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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 15:33

Une pause dans les excursions des vacances de printemps pour revenir à l'actualité des expositions parisiennes avec la belle exposition consacrées aux Nabis par le Musée du Luxembourg. Comme le dépliant nous le rappelle :

"À la fin des années 1880, de jeunes artistes fascinés par la peinture de Gauguin se regroupent pour affirmer leur opposition à l’impressionnisme, qu’ils jugent trop proche de la réalité. Ils se désignent eux-mêmes comme des « nabis » – mot qui signifie « prophètes » en hébreu et en arabe – car leur ambition est de révéler un art nouveau.
Le groupe, actif entre 1888 et 1900, se compose au début de peintres tels que Paul Sérusier, Paul-Élie Ranson, Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Maurice Denis, bientôt rejoints par d’autres artistes, notamment Ker-Xavier Roussel. Ces personnalités très différentes s’accordent à donner à la peinture un rôle essentiellement décoratif avec l’idée d’abolir la frontière entre beaux-arts et arts appliqués. Fascinés par les estampes japonaises découvertes à l’occasion d’une exposition organisée à l’École des beaux-arts de Paris en 1890, les Nabis s’inspirent de ces images planes et colorées pour créer un style original."

Section 1 : Femmes au jardin

Maurice Denis : Femmes assises à la terrasse dit aussi Soir de septembre (1891), Avril, Juillet, Soir d'octobre (1892)

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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Pierre Bonnard : Femmes au jardin (1891) - Femme à la robe à pois blancs; Femme assise au chat, Femme à la pélerine, Femme à la robe quadrillée

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor

Edouard Vuillard : la série des Jardins publics, panneaux commandés en 1894 par Alexandre Natanson pour son hôtel particulier de l'avenue du Bois à Paris.

Les Nourrices, La Conversation, L’Ombrelle Rouge :

Les Nabis et le Décor
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Les Nabis et le Décor
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Fillettes jouant, L'Interrogatoire
La Promenade

Les Nabis et le Décor
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Pierre Bonnard : les tableaux de La cueillette des pommes (entre 1895 et 1899)...

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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et Le Grand jardin (vers 1895)

Les Nabis et le Décor
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La Terrasse de Ker-Xavier Roussel (vers 1892)

Les Nabis et le Décor

La section s'achève sur Arabesque poétique dit aussi L’Echelle dans le Feuillage de Maurice Denis (1892)

Les Nabis et le Décor

Section  2 :  Intérieurs

La section s'ouvre avec les quatre panneaux réalisés en 1896 par  Edouard Vuillard pour la bibliothèque de l'appartement parisien du docteur Henri Vaquer, Personnages dans un intérieur :

L’Intimité, Le Piano
Le Choix des livres, le Travail

 

Les Nabis et le Décor
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Edouard Vuillard : Le Pot de Grès (1895)

Les Nabis et le Décor

Edouard Vuillard : Le Corsage rayé (1895)

Les Nabis et le Décor
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Section 3 : L'Art Nouveau

Décor pour une chambre à coucher

"En 1895, Siegfried Bing demande à Maurice Denis de réaliser une frise décorative pour une chambre à coucher destinée à sa Maison de l’Art nouveau. Denis s’inspire du cycle de lieder de Schumann L’Amour et la vie d’une femme pour représenter des épisodes marquants de l’existence féminine, de la passion amoureuse à la maternité. Peint dans une tonalité crépusculaire dominée par la couleur bleue, le décor mêle des motifs familiers à des visions symbolistes. Seuls deux panneaux sont actuellement connus sur un ensemble de sept, dispersés par des ventes successives." (Farandole et La jeune fille à sa toilette)
 

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor

"Très attaché à ce décor, Denis en réalise à la fin des années 1890 une nouvelle version pour la chambre de son épouse Marthe, frise qui connaît plusieurs ajouts et modifications. Les petits paysages peints vers 1900 dans un style naïf représentent le jardin clos de la villa de l’artiste entre 1896 et 1900 à Saint-Germain-en-Laye, théâtre des premiers émois amoureux de Marthe et Maurice pendant leurs fiançailles."

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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"En décembre 1895, les Parisiens découvrent la première exposition organisée par Siegfried Bing dans sa Maison de l’Art nouveau. Les pièces remplies de meubles, de bibelots, de peintures, de sculptures et d’estampes sont aménagées comme un appartement. Des frises décoratives commandées par Bing à Denis et Ranson figurent au milieu de meubles conçus par l’architecte décorateur d’intérieur Henry Van de Velde. Bing avait eu l’idée géniale de conjuguer le talent des artistes avec celui des artisans pour renouveler le décor des intérieurs modernes.
À cette époque, presque tous les Nabis dessinent des projets d’arts appliqués répondant ou non à des commandes. Ils produisent des prototypes de petit format, comme des éventails ou des abat-jour, ou plus importants, comme des tapisseries ou des papiers peints. À l’issue d’un voyage aux États-Unis en 1895, Bing commande à Bonnard, Maurice Denis, Roussel, Toulouse-Lautrec et Vallotton des cartons pour des vitraux, qu’il fait exécuter par le maître verrier américain Louis Comfort Tiffany.
Les créations des Nabis dans le domaine des arts appliqués, bien que restées expérimentales, ont joué un rôle important dans l’abolition de la frontière entre art et artisanat.

