et orientales. Tous instaurent les principes disrupteurs d'une lecture ultra-sensorielle du paysage.

Pierre Bonnard :

Coin de Paris, huile sur carton contrecollé sur bois, 1905
La Seine à Vernonnet, 1911

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

André Derain (1880-1954) :

Route en montagne. Cassis, 1907
Le séchage des voiles, Collioure, 1905

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Maurice de Vlaminck (1876-1958) : Vue de la Seine, Nanterre, 1906

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Louis Valtat (1869-1952) :

Soleil sous les arbres, Massif de l'Esterel, 1908-1909
La Mer à Anthéor, 1907
Les Falaises violettes, Anthéor, 1900
 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

André Marquet (1875-1947) :

Soleil à travers les arbres, Paris, 1905
Paris en hiver. Quai Bourbon, 1907
Notre-Dame sous la pluie, 1910

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Vue de la Seine et du monument à Henri IV, 1906
Quai du Louvre, vue vers le Pont-Neuf, 1906
La Baie de Naples, 1909

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Vincent Van Gogh (1853-1890) : La Mer aux Saintes-Maries, 1888

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Edvard Munch (1863-1944) : Nuit Blanche. Osgarstrand (Filles sur le Pont), 1903

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Natalia Gontcharova (1881-1962) : Verger en automne, région de Kalouga, 1909

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Piotr Outkine (1877-1934) : Les Amateurs d'orage, Saratov, 1908

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Martiros Sarian (1880-1972 :

Devant le grenadier, Moscou, 1907
La Rue. Constantinople, 1910

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Montons encore d'un niveau dans le bâtiment de la Fondation pour découvrir la salle

Les Paysages illimités - Paul Cézanne

Subjugué par l'originalité des peintures de Paul Cézanne, lors de l'hommage posthume que lui rend le Salon d'automne de 1907, Ivan Morozov acquiert ses premiers tableaux du maître d'Aix. Entre 1907 et 1913, il réunira dix-huit toiles représentatives de l'oeuvre du peintre, depuis sa période noire, romantique, « couillarde » (Scène d'intérieur, 1870) jusqu'à son ultime paysage abstractisant (Paysage bleu, 1904-1906).

Paysage à Pontoise (Clos des Mathurins), 1875-1877
Le Pont sur la Marne à Créteil, 1894
Bord de Marne, Saint-Maur des Fossés, 1888-1890
 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Le Pont (L'île Machefer à Saint-Maur des Fossés), 1895-1898
Le Jas de Bouffan, 1886
La Montagne Sainte-Victoire vue du chemin de Valcros, 1878-1879
 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Paysage. Montagne Sainte-Victoire, 1896-1898
Le Grand Pin, Aix-en-Provence, 1895-1897
Baigneurs, Aix-en-Provence, 1892-1894
Paysage bleu, Aix-en-Provence, 1904-1906

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Portraits génériques -  Cézanne et les Cézannistes

En 1909, Ivan Morozov acquiert deux portraits masculins de Paul Cézanne. Autoportrait à la casquette (1873) et Le Fumeur. Homme à la pipe (1891-1892). Dès leur acquisition, ces exceptionnels portraits furent accessibles aux peintres du large cercle artistique gravitant autour du collectionneur. Durant les années 1900-1914, ceux-ci purent contempler et examiner dans sa galerie de peintures chaque nouveau lot de toiles en provenance des ateliers parisiens. Fin 1910, se tient à Moscou la première exposition de l'association Le Valet de carreau, où les mouvements russes cézanniste, primitiviste, expressionniste vont pour la première fois exposer en force à Moscou. Piotr Kontchalovski et llia Machkov, deux artistes considérés par Ivan Morozov parmi les plus prometteurs de l'école russe contemporaine, se déclarent alors «cézannistes». Le mouvement «cézanniste » constitue une cheville artistique originale de la révolution accomplie entre 1910 et 1917 par les avant-gardes russes.

Regarder ensemble les portraits masculins de Cézanne et ceux de Picasso ou Malévitch, à côté de l'impressionnante galerie d'hommes en gris de Machkov et Kontchalovski, c'est traverser les deux décennies qui virent, en France et en Russie, l'avènement de l'art moderne dans ses manifestations les plus inédites et souvent les plus radicales.

Paul Cézanne : Autoportrait à la casquette (1873) et Le Fumeur. Homme à la pipe (1891-1892).

 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Mikhaïl Vroubel : Portrait du poète Valeri Brioussov, fusain, sanguine, craie, Pastel sur papier, 1906
Pablo Picasso : Portrait d'Ambroise Vollard, 1910
Kasimir Malévitch (1878-1935) : Portrait de Mikhaïl Matiouchine, 1913-1914

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Piotr Kontchalovski (1876-1956) :

Portrait de l'artiste Guéorgui Iakoulov, 1910
Autoportrait, 1910
Autoportrait en gris, 1911
Autoportrait, 1912

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Ilia Machkov (1881-1944) :

Portrait d'un poète (Sémione Yakovlévitch Roubanovitch), 1910
Autoportrait, 1911

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Modernité Post-Cézannienne

Important chef-d'œuvre d’llia Machkov, l'autoportrait où il figure aux côtés de Piotr Kontchalovski s'affirme comme le manifeste du « cézannisme » russe. La représentation des deux peintres en culotte et chaussons de lutte, exhibant musculatures et regards teigneux est une citation directe de la légende des cubistes Pablo Picasso et Georges Braque, amateurs de boxe anglaise et théoriciens pugilistes. Toutefois, la scène n'est pas située sur un ring mais dans un salon petit-bourgeois avec sa décoration florale et son piano droit. Sur le piano, des ouvrages portent les titres « Cézanne, Arts, Égypte-Grèce-Italie, La Bible », décrivant un programme artistique où arts archaïques, bibliques et classiques se trouvent synthétisés dans la modernité post-cézannienne. La référence à la toile de Cézanne Jeune Fille au piano. (L'ouverture de "Tannhauser") (1869–1870), entrée en 1908 dans la collection d'lvan Morozov, est ici explicite.

Le dispositif citationnel de l'autoportrait de Machkov évoque autrement l'Acrobate à la boule de Picasso (1905), acquis par Ivan Morozov en octobre 1913. Picasso expose au premier plan le dos et la nuque musculeuse du modèle masculin. Au-delà de son contenu manifeste, le tableau est une métaphore du propos théorique de Cézanne «traiter la nature par le cylindre, la sphère, le cône, le tout mis en perspective... » dont témoignent ici tant la boule où se tient l'acrobate en équilibre instable que le cube sur lequel est campé le lutteur.

Ilia Machkov : Autoportrait et portrait de Piotr Kontchalovski, 1910

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Cézanne : Jeune Fille au piano. (L'ouverture de "Tannhauser"), 1869–1870

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Picasso : Acrobate à la boule, 1905

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Une dernière petite salle à cet étage :

Natures mortes essentielles

La collection d'Ivan Morozov compte peu de natures mortes. Il réunit cependant avec science et patience trois toiles représentatives de la passion de Cézanne pour ce genre: Nature morte. Pêches et Poires (1890), Nature morte à la draperie (1892–1894) et Étude de fleurs (d'après Bouquet de fleurs d'Eugène Delacroix) (1902-1904). Traversant les deux dernières décennies de l'œuvre du peintre, on peut voir dans ces toiles sa facture se transformer.

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

En contrepoint, deux toiles russes :

Ilia Machkov : Nature morte. Plateau de fruits, 1910

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Mikhaïl Larionov (1881-1964) La Fenêtre. Tiraspol, 1909

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (II)

Nous terminerons cette visite dans un prochain billet.

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20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 09:00

Nous n'avons pas encore rendu compte de l'exposition-phare de la rentrée, que nous avions pourtant visitée dès la fin de septembre, le rassemblement à Paris par la fondation Louis Vuitton des collections des frères Morozov, dispersées en Russie entre trois institutions. Les œuvres rassemblées par Mikhaïl Abramovitch Morozov (1870-1903), qui avaient été dès 1910 données par sa veuve à la Galerie Trétiakov et celles rassemblées par Ivan Abramovitch Morozov (1871-1921), nationalisées en 1918 et formant le deuxième département du Musée d'art moderne occidental (le premier étant constitué par la collection de Sergueï Chtchoukine (1854-1936), qui avait elle aussi été rassemblée à Paris par la Fondation Louis Vuitton le temps d'une exposition en 2017 (nos billets du 4 mars et du 5 mars 2017). Ce musée fut lui-même fermé en 1948 par décret de Staline et les œuvres des deux collections réparties entre le Musée des Beaux-Arts Pouchkine à Moscou et le Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg (Leningrad à l'époque !).

