Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 19:03

affiche Par ces frimas d'automne, nous reprenons la visite des très belles expositions que nous offre Paris cette saison. Le musée de l'Orangerie propose une rétrospective très complète de Soutine, autour des 22 tableaux qu'il possède dans ses collections permanentes, issues de la collection de Paul Guillaume, avec des tableaux en provenance de collections particulières, et de musées américains, européens et russe.

Je connaissais surtout ce peintre pour ses portraits un peu torturés, ses natures mortes particulièrement sanglantes et sa réputation de "peintre maudit".

L'exposition met en lumière son parcours, son goût pour les séries, la construction de ses oeuvres sous leur "apparent tumulte", selon les mots de Marie-Madeleine Massé, conservatrice à l'Orangerie. Elle rend justice à cet artiste remarquable, plus apprécié à l'étranger qu'en France où il était arrivé en 1913 de sa Lituanie natale et où il avait été découvert par Paul Guillaume en 1922, puis pris sous l'aile de Madeleine Castaing, dont le portrait figure sur l'affiche de l'exposition.

Je vous laisse revoir quelques uns de ses portraits, certains très connus, d'autres moins.

Groom Le petit patissier

Le garçon d'honneur La Fiancée

Portrait d'homme Jeune Anglaise

Enfant de choeur Petite fille au chien

Un coup d'oeil sur ses paysages

Les maisons Paysage

La série des glaïeuls offre un contrepoint remarquable à celui qui figure dans les collections permanentes de l'Orangerie.

GlaieulsUne bonne nouvelle pour les amis de province et même de Paris qui souhaiteraient visiter avec moi cette exposition qui se tient jusqu'au 21 janvier.

J'ai renouvelé ma carte du musée d'Orsay, qui offre désormais, comme le Louvre ou les expositions de la réunion des musées nationaux au Grand Palais ou au Luxembourg, une formule DUO. Je serai donc en mesure de les faire profiter là aussi de l'entrée gratuite et en coupe-file...

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 18:56

Nous collons aujourd'hui à l'actualité, avec la sortie d'un rapport du Secours catholique : réalisé par son service statistique, il présente l'évolution sur dix années des caractéristiques de la population en situation de grande pauvreté en contact avec cette association.

Le Secours catholique organisait à cette occasion un colloque auquel nous avions été invité

Leaflet1

Leaflet2

Le rapport, très éclairant et malheureusement peu reluisant quant aux évolutions constatées au cours de la décennie écoulée, peut être consulté et téléchargé sur le site du Secours catholique (lien)

La présentation du rapport par la responsable des analyses statistiques de l'association, Mme Dominique Saint-Macary, a été suivie par un très intéressant exposé de Nicolas Duvoux, sociologue à Paris-Descartes. Lauréat en 2010 du prix de la recherche de la fondation Caritas France, il comparait la perception de la pauvreté en France et aux Etats-Unis. Contrairement aux idées reçues, l'Etat-Providence est bien présent - et heureusement ! - aux Etats-Unis, même si les gouvernants, à tous les niveaux, s'efforcent de ne pas le souligner, l'idée d'"assistance" étant mal perçue par l'opinion et peu porteuse sur le plan électoral...

Jérôme Vignon, un ancien collègue de l'Insee, président de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, a apporté un éclairage sur la précarité énergétique, notion particulièrement importante de nos jours, quand on sait que les revenus des personnes assistées par le Secours catholique a augmenté de 13% en 10 ans pendant que les prix de l'énergie augmentaient de 48 %.

Le prix 2012 de la recherche de la Fondation Caritas, a été remis à Ana Perrin-Heredia, post-doctorante au Centre de Sociologie des Organisations, pour sa thèse soutenue en 2010 intitulé "Logiques économiques et comptes domestiques en milieux populaires. Ethnographie économique d'une "zone urbaine sensible".

En conclusion, le président du Secours Catholique, François Soulage, qui devait être reçu dans la soirée par le Premier ministre, a présenté les propositions du Secours Catholique, au premier rang desquelles figure la nécessaire revalorisation des minima sociaux : le RMI représentait en 2001 61 heures de SMIC brut, le RSA en 2011 n'en représentait plus que 52.

Revenant l'après-midi à la maison, j'ai constaté que la communication du Secours Catholique était très au point : j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres sa revue, naturellement consacrée à la sortie du rapport statistique, accompagnée d'une édition spéciale de La Croix qui en soulignait les principaux aspects.

