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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 17:48

Le Centre Pompidou invite, pour la première fois, les quatre finalistes du Prix Marcel Duchamp à exposer dans ses espaces : en 2016, Kader Attia, Yto Barrada, Ulla von Brandenburg et Barthélémy Toguo. Cela vaut bien de vous présenter leurs installations.

La plus impressionnante est à notre avis celle de Barthélémy Toguo (3ème sur la photo) : Vaincre le virus !

« Je conçois une installation pour célébrer la recherche intense menée pour combattre deux fléaux, deux virus qui menacent actuellement l’Afrique et le monde entier : le sida et Ebola. Je voulais rendre hommage aux scientifiques qui s’y consacrent. Dans un premier temps, j’ai effectué un séjour dans les laboratoires de recherche de l’Institut Pasteur et leur relais de Dakar pour les rencontrer, m’inspirer de leurs travaux en cours. J’ai créé un ensemble de dix-huit très grands vases en porcelaine ornés de dessins. Ils représentent pour moi le réceptacle emblématique de l’eau, purificatrice et régénératrice lorsqu’elle est pure et saine, mais source de dangers lorsqu’elle est polluée, contaminée. Je suis parti de modèles de cellules infectées et de quelques virus que j’ai transformés par le biais de nouvelles techniques d’impression en 3D dont le caractère novateur fait écho à la démarche des chercheurs. Surdimensionnées de sorte à transcender le réel, ces formes mutées encouragent et célèbrent le courage, l’énergie et la beauté de la recherche. »

PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016

Yto Barrada (4ème sur la photo) présente Objets indociles (Supplément à la vie de Thérèse Rivière).

« Je m’intéresse à la figure complexe de Thérèse Rivière, une scientifique française qui a accompli des missions pour le compte du musée de l’homme, notamment en Afrique du Nord d’où elle a rapporté un ensemble impressionnant d’objets et d’images, avant d’être internée pour agitation et mélancolie. La force poétique de ses travaux et trouvailles (fleurs sauvages, collection de jouets, dessins…) et son goût de la magie traversent l’élaboration d’une pièce que j’envisage comme un rébus. L’installation que je prépare prendra une forme nouvelle pour moi, tout en réunissant nombre de mes préoccupations habituelles : l’esprit de jeu, le déplacement, l’enfance, les arts populaires… Je cherche une forme biographique. Je me propose de réaliser un set décor de 1938 : la reconstitution magique d’une chambre de jeune femme employée du musée d’ethnographie du Trocadéro (MET) qui vit chez sa mère et qui suit les cours de Marcel Mauss, fondateur de l’ethnologie française. Le décor de la chambre s’inspire dans son exécution des ‹ unités écologiques › chères aux musées ethnographiques de l’après-guerre. Les unités écologiques sont des ensembles complexes prélevés sur le terrain à l’occasion d’enquêtes-collectes et remontés à l’identique au sein de la galerie. Un de leurs principaux théoriciens fut Georges-Henri Rivière, le ‹ magicien des vitrines ›, muséographe et fondateur des ATP (musée des Arts et traditions populaires de Paris), par ailleurs grand frère de Thérèse… »

PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016

Ulla Von Brandenburg (2ème sur la photo) présente It Has a Golden Sun and an Elderly Grey Moon.

« Pour regarder It Has a Golden Sun and an Elderly Grey Moon, le public est invité à gravir un escalier qui est aussi une plateforme architecturale immaculée. L’exposition au Centre Pompidou présente ce film pour la première fois en France et permet de déployer une nouvelle proposition scénographique. Le film est un plan-séquence en super-16-mm, mis bout à bout, sans montage effectif, qui rassemble des danseurs et des compagnons de travail depuis des années. L’idée était d’abord de faire un film en couleur sur la couleur. Les danseurs manipulent des tissus qui font l’objet d’échanges et de cérémonies. Leurs costumes sont teints, fabriqués littéralement avec la couleur. Leurs mouvements rappellent la mémoire de rituels anciens, leurs corps sont traversés par des rythmiques instinctives, emportés dans un état de conscience collectif, rappelant les formes chorégraphiques de l’eurythmie et de la danse moderne expressionniste. »

PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016
PRIX MARCEL DUCHAMP 2016

Quant à Kader Attia, la pièce maîtresse de son installation Rafraîchir la mémoire est une vidéo constituée d'interviews de chirurgiens, de neurologues et de psychanalystes autour du phénomène du membre fantôme consécutif à des amputations, dont nous présentons au lecteur un extrait.

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Published by japprendslechinois
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commentaires

monique 22/12/2016 08:44

Il faut absolument que je vienne faire un tour à Paris en janvier !

Cipierre annick 21/12/2016 20:16

Merci encore , toujours aussi passionnant même si j'ai préféré la découverte de Jean luc Moulène

Cipierre annick 21/12/2016 20:14

Toujours aussi intéressant même si j'ai préféré la découverte de Jean-Luc Moulène. Merci encore
Annick

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