Tapisseries : 

Aristide Maillol. La Baigneuse ou La Vague, 1896-1899
Paul Ranson : Printemps ou Femmes sous les arbres en fleurs, 1895

Les Nabis et le Décor
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Un paravent de Marguerite Sérusier, Paysage vallonné, vers 1910

Les Nabis et le Décor

Décor pour Bing

Cet ensemble composé de sept panneaux, dont six sont aujourd’hui conservés au musée départemental Maurice Denis à Saint-Germain-en-Laye, a été conçu par Paul Ranson pour l’aménagement d’une salle à manger commandée par Bing à l’occasion de l’ouverture de son Salon de l’Art nouveau en 1895.

Cinq femmes à la récolte
Femme à la cruche
Quatre femmes à la fontaine
Femme au chien qui saute
Trois femmes à la récolte
Femme au chien qui porte un collier

Les Nabis et le Décor
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Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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Cartons de vitraux :

Edouard Vuillard : Les Marronniers (1894-1895)
Ker-Xavier Roussel : Le Jardin, 1894

Les Nabis et le Décor
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Porcelaines peintes :

Deux de Edouard Vuillard  (1895), une de Pierre Bonnard (Femme et chien, vers 1905)

Les Nabis et le Décor
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Projets pour papiers peints :

Maurice Denis. Les Colombes, Les Bateaux jaunes, Les Harpistes, vers 1893
Paul Ranson. Les Canards, vers 1894-1895

Les Nabis et le Décor
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Les Nabis et le Décor
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Projets d'abat-jour :

Maurice Denis : Le Trottoir roulant, vers 1900
Félix Valloton : Les Bateaux, 1898

Les Nabis et le Décor
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Des estampes, issues pour la plupart de la collection de Maurice Denis, illustrent l'influence du Japon sur le renouveau des arts appliqués tels que les ont pratiqués les Nabis.

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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Section 4. Rites sacrés

"Certains artistes du groupe des Nabis se sont plus particulièrement intéressés à des sujets symbolistes, qu’ils ont transposés dans leurs décors. Les principaux représentants de ce courant sont Paul Sérusier, Paul-Élie Ranson, Maurice Denis, qui conçoivent l’art comme l’expression d’une pensée supérieure en lien avec la spiritualité, la philosophie, la poésie, l’ésotérisme."

Maurice Denis : Erlkönig [Le Roi des aulnes] projet d'abat-jour, 17 novembre 1893.

Les Nabis et le Décor

Paul Sérusier : Femmes à la source, 1899

Les Nabis et le Décor

Paul Sérusier : Les Porteuses d’eau ou La Fatigue, 1897

Les Nabis et le Décor
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Paul Sérusier : La Vision près du torrent ou Le Rendez-vous des fées, vers 1897

Les Nabis et le Décor

Maurice Denis ;  L’Éternel Été (Le Chant choral, L’Orgue, Le Quatuor, La Danse, 1905)

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor

Maurice Denis : La Légende de saint Hubert

Commandé en 1895 par Denys Cochin, ce décor monumental était destiné à orner le cabinet de travail de son hôtel particulier. Le sujet avait été suggéré par le commanditaire, fervent amateur de chasse à courre.

Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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Les Nabis et le Décor
Les Nabis et le Décor
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Les Nabis et le Décor
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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 13:00

Terminons notre escapade en Catalogne française avec un joyau de l'art roman, le prieuré Sainte-Marie de Serrabone, fondé au début du XIème siècle, situé à proximité des gorges du Boulès, dans le massif des Aspres sur les contreforts orientaux du Canigou.

Encore difficile d'accès aujourd'hui, on y accède par une route en lacets au bout de laquelle se dessine lentement cet édifice austère...

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

Le portail nord, aux chapiteaux remarquables, n'est pas utilisé...

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

et l'entrée se fait dans la très belle galerie méridionale...

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

...dont les chapiteaux n'avaient, dit-on, pas beaucoup plu à Proper Mérimée lors de sa visite en 1836...

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

...et qui surplombe un petit jardin d'où la vue est également très belle.

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

La galerie donne accès à l'église du prieuré, vaisseau roman très pur...

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

...coupé en deux par une tribune - jubé qui est un pur joyau.

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

Quelques détail du portique-jubé en marbre rose provenant des carrières de Bouleternere. Il est à noter que les croisées d'ogives présentes sous la tribune ont un rôle purement décoratif, afin de cacher la voûte d'arête les surplombant, sans les toucher.

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

Un escalier dans la galerie méridionale permet d'accéder à une petite terrasse...