Messages La Croix

Un petit éclairage sur le lieu où se déroulait cet événement : la Fondation Simone et Cino Del Duca.

Del Duca 1 Salle

Cet hotel particulier situé en bordure du Parc Monceau appartenait à Cino Del Duca (voir article dans Wikipedia en suivant ce lien ) magnat de la presse et philanthrope à la personnalité attachante. Il est à présent géré par l'Institut de France, en charge de la Fondation depuis la mort de sa veuve.

Une vue de la salle lors de l'intervention de la jeune et brillante lauréate 2012. La statue de Cino del Duca, sur son balcon, continue de contempler les frondaisons du Parc Monceau.

Salle 4 Del Duca 2

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 12:05

Les vacances scolaires de Tousssaint sont l'occasion d'un regain d'activités culturelles liées à la garde des petits-enfants, le temps maussade n'encourageant guère les parents à sacrifier de précieux jours de congé à cette époque de l'année...

Parmi ces activités, la visite de châteaux est assurée d'un franc succès. Pour joindre l'utile à l'agréable, nous avons souhaité revoir le château de Fontainebleau, et surtout la galerie François Premier, dont les fresques, réalisées entre 1535 et 1537 par Rosso Fiorentino et, dans une moindre mesure et avec moins de fougue, par Le Primatice, ont été débarassées à partir des années 1960-70 des repeints et de l'encaustique du XIXème siècle.

"L'Ignorance chassée" et "Le Sacrifice"

Fontainebleau 1939 Fontainebleau 1934

"L'Eléphant fleurdelisé" et "Les Jumeaux de Catane"

Fontainebleau 1936 Fontainebleau 1938

"La Mort d'Adonis" et "La Vengeance de Nauplius"

Fontainebleau 1946 Fontainebleau 1945

"La Jeunesse perdue" et "L'Education d'Achille"

Fontainebleau 1948 Fontainebleau 1947

"La Bataille des Centaures et des Lapithes" et "Vénus frustrée"

Fontainebleau 1950 Fontainebleau 1949

Le contraste est saisissant entre "Danaé", peinte par Primatice vers 1537 et "La Nymphe de Fontainebleau, peinte par Jean Alaux lors des restaurations de 1860, et qui ne semble placée là que comme faire valoir de l'oeuvre des peintres italiens de la Renaissance...

Fontainebleau 1942 Fontainebleau 1943

Les audioguides ont permis aux petits visiteurs captivés d'appréhender les détails des oeuvres. Ils retiendront aussi que François Premier avait choisi comme emblème la salamandre, qui orne le fronton d'une des ailes qui bordent la cour désormais immortalisée par les adieux de Napoléon.

Fontainebleau 1935 Fontainebleau 1990

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 13:45

Cette fin de semaine se déroulaient comme chaque année à la même époque (voir notre billet du 15 octobre 2011) les journées d'études vosgiennes. A l'invitation de nos bons amis D., nous nous y rendons, notamment pour suivre vendredi 26 la visite guidée à travers le vieux Mirecourt, petite cité lorraine qui accueillaient cette année les conférences.

Cette bourgade d'environ 6000 habitants, plus que millénaire, a connu sa période faste à partir de la Renaissance : important lieu de négoce, l'influence de l'Italie s'y fit sentir dans l'architecture, quand les riches négociants firent appel à des architectes italiens, comme à Nancy, capitale du duché de Lorraine dont dépendait Mirecourt. C'est aussi à la même époque que les ducs de Lorraine y introduisent le savoir-faire des luthiers italiens. L'art de la lutherie, comme celui de la facture d'orgues, s'est perpétué jusqu'à nos jours.

Nous rejoignons notre groupe devant un intéressant groupe de façades de trois maisons de la rue principale avant de faire étape devant les halles de la ville

Mirecourt 1881 Mirecourt 1882

Mirecourt 1883 Mirecourt 1885

Puis commence la découverte des cours. Comme une grande partie du patrimoine mirecurtien, elles ont souvent un air de chef-d'oeuvre en péril, mais elles dégagent un charme indéfinissable par leur côté "grandeur et décadence..."

