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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 13:00

Le nom de Vasarely évoque généralement des images colorées, massivement diffusées pendant les années 1960 et 1970. L'exposition présentée en ce moment au Centre Pompidou permet de retracer le projet de cet artiste, débuté à Budapest à la fin des années 1920, dans le sillage des avant-gardes historiques et du Bauhaus et poursuivi à Paris où il s'installe avec son épouse dès 1930.

 Vingt-deux ans après sa mort en 1997, c'est un hommage mérité qui est rendu à cette figure incontournable des années 70 : la dernière grande exposition consacrée à Vasarely remonte à 1963 au musée des Arts décoratifs...Nous en suivrons le parcours, organisé en 7 section.

1. Les Avant-gardes en héritage

Formé à Budapest au Muhely (« Atelier ») de Sándor Bortnyik, ancien élève du Bauhaus, Vasarely apprend à adapter le langage du modernisme à la communication commerciale. À son installation à Paris en 1930, il travaille comme graphiste publicitaire.

Les « études plastiques » qu’il réalise alors sont marquées par cette conception de la forme efficace et préfigurent les travaux à venir. La série des « Zèbres », entreprise dans les années 1930, annonce ainsi les ondes et vibrations de la période cinétique. 

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Catcheurs (1939), Amor 1-2 (1945)

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Oeuvres diverses de 1937 à 1939...

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Vasarely a d'abord gagné sa vie avec la publicité...

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

L'Homme (1943), dernier tableau figuratif de Vasarely...

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

2. Géométries du réel

C’est pendant les années de guerre que s’affirme chez Vasarely une ambition artistique à part entière. À l’origine des trois grands cycles autour desquels s’organise son oeuvre au seuil des années 1950, on décèle les structures sous-jacentes du réel, perçu dans ses grands rythmes comme dans ses manifestations les plus dérisoires. La contemplation des galets et des objets roulés dans le flux et le reflux des eaux engendre les formes adoucies qui peuplent les œuvres de la série « Belle-Isle ». Les réseaux de craquelures sur les carreaux de céramique d’une station de métro inspirent les contours des plans de couleurs de la série « Denfert ». Enfin, dans la série « Cristal-Gordes », lignes brisées et angles aigus transposent les formes cristallines et minérales du village du Luberon perché sur son rocher.

Goulphar, 1947

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Belle-Isle GP, 1952-1962

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Sauzun, 1950

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Mar-Caribe, 1950-1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Kerrhon, 1953-1954

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Orgovan, 1950-1955

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Nives II, 1949-1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Sénanque 2, 1948-1950

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Santorin, 1950

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Ezinor, 1949-1953

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Zante, 1949

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Hô II, 1948-1952

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Ruhr, 1950

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Zombor (Hommage à Rizal), 1949-1953

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Gordes, 1952

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Kiruna, 1952-1962

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Siris II, 1952-1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Yellan II, 1949-1960

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Luberon-Ménerbes, 1950

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Composition abstraite (1950-1952)

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Silur, 1952-1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

3. Énergies abstraites 


Au début des années 1950, les séries « Photographismes » et « Naissances » marquent la réduction du langage de Vasarely au noir et blanc. Une des sources de cette évolution est la réversibilité de l’image photographique, positive ou négative. Dans la perspective d’une esthétique simple et logique, dotée d’une grande capacité de transmission de l’information, et dans le contexte de la cybernétique naissante, l’opposition noir/blanc offre un équivalent du langage binaire et oriente le processus créatif du côté de la programmation. Les contrastes du noir et du blanc engendrent en outre des phénomènes optiques qui déterminent une perception dynamique. Vasarely est en train d’inventer ce que, dans la décennie suivante, on appellera l’op art, l’une des évolutions les plus significatives de l’abstraction géométrique depuis son apparition.

Cintra, 1955-1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Hommage à Malévitch, 1954-1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Kantara, 1957-1959

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Dobkö, 1957-1959

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Procion et Procion négatif, 1959

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Tlinko II, 1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Supernovae, 1959-1961

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Leyre, 1962

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Ilava, 1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Vega, 1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

T.M., 1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Andromède, 1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Nous poursuivrons la visite de cette rétrospective très complète dans un prochain billet

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commentaires

M
On reste sur sa faim ! A quand la suite ?
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M
Suis entrain de rédiger ma propre chronique ! Mais celle-,ci est très complete. Hâte de voir la suite! Bon Weekend
Répondre
A
Fascinée par les zèbres que je n’avais jamais vus
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F
Il y a à l'entrée de Dieppe en venant de Paris un château d'eau décoré par Vasarely. La tour qui supporte<br /> le réservoir est ornée d'une frise verticale (si l'on peut dire !) faite de triangles de couleurs qui a été réalisée<br /> par une entreprise dieppoise et qui est repeinte quand les couleurs s'estompent.<br /> Encore bravo pour ton blog.<br /> Guy
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