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

En sortant vers le jardin botanique qui entoure le prieuré, on peut faire le tour de l'édifice jusqu'en contrebas du chevet, où on retrouve la forme simple et harmonieuse de l'abside en cul de four de l'église.

Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone
Ballade Catalane III : Prieuré Sainte Marie de Serrabone

Pour terminer, rendons hommage à la visiteuse anonyme dont le chant a encore ajouté à la magie du lieu.

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 13:00

Poursuivons le parcours amorcé dans notre dernier billet : l'église Saint-André-de-Sorède (Xème siècle), dans la bourgade de Saint-André, seule trace encore visible de l'ancienne abbaye, à la façade si pure avec ses arcatures lombardes, son linteau sculpté,...

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

La nef est dépouillée, d'un style très pur...

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Le roman primitif est partout...

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Quelques détails...

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Des stèles romaines réemployées...

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Le campanile et le chevet...

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

À quelques kilomètres, l'église Saint Michel de Saint-Génis-des-Fontaines, partie de l'abbaye de Saint-Génis (IXème - Xème siècle), avec son célèbre linteau, l'une des plus anciennes traces écrite de l'art roman.

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Encore une belle nef romane aux lignes pures

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

ornée de retables baroques, dont un du début du XVIIème siècle

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Le cloître, de dimension modeste mais très harmonieux, a subi beaucoup de vicissitudes après son achat et son démantèlement en 1924 par l'antiquaire parisien Paul Gouvert, qui en a fait faire des copies vendues aux Etats-Unis, mais les éléments originaux ont été pour la plupart retrouvés et le cloître a été rebâti entre 1986 et 1994.

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Le chevet est très simple, et de l'arrière de l'église abbatiale, on peut en apercevoir les tours enduites et crénelées.

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines

Au retour, un regard sur les magnifiques tours romanes de la cathédrale d'Elne, dans le soleil triomphant.

Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
Balade Catalane II : Saint André, Saint Génis des Fontaines
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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 12:30

Nous proposons au lecteur quelques billets sur la Catalogne romane. La première excursion nous amène à Prades, sous-préfecture des Pyrénées-Orientales. Sur la place du marché, que surplombe le Canigou,

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

se dresse l'église Saint-Pierre

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

qui abrite un retable baroque considéré comme l'un des plus grands de France, dû au sculpteur catalan Joseph Sunyer et terminé en 1699.

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Avant de s'immerger dans l'austérité romane de Saint-Michel, laissons-nous enivrer par la luxuriance de ce chef d'oeuvre...

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Le très riche mobilier de l'église comporte aussi d'autres retables classés monuments historiques.

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

A quelques kilomètres de Prades, dans la commune voisine de Codalet, l'abbaye bénédictine de Saint-Michel de Cuxa dresse sa tour de style lombard du début du XIème siècle (ca. 1040).

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

La visite commence par la crypte aux voûtes un peu oppressantes...

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

d'où l'on débouche sur le cloître, espace de lumière et de beauté bien que (ou peut-être parce que ?) une grande partie en ait disparu au cours des siècles - on en retrouve une partie au musée The Cloisters à New-York.

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

L'ampleur de l'enclos est impressionnante

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Depuis le cloître, l'église, sa tour sud subsistante (sa jumelle s'est écroulée pendant l'hiver 1838-1839, abattue par une tempête), la petite coupole de la chapelle bâtie derrière l'abside de l'église romane...

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Quelques chapiteaux...

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

L'entrée de l'église se fait par le côté sud du cloître, flanquée à droite du pilier de Saint Pierre et à gauche de celui de Saint Paul, avec une belle décoration sur le côté.

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

L'église du Xème siècle...

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

ses arcs outrepassés

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Le saint patron de l'abbaye est représenté par une statue du XVIIème ou XVIIIème siècle.

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Avant de quitter le site, une vue depuis le sud de l'abbaye, où l'on voit qu'un contrefort a été rapporté vers le XVème siècle à la base de la tour.

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa
Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Sur la route du retour, le beau village d'Eus...

Balade catalane I - Autour de Saint Michel de Cuxa

Pour le lecteur intéressé à en savoir plus, la vidéo proposée aux visiteurs de l'abbaye...

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20 avril 2019 6 20 /04 /avril /2019 08:00

Nous terminons la visite de l'exposition de la fondation Louis-Vuitton sur la collection Courtauld, entamée dans notre billet du 15 avril. 

Salle 5 : Paul Sézanne

Cézanne est l'artiste le plus présent dans la collection Courtauld : ce dernier l’a réhabilité auprès du public londonien, car Cézanne y était au début du  XXème siècle peu estimé.

