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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:12

En me rendant mardi dernier à une séance des cafés de la statistique, j'y ai retrouvé comme d'habitude beaucoup d'anciens collègues, et en particulier Michel Dollé, auprès duquel j'ai eu le plaisir de travailler de 1984 à 1989 au service statistique du ministère de l'Industrie, qu'il dirigeait à l'époque.

Aussi je ne parlerai pas aujourd'hui du sujet abordé à cette soirée au Café du Pont-Neuf, malgré tout son intérêt - le lecteur resté sur sa faim pourra d'ici quelque temps en lire la compte-rendu sur le site de la SFdS!

Je consacrerai ce billet à faire un peu de promotion - par amitié et pour son intérêt intrinsèque - pour l'ouvrage que vient de sortir Michel Dollé :

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Ce livre s’inscrit dans la prolongation des analyses des politiques familiales et éducatives formulées dans le livre, à portée plus générale, « Investir dans le social » que Jacques Delors et Michel Dollé avaient publié en 2009 chez Odile Jacob.

En cliquant sur la couverture, vous pouvez le commander directement chez Amazon, mais ce sera sûrement mieux pour l'environnement et la défense du petit commerce si vous passez l'acheter chez le libraire du coin de la rue.

Je reproduis ci-dessous la présentation qu'en fait l'auteur lui-même sous l'abri d'une référence d'Erasme dans l'Eloge de la Folie :

 « Utilisant un vieux proverbe de plus, je déclare qu’on a raison de se louer soi-même quand on ne trouve personne pour le faire ».

 

 

 

 

Nous sommes dans une situation paradoxale. La France est un des pays qui consacre le plus de fonds publics aux politiques concernant l’enfant jusqu’à sa majorité : politiques de soutien au revenu des familles, politiques d’accueil du petit enfant, et politiques de l’éducation. Et pourtant, les résultats ne sont pas à la hauteur de ces efforts, qu’il s’agisse du bien-être des enfants –par exemple le taux de pauvreté des enfants est plus élevé que dans l’ensemble de la population- ou qu’il s’agisse de leur « bien-devenir » : importance de l’échec scolaire, faiblesse des scores moyens des élèves français dans les tests internationaux, difficultés de l’insertion économique et sociale des jeunes conduisant à pessimisme record sur leur avenir et sur la société, etc. Surtout, la reproduction intergénérationnelle des positions sociales est considérable. En particulier, l’influence des inégalités sociales sur les inégalités de performances scolaires est forte. Plutôt que de s’approcher de l’idéal républicain de l’égalité des chances, nous pratiquons « la pauvreté en héritage » pour reprendre le titre d’un livre de Martin Hirsch.

Ce constat appelle à une révision en profondeur des orientations des politiques publiques concernées : politiques familiales, politiques de l’enfance et politiques éducatives. En profondeur car les décennies passées ont montré l’insuffisance de réformes partielles qui se succèdent et se contredisent parfois, tant dans le domaine de l’éducation que des politiques familiales.

Une des particularités du livre est de mettre au centre de l’analyse et des propositions le « point de vue de l’enfant ». Les orientations de nos politiques concernant l’enfance sont bien souvent d’une origine très ancienne et n’ont évolué qu’à la marge. Sont-elles adaptées aux transformations des conditions socio-économiques dans lesquelles grandissent les enfants et aux défis qu’ils auront à affronter à l’âge adulte ? Ne méritent-elles pas d’être réévaluées au regard des nouvelles connaissances scientifiques sur les processus de développement de l’enfant (neurosciences, psychologie, sociologie) ? Enfin, quels critères de justice sociale doivent s’appliquer pour orienter les efforts publics en faveur des enfants et de leur famille ? Après avoir abordé ces questions, l’ouvrage examine plus particulièrement le cas des enfants dont les conditions sociales et culturelles font peser un risque sur leur développement (enfants pauvres, enfants issus de l’immigration, enfance en danger). Ces « enfants vulnérables » doivent faire l’objet d’une attention particulière dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques.

Les derniers chapitres formulent des propositions dans les trois domaines, étroitement imbriqués, de l’accueil du jeune enfant, de la politique éducative et enfin des politiques de soutien au revenu des familles.



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Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
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commentaires

Dominique 17/02/2012 20:13

Pourquoi ne pas le lire ... C'est le bon moment!

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