Mirecourt 1892 Mirecourt 1895

Mirecourt 1899 Mirecourt 1915

Une étape à l'église de la Nativité de Notre-Dame, ornée de tableaux de Claude Bassot, offre une perspective sur les bancs où sont gravés les noms des familles qui s'y pressaient le dimanche

Mirecourt 1902 Mirecourt 1911

De nouveau quelques cours, une qui se dérobe à la vue du public et qu'on est contraint de photographier à travers le trou d'une bâche, une dont la galerie est flanquée de pilastres à cannelures rudentées, une qui juxtapose une galerie aux élégants entrelacs et un escalier à vis.

Mirecourt 1917 Mirecourt 1921

Mirecourt 1924 Mirecourt 1925

Encore merci à notre grand ami dont l'érudition débonnaire captive un auditoire attentif, ici dans l'église de la Nativité.

Mirecourt 1907




Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:38

Ce mercredi, l'école faisant relâche et sa maman étant en province pour un tournage, nous accueillons notre petite-fille A. B. Or depuis hier les rues de notre commune s'ornent d'affiches bariolées annonçant la présence d'un cirque sur la petite place qui jouxte l'église Saint-Denys, derrière l'ancienne mairie.

im079-gontellis01-001

 

Cette petite troupe est constituée d'une seule famille, père, mère et enfants, qui jouent tour à tour les rôles de vendeurs de billets, d'ouvreuses, de Monsieur - ou Madame Loyal, d'acrobate, clown ou jongleur...


Sans prétendre à l'appellation de cirque, les Gontellis se présentent comme un "spectacle pour enfants", et méritent tout à fait ce titre : la magie opére vite, et notre petite-fille, circonspecte à son habitude, s'est petit à petit "dégelée" pour battre des mains avec l'assistance pendant tout le spectacle, et même consentir à manisfester sa joie!


Pas de lion ou de tigre, ni même de cheval, mais une chèvre acrobate et de blanches colombes virevoltant autour de leur dresseuse...

 


Le numéro d'antipodiste du père démarre le spectacle en fanfare

Juillet 3048-001 Juillet 3052-001

La fille à l'anneau, le fils au jonglage

Juillet 3058-001 Juillet 3075-001

La partie "animalière" est en harmonie avec le reste du spectacle

 Juillet 3061-001 Juillet 3080-001

Petits et grands sortent ravis de ce spectacle plein de fraîcheur

Juillet 3085-001

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 22:50

Un peu de publicité aujourd'hui pour une bonne oeuvre, croisée samedi soir sur la place Saint-Sulpice en sortant de l'exposition du Cercle de l'Art Moderne, que nous avions été revoir avec nos bons amis du Pays Basque.

Manege sans fil

FNATH Comme le précise la pancarte, ce sont les parents qui poussent les étranges cycles mis à leur disposition, fabriqués à partir de matériaux de récupération et de beaucoup d'imagination.

Les organisateurs étaient un peu déçus par le temps : venus de Province, ils avaient dû attendre jusqu'à cinq heures du soir pour que la pluie cesse et que des petits parisiens puissent enfin profiter de leurs extravagantes machines. Mais le site (LIEN) donne la liste des endroits où ils se poseront au cours de l'année : n'hésitez pas à y emmener vos bambins!

Dossier2 2978

Quelques images de cette participation du manège sans fil aux Jacintes de l'espoir sur la place Saint Sulpice.

Dossier2 2979 Dossier2 2980

Dossier2 2981 Dossier2 2982

Pour finir, un clin d'oeil aux amis qui nous accompagnaient : le manège sans fil se produit parfois outre-Pyrénées...

Animoviles Animoviles 2


Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 21:39

L'automne est non seulement la saison des expositions, mais celle des concerts. Nous avons pris cette année, en plus de l'abonnement traditionnel à l'Opéra, un abonnement aux représentations données dans l'amphithéatre de Bastille sous le titre un peu obscur de Convergences.

La première soirée Convergences de notre abonnement, ce jeudi soir 11 octobre, était intitulée Le Mystère Georges Bizet. L'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, auteur de cette présentation de la vie et de l'oeuvre du compositeur, la récitait, s'interrompant pour laisser la place au piano et aux chanteurs. L'annonce de la séance sur le site de l'Opéra était ainsi rédigée :

Le 3 mars 1875 était créé Carmen à l’Opéra-Comique. Trois mois plus tard, Bizet mourait foudroyé par un infarctus qui devait laisser sa vie à l’état d’ébauche. Ecrivain passionné, Eric-Emmanuel Schmitt prolonge la vie par l’écriture et esquisse ce qu’aurait pu être l’œuvre de celui dont il tient la disparition comme l’une des grandes catastrophes de l’histoire de la musique occidentale. Il sera entouré de la mezzo Karine Deshayes – qui chantera Carmen quelques semaines plus tard sur la grande scène de Bastille – des ténors Atilla Kiss-B et Cyrille Dubois ainsi que du pianiste Nicolas Stavy.


