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28 mai 2022 6 28 /05 /mai /2022 08:00

Nous terminons le parcours de l'exposition consacrée à Aristide Maillol par le musée d'Orsay.

Le temps des baigneuses

Grâce à son ami le peintre hongrois József Rippl-Rónai, Maillol rencontre vers 1893 le groupe des Nabis. En mai 1902, un exemplaire de sa Léda est présenté à la Galerie Bernheim-Jeune (Paris) au milieu de peintures de Bonnard, Denis, Roussel, Vuillard et Vallotton. L’année suivante, Maillol quitte Villeneuve pour Marly-le-Roi pour se rapprocher de ses amis, notamment Maurice Denis, qui habite Saint-Germain-en-Laye.

Sans doute grâce à Édouard Vuillard, Maillol rencontre le marchand Ambroise Vollard, qui l’encourage dans la voie de la sculpture : il organise en 1902 sa première exposition personnelle et signe avec lui un contrat pour l’édition de ses statuettes.

S’il continue à tailler le bois, Maillol modèle désormais des baigneuses intemporelles traitées avec une grande économie de moyens, un modelé simplifié et des attitudes minimalistes. Dans un texte fondateur, Maurice Denis vante la sobriété, l’équilibre des proportions et la gaucherie instinctive de Maillol. Pour Octave Mirbeau, « Ce qu’il y a d’admirable en Maillol, […] c’est la pureté, la clarté, la limpidité de son métier et de sa pensée ; c’est que, en aucune de ses œuvres, du moins en aucune de celles que j’ai vues, jamais rien n’accroche la curiosité du passant ! »

Maurice Denis (1870-1943) : L'Adoration des Mages, 1904, huile sur toile

Maillol figure au premier plan, en roi mage, dans ce tableau où comme à son habitude, Denis a donné aux personnages bibliques les traits de ses proches : son épouse Marthe en Vierge, Paul Sérusier en saint Joseph, Ker-Xavier Roussel et Ambroise Vollard figurant les deux autres rois mages.

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Trois tableaux où figurent des statuettes de baigneuses de Maillol :

- Pierre Bonnard (1867-1947) : Portrait d'Ambroise Vollard, vers 1924, huile sur toile
- Auguste Renoir (1841-1919)  :
Madame Josse Bernheim et son fils Henry, 1910, huile sur toile
Étude d'une statuette de Maillol, vers 1907, huile sur toile

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

- Ève, vers 1900-1901 (modèle), bronze, fonte Alexis Rudier
- Femme à la tunique, 1903, bois probablement sculpté dans une poutre par Antoine Bourdelle
- Baigneuse debout, vers 1897-1900 ?, bois
Baigneuse debout, vers 1901, bois de buis

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Baigneuse debout, dit aussi Baigneuse Rodin, vers 1900-1902 (modèle), fonte de fer ?
- Vase, Léda, avec le céramiste André Metthey (1871-1920), vers 1907, faïence
- Vase bleu, avec André Metthey  vers 1907, faïence

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

- Femme assise sur ses talons, 1905, bronze
- Les Deux Lutteuses, avant 1905 (modèle), bronze fondu par Bingen et Costenoble
- Jeune fille assise se voilant les yeux, dit aussi Pudeur, vers 1897-1900 ?, terre cuite vernissée

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Édouard Vuillard (1868-1940) : Nature morte avec Léda, vers 1902 huile sur carton et Maillol : Léda, 1901-1902, terre cuite blanche et un modèle en bronze

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Maurice Denis : Autoportrait au buste de Maillol, 1908, huile sur toile
Maillol : Marthe Denis, buste, vers 1903-1904, terre cuite "restaurée" par Maurice Denis et Marthe Denis ; mains, dessins préparatoires, vers 1903, carnet de croquis

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Maurice Denis : L'Art Plastique - portrait de Maillol sculptant d'après le modèle, esquisse pour le décor de l'hôtel particulier de Jacques Rouché, 1907, gouache et fusain sur papier

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Maillol et l'Allemagne

Harry Kessler et Ambroise Vollard, Maurice Denis et Henry Van de Velde assurent le rayonnement de Maillol à l’étranger. Admirateur des sculptures de Maillol avant même de le rencontrer en 1904, Kessler s’emploie à le faire connaître dans son pays : « Depuis que j’ai fait votre connaissance, il me vient beaucoup de sympathie de l’Allemagne », reconnait Maillol en 1905. En 1906, le salon de musique de Kurt von Mutzenbecher, directeur de théâtre à Wiesbaden, est décoré, ainsi que l’appartement de Kessler à Weimar, par Maurice Denis et Maillol, sous la direction d’Henry Van de Velde.

