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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 17:54

Merveilleuse soirée lundi 5 mars sous les ors de la salle Favart, à l'Opéra-comique.Dossier-1-1438.JPGDossier-1-1439.JPG

William Christie et les Arts Florissants redonnent pendant quatre jours la production de Didon et Enee de Purcell. Cette mise en scène de Deborah Warner avait déjà été présentée à l'automne 2006 : je l'avais vue à la télévision et quand j'ai entendu la semaine dernière qu'elle était redonnée, l'idée de la voir in vivo m'a enthousiasmé et j'ai eu la chance de trouver sur Internet deux places, sans doute un désistement de dernière minute, car toutes les autres séances étaient complètes...

La salle est relativement petite, nos loges de face ne donnaient pas l'impression d'être très éloigné de la scène.

 

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Après une heure dix de pur bonheur, dont voici un lien pour en apprécier le final sur YouTube, sur la même scène avec les mêmes artistes en 2006, notamment Malena Ernman en Dido. Seul l'interprète d'Enée avait changé, Christopher Maltman ayant cédé sa place à Nicolay Borchev. Ci-dessous l'ovation de lundi soir - aussi méritée que sur la vidéo de 2006.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 18:26

Par ce samedi après-midi, une promenade à pied jusqu'au parc départemental de la Roseraie de L"Haÿ-les-Roses : le parc n'est qu'à 2,8 km, mais en allongeant la ballade au retour pour faire de l'exercice, on arrive à faire 7.7 km, comme l'indique le logiciel Runtastic, qui permet sur l'iPhone de mesurer la distance parcourue - entre autres statistiques que j'épargnerai au lecteur.

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La roseraie de l'Haÿ-les-Roses est due à Jules Gravereaux (1844-1916).

Rentré à 12 ans en apprentissage chez un bonnetier de la rue du Bac, il travailla à 14 ans à la mercerie des Boucicaut, puis les suivit dans l'aventure de la montée en puissance du Bon Marché (passé d'un chiffre d'affaires de 500 000 francs, une surface de 300 m2 et 12 employés en 1852 à 72 millions, 50 000 m2 et 1 788 employés en 1877 !).

De simple vendeur en 1864, il devient chef de rayon et est "intéressé" à partir de 1874 aux résultats de l'entreprise, puis "associé commanditaire" à la mort en 1877 d'Aristide Boucicaut, lorsque sa femme Marguerite transforme la société en coopérative.  A la mort de cette dernière, qui lègue ses parts aux employés en fonction de leur ancienneté, sa participation s'accroît encore.

Jules Gravereaux prend alors sa retraite en 1888, à 44 ans, à la tête d'une importante fortune.

Il achète en 1892 une très belle propriété à L'Haÿ - qui ne deviendra L'Haÿ-les-Roses qu'en 1914 grâce à lui. Il crée en effet en 1899 dans son parc, avec l'aide de l'architecte-paysagiste Edouard André, ce qui est considéré comme la première roseraie digne de ce nom.

Son hobby de retraité lui valut une notabilité remarquable : il participa à la reconstitution de la collection de roses de Joséphine de Bauharnais à la Malmaison, fut à l'origine de la création de la roseraie de Bagatelle et de celle de l'Elysée.

La propriété fut achetée en 1937 par le département de la Seine qui commença à remettre en état la roseraie qui avait un peu périclité depuis la mort de son fondateur. Elle fut dévolue au département du Val-de-Marne en 1968 lors de la création des nouveaux départements de l'Île-de-France. L'ancienne demeure des Gravereaux est actuellement la résidence du sous-préfet de L'Haÿ-les Roses.

Le lecteur intéressé trouvera ici un lien vers la site de la Roseraie.

La roseraie ne rouvrira ses portes que le 4 mai prochain, aussi les photos qui suivent datent d'il y a quelques années...

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      Un des monuments importants de L'Haÿ est la fontaine Bronzac, du nom de Pierre Bronzac (1787-1870), maire de la commune de 1829 à 1851. Inaugurée en 1832, elle a enfin permis aux habitants un accès direct à l'eau potable, qui y faisait cruellement défaut alors même que coulait sous leurs pieds depuis des siècles, dans les aqueducs qui s'y sont succédés (voir le  billet du 2 mars) l'eau destinée aux Parisiens...Iphone 766Iphone 765

Pour terminer, il est demandé au lecteur une pensée pour les défenseurs de Paris tombés en 1870 à la bataille qui s'y est déroulée, et n'a pas laissé grande trace dans les livres d'histoire...

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 00:17

Au fond de mon jardin, j'ai pour voisin la ville de Paris, ou plutôt sa régie municipale Eau de Paris.