La richesse de cette exposition est telle que nous n'essaierons que d'en donner un aperçu à travers plusieurs billets, en en suivant le parcours qui ne comporte pas moins de 11 salles sur 4 niveaux du bâtiment de Franck Gehry. 

En guise d'introduction, la première salle Peintres et Mécènes  rassemble une vingtaine de tableaux peints par des artistes de l'école russe des années 1890-1910: Ilia Répine, Mikhaïl Vroubel, Valentin Sérov, Konstantine Korovine ou Alexandre Golovine.

Ilia Répine (1844-1930) Portrait de Pavel Mikhaïlovitch Trétiakov, 1883

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Mikhaïl Vroubel (1856-1910) Portrait de Savva Ivanovitch Mamontov, 1897

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Valentin Sérov (1865-1911) :

Portrait de Margarita Kirillovna Morozova, 1911
Portrait de Mikhaïl Abramovitch Morozov, 1902
Portrait de Yevdokiya Serguéïevna Morozova, 1908
 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Portrait de Mika Morozov, 1901
Portrait de Maria Fiodorovna Morozova, 1897
Portrait de Timofeï Savvitch Morozov (portrait posthume d'après une photographie), 1891

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Portrait d'Ilia Ostrooukhov, 1902
Portrait de Alexeï Vikoulovitch Morozov, aquarelle, sanguine, crayon de couleur sur papier, 1909
Portrait de l'artiste Konstantine Korovine, 1891

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Konstantine Korovine (1861-1939) :

Portrait d'Ivan Abramovitch Morozov, 1903
Portrait de Fiodor Ivanovitch Chaliapine, 1905

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Alexandre Golovine (1863-1930) : Autoportrait, 1912

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Après cette première salle introductive, une seconde, intitulée L'invention d'un regard réunit des tableaux sensés manifester "l'originalité du regard porté par les frères Morozov sur la scène parisienne", avec des œuvres acquises tout au long de la décennie 1900-1910.

Un tableau d'Édouard Manet de 1878 assez atypique, Le Bouchon (La Guinguette)

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Un tableau de Paul Cézanne de 1870 également atypique à nos yeux, Scène d'intérieur

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Une huile sur carton de Toulouse-Lautrec de 1894, Yvette Guilbert chantant "Linger, Longer, Loo" (vue dans notre billet du 25 janvier 2020)

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Un Picasso de 1901, Les Deux Saltimbanques (vu dans notre billet du 16 décembre 2018 sous le titre Arlequin et sa compagne)

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Plusieurs tableaux de Renoir :
 

Portrait de Jeanne Samary. Rêverie, 1877
Portait de Mademoiselle Jeanne Samary, 1878
Femme à l'éventail, 1880

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

L'Enfant au fouet, 1885
Tête de femme, 1875-1876

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

en regard d'une toile de Konstantine Korovine, artiste qui a revendiqué précocement l'influence de l'impressionnisme et qui a contribué à former les goûts artistiques de Mikhaïl et Ivan Morozov à l'Ecole des Beaux-Arts de Moscou.

La jeune choriste, 1887

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Les Quatre saisons - Pierre Bonnard

C'est à Mikhaïl Morozov que revient en Russie, dès 1902, le rôle de découvreur de l'oeuvre de Pierre Bonnard. À sa suite, Ivan acquiert successivement, entre 1905 et 1913, huit tableaux de Bonnard et lui commandera, en 1910-1912, cinq panneaux monumentaux. Ivan Morozov s'intéresse précocement aux artistes du groupe nabi et acquiert des œuvres de chacun de ses membres, conférant ainsi aux nabis un rôle significatif dans sa collection d'art moderne. Cependant, c'est à l'oeuvre de Bonnard qu'il accorde une place prépondérante en lui confiant la décoration du grand escalier de son hôtel particulier.

Pierre Bonnard :

La Méditerranée, tryptique, étude à Saint-Tropez, 1911

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Le Printemps, 1912

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

L'Automne. La cueillette des fruits, 1912

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

L'Été. La Danse, 1912

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Premier Printemps (Petits Faunes), Vernouillet 1909
L'été en Normandie, Vernon 1912

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Le Matin à Paris, Paris 1911
Le Soir à Paris, Paris 1911

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Dans cette salle également  le diptyque à caractère mythologique de Ker-Xavier Roussel dédié aux Fêtes champêtres, tiré des études du rideau d'avant-scène du Théâtre des Champs-Élysées : Le Triomphe de Cérès et Le Triomphe de Bacchus, 1911 - 1913

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Nous terminerons ce premier billet - en même temps que la visite du niveau (-1) de l'exposition - avec une très grande salle intitulée De la Nature des choses

Grands amateurs de paysage, Mikhaïl et Ivan Morozov ont été formés à la peinture sur le motif par leurs maîtres, adeptes de l'impressionnisme. Ils acquièrent à partir de 1902 de nombreuses toiles d'Alfred Sisley, Camille Pissarro, Auguste Renoir ou Claude Monet.

Leur intérêt pour ce genre, dans ses manifestations les plus diverses, est illustrée ici par la juxtaposition de toiles des impressionnistes français (Monet, Renoir, Pissarro, Sisley), et de paysagistes russes (Vroubel, Korovine) ou finlandais (Gallen-Kallela).

Alfred Sisley (1839-1899) :

La Gelée à Louveciennes, 1873
Le Jardin Hoshedé à Montgeron
, 1881
La Campagne de Veneux. Le Printemps, 1882
La Berge à Saint-Mammès. Paysage, 1884
Lisière de la Forêt de Fontainebleau, 1885
 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Claude Monet (1840-1926) :

Le Boulevard des Capucines, 1873
Une Meule près de Giverny, 1885-1889
Champ de coquelicots, 1890-1891
Waterloo Bridge. Effet de brouillard, 1903

 

 

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Un coin de jardin à Montgeron, 1876
L'Étang à Montgeron, 1876

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) :

La Grenouillère, 1868
Dans le jardin. Sous la tonnelle du Moulin de la Galette, 1875

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Camille Pissaro (1830-1902)

Terres Labourées, 1874
Matin d'automne à Éragny, 1897

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

Pierre Bonnard : Le Train et les Chalands, Vernouillet 1909

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

En contrepoint de ces peintres français, 

Trois toiles du russe Konstantine Korodine (1861-1939) :

En barque, Région de Moscou, 1888
et deux toiles intitulées Un Café à Paris, datées des années 1890

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

le finlandais Akseli Gallen-Kallela (1865-1931) : Le Lac Ruovesi (Fleuve), 1896

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)

et à la sortie de cette salle, une toile magistrale (214 x 342 cm) du russe Mikhaïl Vroubel (1856-1910) Lilas, 1901.

La collection Morozov - Icones de l'art Moderne (I)
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13 novembre 2021 6 13 /11 /novembre /2021 09:00

Fin octobre, après l'interruption de 2020, la FIAC (Foire internationale d'art contemporain) s'est de nouveau tenue à Paris, et a renoué avec la tradition d'exposer des œuvres "hors les murs" du Grand Palais (cette fois du Grand Palais éphémère, structure construite à l'extrémité du Champ de Mars, face à l'École militaire pour pallier l'indisponibilité pour travaux pendant plusieurs années du Grand Palais). 

Trois sites pour cette FIAC hors les murs : le plus spectaculaire, bien que présentant une seule œuvre, la place Vendôme, avec Flying Dragon, un gigantesque stabile d'Alexander Calder (1898-1976), réalisé en 1975 (tôle boulonnée peinte, 9,1 x 17,1 x 6,6 m).

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021

Le site le plus important est comme d'habitude le Jardin des Tuileries, avec une vingtaine d'œuvres, que nous présenterons dans l'ordre du catalogue, pour celles que nous avons trouvées le long d'un parcours un peu erratique.