L'Homme à la pipe ; Les Joueurs de cartes, vers 1892-1896

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Nature morte à l'Amour en plâtre, vers 1884 ; Pot de fleurs et fruits, vers 1888-1890

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Vue sur l'Estaque et le Château d'If, vers 1883-1885 ; Le Lac d'Annecy, 1896

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Grands Arbres au Jas de Bouffan, vers 1883 ; La Montagne Sainte-Victoire au grand pin, vers 1887

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

 Ferme en Normandie, vers 1882 ; L'Etang des soeurs, Osny, vers 1875

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Salle 6 : Van Gogh et Gauguin

Si on peut y voir des œuvres emblématiques de ces deux artistes - c'est Courtauld qui sera à l'origine de leur entrée dans les collections nationales britanniques - quelques autres complètent cette dernière salle .

Vincent Van Gogh : Champ de blé, avec cyprès, 1889 ; Pêchers en fleurs, 1889 ;  Autoportrait à l'oreille bandée, 1889

 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Paul Gauguin : Les Meules, 1889 : Paysage de la Martinique, 1887

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Nevermore, 1897 ; Te Rerioa, 1897

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Huit gravures sur bois de la série Noo Noo, 1893-1894

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

et une de ses deux seules sculptures en marbre, Portrait de Mette, son épouse, 1877

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Amadeo Modiglani : Nu féminin, vers 1918

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Pierre Bonnard : Le Balcon bleu, 1910

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Le Douanier Rousseau : L'Octroi, vers 1890

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Edouard Vuillard : Intérieur au paravent, vers 1909-1919

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

En sortant de la salle 6, quelques documents sur Samuel Courtauld...

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

...dont ce portrait de son ancêtre Augustin Courtauld, huguenot français qui s'exila à Londres à la révocation de l'Edit de Nantes.

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Dans une salle attenante, une belle collection d'aquarelles de William Turner réunie par le frère de Samuel, Sir Stephen Courtauld.

Crook of Lune, looking towards Hornby Castle, vers 1816-1818

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Dawn after the Wreck, 1841

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

Mer de Glace, Chamonix, with Blair's Hut, 1802

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)

et Mont Blanc, from above Courmayeur, vers 1810
 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (II)
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15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 13:00

Encore une exposition de grande qualité à la Fondation Louis Vuitton, qui présente, en hommage à l'industriel et collectionneur anglais Samuel Courtaud (1876-1947) environ 110 œuvres, soit une soixantaine de peintures et des œuvres graphiques, ayant toutes appartenu à Samuel Courtauld et majoritairement conservées à la Courtauld Gallery ou dans différentes collections publiques et privées internationales.

Il a en effet, soit par sa propre collection recueillie par la fondation qu'il a créée, soit par les donations faites de son vivant aux collections publiques britanniques, contribué à faire apprécier outre-Manche la peinture française et notamment les impressionnistes, leurs prédécesseurs et leurs successeurs.

La première salle est consacrée à Edouard Manet, avec cette sanguine de 1860 et cette gravure de 1862 toutes deux intitulées La Toilette 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Coin de café-concert (vers 1878-1880)

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Un étude préparatoire du Déjeuner sur l'herbe, vers 1863, donnée par Manet à son ami Hippolyte Lejosne 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Un Bar aux Folies-Bergère (1882)

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Dans la même salle, Don Quichotte et Sancho Panza d'Honoré Daumier (vers 1870)...

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

et un dessin du même auteur.

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Salle 2 : Paysages et figures

Claude Monet : Vase de fleurs, commencé en 1891 ; Effet d’automne à Argenteuil, 1873 ; Antibes, 1888 ; Argenteuil, le Pont en réparation, 1872 et La Gare Saint-Lazare, 1877

 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
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La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Edouard Manet : Bords de Seine à Argenteuil, 1874

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Pierre-Auguste Renoir : Femme laçant sa chaussure, vers 1918 ; Portrait d’Ambroise Vollard, 1908 ; La Loge, 1874 ; La Yole, 1875 ; Le Printemps, Chatou, vers 1873

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
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La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Alfred Sisley : Bateaux sur la Seine, vers 1875-1879

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Camille Pissaro : Lordship Lane Station, Dulwich, 1871 ; Place Lafayette, Rouen, 1883

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
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Eugène Boudin : Deauville, 1893

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Edouard Degas : Femme à la fenêtre, 1970 ; Après le bain, Femme se séchant, vers 1895-1900 ; Deux danseuses en scène, 1874

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
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Salle 3 : Georges Seurat

Disparu à 31 ans, actif sur seulement une dizaine d'années, Seurat est un des artistes que Courtauld a le plus aimé.

Beaucoup de petites études : Chevaux dans l’eau, vers 1883 ; Pêcheur dans un bateau amarré, vers 1882 ; Pêcheur à la ligne, vers 1884 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Homme peignant un bateau, vers 1883 ; Homme dans une barque, vers 1884 ; Bateau près de la berge, vers 1883.

