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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 08:00

Rencontrant le terme étrange de SoPi, nous avons appris qu'il signifiait South Pigalle et que cet américanisme du type de Soho (South of Houston Street) à New York était censé désigner un des quartiers les plus "branchés" de Paris. 

Un but de promenade comme un autre : nous sommes partis de ce qui était censé marquer le sud de SoPi, la petite place Saint-Georges à Paris (9ème), ornée en son centre du Monument à Gavarni, du sculpteur Denys Puech.

Sur le socle figure en relief une scène du Carnaval de Paris, avec trois personnages, dont au milieu une débardeuse, Paul Gavarni (1804-1866) s'étant spécialisé dans la représentation de ces figures carnavalesques.

La place, où débouche de façon discrète la station de métro éponyme, ne manque pas de charme.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

On y trouve notamment le Théâtre Saint-Georges immortalisé par le film de Truffaut Le dernier métro

SoPi, Montmartre

Au n° 28, l'hôtel, orné d'angelots, de lions, de statues de style néo-gothique et néo-renaissance, que la courtisane et demi-mondaine Esther Lachmann, plus connue sous le nom de la Païva, acquit en 1851 (avant d'en faire construire un plus grandiose encore sur les Champs-Élysées où on peut toujours le voir, au n°25)

SoPi, Montmartre

En face, au n°27, l'hôtel Thiers. Il fut construit par Alexis Dosne, un des propriétaires qui obtint en 1824 l'autorisation de lotir et vendre les terrains sur lesquels se trouve la place et les rues avoisinantes. Sa femme le vendit à Adolphe Thiers quand celui-ci épousa sa fille, Élise Dosne. C'est là qu'on vint arrêter Thiers le 2 décembre 1851, pendant le coup d'État de Napoléon III. Alors que Thiers avait été élu président de la République et réprimait la Commune de Paris, le ministre de la Justice de la Commune, Eugène Protot, fit détruire l'immeuble le 11 mai 1871. Reconstruit en 1873, l'hôtel fut légué avec sa bibliothèque à l'Institut de France en 1905.

SoPi, Montmartre

Derrière l'hôtel Thiers, un petit jardin public.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

En remontant vers le nord, passant par la petite place Gustave Toudouze (1847-1904, écrivain et journaliste)

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous atteignons la place Gabriel Kasperheit (1919-2006, ancien député et maire du 9ème arrondissement), avec la villa Frochot et ses vitraux qui doivent être plus beaux de l'intérieur, et l'avenue Frochot, privée (et privée d'accès...) qui vit y habiter et y travailler, entre autres, Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, les peintres Théodore Chassériau, Gustave Moreau, Charles-François Daubigny, Toulouse-Lautrec, Alfred Stevens, le cinéaste Jean Renoir, et Django Reinhardt.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous débouchons sur la place Pigalle, reconnaissable au "petit jet d'eau" - plutôt une grande vasque - de la chanson, mais plus vraiment "entouré de bistrots"...

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Trouvant que SoPi manquait décidément de quoi alimenter un billet, nous avons traversé la place et pris la petite rue André Antoine pour monter à l'assaut de la butte Montmartre

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous atteignons la place des Abesses, avec Saint-Jean de Montmartre, imposant édifice Art Nouveau terminé en 1904, première église à utiliser le béton armé.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Un regard, dans le square Jehan Rictus, sur le Mur des Je t'aime (2000), œuvre murale de 40 m2 composée de 612 carreaux de lave émaillée reproduisant 311 « je t'aime » en 250 langues, par Frédéric Baron et Claire Kito.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous suivons la rue La Vieuville...

SoPi, Montmartre

Sur la gauche, la rue des Martyrs descend de la butte.

SoPi, Montmartre

Une petite impasse curieusement appelée Cité de la Mairie, aux murs ornés de street-art

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Le street-art est de plus en plus présent à mesure qu'on remonte la rue des Trois-Frères

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

jusqu'à ce qu'on atteigne la rue Androuet, où on retrouve la boutique de tatouages - et de street-art, semble-t-il - mastcora, à l'origine de la plupart de ces décorations murales.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous suivons la rue Berthe...

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

jusqu'à la place Émile-Goudeau où se trouve (sur le côté droit) la cité d'artistes du Bateau-Lavoir, qui vit passer entre autres Pablo Picasso (de 1904 à 1912), Kees van Dongen, Juan Gris (arrivé en 1906), Constantin Brâncuși, Amedeo Modigliani, le Douanier Rousseau, Diego Rivera. Le Bateau-Lavoir a été dévasté en 1970 par un incendie qui n'en épargna que la façade. Reconstruit à l'identique en 1978 par l’architecte Claude Charpentier, mais cette fois en béton, il comporte à nouveau 25 ateliers d'artistes.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Encore un peu à monter et nous pouvons jouer les touristes sur la Butte.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

En vous épargnant la place du Tertre aux terrasses désertes, un coup d'oeil sur les deux édifices religieux du sommet de la butte, l'église Saint-Pierre (une des plus anciennes de Paris - 12ème siècle - sauvée de la ruine grâce à une profonde restauration entre 1900 et 1905, par l'architecte Louis Sauvageot

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

et la basilique du Sacré-Cœur, monument expiatoire bâti suite à la loi d'utilité publique votée le 24 juillet 1873 par 382 voix contre 138, tandis que 160 députés se sont abstenus, non pour " expier les crimes des communards" comme on le croit parfois mais pour expier la défaite de Sedan et la confiscation des états pontificaux.

SoPi, Montmartre

La vue sur Paris...

SoPi, Montmartre

Un peu d'histoire en ce 150ème anniversaire...

SoPi, Montmartre

En redescendant vers le centre de Paris,

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

la petite place Dalida (Iolanda Gigliotti, dite Dalida, 1933-1987) avec un buste de la chanteuse.

SoPi, Montmartre
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commentaires

A
Ma photo préférée : TARTEMPION trop de souvenirs.... merci pour cette charmante ballade parisienne, maintenant que les restrictions vont être levée, je vais peut-être pouvoir revenir m'y ballader...
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M
Merci pour cette déambulation fort sympathique !
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