1. Lilian Bourgeat : Double Banc, 2018
Aluminium, acier, bois

FIAC hors les murs - Édition 2021
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2. Aaron Curry : Heavy Negative, 2020 ; Magic vs. Headache, 2020
Revêtement en poudre d'aluminium

FIAC hors les murs - Édition 2021
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4. Markus Hansen : The Empathy Flags, 2021
Supralon maille polyester 115g

FIAC hors les murs - Édition 2021
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5. Sven ’t Jolle : Out of Touch, 2019
Aluminium, acier, bois

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021
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6. Abdul Rahman Katanani : Chrysalide, 2021
Fil barbelé

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021

7. Michael Kienzer : Falter Vol. 4 & 6, 2020 ; Falter Vol. 7 & 9, 2021
Panneaux en tôle, laque

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021

8. Jems Koko Bi : Empty, 2016
Bois de chêne

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021

9 & 10. Norbert Kricke : Raumplastik Große F.III & F.V, 1980
Acier inoxydable

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021

12. Vincent Laval : Plus loin dans la forêt II, 2020
Bois

FIAC hors les murs - Édition 2021
FIAC hors les murs - Édition 2021

13. Laurent Le Deunff : Chouette lapone, Hibou grand-duc et Chouette des neiges, 2021
Ciment type rocaille

FIAC hors les murs - Édition 2021
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14. Kokou Ferdinand Makouvia : The Membrane, 2017
Résine, acier, corde, toile de jute, poudre de cuivre

FIAC hors les murs - Édition 2021
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15. Angelika Markul : Goolarabooloo, 2021
Bronze

FIAC hors les murs - Édition 2021
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16. Vincent Mauger : Sans titre, 2021
Blocs de polystyrène collés 

FIAC hors les murs - Édition 2021
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17. Bettina Pousttchi : Vertical Highways A14, 2020 ; Vertical Highways A17 et Vertical Highways A20, 2021
Glissières de sécurité, acier

FIAC hors les murs - Édition 2021
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18. Stefan Rinck : It Owl, 2021 et Rabbiator (Hellboy Gaultier), 2021
Calcaire

FIAC hors les murs - Édition 2021
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19. Lionel Sabatté : Chouette Chevêche des Tuileries, 2021
Ciment, filasse, fer à béton, pigments

FIAC hors les murs - Édition 2021
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20. Marinella Senatore : Alliance des corps, 2021
Aluminium, ampoules LED, bois

FIAC hors les murs - Édition 2021
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21. Augustas Serapinas : Standtune, 2021
Bois de bouleau, vis

FIAC hors les murs - Édition 2021
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22. John Torreano : MEGA GEM, 2021
Bois et pierres en acrylique sur une base en inox

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23. Elmar Trenkwalder : WVZ 122 S, 1993
Bronze

FIAC hors les murs - Édition 2021
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24. Marion Verboom : Achronie 25, 2021
Quartzite vert, pierre bleue du Hainaut, aluminium, marbre d'Angola, pierre du Bugey, granit du Labrador

FIAC hors les murs - Édition 2021
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25. Euridice Zaituna Kala : Rangement, de-Rangement, 2021
Verre, support en acier

FIAC hors les murs - Édition 2021
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Le troisième site de la FIAC hors les murs de cette édition est inhabituel, et plus confidentiel : à l'intérieur du musée Delacroix, aménagé dans l'ancien atelier du peintre place de Fürstenberg, son présentées des œuvres d'un seul artiste, Jean Claracq, né en 1991 à Bayonne. Le dépliant évoque un dialogue entre les œuvres de Claracq et Delacroix qui révèlerait des "affinités inattendues entre les artistes qui, nés à près de deux cent ans d'intervalle, partagent un goût pour la représentation de l'individu dans un monde ennuyeux".

Quatre huiles sur bois de 2021 :

This is all u want internet (17,1 x 17,1 cm)
Working Class Hero (16 x 13 cm)
Jeune homme dans un arrière plan de roses (20 x 10,6 cm)
Albibb portant un ikab du XVIIIème siècle (18 x 15,1 cm)

 

FIAC hors les murs - Édition 2021
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FIAC hors les murs - Édition 2021
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Reliquaire, 2015
Béton, technique mixte, perle de culture de Tahiti (28 x 19 x 62 cm)
 

FIAC hors les murs - Édition 2021
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et deux temperas sur papier de 2021 :

Burj Al Babas (14,4 x 13,4 cm)
Training ground (14 x 17,5 cm)

FIAC hors les murs - Édition 2021
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6 novembre 2021 6 06 /11 /novembre /2021 09:00

Créée à San Gimignano (Toscane) en 1990 et installée dans une ancienne salle de cinéma de cette petite ville chargée d’histoire, Galleria Continua s’est développée dans cet endroit tout à fait inattendu et s'est révélée capable de produire des œuvres contemporaines stimulantes et exigeantes là où on les attendait le moins, sans subir les contraintes spatiales et temporelles des institutions artistiques classiques.

Elle est aujourd'hui présente dans sept sites : San Giminiano,  Pékin, Les Moulins, La Havane, Rome, Sao Paulo et Paris, dans l'ordre chronologique de l'ouverture de ces sites.

Après Pékin en 2005, c'est en 2007 que Galleria Continua a choisi d'investir une, puis deux sites industriels désaffectés - anciens "moulins à papier" - sur le Grand Morin, à Boissy-le-Chatel, en Seine-et-Marne.

Lorsque nous nous y sommes rendus, nous étions à la veille du vernissage d'une nouvelle exposition et en pleins travaux, mais le personnel de la galerie a eu la gentillesse de trouver quelques instants pour nous permettre de vous présenter le site qui est sur la droite de la carte.

C'est une œuvre in situ de Daniel Buren qui orne le mur du premier bâtiment de ce site Double rythme pour un mur, 2 x 5 couleurs et 2 x 6 formes + une demie, octobre 2015.

Galleria Continua - Site des Moulins

Dans ce bâtiment, l'exposition Intersections libres, mise en place le 13 juin 2021.

Un couloir, avec au mur Un Village sans frontières, 2000, chaise d'enfant et bougies colorées, de Chen Zhen, et des Love Letters, 2015, paille, charbon de bois et matériaux divers de Pascale Marthine Tayou, artiste camerounais né en 1966, dont l'oeuvre est très présente sur le site.

Galleria Continua - Site des Moulins
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au sortir de ce couloir, Brick, 2007, carreaux de céramique, ciment, de  Zhanna Kadyrova

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et au milieu du grand hall, une installation monumentale de  Pascale Marthine Tayou, Home Sweet Home, 2011, 18 troncs d'arbre, environ 40 cages à oiseaux, environ 100 sculptures de colons, environ 15 masques, câbles, microphones, foin, papier haché.

Galleria Continua - Site des Moulins
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autour de la salle, 

Carlos Garaicoa : Deleuze & Guattari arreglando el Rizoma, 2015, marteaux, clous

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Loris Cecchini : Rainbow Trusses (studio suggestions creatures III), 2009, un renouveau du cabinet de curiosités, avec l’évocation du monde marin via des spongiaires, des coquillages et des coraux formant une collection à vocation expansive.

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José Yaquem : El Río y la fabricas V – series, 2015, matériaux divers et fusain sur papier

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à l'entrée de la mezzanine, Rocket Ship, 2011, brouette, guirlande de lumières rouges, de Sislej Xhafa et une photographie sur dibond de Ahmed Mater, Ka'aba, 2012

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Sislej Xhafa : Father, 2013, pierre tombale en granit rouge et combiné téléphonique
Michelangelo Pistoletto : Color and light, 2014, jute, miroir, bois doré

Galleria Continua - Site des Moulins
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Loris Cecchini : Sequential interactions in alfalfa chorus (séquence 105), 2017, 316 modules soudés en acier inoxydable

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Serse : Paesaggio adottivo, 2016-2017, mine de plomb sur papier
Susana Pilar : A la historia se le mira de frente, 2017, dessin

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On retrouve  Pascale Marthine Tayou avec Sisyphus Fabrik, 2018, cinq sculptures en bronze sur une enclume

Galleria Continua - Site des Moulins
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Avant de quitter ce bâtiment, on retrouve Buren avec une fenêtre dans le bureau au fond du hall...

