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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 10:55

Nous poursuivons, en guise d'intermède, la chronique des congés de printemps en Bretagne amorcée dans notre dernier billet.

Un des buts du séjour était la mise à l'eau du bateau pour une nouvelle saison, opération réalisée le 4 mai. Détail important, les rames de secours, qui attendaient depuis deux ans d'y trouver une place, y sont désormais à demeure grâce à quatre petites cordelettes...Il suffisait d'y penser!

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Le beau temps a permis de vérifier, par un petit tour en mer, que tout fonctionnait bien à bord...

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Les belles ballades à pied ont se sont poursuivies, comme ici entre Tremarez et la chapelle Saint-Samson, où le plus jeune est loin de traîner en route...

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Autre ballade, le long de la rive nord de l'Aber Wrac'h, à l'est du phare de l'île Vierge et du petit phare de l'île Wrac'h. Les vestiges du mur de l'Atlantique veillent toujours..

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On y rencontre aussi des sculptures plus modernes et plus pacifiques.

Note pour l'ADAGP : les deux photos suivantes sont prises dans l'espace public et représentent la côte bretonne. Elles ne constituent pas une reproduction ou une représentation d'oeuvre au sens de l'article L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle : c'est indépendemment de la volonté de l'auteur que ces sculptures ont été déposées il y a plusieurs années dans son champ de vision. 

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La dernière scupture nous attendait au bout de la promenade, où un chemin creux plein de charme à cette saison débouche sur une petite plage en face du port de l'Aber Wrac'h, tout près de l'Île des Américains (Enez Terc"h) ainsi dénommée car ayant abrité une base américaine pendant la première guerre mondiale...

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Pour ceux qui auraient envie de faire cette très belle ballade - un peu moins de 7km aller-retour, que les jeunes ont parcouru avec enthousiasme, en voici le plan, ainsi qu'un aperçu des très belles vues qu'elle offre sur les îles de l'Aber.

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 19:33

Une pause dans ce blog avec les ponts du mois de mai, qui coïncident cette année avec les vacances scolaires de printemps des académies d'Île-de-France.

Malgré le temps maussade qui affecte la plupart du pays, le soleil brille sur l'Aber au bord duquel l'auteur s'est retiré pour quelques jours.

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Les petits-enfants qui l'ont accompagné jouent sur la plage, observent les bateaux...

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...ou aident leur grand-mère à entretenir le jardin.

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Le vieux lavoir près de la maison a été rénové et le cortège traditionnel qui le 16 juin prochain fera le tour des lavoirs de la commune ne manquera pas d'y faire une halte prolongée.Sans attendre la mise à l'eau du bateau et d'hypothétiques pêches, petits et grands profitent des produits de la mer...

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La clémence de la météo permet de profiter des paysages de la côte, comme ce panorama pris depuis l'îlot de Roch Avel, accessible à pied à marée basse...

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 13:57

Nous rendons compte aujourd'hui de la brillante conférence inaugurale des 100 ans de la Rotonde, ancien foyer "social" subsistant à Thaon les Vosges, vestige de la BTT, usine d'anoblissement textile installée en 1872 par Armand Lederlin.

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Elle était donnée par notre ami Jean-Pierre Doyen, honneur d'autant plus mérité qu'il avait été il y quelques années, comme rapporteur, l'un des principaux artisans du classement - et donc de la conservation - de ce remarquable monument.

Tout en nuançant comme il se doit l'expression "âge d'or" du textile vosgien retenue pour intituler cette causerie, l'auteur a d'abord retracé la révolution industrielle qui a transformé à partir des années 1870 la moyenne Moselle, soulignant que l'industrie textile dans les Vosges s'était développée dès le début du XIXème siècle dans les vallées plus hautes, comme en témoigne cette très belle photo prise à Cornimont il y a une quarantaine d'années.