En 1914, Kessler adresse à Maillol un télégramme lui conseillant d’enterrer ses statues devant l’avancée des troupes allemandes. Maillol est accusé de complicité avec l’ennemi mais innocenté grâce à l’appui de Georges Clemenceau. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ses sympathies allemandes conduisent Maillol à accueillir des soldats allemands à Banyuls. S’il refuse le voyage en Allemagne organisé pour les artistes français par l’occupant, il se rend cependant en 1942 à l’inauguration de l’exposition consacrée au sculpteur hitlérien Arno Breker à Paris, saisissant cette occasion pour franchir la ligne de démarcation et revoir son atelier de Marly. Cet épisode regrettable entache durablement sa réputation.

Baigneuse aux bras relevés, 1905-1906, terre cuite [historique : collection Julius Stern]
Jeune fille debout, dit aussi Petite Flore, avant 1902, bois [historique : acquis par Karl Ernst et Gertrud Osthaus auprès de la galerie Vollard]

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Les Deux Lutteuses, avant 1905 (modèle), terre cuite vernissée [historique : collection Henry van de Velde] et un petit bronze de même origine.

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

- Le Désir, études, vers 1907, graphite sur papier et Le Couple, dit aussi L'Homme et la femme, vers 1907 ?, terre cuite
- Le Désir, 1907, haut-relief en plomb, fonte Alexis Rudier - commande de Harry Kessler

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Maillol le Catalan

Né et élevé à Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), Maillol y revient chaque hiver. Les peintres George-Daniel de Monfreid et Étienne Terrus, plus tard le sculpteur Manolo Hugué, font partie de son entourage proche. Il entretient des liens étroits avec un milieu perpignanais d’écrivains et musiciens défenseurs de la culture catalane. Pour ses amis parisiens, il est indissociable du Roussillon dont la généreuse Pomone semble l’incarnation. Rippl-Rónai représente son ami devant les toits en tuiles de Banyuls. Bonnard, Vuillard et les frères Bibesco, Maurice Denis, Kessler et bien d’autres lui rendent visite.

À Banyuls, Maillol habite la Maison rose de son grand-père, au cœur du vieux village côtier. En 1894, il y installe son atelier de brodeuses et y réalise ses premières sculptures. Il dessine les femmes et les jeunes filles de son entourage, dans leur quotidien. En 1912, il acquiert une métairie dans la vallée de la Roume, dans l’arrière-pays. Il y trouve un accord profond avec la nature qui s’exprime en particulier dans ses illustrations de Virgile ou d’Horace. Tout naturellement, c’est à Banyuls que la caméra de Jean Lods suit en 1943 celui que Maurice Denis désigne comme le « chevrier de Virgile, amoureux de toute la nature de sa petite patrie. ».

Vierge à l'enfant entourée de deux anges, 1898, relief, terre cuite vernissée [historique : commandé par Jules Pams pour son hôtel à Perpignan]

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Méditerranée, dit aussi La Côte d'Azur, vers 1895, huile sur toile

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

József Rippl-Rónai : Aristide Maillol, 1899, huile sur toile et Maillol : La Maison rose, vers 1884, huile sur panneau

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Maison en Roussillon, 1897, huile sur toile

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Clotilde et Angélique Narcis en costume catalan, projet de broderie?, vers 1900, fusain sur papier marouflé sur toile

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Tête de femme [Raymonde Bonnet, épouse de Marcel Robin, directeur des archives des Pyrénées-Orientales], vers 1910 ?, pierre

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Dans cette section se trouve aussi une série de gravures sur bois sur papier, tirage à l'encre rouge ou noire, entre 1912 et 1916, repris en 1925

Corydon
Corydon se mirant dans l'eau
Hercule, d'après Étienne Terrus
Hylas disparu dans une fontaine