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et c'est une peinture murale de Pascale Marthine Tayou réalisée en 2020, Bogolan Color, qui décore l'extérieur de l'autre bâtiment

Galleria Continua - Site des Moulins
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La cour est elle aussi décorée par Daniel Buren, Sans toit, mais avec fenêtres, 2020.

Galleria Continua - Site des Moulins
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Ce bâtiment abrite la grande exposition actuelle de la galerie, Radiant Opacity, consacrée à l'artiste Nari Ward, plasticien né en 1963 à La Jamaïque, qui vit et travaille à New York.

Elle était encore en cours d'installation lors de notre visite, en voici donc un aperçu de ces oeuvres aux techniques extrêmement variées, sans légendes (sauf lorsque nous les avons retrouvées dans d'autres expositions) 

Galleria Continua - Site des Moulins
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Beyond, 2013, métal, bouteilles de verre, cordes, papier...
Beyond, 2013, métal, bouteilles de verre, cordes, papier...

Beyond, 2013, métal, bouteilles de verre, cordes, papier...

Back to Nature Treatment, 2018, tuyaux, cuir,...
Back to Nature Treatment, 2018, tuyaux, cuir,...

Back to Nature Treatment, 2018, tuyaux, cuir,...

Galleria Continua - Site des Moulins
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Ballast of Miracles, 2018, résine, objets trouvés, acier, béton,...
Ballast of Miracles, 2018, résine, objets trouvés, acier, béton,...

Ballast of Miracles, 2018, résine, objets trouvés, acier, béton,...

Galleria Continua - Site des Moulins
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Terminons ce billet avec quelques photos du parc de l'autre site de Boissy-le-Châtel.

Devant le pavillon de gardien de l'ancienne usine, La fée du vieux moulin, 2013, de Jorge et Lucy Orta

Galleria Continua - Site des Moulins
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Un Skatepark aux contours harmonieux

Galleria Continua - Site des Moulins
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Le long de la piste, d'étranges silhouettes en métal émaillé

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et on retrouve trois des artistes phares de la galerie :

Daniel Buren, avec Trois drapeaux pour un losange, ou le rouge est mis

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Pascale Marthine Tayou avec son Arbre à palabres

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et Nari Ward avec ses poussettes géantes, les Stallers.

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30 octobre 2021 6 30 /10 /octobre /2021 08:00

Nous convions le lecteur à nous suivre dans l'ouest du département des Vosges, le long de la vallée de l'Anger, affluent du Mouzon et donc sous-affluent de la Meuse, en participant à la promenade patrimoniale organisée dans le cadre des journées d'études vosgiennes, manifestation annuelle de la Fédération des sociétés savantes des Vosges qui se tenait du 21 au 24 octobre dernier à Bulgnéville.

La première étape est à l'église Sainte-Ode-et-Sainte-Trinité de Saint-Ouen-lès-Parey, fondée au 12e siècle et refaite en style gothique flamboyant au 16e siècle.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Ce bel édifice garde des éléments de l'église romane primitive, à l'extérieur

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comme à l'intérieur 

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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De beaux autels du 17e siècle...

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Une intéressante chaire au niveau du sol

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Sainte Ode, martyre qui serait morte le 23 octobre 362 à la suite d'une persécution de l'empereur Julien l'Apostat, patronne du lieu (Ouen est une déformation d'Ode) est représentée par un grand tableau du 17e siècle et une statue gisante encadrée d'angelots, probablement du 16e.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

L'étape suivante nous conduit à Médonville, pour y admirer l'ancienne église Notre-Dame : citée dès 1043 dans les archives de l'évêché de Toul, elle fut terminée au 12e siècle. Un incendie a détruit l'église au cours du 18e siècle et elle fut restaurée tant bien que mal. Après qu'une nouvelle église, de style néo-gothique, fut construite au centre du village, la nef de Notre-Dame fut détruite. À son emplacement se trouve aujourd'hui le cimetière de la commune. Il n'en reste aujourd'hui que le chœur et le clocher.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

Le chevet était à l'origine percé d'un triplet de fenêtres remplacé au14e siècle par une seule fenêtre en arc brisé actuellement bouchée. Le clocher présente encore les traces des différentes toitures de la nef. Couvert en bâtière, il est percé sur chaque côté de deux fois deux baies géminées séparées par des colonnettes, et placées sous des arcs ornés de voussures.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Ce beau site domine le village et la nouvelle église. 

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Au village suivant, Gendreville, ce n'est pas l'église dont le beau clocher est éclairé par le soleil déjà déclinant qui nous intéresse,...

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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mais le petit édifice de la modeste chapelle dédiée à Notre Dame du Bon Secours, édifiée par Claude d'Aarberg (1447-1517), seigneur de Valangin et baron de Beaufremont.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

qui abrite un bel ensemble de statues polychromes du 16e siècle.

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La figure centrale est une Vierge au Manteau, communément appelée Vierge de Miséricorde ou Notre-Dame de Bonsecours. Couronnée, la Vierge protège, sous son large manteau, roi, pape, évêque, clercs et nobles.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

A droite de la Vierge au Manteau, Sainte-Anne assise et tenant un livre que lit la Vierge enfant. A gauche, un groupe représente la Vierge tenant Jésus dans ses bras sous le regard de Saint-Jean-Baptiste.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

De part et d'autre de l'entrée, sur des consoles, l'Ange de l'Annonciation vêtu en diacre, tenant un phylactère indiquant "Ave Maria" et la Vierge, une main posée sur la poitrine et l'autre sur un livre.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

Avant-dernière étape, l'église Saint-Michel de Jainvillotte, édifice du 13e siècle dont le clocher a été rebâti en 1702 et dont la nef a fait l'objet d'un remaniement profond en 1866 sous la direction de l'architecte Léon Vautrin, de Nancy.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

C'est surtout son riche mobilier qui retiendra notre attention, avec le retable aux douze apôtres (1ère moitié du 16e siècle, avec restaurations)

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger

Le retable aux scènes de la vie de la Vierge (1ère moitié du 16e siècle)

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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et un beau groupe statuaire d'Anne trinitaire du 16e siècle, commenté avec talent par notre guide et ami.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Remontant la vallée de l'Anger nous traversons la rivière pour rentrer à Bulgnéville et passons à Malaincourt et sa petite église néoclassique

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Elle abrite de beaux autels du 18e siècle avec d'intéressantes statues en bois...

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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et une mise au tombeau du 15e siècle, groupe sculpté composé de huit personnages, recouvert de badigeon, jadis probablement polychromé.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Une surprise nous avait été préparée à côté de l'église, quelques spécimens de la très belle collection de tracteurs d'un participant aux journées d'études

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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Pour conclure ce billet, nous ne pouvons manquer de vous proposer quelques images du tympan d'un des plus beaux portails romans de Lorraine, celui de l'église Saint-Martin à Pompierre, au bord du Mouzon, à quelques kilomètres en amont du confluent de l'Anger.

Promenade patrimoniale dans la vallée de l'Anger
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23 octobre 2021 6 23 /10 /octobre /2021 08:00

Nous renouons avec la tradition de rendre compte du festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire, que nous avons évoqué à de nombreuses reprises, la dernière fois dans notre billet du 21 septembre 2019.

Le thème en est cette année : Biomimétisme au jardin

Donnons la parole aux organisateurs :

"Et si, même au jardin, l'on repensait tout sous l'angle du mimétisme et de l'universalité des formes et des organisations ! La compréhension et l'imitation des systèmes vivants et, en particulier, des écosystèmes naturels est l'une des clés de notre avenir. Gestion des flux, de l'énergie, purification et stockage des eaux, conversion de la lumière du soleil en énergie, chimie verte... tout est dans la nature. Processus d'innovation s'inspirant des formes, des matières, des propriétés et des fonctions du vivant, le biomimétisme a, en effet, beaucoup à nous apprendre, qu'il s'agisse de bioluminescence. de thermorégulation, de dépollution, d'hydrophobie, de résistance au vent... L'objectif est bien de remettre la nature, aussi bien la faune que la flore, au coeur de la réalisation des projets humains. La nature n'est alors plus une ressource ou une contrainte, mais une véritable source d'inspiration. Qu'il s'agisse du fil de l'araignée, de l'organisation des termitières ou des crampons de la vigne vierge ou de la bardane, mille leçons, applicables au jardin, sont à tirer du grand livre de la nature. Les jardins de l'édition 2021, tout en gardant leur habituelle créativité, ont su illustrer, avec talent, les vertus du biomimétisme.
Au service de cette thématique et de sa traduction esthétique, les concepteurs de l'édition 2021 ont, en effet, proposé des réponses ambitieuses et exemplaires et créé des scénographies nouvelles et contemporaines, visant à la fois à faire comprendre, à surprendre et à faire rêver".