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

...et des toiles plus importantes : La Plage de Gravelines, 1890 ; Étude pour « Le Chahut », vers 1889 ; Le Pont de Courbevoie, vers 1886-1887 ; Le Chenal de Gravelines, Grand Fort-Philippe, 1890 ; Jeune Femme se poudrant, vers 1888-1890

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
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La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
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Salle 4 : Henri de Toulouse-Lautrec

Cette salle ne présente en fait que deux œuvres de Toulouse-Lautrec : En cabinet particulier (Au Rat mort), vers 1899 et Jane Avril à l'entrée du Moulin-Rouge, vers 1892.

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

...mais elle rassemble aussi diverses œuvres graphiques de la collection Courtauld :

Paul Sézanne : Pommes, bouteille et dossier de chaise, vers 1904-1906 ; La Montagne Sainte-Victoire, vers 1885-1887 et Une Cabane, vers 1880

 

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Vincent Van Gogh : Une tuilerie, 1888

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Edgar Degas : Femme se coiffant, vers 1884

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Georges Seurat : Nu féminin, vers 1879-1881

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Henri Matisse : Femme assise, 1919 ; Nu assis en chemise de tulle, 1923 et Femme accoudée, 1923

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)
La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Pablo Picasso : Femme assise, vers 1923

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

et une sculpture d'Auguste Rodin, Masque d'Hanako, 1908.

La collection Courtauld : La pari de l'impressionnisme (I)

Nous vous proposons de terminer cette visite dans un prochain billet.

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6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 08:00

Nous convions le lecteur à une promenade à travers la très belle ville de Blois, en partant du port de la Creuzille, sur la rive gauche de la Loire, et en se dirigeant vers le pont Jacques-Gabriel pour traverser le fleuve et monter vers la vile ancienne.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

En traversant le pont, la cathédrale Saint-Louis, avec à son côté l'ancien palais épiscopal qui abrite aujourd'hui l'hôtel de ville, domine le fleuve à notre droite. Nous montons jusqu'à la cathédrale par les grands degrés Saint-Louis.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

La nef, le chevet.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Passons le porche pour entrer sur l'esplanade de l'hôtel de ville, qui surplombe le jardin de l’évêché avec sa roseraie qui ne réouvrira qu'en mai, à la floraison...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Repartant vers la ville, un coup d’œil à l'intéressant hôtel d'Alluye...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Le château royal, avec sa fameuse façade des loges...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

...la façade qui donne sur la place, ancienne avant-cour...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

...d'où l'on peut rentrer pour un regard sur la cour et le célèbre escalier.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

La belle aile classique dite aile Gaston d'Orléans, au sud du château.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

L'église saint-Nicolas, ancienne abbaye bénédictine, avec sa façade majestueuse...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

...ses voûtes élancées dont les filets protecteurs n'altèrent pas la beauté...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

De la beauté partout où se porte le regard...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Des vitraux modernes mettent en valeur l'édifice...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Sous l'un d'eux, le remarquable retable de Marie l’Égyptienne (ca. 1460)

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Le chevet, ...

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

...et à côté ce qu'il reste du palais abbatial du XVIIIème siècle.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Terminons avec l'église Saint-Vincent-de-Paul, en face des Loges du château, de l'autre côté de la place des Lices, édifice baroque du XVIIème siècle fortement restauré au XIXème siècle quand il fut rendu au culte après bien des vicissitudes... 

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Les stucs de l'intérieur sont entièrement peints.

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Revenant vers le port de la Creuzille, le pont Jacques-Gabriel dans le soleil déclinant, avec son obélisque  central,... 

Promenade Blésoise
Promenade Blésoise

Avant de le traverser, des vues de la rive gauche...

Promenade Blésoise
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et un dernier regard sur ce fûtreau, ballottant sur la Loire baignée par le soleil de ce beau soir de printemps.

Promenade Blésoise
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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 08:15

Nous poursuivons la visite débutée dans notre billet du 30 mars.

4. Un Esperanto visuel


"À l’orée des années 1960, Vasarely met au point un « alphabet plastique » constitué d’un lexique de six formes géométriques simples incrustées dans des carrés de couleur pure. (...). À partir de 1965, chacune des six couleurs pures de l’alphabet plastique engendre douze à quinze valeurs chromatiques intermédiaires. Ce nouveau nuancier introduit dans la mosaïque contrastée et papillotante des œuvres issues du premier alphabet, des effets de dégradés particulièrement raffinés. Afin de maîtriser les très nombreuses possibilités combinatoires de cet alphabet, Vasarely les fait entrer dans un jeu systématique et informatisable de permutations et de progressions."
 