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

et au milieu, la statue de Pomone, 1910 (modèle), 1922 au plus tard (fonte), bronze, fonte Florentin Godard. (modèle commandé par Morozov en décembre 1909, voir notre billet du 4 décembre 2021)

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Clotilde épouse et modèle

La liaison bientôt suivie d’un mariage avec Clotilde Narcis offre à Maillol la possibilité de disposer en permanence d’un modèle : « Je relève les jupes de ma femme et je trouve un bloc de marbre ». Clotilde correspond à un idéal, celui du type physique méditerranéen. Maillol aime les corps denses, les jambes solides, les formes développées : « La sculpture est un art masculin, il faut qu’elle soit forte, sans ça, ça n’est rien. »

Maillol n’a de cesse de dessiner Clotilde pendant une douzaine d’années, entre 1895 et au moins 1907. Elle pose pour les premières sculptures monumentales : Méditerranée, La Nuit, L’Action enchaînée. Elle est saisie dans son intimité par des dessins rapides qui saisissent une ligne, une attitude.

Maillol dessine non pour capter la véracité d’un instant, mais pour « comprendre [le] corps » de ses modèles. Il est dirigé par une aspiration au général et à la simplification, à des principes anatomiques et structurels communs. Même si les modèles sont reconnaissables sur un certain nombre de dessins, Maillol opère une mise à distance dès les séances de pose : « Je regarde le modèle, et quand je l’ai bien dans l’œil, je travaille sur le papier pour faire ce que j’ai compris. Je ne regarde pas si le modèle et le dessin c’est bien pareil, comprenez-vous, je ne copie pas le modèle. »

Retenant son voile, dit aussi Baigneuse debout, vers 1900-1902, terre cuite, rehauts polychromes

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Méditerranée, dit aussi La Pensée, statue en marbre, entre 1923 et 1927, d'après un plâtre exposé en 1905 - commande de Harry Kessler 
La Nuit, 1909, plâtre de fonderie

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

D'un modèle à l'autre

Le temps passant, Clotilde pose de moins en moins. Dès 1900, Maillol fait appel à d’autres modèles : un premier torse de La Jeunesse est ainsi modelé entre 1905 et 1910 d’après « une jeune fille magnifique, qui venait me poser. Elle avait un corps très curieux ».

Maillol prend aussi l’habitude de faire poser ses domestiques, solution discrète et facile : Laure pour Pomone, Thérèse dans l’après-guerre.

Au fil de la création, Maillol synthétise, souvent à partir de plusieurs modèles. Pour Île-de-France, il part en 1910 d’un premier modèle souple et longiligne, suivi sans doute de la « môme Papa » au début des années 1920, puis d’un troisième, une domestique noire de la famille Hahnloser.

En 1907, Maillol confie à Harry Kessler : « Une fois que j’aurai commencé, je ne ferai plus que des hommes, c’est bien plus facile. Chez un homme, il y a toujours quelque chose, un muscle, où se rattraper. Chez les femmes, il n’y a rien, pas de formes, il faut tout inventer, excepté quand elles sont très bien faites, mais c’est rare. » Sous l’impulsion de Kessler, il fait poser quelques modèles masculins, en particulier le jeune Gaston Colin, pour Le Désir et Le Cycliste. En 1911, Kessler lui suggère pour un projet de Monument à Nietzsche à Weimar, une figure d’Apollon à partir du danseur russe Vaslav Nijinsky, dont il simplifie les attitudes. Cet essai avorté signe la fin des projets de sculptures masculines de Maillol, même s’il continue à dessiner régulièrement des hommes dans ses carnets de dessin et illustrations.