Nous présentons la plupart des installations, avec le texte qui les accompagne dans la brochure : il a un style particulier, mais nous avons surtout essayé de vous faire partager de belles images...

1. Le jardin caméléon et 1.bis Agapé (jardin pérenne)

Ce jardin se métamorphose en permanence, au fil de la découverte., changeant de couleur et de texture, comme un animal qui voudrait se dissimuler. Agapé est un "paradis blanc" célébrant toutes les formes de l'amour qu'a conçu le paysagiste Pierre-Alexandre Risser.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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2. Le jardin de la termitière

Ce jardin met en évidence le procédé naturel de refroidissement des maisons et des architectures en général.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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3. Ce que l'on voit, ce que l'on sait

Ce jardin est un observatoire ouvrant sur l'invisible et les mystères de la nature : des biotopes ayant leurs propres systèmes de survie, de protection et de communication, qui nous apprennent l'entraide et la construction collective.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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4. Bleu désir

Quand le recyclage devient séduction. Tel le "jardinier satiné", oiseau bleu australien, construisant patiemment le nid de ses amours en glanant des objets de sa propre couleur, il est possible de créer un jardin refuge avec des objets à la fois proches et délaissés.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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4-bis : Mosaïque mimétique

Création du domaine de Chaumont sur Loire, ce jardin célèbre l'extraordinaire perfection artistique des fractales végétales.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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5. Régénérescence

Replacé à sa juste place dans l'écosystème, face à une spectaculaire fontaine bouleaux, l'homme trouve un espace de ressourcement. L'association de l'eau et des végétaux se mue en véritable coopération, illustrant le yin et le yang de la pensée chinoise.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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6. Terrain vague abonde

Comme une goutte troublant la surface de l'eau, des ondes circulaires déforment les plans carrés du jardin, préformés par la main humaine. Cultures en cercles et en buttes ouvrent le champ des possibles.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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7. Territoire de bocage

Séparés par des haies ou des talus, les champs des paysages de bocage trouvent ici un écho et une application urbaine, avec des bancs et des jardinières collectant les eaux pluviales, dans le respect du cycle de l'eau.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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8. L'effet lotus

Les feuilles de lotus, parfaitement imperméables, ont la faculté de laisser glisser l'eau à leur surface. Illustrant cette qualité d'hydrophobie, le jardin accueille une étendue foisonnante de lotus.

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9. Osmose

Un système d'irrigation naturel et économe, basé sur les lois de la physique, imite les racines des arbres. Adapté aux conditions climatiques, il n'arrose que les espaces qui en ont besoin.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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10. Le jardin de la fontaine anémone

Brodés comme un tapis persan, des tentacules végétaux s'enchevêtrent dans un jardin de cloître, et attirent le visiteur vers une fontaine.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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11. Le petit pays des larmes

Sue une toile figurant le tissage de l'araignée, gouttes de pluie et de rosée perlent comme des bijoux. Glissant jusqu'au sol, elles sont redistribuées à travers le jardin, petit pays des larmes, célébrant la nature et ses merveilles.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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12. Le jardin rayonné

Prenant exemple sur la ruche et l'abeille, des structures alvéolées exposent un panel de curiosités minérales et végétales, à découvrir et à partager.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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14. Retour aux racines

À travers l'architecture racinaire d'un arbre centenaire et coloré en bleu, le promeneur entame un voyage poétique au cœur de la vie des sols.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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15. Le jardin camouflage

Si certains animaux se fondent dans le paysage, un abri couvert de miroirs offre à son tour un refuge aux humains

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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16. L'arbre source

L'arbre source est un jardin qui recueille l'eau du ciel à travers les feuilles d'un arbre.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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17. Äng

Comme l'oiseau fait son nid avec des éléments proches de lui, ce jardin nous invite à utiliser les ressources de notre environnement immédiat. Une structure de terre crue compactée se dresse ainsi, offrant, au cœur du jardin, un espace de repli et de réflexion.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
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19. Chemin de lierre

Liane ordinaire qui pare les murs anciens de romantisme, le lierre est inspirant au-delà de ses qualités esthétiques. Rampant ou grimpant, il symbolise force, résistance et protection, nourrit les oiseaux et de séveloppe dans la simplicité.

Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021
Biomimétisme au jardin - Festival international des jardins, édition 2021

20. La petite serre (jardin pérenne)

Cette serre aux formes résolument contemporaines met en scène une magnifique collection de plantes tropicales aquatiques évoluant au fil de la saison.

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21. Tout est connecté

Un réseau de tubes sonorisés, mimétique des communications d'aujourd'hui, connecte les visiteurs d'un bout à l'autre du jardin.

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22. L'Ode à Gaïa

De la roche au mythe, la terre nourrit et inspire autant le vivant que les imaginaires. Un monolithe en pisé illustre ses multiples facettes : abri, paysage, témoin des origines. Il se reflète dans un miroir liquide qui fusionne avec le ciel.

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23. Le jardin zèbre

À l'heure du changement climatique, le zèbre n'offrirait-il pas une source d'inspiration et un modèle de régulation de la chaleur. En guise de rayures, des canisses ombreuses et espacées assurent une ventilation constante de ce jardin.

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24. La tour du jardinier des nuages

Il s'agit d'une évocation poétique de la tour Warka Water d'Arturo Vittori, dont l'architecture permet la récolte de l'eau.

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16 octobre 2021 6 16 /10 /octobre /2021 08:00

Belle exposition à l'Orangerie en ce moment, mettant en regard un artiste très représenté dans les collections du musée - c'est à dire dans l'ancienne collection Walter qui en constitue le fond, Chaïm Soutine (1893-1943) et le grand peintre américain d'origine hollandaise Willem de Kooning (1904-1997) qui a affiché son admiration pour celui-ci et l'inspiration qu'il a puisée dans son œuvre. 

Selon Cécile Debray, directrice du musée de l Orangerie : "Découvrant l'œuvre de Soutine dès les années 1930, puis au MoMA en 1950 et enfin lors de sa visite à la Fondation Barnes, en juin 1952, Willem de Kooning construit alors un expressionnisme singulier, entre figuration et abstraction. Ce dialogue entre deux figures emblématiques de l'École de Paris et de celle de New York est le propos de l'exposition, portée par la Fondation Barnes et le musée de l'Orangerie, deux institutions détentrices des plus beaux ensembles de Soutine. Il se déploie à partir du cheminement de de Kooning - depuis ses premières «Woman » ingresques des années 1940, en passant par le tournant des années 1950 et la formulation puissante, face à la picturalité de Soutine, de ses fameuses «Woman » pop et archaïques, de ses compositions débridées et gestuelles, jusqu'aux paysages élégiaques de East Hampton des années 1970, et s'organise autour et à partir de l'évocation centrale de la rétrospective de 1950 de Soutine. Ainsi sont réunis et confrontés de véritables chefs-d'œuvre, rarement vus à Paris."

1940 « Peindre comme Ingres et Soutine à la fois »

De Kooning découvre la peinture de Soutine peu après son arrivée à New York. Introduite aux États-Unis en 1923 grâce au collectionneur Albert Barnes, celle-ci est régulièrement présentée au cours de la décennie suivante. Des 1943, la Bignou Gallery présente des œuvres de Soutine et de de Kooning côte à côte dans une exposition collective.
Cependant, l'influence de Soutine n'est pas immédiatement apparente dans son oeuvre. Ses premiers portraits de femmes sont plus redevables à Picasso, Matisse ou aux portraits classiques observés dans les musées, qu'à la liberté de facture de son aîné. On a ainsi parlé de « renouveau ingresque » à propos de certaines toiles exécutées alors par de Kooning et ses amis Arshile Gorky et John D. Graham.
En quête de sa propre voie, le peintre new-yorkais se confronte cependant à des tendances opposées. Cette tension trouve son expression dans cet aveu qu'il fait plus tard à un ami, le photographe Rudy Burckhardt, indiquant qu'il a voulu peindre « comme Ingres et comme Soutine à la fois » : il emprunte à Ingres sa ligne, à Soutine l'audace de ses couleurs, mais aussi son exagération expressive.