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Mais l'industrialisation de la moyenne Moselle a été la plus spectaculaire, comme en témoignent ces graphiques, montrant l'implantation progressive des usines, le long de la Moselle, du chemin de fer et du canal de l'Est, et le développement spectaculaire de la population des communes concernées, parallèle à la diminution de celles de la campagne périphérique.

image 8 image 4

L'architecture de ces usines a été aussi abordée, les vastes bâtiments en rez-de-chaussée à toiture à "sheds" comme ceux de Nomexy contrastant avec les constructions à étages en briques dites "à l'anglaise" comme celle de Vincey, bâtie d'ailleurs à partir de capitaux principalement britanniques.

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Le comportement paternaliste des patrons du textile vosgien a fait l'objet de développements très intéressants, que ce soit de la part des premiers capitaines d'industrie comme Armand Lederlin à Thaon : ci-dessous la ferme modèle de la Prairie Gérard mise en place par son entreprise et un camion de l'usine en distribuant le lait :

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tradition paternaliste perpétuée dans l'empire de Marcel Boussac qui a absorbé au XXème siècle une grand part des entreprises fondées au XIXème par les pionniers : ci-dessous, à côté d'un graphique qui retrace les acquisitions de Marcel Boussac dans la moyenne Moselle, une maison d'une cité Boussac à Nomexy.

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La diversité des cités ouvrières peut être illustrée par cette image d'une cité Lederlin des années 1870 et cette autre des cités jardins construites pour la même entreprise par l'architecte Jean Walter à partir de 1910.

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Bien d'autres aspects ont été abordés par le conférencier, comme les liens entre le coton et la politique. En conclusion, faisant allusion à l'intense utilisation actuelle de la salle intercommunale de la Rotonde de Thaon, il a lancé un appel à la mise en valeur de deux autres autres fleurons du patrimoine industriel vosgien, la filature de Vincey déjà citée - inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques - et la centrale électrique de Nomexy, dont le classicisme structurel rappelle Auguste Perret.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 18:29

119-1933 IMGLe fidèle lecteur se souvient de mon billet du 2 mars 2012  (voir ce lien) où j'évoquais l'aqueduc de la Vanne, réalisation de l'ingénieur Belgrand sous le second Empire, dans le cadre des grands travaux hausmanniens.

Au bas de ma rue, l'aqueduc de la Vanne traverse la vallée de la Bièvre, au même endroit qu'un aqueduc beaucoup plus ancien, sur lequel prennent appui ses hautes arches de meulières.

Sur le dessin ci-dessous qui montre Arcueil au XVIIIème siècle, on retrouve, sans l'aqueduc Belgrand bien entendu, les six arches qui surplombent à présent la chaussée, et qui à l'époque dominaient la Bièvre,recouverte depuis le XIXème siècle. A part l'église Saint-Denys d'Arcueil et la "Maison des Gardes", qui abrite à présent le conservatoire municipal de musique, peu de choses subsistent, notamment pas les vignes encore abondantes à l'époque sur les collines dominant la Bièvre, ni le château des Guise, seigneurs d'Arcueil, à l'emplacement des actuelles cités-jardins.

Arcueil-Aqueduc-dessin001-CVP

Cet aqueduc ancien, voulu dès 1609 par Henri IV pour alimenter Paris en eau, sur le tracé d'un ancien aqueduc romain hors d'usage mais qui traversait déjà la vallée de la Bièvre au même endroit, a été réalisé par la régente Marie de Médicis, d'où son nom. Les travaux de terrassement ont débuté en 1613, et ont duré une dizaine d'années : le 18 mai 1624 les eaux coulent officiellement dans les conduites. Les eaux captées à une altitude de 75 mètres à Rungis descendent sur 13 kilomètres jusqu’à la maison du Fontainier à 57 mètres d’altitude avec une pente moyenne de 1,4 ‰.