Au premier plan de cet ensemble :

Torse de l'action enchaînée, 1927, d'après la figure complète de 1907 (une des dernières œuvres pour lesquelles a posé Clotilde Maillol), plomb, probablement fonte Alexis Rudier
Torse de l'Île-de-France, vers 1920-1921 (modèle), 1924 (fonte), bronze

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Île-de-France, entre 1925 et 1933, pierre

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Jeunesse, vers 1910, marbre

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Au premier plan de ce groupe,

Flore, 1909 (modèle) 1916 au plus tard (fonte), bronze à patine polychrome
L'Été, 1911 (modèle) 1916 au plus tard (fonte), bronze fondu par Florentin Godard, patine moderne
Vénus, 1928 (modèle) vers 1934 (fonte), bronze, fonte Alexis Rudier

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Monument à Cézanne, 1912-1925, marbre rose du canigou 
[historique : refusé par la ville d'Aix en 1925, placé au jardin des Tuileries en 1929, remplacé par un plomb en 1943]

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

La Musique Monument à Claude Debussy, 1930-1933, marbre
[historique : inauguration à Saint-Germain-en-Laye le 9 juillet 1933]

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

- Île-de-France, étude (mouvement), vers 1923, sanguine sur papier à la forme
- L'Américaine, vers 1930 ?, fusain, pastel, crayon et sanguine sur papier à la forme

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

- Le Dos de Thérèse, vers 1920, fusain sur papier à la forme filigané
- Femme nue assise, de profil, vers 1920 ?, fusain sur papier vergé

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Deux femmes nues, vers 1937, fusain, rehauts de blanc sur papier crème

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Le Cycliste, 1907-1908, bronze fondu à la cire perdue par Bingen et Costenoble [historique : commande Harry Kessler]

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Dina, la dernière muse

La rencontre avec la jeune Dina Aïbinder semble réaliser une prophétie de 1907 : « Quand j’aurai trouvé le modèle qui me va tout à fait, je resterai dessus quatre ou cinq ans, à faire une statue. C’est comme ça qu’on fait de belles choses, c’est comme ça qu’ont fait les Grecs. » C’est l’architecte Jean-Claude Dondel qui parle à Maillol de la jeune fille de quinze ans. Maillol lui écrit alors cette lettre : « Je voudrais bien que vous fussiez un petit Maillol car c’est bien difficile à trouver. Mais je me contenterai bien d’un petit Renoir ! » Dina inspire Maillol pour des peintures et pose pour La Montagne, La Rivière, puis à Banyuls épisodiquement entre 1940 et 1944 pour son testament artistique, Harmonie. Après l’arrestation de la jeune femme pour passage de la frontière franco-espagnole, le sculpteur l’envoie au début de l’année 1941 poser pour ses amis Henri Matisse et Pierre Bonnard. Dina se fait de nouveau arrêter en mai 1943. Maillol parvient à la faire libérer, et elle reprend les séances de pose.

Comme un père, Maillol a craint pour la vie de son modèle qui a pris une place incontournable dans sa vie : « Dina, c’est comme ma fille. Je suis heureux d’avoir pu la sauver. » Lorsque la jeune femme part pour participer à la Libération de Paris, Maillol est plus que jamais isolé. Il meurt le 27 septembre 1944 des suites d’un accident de voiture, loin de celle qui avait promis de lui fermer les yeux. Elle fera de la glorification de Maillol le combat de sa vie.

- Étude pour Harmonie, 1940-1944 (modèle), bronze, fonte Alexis Rudier
- Quatre dessins de Dina (Dina au foulard, 1940, fusain sur papier, "Je connais trois fleurs divines", 1938, sanguine et crayon noir avec rehauts de craie blanche sur papier à la forme, Dina posant pour Harmonie, vers 1940-1944, fusain sur papier, Dina aux bras levés, après 1934, graphite sur papier vergé)

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

Et trois grandes sculptures dont Dina a été le modèle :

L'Air, 1938-1939 (modèle), plâtre de fonderie,
[historique : monument en pierre en hommage aux pilotes de la ligne France-Amérique du Sud inauguré à Toulouse en 1948] 

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

La Montagne, pierre, 1937
[historique : commandé par l'État pour l'Exposition Universelle de 1937] 

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

La Rivière, 1938-1943, plâtre de fonderie
Pour réaliser ce projet de monument à l'écrivain pacifiste Henri Barbusse, Maillol "recycle" le plâtre de La Montagne en le renversant, 

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)

A la sortie de l'exposition, cette toile d'Edouard Vuillard, Aristide Maillol, dans la série des Anabaptistes, 1931-1934, retravaillé en 1935-1937, huile sur toile, peinture à la colle

Aristide Maillol (1861-1944). La quête de l'harmonie (2/2)
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