Chaïm Soutine :

Le Groom, dit aussi Le Chasseur, huile sur toile, 1925
Le Garçon d'étage, huile sur toile, vers 1927

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Portrait de Madeleine Castaing, huile sur toile, 1929
La Femme en rouge, huile sur toile, 1923-1924

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Grotesque, dit aussi Autoportrait, huile sur toile, 1922-1925
La Fiancée, huile sur toile, vers 1923

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Willem de Kooning :

Queen of Hearts [Reine de coeur], huile et fusain sur panneau de fibres de bois, 1943-1946

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Woman [Femme], huile et fusain sur toile, 1944

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

1950 La rétrospective Soutine au MoMA

La peinture de Soutine trouve sa pleine reconnaissance aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale. Sa mort en 1943, alors qu'il se tenait caché en pleine France occupée, renforce la dimension tragique de ses toiles tourmentées. Sa peinture gestuelle résonne par ailleurs avec le contexte artistique américain d'après-guerre, et l'on voit dans son expressionnisme la forme non préméditée d'un nouveau type d'abstraction, érigé en source de l'art new-yorkais d'alors.
La rétrospective que lui consacre le MoMA à l'automne 1950, où soixante-quinze de ses toiles sont réunies, participe de cette réévaluation. Le commissaire Monroe Wheeler, dans un catalogue court et didactique, associe des considérations sur les éléments formels de son art et d'autres plus anecdotiques, reprises de biographies antérieures. Sa lecture de l'œuvre insiste sur la complémentarité entre l'aspect formel de son organisation picturale et l'expression «primitive » de son émotion, ainsi que sur le dépassement des formes naturelles par son traitement quasi abstrait du motif. La rétrospective enthousiasme le cercle de critiques et artistes dans lequel de Kooning évolue.
 

Chaïm Soutine :

Paysage avec maison et arbre, huile sur toile, 1920-1921
La Route montante, vers Gréolières, huile sur toile, 1920-1921
Paysage avec maison blanche, huile sur toile, 1920-1921

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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Autoportrait, huile sur toile, vers 1918

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Le Vieillard, dit aussi L'Homme en prière, huile sur toile, 1920
L'Homme au manteau vert, huile sur toile, 1921

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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Vue de Céret, huile sur toile, vers 1921-1922
Toits rouges, dit aussi Le Clocher de l'église Saint-Pierre à Céret, huile sur toile, 1922
Paysage à Céret, huile sur toile, 1920-1921

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Enfant de chœur, huile sur toile, 1927-1928
La Communiante, dit aussi La Mariée, huile sur toile, 1924
Le Petit Pâtissier, huile sur toile, 1922-1923

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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Bœuf et tête de veau, huile sur toile, 1925

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Les années 1950 : Le tournant des «Woman »

Au début des années 1950, l'oeuvre de Soutine joue un rôle de catalyseur pour de Kooning. La rétrospective du MoMA a un impact important sur son art. En juin 1952, Willem et son épouse Elaine bénéficient d'une visite privée à la Fondation Barnes à Mérion, près de Philadelphie. Il y découvre de nombreuses toiles de Soutine, dont le « rayonnement » qui semble en émaner le fascine, comme il le confiera plus tard.
Cette révélation a lieu à un moment particulier pour le peintre, qui cherche dans un ensemble de toiles intitulées « Woman », un moyen d'aller au-delà de l'antagonisme entre figuratif et abstrait invoqué par les critiques d'art contemporains tel Clement Greenberg. Une semaine après sa visite à la Fondation Barnes, de Kooning achève des toiles sur lesquelles il travaillait depuis des mois, intensifiant le pouvoir expressif de son imagerie, comme Elaine l'annonce à un ami : son mari «a fini deux de ses grosses femmes », parmi lesquelles Woman II. Dès 1959, le critique d'art britannique David Sylvester établit un parallèle, que de Kooning lui-même confirmera, entre les coups de pinceaux gestuels et la distorsion expressive des oeuvres de Soutine et les «Woman » férocement souriantes.

Willem de Kooning :

Woman [Femme], huile, peinture, émail et fusain sur papier monté sur toile, 1953
Woman [Femme], huile et fusain sur papier monté sur toile, 1953

 

 

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Marylin Monroe, huile sur toile, 1954

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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Willem de Kooning : Woman II  [Femme II ], huile sur toile, 1952

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

et le seul tableau de Soutine dans cette salle, dont le lien avec la série des «Woman » n'apparaît pas évident :

Le Bœuf écorché, huile sur toile, 1925

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Les années 1960 : Femmes-Paysages

Woman as Landscape (1954-55) constitue pour de Kooning le point de départ d'une exploration qu'il poursuit à la fin des années 1960, dans une série de peintures à la facture très fluide, qui mêlent figure féminine et paysage maritime. Il vit désormais à la campagne, au bord de la mer, dans la région des Hamptons. Les poses provocantes de ses figures - assises, jambes parfois écartées, torse raccourci - suggèrent des sources directes ou pop, telles les femmes qu'il voit sur la plage ou les photos de pin'up, mais aussi la Femme entrant dans l'eau (1931) de Soutine que de Kooning a vu reproduite dans le catalogue de la rétrospective du peintre. Il connaissait également très certainement le tableau dont s'est inspiré Soutine, La Femme se baignant dans un ruisseau de Rembrandt (v. 1654, Londres, National Gallery), référence qui lie les deux artistes dans leur admiration pour le maître hollandais.

Woman as Landscape  [Femme comme paysage], huile sur toile, 1954-1955
The Visit  [La Visite], huile sur toile, 1956-1957

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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Woman, Sag Harbor [Femme, Sag Harbor], huile et fusain sur bois, 1964
Woman Accabonac [Femme Accabonac], huile sur papier monté sur toile, 1966

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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Chaïm Soutine : Femme entrant dans l'eau, huile sur toile, 1931

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Les années 1960 et 1970 : Transfigurations

L'impact visuel des tableaux qu'il a vus au MoMA puis à la Fondation Barnes reste présent dans la mémoire de de Kooning durant de nombreuses années. Ses œuvres tardives où la composition se déploie et affleure à la surface témoignent d'un intérêt de plus en plus profond pour les qualités picturales qu'il apprécie chez Soutine. La franche sensualité de ses «Woman » des années 1960, comme les surfaces animées de ses œuvres abstraites des années 1970, rappellent certains paysages de Soutine. Il en est ainsi de Colline à Céret (v. 1921), où les tourbillons de peinture appliqués avec véhémence sur la toile créent un effet quasi hypnotique : «on ne voit pas le paysage, on voit la peinture » comme le constate le critique David Sylvester. Quand de Kooning déclare en 1977 être « fou de Soutine - toutes ses peintures », il loue sa capacité à capturer la lumière, comme émanant de l'intérieur de la peinture elle-même, pour créer une forme de transfiguration. Dans ses propres compositions des années 1970, comme North Atlantic Light, on retrouve la même approche lumineuse, vibrante et luxuriante de la peinture.

L'oeuvre emblématique de Soutine présente dans cette salle :

La Colline de Céret, huile sur toile, 1921

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

La salle abrite aussi une sculpture de de Kooning, Clamdigger [Pêcheur de palourdes], bronze de 1972 acquis en 1979 par le Centre Pompidou.

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée

Trois toiles, nos préférées, où l'inspiration de Soutine est manifeste, et qui nous rappellent celles de Joan Mitchell, qui cotoya de Kooning et Jackson Pollock à New York dans les années 50.

...Whose Name Was Writ in Water [...Dont le nom était écrit dans l'eau], huile sur toile, 1975
North Atlantic Light [Lumière de l'Atlantique Nord], huile sur toile, 1977
Amityville, huile sur toile, 1971

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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et enfin

Woman as Landscape III [Femme comme paysage III], huile sur papier, 1968
Woman in a Garden [Femme dans un jardin], huile sur papier monté sur toile, 1971.