Etude 5, présentoir 3 de la série Historique, 1958-1959/1975

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Unités, 1967

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Etude 10, présentoir 5 / Etude 8, présentoir 5 / Etude 18, présentoir 5 / Etude 19, présentoir 5 de la série Unités plastiques, 1975

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

Kalota II, 1960-1964

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

Béryll, 1963-1965

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Lacoste W. , 1969

Vasarely / Le Partage des formes (II)

FR Kodd, 1965

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Orion-or, 1970

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Orion MC, 1963

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Salgo négatif, Caribe positif, Topaze noire négatif, Granat positif, Sellem négatif, Eclipse, 1967

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Forme 1009, décor 5110, Forme 1008, décor 5105, Forme 1008, décor 5104, Forme 1009, décor 5108, Forme 1007, décor 5101, Forme 1008, décor 5106, Forme 1010, décor 5112, Forme 1007, décor 5100, vers 1973 (édité par Rosenthal)

Vasarely / Le Partage des formes (II)

DAC bleu, 1963

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Majus, 1967-1968

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

F. R. EG 1-2, 1968-1974

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

5. Pop abstraction


"Ayant défini, avec l’alphabet plastique, un vocabulaire susceptible de connaître actualisations et déclinaisons diverses, Vasarely œuvre à la diffusion la plus large de ses formes. Celle-ci emprunte différentes voies et notamment celle du multiple. Sérigraphies, petites sculptures ou encore posters témoignent du désir d’expansion de l’art de Vasarely au-delà du milieu institutionnel. L’immense succès populaire qu’il rencontre dans les années 1960-1970 a sans doute dépassé ses propres espoirs. Ses formes s’affichent alors partout : dans le design et la décoration, les journaux de mode et les vitrines des magasins, sur les couvertures de livres et de magazines, les pochettes de disques et les plateaux de télévision ou de cinéma."

Pochette de Space Oddity, deuxième album de David Bowie, avec une photo de l'artiste par Vernon Dewhurst, 1969

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Logo Renault, 1972, par Vasarely et son fils Yvaral (Jean-Pierre Vasarely)

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Ouvrages de la collection "Tel" (Gallimard), couvertures illustrées par Vasarely entre 1976 et 1985

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Orion noir n°2, tapisserie d'Aubusson, 1962
Lissiers : Tabard Frères et Soeurs

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Salle à manger du siège social de la Deutsche Bundesbank, Francfort-sur-le-Main, 1972. Sur les tables, divers objets de Vasarely

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

Série Novae (grande assiette, petite assiette, vide-poches, vase), années 1970, édité par Rosenthal
Victor Vasarely et Ambrogio Pozzi, Service de table en porcelaine Manipur, 1978
Victor Vasarely et Timo Sarpavena, Ensemble Suomi Ornament, 1976-2001

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

6. Vers l'architecture

"L’ambition d’un art social qui accompagne le développement de l’« alphabet plastique » trouve son débouché logique dans (...) dans la réalisation de nombreuses intégrations architecturales. Les plus fameuses d’entre elles voient le jour au cours des années 1970 : dans le nouveau bâtiment de la gare Montparnasse à Paris, au siège de la régie Renault, à Boulogne-Billancourt, sur la façade de l’immeuble de la station de radio RTL, à Paris, ou encore dans une salle à manger de la Deutsche Bundesbank à Francfort-sur-le-Main. Mais c’est avec la Fondation portant son nom, à Aix-en-Provence, que Vasarely concrétise l’un de ses projets les plus audacieux."

Maquette initiale du Centre architectonique (1972) et projections 

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

Paris, Gare Montparnasse, dessins préparatoires, 1970-1971

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Etude 15, présentoir FR, Etude 20, présentoir FR, Etude 10, présentoir FR, Etude 5, présentoir FR, de la série L'alphabet plastique, esquisses libres, la Cité polychrome, diurne-nocturne, 1975

Vasarely / Le Partage des formes (II)

7. Rêveries cosmiques

La dernière section est présentée dans la pénombre, cadre idéal pour présenter les "effervescences formelles du dernier Vasarely."

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)

Bi-Tupa, 1974-1976

Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
Vasarely / Le Partage des formes (II)
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Végal Pâl, 1969

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Opus III, 1970-1974

Vasarely / Le Partage des formes (II)

Vegoltar, 1973-1975

Vasarely / Le Partage des formes (II)
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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 13:00

Le nom de Vasarely évoque généralement des images colorées, massivement diffusées pendant les années 1960 et 1970. L'exposition présentée en ce moment au Centre Pompidou permet de retracer le projet de cet artiste, débuté à Budapest à la fin des années 1920, dans le sillage des avant-gardes historiques et du Bauhaus et poursuivi à Paris où il s'installe avec son épouse dès 1930.

 Vingt-deux ans après sa mort en 1997, c'est un hommage mérité qui est rendu à cette figure incontournable des années 70 : la dernière grande exposition consacrée à Vasarely remonte à 1963 au musée des Arts décoratifs...Nous en suivrons le parcours, organisé en 7 section.

1. Les Avant-gardes en héritage

Formé à Budapest au Muhely (« Atelier ») de Sándor Bortnyik, ancien élève du Bauhaus, Vasarely apprend à adapter le langage du modernisme à la communication commerciale. À son installation à Paris en 1930, il travaille comme graphiste publicitaire.

Les « études plastiques » qu’il réalise alors sont marquées par cette conception de la forme efficace et préfigurent les travaux à venir. La série des « Zèbres », entreprise dans les années 1930, annonce ainsi les ondes et vibrations de la période cinétique. 