Georges Bizet

Chants du Rhin pour piano
Variations chromatiques pour piano
Premier nocturne pour piano

 

Adieux de l'hôtesse arabe

 

Docteur Miracle
air de Pasquin « J’suis plus honnête que j’n’suis bête »

 

La jolie Fille de Perth
sérénade de Smith « A la voix d’un amant »

 

Djamileh
duo de Djamileh et Harou « Quelle pâleur est sur ta joue ? »

 

Carmen
air de Carmen « L’amour est enfant de Bohème » première et seconde versions
air de Don José « La fleur que tu m’avais jetée »
air des cartes « En vain pour éviter »
duo de Carmen et Don José, « Non, tu m’aimes pas ! »
duo final de Carmen et Don José, « C’est toi, c’est moi. » 

Carmen et Don José étaient interprétés par :

Portraits 1

L'autre ténor interprétait les rôles "hors Carmen", et Nicolas Stavy accompagnait chanteurs et récitant tout au long du spectacle.

Portraits 2

Le texte suivant d'Eric-Emmanuel Schmitt en résume bien l'esprit :

« CONNAISSEZ-VOUS L’HISTOIRE DE CE GARÇON QUI FUT GÉNIAL À DIX-SEPT ANS PUIS QUI CESSA DE L’ÊTRE ? VOUS PENSEZ QUE JE PARLE D’ARTHUR RIMBAUD ? PAS DU TOUT…  JE VAIS ÉVOQUER UN CAS ENCORE PLUS ÉTRANGE, UN GÉNIE ADOLESCENT QUI FUT ÉTOUFFÉ, ASPHYXIÉ – PAR LUI ET PAR LA SOCIÉTÉ – PENDANT TOUTE SA VIE ADULTE MAIS QUI RETROUVA SA FLAMME À TRENTE-SIX ANS, JUSTE AVANT DE MOURIR, AVANT D’EN MOURIR... IL S’AGIT DE GEORGES BIZET. SANS DOUTE UN DES DESTINS LES PLUS MYSTÉRIEUX DE TOUTE L’HISTOIRE DE LA MUSIQUE. »

Le lecteur curieux d'en savoir un peu plus peut écouter l'auteur développer son propos dans cette vidéo (lien).

Une bien agréable soirée : les interprètes ont été très applaudis.

Truffes 2966

On reconnaît Eric-Emmanuel Schmitt à droite. Karine Deshayes interprétera Carmen à l'Opéra en décembre prochain, sous la baguette de Philippe Jordan. Cependant, nous ne la reverrons pas car elle partage les représentations avec Anna Caterina Antonacci, et c'est cette dernière que nous entendrons le 7 décembre prochain. Nous ne manquerons pas d'en rendre compte à nos lecteurs.

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:11

Noue poursuivons avec ce billet la relation de nos visites des expositions de la saison, espérant qu'elles donneront à certains de nos lecteurs et amis l'envie de venir profiter de nos abonnements...

Lundi dernier, la matinée pluvieuse nous a conduits au Musée du Luxembourg.

SCAN0126.JPG

La plaquette de l'exposition en constitue une excellente introduction :

TEXTE.jpg

Contrairement à l'usage dans les expositions temporaires, il était permis de photographier la plupart des oeuvres : aussi laisserons nous au lecteur le loisir de découvrir une sélection des oeuvres prises en situation à l'aide de notre fidèle iPhone, et d'essayer lui-même de mettre un nom d'auteur sur chaque image, avec parfois des surprises, pour des oeuvres un peu atypiques.

image image 10

image 11 image 12

image 5 image 2

image 14 image 13

image 9 image 6

image 1 image 4

image 16 image 15


image 8 image 7

Le lecteur aura reconnu, dans le désordre, Pissaro, Valloton, Marquet, Renoir, Modigliani, Van Dongen, Dufy, Camoin, Bonnard, Monet, Manguin.

Pour finir, une aquarelle de Robert Frémond représentant les collectionneurs à l'origine de cette exposition.

image 3

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 06:25

Pour marquer la rentrée "parisienne" de ce blog, nous rendons compte aujourd'hui de notre visite à une exposition tout à fait originale de la Fondation Cartier pour l'art contemporain.