Chaïm Soutine / Willem de Kooning - La peinture incarnée
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9 octobre 2021 6 09 /10 /octobre /2021 08:00

Organisée à l'occasion du bicentenaire de la Révolution Grecque de 1821 - et de la découverte la même année de la Vénus de Milo, joyau emblématique du Louvre -  le musée présente « Paris - Athènes : Naissance de la Grèce moderne 1675 - 1919 ». L'exposition a pour ambition de croiser l’histoire de l’archéologie avec l’histoire du développement de l’État grec et des arts modernes. Elle donne à voir une Grèce colorée très éloignée des canons du néoclassicisme. Les fouilles de Délos, Delphes ou de l’Acropole au 19e siècle ont permis de mettre en lumière ce nouvel art grec moderne, marqué par la reconnaissance de l’identité byzantine et orthodoxe de la Grèce.

Le visiteur est accueilli par quelques vestiges antiques, avec au fond un tableau attribué à Jacques Carrey (1649-1726) L'Ambassade du marquis de Nointel à Athènes, vers 1674. Son mérite est de montrer, dans le fond, le Parthénon, devenu église puis mosquée après la conquête d'Athènes en 1456 par l'Empire ottoman, dans son état avant sa destruction en 1687 à la suite de l'explosion d'une poudrière pendant la guerre de Morée opposant l'Empire ottoman aux Vénitiens.

Paris-Athènes - Naissance de la Grèce moderne
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De grandes broderies ottomanes du 17e siècle de Ionina (Épire) et un coffre aux décor peint Mytilène 18e-19e siècle

Paris-Athènes - Naissance de la Grèce moderne
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De nombreuses icones, entre le 15e et le 19e siècle

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La section suivante est consacrée à la révolution grecque, au philhellénisme et à la vision occidentale de la Grèce :

Théodoros Vryzakis : Lord Byron à Missolonguy, huile sur toile, 1867
Jean-Claude Bonnefond : Officier grec blessé au combat, huile sur toile, 1826

Paris-Athènes - Naissance de la Grèce moderne
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David d'Angers (1788-1856) : Jeune Grecque au tombeau de Markos Botzaris, modèle original en plâtre d'une statue en marbre envoyée par le sculpteur à Missolonghi, 1827

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Théodoros Vryzakis : Épisode du siège de Missolonguy, huile sur toile, 1853
Eugène Delacroix : La Grèce sur les ruines de Missolonguy, huile sur toile, 1826

Paris-Athènes - Naissance de la Grèce moderne
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La section suivante évoque les débuts de l'archéologie :

Aphrodite dite Vénus de Milo, vers 150-125 av JC, découverte en avril 1820 à Milo, offerte au Louvre en 1821 (l'original en marbre n'a pas quitté son emplacement, c'est une copie ancienne en plâtre qui figure dans l'expo)
Casque antique
 

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Statue de fille de Niobe (?), marbre, IIe siècle ap JC, en provenance de Patras
Hermès de Milo, marbre, Ier siècle av JC - Ier siècle ap JC, trouvé en 1827, attribué à Antiphanes de Paros, 

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À la découverte d'une identité grecque

Des costumes grecs, entre tradition et modernité, sont conçus pendant la monarchie mise en place en 1932 par les "puissances protectrices". Le premier roi est Othon, prince de Bavière et son épouse  Amélie d'Oldenbourg. Monarque autoritaire, il devra accepter une constitution en 1843 et devra quitter le pouvoir en 1862 au profit du prince Guillaume de Danemark, élu roi des Hellènes sous le nom de Georges Ier.

Paris-Athènes - Naissance de la Grèce moderne
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Des peintres grecs se forment à Munich comme Nikolaos Gysis (1842-1920) :

L'Araignée, huile sur panneau de bois, 1884
Archange, Étude pour le fondement de la foi, huile sur toile, 1894-1895

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Léonidas Drossis (1834-1882) : Pénélope, marbre, 1873

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Les peintres occidentaux restent attirés par le pays...

Dominique Papety (1815-1849) Le duc de Montpensier et sa suite visitant les ruines d'Athènes, huile sur toile, 1848 

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L'Archéologie : à la découverte de l'Antique

De belles mises en scène dans cette section, comme cette sphinge ailée qui trône devant des fragments de fresques du 18è siècle déposés du monastère de Delphes,...

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une copie de la colonne aux danseuses de Delphes (vers 330 av JC) réalisée pour l'exposition universelle de 1900, devant une rangée de statues masculines.

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Au premier plan de ce groupe de statues, la Victoire de Brescia, moulage (1859-1860) par l'atelier des Musées Impériaux, Paris, d'une copie romaine (25-30 ap JC) d'après un bronze original grec du IVe siècle av JC.

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La tête du tigre de Dyonysos sur un tigre, mosaïque de Delos (IIe-Ier siècle av JC)

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La couleur dans l'antiquité grecque

Au milieu du 18e siècle, le mythe de la "blancheur" de l'art grec est mis à mal par la découverte de traces de polychromie sur des fragments d'architecture, et tout un mouvement naît aux Beaux-Arts de Paris, notamment à l'occasion de la préparation aux prix de Rome pour la villa Médicis par les élèves architectes

Paris-Athènes - Naissance de la Grèce moderne
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Vers la fin du parcours, des présentations des pavillons grecs aux expositions universelles de Paris en 1889 (celui où on aperçoit la Tour Eiffel en arrière-plan) et en 1900 (aux allures d'église orthodoxe)

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On retrouve quelques belles icones anciennes (15e et 16e siècle) de la collection du marquis de Campana acquise par le Louvre en 1863

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et le parcours s'achève sur un ensemble de toiles modernes reflétant les influences des divers courants européens.

Niképhoros Lytras (1832-1904) : Le Baiser, huile sur toile, présentée à l'exposition universelle de 1878

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Georgios Iakovidis (1853-1932) : Orchestre improvisé ou Le Concert des enfants, huile sur toile, présentée à l'exposition universelle de 1900

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Iakovos Rizos (1849-1926) : Sur la terrasse, huile sur toile, 1897, présentée à l'exposition universelle de 1900

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Constantinos Maléas (1879-1928) : Paysage du Laurion, huile sur carton, 1918-1920

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Dimitrios Galanis (1879-1966) : Visual Paths, huile sur toile, 1919

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Nikos Lytras (1889-1927) : Portrait du jeune K. Montesantos, huile sur toile, 1914

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Konstantinos Parthénis (1878-1967) : La Pente, huile sur toile, 1908

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et Photis Kontoglou (1895-1965) : Laocoon, huile sur toile, 1938, illustration d'un mouvement, dans les années 30, tendant à s'inspirer de l'art bizantin.

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2 octobre 2021 6 02 /10 /octobre /2021 08:00

Le Pavillon Comtesse de Caen, pavillon occidental du bâtiment qui abrite l'Institut de France, face à la Passerelle des Arts, accueille des expositions consacrées aux lauréats des prix que décerne l'Académie des Beaux-Arts dans différentes disciplines. Nous avions présenté dans notre billet du 11 janvier 2020 celle consacrée au photographe indien Raghu Rai.

C'est l'œuvre d'une graveuse britannique, Jenny Robinson, lauréate du prix de gravure Mario Avati, qui y est présentée en ce moment. Née en 1957 au Royaume-Uni, elle a grandi en Extrême-Orient et a fait ses études au West Surrey College of Art and Design (Angleterre). Elle a enseigné la gravure au Kala Art Institute de Berkeley, à l'Institut de l'art contemporain de San José, au Centre du livre de San Francisco, ainsi qu'à l'Université de Chico. Elle est lauréate du Prix de Gravure Mario Avati - Académie des beaux-arts en 2019. Voyageuse depuis toujours, elle vit et travaille depuis vingt ans entre Londres, San Francisco et l'Europe.

Les gravures exposées évoquent souvent des structures monumentales ajourées où, selon la présentation de l'exposition, "elle réinterprète l'espace urbain contemporain (...) suggérant à travers ces dessins deux notions contradictoires : la fragilité et l'éphémère d'une part, la solidité et la pérennité d'autre part. L'artiste voit dans la légèreté et la transparence du papier japonais sur lequel elle travaille ainsi que dans l'architecture métallique qu'elle représente le même type de contraste."

La mise en scène de la présentation, dans ces salles aveugles, lui donne un caractère particulier que nous essaierons de faire partager au lecteur, en lui proposant une suite d'images sans trop interférer avec des titres ou des précisions techniques.