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Catcheurs (1939), Amor 1-2 (1945)

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
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Oeuvres diverses de 1937 à 1939...

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
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Vasarely a d'abord gagné sa vie avec la publicité...

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
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L'Homme (1943), dernier tableau figuratif de Vasarely...

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

2. Géométries du réel

C’est pendant les années de guerre que s’affirme chez Vasarely une ambition artistique à part entière. À l’origine des trois grands cycles autour desquels s’organise son oeuvre au seuil des années 1950, on décèle les structures sous-jacentes du réel, perçu dans ses grands rythmes comme dans ses manifestations les plus dérisoires. La contemplation des galets et des objets roulés dans le flux et le reflux des eaux engendre les formes adoucies qui peuplent les œuvres de la série « Belle-Isle ». Les réseaux de craquelures sur les carreaux de céramique d’une station de métro inspirent les contours des plans de couleurs de la série « Denfert ». Enfin, dans la série « Cristal-Gordes », lignes brisées et angles aigus transposent les formes cristallines et minérales du village du Luberon perché sur son rocher.

Goulphar, 1947

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Belle-Isle GP, 1952-1962

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Sauzun, 1950

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Mar-Caribe, 1950-1956

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Kerrhon, 1953-1954

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Orgovan, 1950-1955

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Nives II, 1949-1958

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Sénanque 2, 1948-1950

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Santorin, 1950

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Ezinor, 1949-1953

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Zante, 1949

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Hô II, 1948-1952

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Ruhr, 1950

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Zombor (Hommage à Rizal), 1949-1953

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Gordes, 1952

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Kiruna, 1952-1962

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Siris II, 1952-1958

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Yellan II, 1949-1960

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Luberon-Ménerbes, 1950

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Composition abstraite (1950-1952)

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Silur, 1952-1958

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3. Énergies abstraites 


Au début des années 1950, les séries « Photographismes » et « Naissances » marquent la réduction du langage de Vasarely au noir et blanc. Une des sources de cette évolution est la réversibilité de l’image photographique, positive ou négative. Dans la perspective d’une esthétique simple et logique, dotée d’une grande capacité de transmission de l’information, et dans le contexte de la cybernétique naissante, l’opposition noir/blanc offre un équivalent du langage binaire et oriente le processus créatif du côté de la programmation. Les contrastes du noir et du blanc engendrent en outre des phénomènes optiques qui déterminent une perception dynamique. Vasarely est en train d’inventer ce que, dans la décennie suivante, on appellera l’op art, l’une des évolutions les plus significatives de l’abstraction géométrique depuis son apparition.

Cintra, 1955-1956

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Hommage à Malévitch, 1954-1958

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Kantara, 1957-1959

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Dobkö, 1957-1959

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Procion et Procion négatif, 1959

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Tlinko II, 1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)
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Supernovae, 1959-1961

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Leyre, 1962

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Ilava, 1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Vega, 1956

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

T.M., 1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Andromède, 1958

Victor Vasarely / Le Partage des formes (I)

Nous poursuivrons la visite de cette rétrospective très complète dans un prochain billet

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 09:00

Franz Marc (1880-1916) et August Macke (1887-1914) sont des artistes majeurs du mouvement expressionniste allemand Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu).

Le musée de l’Orangerie consacre, pour la première fois à Paris une exposition aux deux peintres allemands, morts tous deux sur le front en France.

Nous vous proposons d'en découvrir avec nous le parcours, organisé en quatre sections

1. Une amitié de peintres 

Les deux peintres se rencontrent en janvier 1910. August Macke est de sept ans le cadet de Franz Marc. Formés pour Macke à l’École d’arts appliqués de Düsseldorf et pour Marc à l’Académie des Beaux- Arts de Munich, ils se sont l'un et l'autre déjà  rendu à Paris à plusieurs reprises, admirateurs de Gauguin, Van Gogh, Cézanne... Héritier de la tradition romantique allemande, Marc trouve dans l’animal son principal motif pictural qui lui permet d’exprimer son sentiment profond, lyrique pour la nature. Macke, quant à lui, donne  la primauté à l’usage de la couleur selon une approche plus raisonnée, formaliste et naturaliste.

Franz Marc : Linge flottant dans le vent (1906), Cavalier sur la plage (1907), Étude verte (1908), Petite étude de pierre (1909), Lapin sauvage (1909), une lithographie de 1907, L'Ours, une autre de 1908-1909, Chevaux au soleil.