Le plan de l'aqueduc Médicis disribué dans le cadre des célébrations des 400 ans de l'ouvrage fait apparaître son tracé et l'ensemble des quelque 27 regards dont la plupart subsistent. L'aqueduc n'est plus opérationnel, la réalisation de l'aéroport d'Orly et du Marché d'intérêt national de Rungis ayant tari les sources qui l'alimentaient : ce qui y coule suffit à peine à alimenter le lac du Parc Montsouris...

Plan

Quelques vues de regard, qui allient édicule extérieur et architecture intérieure. A gauche, le regard n°1, à Rungis, dit "Grand regard royal", et  à droite le regard 6, à l'Haÿ-les-Roses, que nous avons pu visiter samedi 6 avril dernier dans le cadre des événements organisés à l'occasion des 400 ans, 

Grand regard royalRegard 6

Deux regards proches du domicile de l'auteur et du pont-aqueduc qui enjambe la vallée de la Bièvre, le 14 et le 15, ce dernier à proximité immédiate de la gare d'Arcueil-Cachan du RER B (ligne de Sceaux, pour les anciens). On remarquera qu'une conduite a été ajoutée dans cette partie, conduite absente - et inutile - dans la conception initiale.

Regard 14Regard 15

La simplicité de cet ouvrage lui donne une grande beauté, surtout dans les parties dépourvues de canalisation.

Galerie 2Galerie

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 16:32

A l'invitation d'un ancien collègue et toujours ami, nous le retrouvons ce jeudi 4 avril dans sa ville natale de Dieppe. Malgré le froid (à peine quelques degrés, comme sur la plus grande partie du pays), accentué par un vent de Nord Est de 17 noeuds, le soleil brille sur cette ville au charme indéfinissable, qui a connu ses heures de gloire au XVIè siècle avec ses grands armateurs, puis au début du XIXème comme cité balnéaine la plus en vogue.

Les maisons du quai Henry IV s'alignent au bord de ce qui est à présent le port de plaisance. On y reconnaît l'ancien collège des Oratoriens, et un peu plus loin l'Hôtel d'Anvers (1697)

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La vue sur le port de plaisance, dominée par les falaises qui bordent l'est du chenal, avec la chapelle ND du Bon-Secours et le sémaphore, ne manque pas d'allure.

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Au hasard de la promenade, le membre associé donateur de la SNSM qu'est l'auteur du blog n'a pu s'empêcher d'avoir son attention retenue par la barque qui orne un coin de rue...

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Deux aspects de l'économie locale, le passé avec une ancienne brasserie dont l'inscription Art Deco a séduit l'auteur, et le présent avec la "Côte d'Albâtre", impressionnant ferry qui relie jusqu'à deux fois par jour Dieppe à Newhaven : rappelons que Dieppe est le point de débarquement le plus proche de Paris.

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Un aperçu bien partiel de cette ville dont le site et le patrimoine valent le détour pour nos lecteurs qui ne la connaissent pas encore...

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 13:05

Titre.JPGLa place Saint-Sulpice revêt ces jours-ci un aspect inhabituel : aux scuptures monumentales, d'un classissisme éprouvé, des quatre prédicateurs non moins classiques qui ornent la fontaine (Bossuet, Fènelon, Massillon et Fléchier) se sont adjointes des figures plastiques nettement moins conventionnelles.

 

Les affiches apposées sur les arbres nous apprennent qu'elles ont été installées dans le cadre des vingt ans du salon Poetica des ateliers d'artiste du 6ème arrondissement.

 

Nous convions le lecteur à les découvrir, comme nous l'avons fait jeudi dernier, sous les premiers rayons du soleil printanier.

 

Tout d'abord, cette installation, Asphyxie, sorte d'atelier aux allures de pompe à pétrole, due à Ugo Schildge, qui voisine avec Signes et Ecritures n°3, de Martine Demal.

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L'Etudiant, de Jacqueline Badord, et Oscillation-Sylvilagus de Sophie Cavalié.

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Mer-Sea, "oeuvre d'Art-rébus" très colorée de Jacques DuPont, auteur de l'affiche du salon, et le brâme du Cerf, bronze de Florence de Ponthaud-Neyrat.