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts
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Dome, pointe sèche sur papier japonais Gampi, 102x152 cm, 2017
Before the rise, pointe sèche sur papier japonais Gampi, 101x152 cm, 2016
Cornerstone, pointe sèche sur papier japonais Gampi, 100x150 cm, 2018
 

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts
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Des Architectural anomalies, pointe sèche feuilles de papier japonais Gampi appliquées sur Sekishu
 

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts
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Série Hidden lines, pointe sèche sur papier Mulberry et Gampi, 97x150 cm, 2019-2021

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts
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en haut : Infrastructure (an entertainment), livre en taille douce photopolymère turkish map fold 30,5x61 cm, 2015

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts
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No obvious monuments, suite de 16 gravures sur bois sur papier Gampi 40x28 cm, 2021

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts

et tout au fond de la dernière salle, Paradigm, pointe sèche sur papier japonais Gampi, 152x203 cm, 2015.

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts

En quittant le site de l'Institut, sous le beau soleil de septembre,...

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts

...nous découvrons une grande sculpture de Daniel Hourdé exposée en plein air, par la galerie Larock-Granoff sur la petite esplanade du quai Conti :

Martyrium Mundi, 2021, "allégorie du martyre infligée par l'Homme à notre planète, de l'ambition et de la cupidité traduites par l'or de la couronne et dont le reflet dans la sphère miroitante est celle de la vanité."

Jenny Robinson - lauréate de l'Académie des Beaux-Arts
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25 septembre 2021 6 25 /09 /septembre /2021 08:00

Nous terminons dans ce billet le parcours de la première rétrospective en France de l'artiste américaine Georgia O'Keefe débutée dans notre billet précédent.

Un monde végétal

Alors qu'elle peint des fleurs de façon réaliste depuis 1919, Georgia O'Keeffe réalise, après avoir vu les fleurs de Charles Demuth lors d'une visite à son atelier en 1923, que la seule façon pour elle de continuer à les peindre serait de trouver une approche totalement personnelle et originale. Deux ans plus tard, elle soumet ses fleurs à une vision rapprochée. Ce passage au «gros plan » s'opère sous l'effet conjoint de l'influence du modèle photographique et d'une attention à sa perception de la ville moderne. S'inspirant de l'usage du « blow up » (agrandissement) pratiqué par une nouvelle génération de photographes (Paul Strand, Edward Weston, Ansel Easton Adams), elle recourt à de nouveaux « cadrages ». Impressionnée par l'essor et la hauteur vertigineuse des buildings à New York dans les années 1920, elle déclare à propos de ses fleurs : «[...] j'eus l'idée de les agrandir comme d'énormes immeubles en construction.» Concédant d'abord que son art traite « essentiellement de sentiments féminins », elle dément bientôt avec vigueur l'interprétation obsessionnellement « érotique » que la critique livre de ses fleurs.
« Il est rare que l'on prenne le temps de regarder une fleur. J'ai peint ce que chaque fleur représente pour moi et je l'ai peinte suffisamment grande pour que les autres la voient telle que je la vois. »

Inside Red Canna, huile sur toile, 1919
Skunk Cabbage, huile sur toile, 1922
Corn, Dark, No. 1, huile sur panneau de fibres de bois, 1924

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Oriental Poppies, huile sur toile, 1927

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

White Iris, huile sur toile, 1930
White Iris No. 3, huile sur toile, 1957

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

The White Calico Flower, huile sur toile, 1931

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Yellow Jonquils No. 3, huile sur toile, 1936

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Jack-in-the-Pulpit No. IV, huile sur toile, 1930
Jimson Weed/White Flower No. 1, huile sur toile, 1932

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Autumn Leaves - Lake George, N.Y., huile sur toile, 1924
Oak Leaves, Pink and Gray, huile sur toile, 1929

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Autumn Trees - The Maple, huile sur toile, 1924
White Birch, huile sur toile, 1925

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

The Chestnut Tree - Grey, huile sur toile, 1924
Dark Tree Trunks, huile sur toile, 1946

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Dark and Lavender Leaves, huile sur toile, 1931
Dead Cottonwood Tree, huile sur toile, 1943

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Le Nouveau-Mexique

Après des années passées à rechercher « son » lieu, Georgia O'Keeffe séjourne en 1929 au Nouveau-Mexique. Quelques années plus tard, elle fait l'acquisition de Ghost Ranch, une maison isolée, entourée de déserts. Elle découvre un pays qui la fascine, celui des danses indiennes et du souvenir d'un catholicisme austère. S'emparant des collines du Nouveau-Mexique, elle en humanise les formes, fait de leurs traces géologiques les commissures, les plis, les rides d'une peau, et de leurs reliefs des détails anatomiques. L'empathie qu'elle éprouve pour ces paysages la conduit à adopter dans ses tableaux les tons dictés par ses humeurs. Ainsi, durant la Seconde Guerre mondiale, l'oeuvre Black Place - du nom donné par O'Keeffe à l'un de ses sites favoris, lunaire et désolé, situé en pays navajo – devient le reflet des drames de l'époque. À plusieurs reprises, elle prend pour modèle les Kachinas, poupées que les Indiens hopis utilisent pour enseigner leur mythologie aux jeunes enfants.

The Mountain, New Mexico, huile sur toile, 1931
Bear Lake, New Mexico, huile sur toile, 1930

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Soft Gray, Alcalde Hill, huile sur toile, 1929-1930

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Black Mesa Landscape New Mexico, Out Back of Marie's II, huile sur toile, 1930

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Rancho's Church No. 1, huile sur toile, 1929
Taos Pueblo, huile sur toile, 1929/1934

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Stables, huile sur toile, 1932

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Nature Forms - Gaspé, huile sur toile, 1932

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Grey, Blue and Black - Pink Circles, huile sur toile, 1929

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Grey Cross with Blue, huile sur toile, 1929
Church Steeple, huile sur toile, 1930

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

My Front Yard, Summer, huile sur toile, 1941
Grey Hills, huile sur toile, 1941

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Black Hills with Cedar, huile sur toile, 1941-1942
Blue Sky, huile sur toile, 1941

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Grey Hill Forms, huile sur toile, 1936
Waterfall I, huile sur toile, 1952

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Black Place I, huile sur toile, 1944
Black Place II, huile sur toile, 1945

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Kachina, huile sur toile, 1938
Paul's Kachina, huile sur panneau, 1931
Kokopelli, huile sur panneau, 1942
Idol's Head, huile sur toile, années 1960

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Cosmos

L'œuvre de Georgia O'Keeffe des décennies 1950 et 1960 est marquée par un parti pris de simplification, une grande synthèse formelle qui met son art en phase avec les recherches d'une nouvelle génération d'artistes américains, notamment le peintre Ellsworth Kelly. L'abstraction à laquelle elle soumet ses motifs traduit la spiritualité, le sentiment mystique auquel elle les associe. Sa fascination pour une porte ouvrant sur le patio de sa maison d'Abiquiú donne lieu à une variation qui résume ses réflexions sur l'ombre et la lumière, sur les rapports du vide et du plein - principes qui n'ont cessé de nourrir son art. L'« élévation » littérale que lui offrent ses nombreux voyages en avion inspire à O'Keeffe des sujets inédits : lits de rivières, dont le dessin reproduit celui des ramures des arbres, et nuages qui, vus d'en haut, réconcilient le ciel et la terre.

My Last Door, huile sur toile, 1952-1954
Black Door with Red, huile sur toile, 1954

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Sky Above Clouds/Yellow Horizon and Clouds, huile sur toile, 1976-1977

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Pink and Green, huile sur toile, 1960
It Was Yellow and Pink II, huile sur toile, 1959

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Road to the Ranch, huile sur toile, 1964
Winter Road I, huile sur toile, 1963

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Misti - A Memory, huile sur toile, 1957
Easter Sunrise, huile sur toile, 1953

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Green, Yellow and Orange, huile sur toile, 1960
Untitled (City Nights), huile sur toile, 1970s

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)

Terminons avec la toile accrochée juste avant la sortie de cette éblouissante rétrospective, In the Patio IX, huile sur toile, 1950. 

Georgia O'Keeffe au Centre Pompidou (2/2)
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