 

Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu

August Macke : Notre jardin en fleurs (1911), Torrent de forêt (1910), Cruche blanche avec fleurs et fruits (1910), Portrait avec pommes (1909) Nu féminin sur fond rose (Elisabeth) (1911), Portrait de Franz Marc (1910)

Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
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2. Les années Blaue Reiter


Franz Marc rencontre en 1911 Vassily Kandinsky. L’artiste russe occupe alors une place prééminente sur la scène artistique allemande, en tant que fondateur de la Neue Künstlervereinigung München (NKVM) [Nouvelle Association des artistes munichois]. Il projette avec Marc, dès l’été 1911, de publier un almanach, l’Almanach du Blaue Reiter, destiné à fédérer une avant-garde.
L’exposition du Blaue Reiter regroupe les œuvres de quatorze artistes, celles des fondateurs du mouvement, trois œuvres de Macke mais aussi celles de Robert Delaunay, du Douanier Rousseau, d’Arnold Schönberg… 

Dans cette section : 

August Macke : Clown, autoportrait caricature  (1913) Géraniums devant la montagne bleue  (1911), Les Jouets du petit Walter  (1912), Joueuse de luth  (1910), Portrait de Mme Macke, tête de femme orange et marron (vers 1911), Église Sainte-Marie de Bonn avec des maisons et une cheminée  (1911)

Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
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Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
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Franz Marc : Tableau pour enfants (Chat derrière un arbre) - 1911,  Chien couché dans la neige  (1911), Jeune garçon avec un agneau (Le Bon Berger) (1911), Trois animaux (chien, renard et chat) - 1912, et trois encres sur papier de 1912 : Bergère dormant, La Bergère et Chevaux se reposant .

Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
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Dans cette section aussi, autour du Blaue Reiter :  

Almanach du Blaue Reiter, sous la direction de Wassily Kandinsky et Franz Marc, Munich, R. Piper, première édition, 1912

Wassily Kandinsky (1866-1944) : Murnau, rue avec attelage (1909), Trois cavaliers  (1911, Xylographie sur papier), Dans le cercle (1913-1914, Aquarelle, gouache et encre de Chine sur papier sépia contrecollé sur carton)

Gabriele Münter (1877-1962) : Combat du dragon (1913)

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3. Une avant-garde européenne

L’année 1912 amorce un tournant. En septembre, Marc et Macke se rendent ensemble à Paris. Ils visitent l’atelier de Delaunay, y découvrent la série des Fenêtres. Macke reçoit ensuite, en janvier 1913, la visite du poète Apollinaire et du peintre qui expose ses Fenêtres au Gereonsclub de Cologne. Leur manière devient plus heurtée, l’espace de la toile se diffracte tel un kaléidoscope, découpé en plans juxtaposés. 

Franz Marc: Le Rêve (1912), La Cascade (Femmes sous une cascade) - 1912,  La Peur du lièvre (1912), Cheval et âne (1912), Écuries (1913), Les Premiers Animaux (1913), Moulin ensorcelé (1913), École d’équitation (1913, Encre sur papier)

Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
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August Macke : Rococo (1912), Couple dans la forêt (1912), Promeneurs au bord du lac II (1912), Deux personnages au bord de la rivière (1913), Café sur le lac (1913), Trois jeunes filles avec des chapeaux de paille jaunes (1913), Promenade en forêt (1913).

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et de Robert Delaunay : Fenêtre sur la ville, lithographie de 1925 et La Tour, estampe de 1925.

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4. Vers l’abstraction

Macke s’éloigne un peu plus du Blaue Reiter et de la scène artistique munichoise, explorant l’abstraction par des compositions géométriques fort éloignées des improvisations expressives de Kandinsky. En avril 1914, durant son voyage en Tunisie avec ses amis Louis Moilliet et Paul Klee, il livre à travers une série d’aquarelles et de peintures, une transcription lumineuse, gracieuse et orphiste des paysages.

August Macke : Carreaux de couleur (1913), Formes colorées II (1913), Homme sur un âne (1914, aquarelle sur papier), Paysage avec vaches, voilier et figures (1914), Paysage africain (1914), Kairouan III (1914, aquarelle), Marchand de cruches (1914, aquarelle sur papier)

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Paul Klee : Maison (liée par un ton gris moyen) (1915, aquarelle sur papier grisâtre collé en plein sur carton)

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Dans les mois qui précèdent la guerre, Marc opère une simplification formelle qui le fait basculer dans l’abstraction. Mû par un désir d’absolu et hostile au credo du progrès technique, il met en place un système de représentation duquel l’homme est exclu, lui préférant les animaux, seuls garants de la pureté originelle. Au cours des ans, Marc s’abstrait toujours plus du visible et disloque les corps de ses animaux jusqu’à représenter, à la toute fin de sa vie, des formes pures, abstraites.

Franz Marc : Petite composition I  (1913), Naissance des chevaux (1913, encre sur papier), Paysage avec maison et deux vaches (1914), Chevreuils dans la forêt II
(1914).

Franz Marc / August Macke L'Aventure du cavalier bleu
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Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Macke est incorporé dans un régiment d’infanterie rhénan et meurt sur le front le 26 septembre 1914. Marc est également enrôlé dans un régiment d’infanterie. Il écrit et dessine sur le front et est tué le 4 mars 1916, près de Verdun.

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