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Enfin, avec Laetitia Lara, qui signe la Déesse-Mère, et Nuria Roman, qui signe Reina de copas, qui l'une et l'autre sont installées aux Baléares, nous terminons sur une note internationale.

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Espérons qu'après les deux billets consacrés au MACVAL, les lecteurs rétifs à l'art contemporain ne prendront pas ombrage de cette nouvelle incursion dans le domaine, mais au contraire commenceront à y prendre goût...

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 17:20

Animation insolite samedi dernier 16 mars à Épinal : un bassin est installé rue du Général-Leclerc, devant la Mairie

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Un peu plus loin, on peut croiser une famille qui s'y rend, chaque enfant portant un objet flottant de fortuneChamps-golots 4054

Il s'agit de la fête des Champs Golots, dont je garde le souvenir depuis mon enfance, encore qu'à mon époque, les Champs Golots étaient toujours le soir du jeudi-saint, et les bateaux étaient éclairés par des bougies, et non un samedi après-midi deux semaines avant Pâques...Il n'y avait pas de bassin installé pour la circonstance, mais les caniveaux, avaec le renfort de boudins de sable, étaient remplis à l'aide des bouches d'incendie et atteignaient une largeur impressionnante - du moins à mes yeux d'enfant.

Paradoxalement, c'était plus proche de cette illustration du 19è siècle, dans le même rue de l'Hôtel de ville, dont on reconnaît le porche, que de la fête actuelle!

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Quelques vues de la compétition (car les plus bateaux les plus imaginatifs sont récompensés : la seule obligation est qu'ils doivent flotter!)

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Quelques indications pour les lecteurs peu au courant - dont mes propres enfants...-de cette tradition bien locale.

La fête des Champs golots est une tradition du département des Vosges et plus spécialement des vallées de la Moselle et de la Moselotte, à Remiremont et à Épinal notamment. Elle célèbre la fin de l'hiver.

En patois local, l'expression «lé chan golo» signifie que les champs "coulent", c'est-à-dire qu'ils sont libérés de la couche de neige et que les rigoles sont gorgées du trop-plein d'eau. Les enfants peuvent alors faire voguer toutes sortes de bateaux de fortune sur lesquels sont allumés des bouts de chandelles.

Organisée traditionnellement peu avant Pâques, le jeudi-saint ou le samedi des Rameaux, la fête voit les enfants présenter leurs plus belles réalisations de bateaux devant un jury d'adultes. On appelle aussi champs-golots ces embarcations basées sur des boîtes à fromage, qui doivent pouvoir flotter bien sûr, mais qui sont surtout jugées pour leur esthétique.

Jadis les enfants suivaient leur batelet en chantant. Les paroles sont reproduites phonétiquement par Gustave Fraipont :

Lé chan golo (Les champs coulent)

Lé lour relo (Les veillées s'en vont)

Pâque revié (Pâques revient)

Ço i gran bié (C'est un grand bien)

Pou lé chette et pou lé chié (Pour les chats et pour les chiens)

Pou lé jo tot aussi bié (Et pour les gens tout aussi bien).

Terminons, pour nos lecteurs qui peuvent lire les vidéos, par un reportage réalisé par le quotidien Vosges-Matin en 2010, qui s'intéresse surtout aux Champs Golots de Remirement, dont l'ampleur semble dépasser nettement celle des Champs Golots d'Épinal.

 

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 14:47

Le lecteur auquel nous avons présenté dans notre dernier billet le musée d'art contemporain du Val-de-Marne n'aura pas manqué de remarquer qu'en ce moment se tiennent deux expositions temporaires : l'une, Emoi & moi, présente les oeuvres d'une vingtaine d'artistes présents dans les collections ou invités, l'autre, Wilder Mann, rassemble les photos réalisées sur ce thème par Charles Fréger.