Nous l'avons vue il y a déjà quelque temps, mais il reste au lecteur intéressé jusqu'au 21 octobre pour visiter cette étrange réunion d'oeuvres de plus de 50 artistes du monde entier, peintres, sculpteurs, dessinateurs et cinéastes, qu'on pourrait considérer, dans le classement implicite de nos usages culturels, comme "naïfs", car aucun n'était au départ artiste "de métier" ni de formation.

image 8

Le bâtiment de la Fondation Cartier, oeuvre de Jean Nouvel où cette institution est installée depuis 1994 fournit à cette expo, comme à toutes celles que nous avons eu le loisir d'y voir, un cadre toujours aussi magique. Nous reproduisons quelques photos donnant une idée de l'"accrochage", extraites du site de l'exposition (Photos © Olivier Ouadah)

6998174f76301c4fdee8de780f2390b33cb94415 7505f830164f13d71779670f4eb51e25a0c3bf11

7a62d27db2fac71e40b9b611b832faf3f0abdd80 690b4a414bb0580167196ed9038ffb71333bea7d

32b456536a33ea1187346a56bbf9e392b30106a1 52a354dcfc247469c80be4bc70bf223203fd80f6

8346bd2533ece57a6d59abe7c3bd335ee9225ba1 feedd0a9bcf9efcdeedb5c15f997b22676649f90

Après l'expo, nous conseillons au visiteur de faire un tour dans le jardin qui entoure le bâtiment et d'y prendre un café assis sur les gradins de l'amphithéatre de verdure ou sur les fauteuils monstrueux et incongrus qui le parsèment.

image-copie-1 image 1

image 2 image 3

image 4 image 5

image 6 image 7

Pour préparer votre visite, ou simplement avoir un aperçu des oeuvres elles-mêmes, le lecteur est convié à visiter le site de la fondation (lien).

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article
16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 17:43

Le poids de la rentrée, même pour un retraité - rentrée des petits enfants, reprises des audiences à la Cour naionale du droit d'asile, révisions de chinois pour être au top le 30 septembre et entrer en deuxième année la tête haute - a conduit l'auteur du blog à différer la mise en ligne d'un article suscité par la suite de notre visite à Saintes : remontant vers Paris à travers la Saintonge, nous avons passé un moment à Aulnay où nous tenions à revoir l'église Saint-Pierre, une pure merveille de l'art roman, située très à l'écart du bourg, au milieu de l'enclos d'un vieux cimetière, et très peu signalée.

Dossier2 1722

Construite entre 1120 et 1140, elle figure pourtant sur la première liste des 934 monuments historiques dressée en 1840 sous la direction de Prosper Mérimée. Plus récemment, elle a été inscrite en 1998 par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, au titre des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France, avec 70 autres égises, cathédrales, ponts ou hotels de pélerins.

Dossier2 1728 Dossier2 1734

Une fois passé le portail central de la façade Ouest, on découvre une nef à trois vaisseaux toute d'élégance et de simplicité.

Dossier2 1731 Dossier2 1730

Une coupole surmonte la croisée du transept ; la décoration luxuriante des chapiteaux contraste avec la sobriété générale du décor.

Dossier2 1746 Dossier2 1753

Mais autant que l'intérieur de l'édifice, nous avons été séduits, comme la première fois où nous y étions arrêtés un peu par hasard lors d'un séjour en famille près de Poitiers, par la quiétude de ce lieu parsemé de curieuses pierres tombales en forme de sarcophage, où chaque endroit offre une vue différente, mais toujours aussi belle. 

Dossier2 1752 Dossier2 1745

Le portail Sud est lui aussi en tout point remarquable. L'ordonnance des fenêtres latérales saisit par sa beauté.

Dossier2 1743 Dossier2 1755

Tout en impressions, cet article laissera sans doute sur sa faim le lecteur friand de détails sur la décoration si riche de cet édifice, comme en témoigne le détail ci-dessous de la facade Ouest. Aussi le convions-nous à se reporter à l'article très détaillé qui lui est consacré par Wikipedia (voir ce lien)

Dossier2 1757

Repost 0
Published by japprendslechinois - dans Au fil de l'eau
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Michel
  • : De tout un peu, au quotidien : l'apprentissage de la langue et de l'écriture chinoise, s'il reste un but de l'auteur, est désormais bien loin des sujets abordés...
  • Contact

Recherche