Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 septembre 2022 6 10 /09 /septembre /2022 08:00
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

À l'occasion du centenaire de la naissance de Simon Hantaï - née à Bia en Hongrie en 1922, décédé à Paris en 2008 - la Fondation Louis Vuitton a présenté ce printemps une rétrospective magistrale de l'œuvre de cet artiste, installé en France dès 1948 et naturalisé en 1966.

Cette rétrospective de cent trente œuvres, souvent monumentales, pour beaucoup inédites, a été réalisée avec l'aide de sa veuve Zsuzsa Hantaï et de ses enfants. Elle présente pour la première fois le travail réalisé pendant la dernière partie de sa vie, dans le secret de son "dernier atelier", après 1982, date à laquelle Simon Hantaï a déclaré arrêter de peindre et se retirer de la vie publique.

L'exposition passe rapidement sur la période "surréaliste" de Simon Hantaï, qui s'est brouillé avec le mouvement et en a été exclu en 1955.

Narcisse collectif, Paris, 1953, huile, techniques mixtes et collages d'objets sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

De cette première période :

Peinture (pliage), Paris, 1950, huile sur toile pliée
Peinture, Paris, 1951, toile pliée et technique mixte sur carton
La Momie, Paris, 1950, huile sur photographie imprimée sur papier (feuillet de revue)
Sans titre, Paris, 1950, huile sur papier imprimé

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

mises en regard avec un des "maîtres" de Hantaï, l'américain Jackson Pollock (1912-1956) :

Number 26 A, Black and White, New York, 1948, peinture glycérophtalique sur toile
Sans titre (peinture interminable par réductions successives), Paris, 1982-1985, acrylique sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Les grandes toiles de la fin des années 50 occupent la première salle de l'exposition.

Peinture, Paris, 1958, huile sur toile
Souvenir de l'avenir, Paris, 1957, huile et poussière sur toile
Deux Peintures, 1957
 

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Les Larmes de saint Ignace, Paris, 1958-1959, huile sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Peinture (Écriture rose), Paris, 1958-1959, encres de couleur, feuilles d'or sur toile de lin
Peintures, Paris, 1959 Huile sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Peinture, Paris, 1958-1959, huile et feuilles d'or sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

À Galla Placidia, Paris, 1958-1959, huile sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Début des années 1960 : Les Mariales
Hantaï abandonne l'écriture et le geste et introduit une toute nouvelle méthode de travail : le pliage. De 1960 à 1982, huit séries vont se succéder, correspondant chacune à un procédé différent. Dans cette première série, une fois la toile froissée de bord en bord, les parties visibles sont peintes avant d'être dépliées, puis tendues, créant un espace totalement recouvert. 

4 Mariales, huiles sur toile de 1960 à 1962 
 

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

En 1963-1964, la série des Catamurons, du nom d'une maison de vacances louée à Varengeville, dont le pliage ne concerne que la partie centrale de l'œuvre.

Quelques Catamurons de 1963 à 1964

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Deux toiles sans titre de la même période.

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Passons à la série des Panses (1964-1967)
Selon Simon Hantaï, la Panse est un « pliage multiple d'une même forme ovoïdale, recouverte de couleurs jusqu'à masquage de tous les vides des pliages successifs ».

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Pour terminer cette première partie de la visite, comme nous l'avions commencée avec Pollock, deux oeuvres d'un autre "maître" de Hantaï, Henri Matisse(1869-1954)

Algue blanche sur fond rouge et vert, Vence, 1947, papiers découpés peints à la gouache et collés sur papier
Nu bleu IV, Nice, 1952, fusain et papiers gouachés découpés et collés sur papier marouflé sur toile

Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)
Simon Hantaï : l'exposition du centenaire (I/II)

Dans un prochain billet, nous terminerons le parcours de cette rétrospective avec les Meuns, les Études, les Blancs, les Tabulas, les Laissées et les œuvres tardives.

Partager cet article
Repost0

commentaires