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Dans Emoi & moi, nous sommes accueillis par Ma collection de châteaux où Annette Messager a réuni en une seule installation ses deux collections réalisées en 1972.

En arrière-plan de l'installation des Objets de prémonition réalisés par Daniel Pommereulle en 1974-1975, une fresque composée de dessins de Simon English Keep Me in the Apple of Your Eve, Hide Me in the Shadow of Your Nakedness (2010-2013) 

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Les grandes impressions multicolores de Pierre Joseph, Atlas, images restaurées (2005) se reflètent dans les Lacs de lait doré (I & II) de Laura Lamiel (2013) - laiton, moteurs, divers éléments.

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Notons encore deux grandes installations : 

Polder (2005) : trois tables et trois portes éclairées, bois, feuille de bakélite, métal, perles de verre, néons, ficelle de Tatiana Trouvé

The Lovers (2012) panneaux en bois, 30 sculptures et 5 dessins de Dominik Lang.

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Une oeuvre intéressante de Pierre Buraglio, Mémento caviardé (2005), impression pigmentaire de l'agenda 1999, édition et impression Franck Bordas : comme l'indique la notice, "pour ce Mémento caviardé, Pierre Buraglio biffe systématiquement toutes les annotations de son agenda de l’année 1999. Par ce geste plastique de recouvrement et d’occultation, auquel il recourt de façon récurrente depuis 1982, l’artiste indique un rapport ambigu à sa propre mémoire, à la fois exposée et cachée."

Enfin, une oeuvre de Jean-Pierre Reynaud, célèbre pour le pot géant doré qui a longtemps orné le parvis de Beaubourg, Psycho-objet pointu (1966) impression sur papier, rhodoïde, PVC, peinture, résine, métal sur panneau isorel, bois.

 

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L'autre exposition se visite plus rapidement, même lorsqu'on est un peu handicapé par une attelle...

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L'exposition monographique de Charles Fréger Wilder Mann présente une série de portraits, autour de la figure emblématique de « l’homme sauvage » issus de toute l’Europe (19 pays traversés, de l’Autriche à la Finlande). Entre figures mythologiques et subsistances médiévales, vêtus de peaux de bêtes ou d’ornements végétaux, ces Wilder Mann louent les saisons et fêtent le cycle de la vie, dressant une cartographie des coutumes ancestrales du vieux continent. De quoi donner des idées de déguisement aux enfants...

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Terminons cette série de billets consacrée au Macval, pour ceux de nos lecteurs qui peuvent lire les vidéos, par une installation du parcours actuel des collections permanentes, La Danse du Scalp, d'Annette Messager (2012).

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 11:51

L'auteur du blog, bien qu'habitant le Val-de-Marne depuis plus d'une décennie, n'avait pas encore eu l'occasion de visiter un très beau musée, inauguré en 2005, que ses impôts locaux financent cependant en partie puisque créé par le département dans une démarche initiée en 1982 par la création d'un Fonds départemental d'art contemporain.

Situé à Vitry-sur-Seine, son entrée donne sur la place de la Libération, elle-même agrémentée en son centre d'une grande statue de Jean Dubuffet, Chaufferie avec cheminée, érigée en 1996.

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Outre les collections permanentes, présentées par rotation, en principe tous les 18 mois, sous forme d'un parcours - actuellement le parcours #5, le musée abrite des expositions temporaires sur lesquelles nous reviendrons dans un prochain billet. Le hall d'accueil des collections s'orne d'une oeuvre monumentale de Richard Fauguet, Sans titre, qui ouvre le parcours #5, intitulé Vivement demain.

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Au fil du parcours, La Révolution à l'envers, de Gilles Barbier (2007) et La belle hypothèse, de Delphine Coindet (2003), qui fait référence, le lecteur l'aura deviné, au jardin de Monet à Giverny...

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Une oeuvre du collectif Présence Panchounette (1985) Bateke Walkman, et une installation de Jean-Luc Vilmouth (1991), Projet pour mars.

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L'arbre et le lierre, de Pierre Malphettes (2010) et Paramour, de Jean-Luc Verna (2010)

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Une installation monumentale de Sarkis (2002) Trésors de la mémoire (les onze enfants de l'histoire du cinéma) réunit dans une immense salle les portraits de onze enfants aux yeux "caviardés" par un néon rose.

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Une oeuvre qui se présente elle même (à côté d'elle, exil / luxe dans la même veine)...

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Les quelques oeuvres du parcours que nous présentons à présent ont été surtout choisies pour leur caractère photogénique : le lecteur avide d'en savoir plus pourra utilement se rapporter au site du MACVAL. Que le lecteur peu porté sur l'art contemporain ne désespère pas : comme l'indique cette oeuvre lumineuse de Shipa Gupta (2007), Don't worry you too will be a star...

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Ne quittez pas le musée sans faire un tour dans le jardin, où vous attendent ces scultures monumentales d'Alain Séchas (2007), Les grands fumeurs...

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Et pourquoi pas, comme l'auteur du blog, déjeuner au restaurant du musée, au menu original.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:41

affiche.jpgUn spectacle très original ce jeudi 28 février à l'amphithéâtre de l'Opéra Bastille.


Les spectacles des « danseurs chorégraphes » permettent aux artistes du Ballet de l’Opéra de présenter des « petites formes », fruits de leurs recherches récentes. Depuis trente ans, treize rendez-vous ont eu lieu, offrant au public la possibilité de découvrir des aspects inédits du talent des artistes et permettant à certains d’entre eux d’avancer vers des créations de plus grande envergure. Le programme de cette 14e édition se compose de sept solos, duos et oeuvres pour petits groupes interprétés par les danseurs de la Compagnie.

 

La première pièce était de Samuel Murez, intitulée Premier cauchemar. Sur une musique originale de Siegfried de Turckheim, sept danseuses et cinq danseurs, les Bureaucrates, entouraient le Rêveur, Hugo Vigliotti.

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La deuxième pièce était un pas de deux , Deux à deux, de Maxime Thomas, sur le deuxième mouvement du Concerto italien de Jean-Sébastien Bach, dansé par l'auteur et Letizia Galloni.

Deux-a-deux

Je n'ai malheureusement pas d'illustration pour les deux pièces suivantes,

En attendant l'année dernière, de Grégory Gaillard sur une musique originale de Stéphane Jounot, avec la danseuse Lucie Fenwick en solo.

Kaléidoscope, d'Allister Madin, sur diverses musiques (Claude Lamothe, Cinematic Orchestra, Kyle Landry, pour un groupe de quatre danseuses et deux danseurs, dont l'auteur.

Venait ensuite Smoke Alarm, de Julien Meyzindi, sur des musiques de Cliff Martinez et Landau, avec un pas de deux par Alice Renavand et Alexandre Gasse.

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L'avant-dernière pièce, Songes du Douanier, sur une musique originale de S. Blanc et J. Levatois, mettait dans une mise en scène très originale deux danseuses et deux danseurs, dont le chorégraphe lui-même, très applaudi. Sur l'image, Charlotte Ranson. (il fallait comprendre que le Douanier s'appelait Rousseau, naturellement...)

Songes-du-Douanier

La dernière pièce était due à Simon Valastro, sur la sérénade en ut majeur pour trio à cordes op. 10 de Ernst von Dohnanyi. Intitulée - de façon complétement hermétique pour moi, je dois l'avouer - Stratégie de l'Hippocampe,elle mattait en scène une famille composée d'Eve Grintza (la mère), Eléonore Guérineau (la fille), Alexis Renaud, Jean-Baptiste Chavignier et Hugo Vigliotti (le Chien!) La sérénité du portrait de famille initial ne doit pas faire préjuger de la suite, très déjantée...

strategie-de-l-hippocampe

A la fin du spectacle, les jeunes chorégraphes furent tous chaleureusement applaudis.

Salut final

 


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