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Il s'agit, sur ces photos prises à huit ans d'écart, de l'aqueduc de la Vanne, construit sous Napoléon III par Eugène Belgrand, ingénieur des Ponts et Chaussées qui était un des principaux collaborateurs du baron Haussmann et le fondateur de ce qui est à présent devenu le service des eaux de Paris, rentré récemment dans le giron public après un épisode de sous-traitance à laquelle la gestion mmunicipale actuelle a mis fin récemment.

On aura ci-dessous une vue plus complète de la dernière partie aérienne de l'aqueduc en région parisienne, à laquelle appartient le mur au fond de mon jardin.

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Cette partie permet de franchir la vallée de la Bièvre entre Arcueil et Cachan. Elle a plus d'un kilomètre de long, culmine à 38 mètres et comporte 77 arcades dont certaines s'appuient sur un un aqueduc plus ancien (au centre de la photo). Ce dernier, en pierre de taille, a été édifié sur ordre de Marie de Médicis à partir de 1613 pour alimenter son château et le jardin du Luxembourg.

Comme on le voit sur ce schéma, l'aqueduc de la Vanne conduit sur 136 km à partir du système de captation l'eau des sources de la Vanne au réservoir de Montsouris.

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J'espère que le lecteur appréciera cet hommage à l'une des plus saines des boissons, qui tranche un peu avec la tonalité générale du blog, qui avait jusqu'à présent rendu plus hommage à la plus saine de toutes, selon Pasteur...

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 12:21

Peu d'activité ces jours derniers sur le blog, pour cause de vacances scolaires : nos activités de retraite consistent aussi à aérer nos petits-enfants pendant ces périodes et nous avons pris la route de Bretagne avec trois d'entre eux.

C'est l'occasion de partager quelques vues de l'Aber Wrac'h à marée basse, dans la lumière particulière de l'hiver, la Baie des Anges et les balises d' entrée du port, avec au fond le phare de l'Île Vierge.P1040206.JPGP1040200.JPG

La marée basse est mise à profit par les ostreïculteurs pour travailler sur les parcs.

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Et pour mieux faire connaître au lecteur les beaux paysages de cette extrémité de France où nous nous plaisons tant à séjourner, d'autres vues des parcs avec en arrière-plan sur l'une le Fort Cézon, ancienne forteresse de Vauban qui défendait l'entrée de l'Aber et sur l'autre le phare de l'Île Wrac'h et celui de l'Île Vierge.

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:12

En me rendant mardi dernier à une séance des cafés de la statistique, j'y ai retrouvé comme d'habitude beaucoup d'anciens collègues, et en particulier Michel Dollé, auprès duquel j'ai eu le plaisir de travailler de 1984 à 1989 au service statistique du ministère de l'Industrie, qu'il dirigeait à l'époque.

Aussi je ne parlerai pas aujourd'hui du sujet abordé à cette soirée au Café du Pont-Neuf, malgré tout son intérêt - le lecteur resté sur sa faim pourra d'ici quelque temps en lire la compte-rendu sur le site de la SFdS!

Je consacrerai ce billet à faire un peu de promotion - par amitié et pour son intérêt intrinsèque - pour l'ouvrage que vient de sortir Michel Dollé :

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Ce livre s’inscrit dans la prolongation des analyses des politiques familiales et éducatives formulées dans le livre, à portée plus générale, « Investir dans le social » que Jacques Delors et Michel Dollé avaient publié en 2009 chez Odile Jacob.

En cliquant sur la couverture, vous pouvez le commander directement chez Amazon, mais ce sera sûrement mieux pour l'environnement et la défense du petit commerce si vous passez l'acheter chez le libraire du coin de la rue.

Je reproduis ci-dessous la présentation qu'en fait l'auteur lui-même sous l'abri d'une référence d'Erasme dans l'Eloge de la Folie :

 « Utilisant un vieux proverbe de plus, je déclare qu’on a raison de se louer soi-même quand on ne trouve personne pour le faire ».

 

 

 

 

Nous sommes dans une situation paradoxale. La France est un des pays qui consacre le plus de fonds publics aux politiques concernant l’enfant jusqu’à sa majorité : politiques de soutien au revenu des familles, politiques d’accueil du petit enfant, et politiques de l’éducation. Et pourtant, les résultats ne sont pas à la hauteur de ces efforts, qu’il s’agisse du bien-être des enfants –par exemple le taux de pauvreté des enfants est plus élevé que dans l’ensemble de la population- ou qu’il s’agisse de leur « bien-devenir » : importance de l’échec scolaire, faiblesse des scores moyens des élèves français dans les tests internationaux, difficultés de l’insertion économique et sociale des jeunes conduisant à pessimisme record sur leur avenir et sur la société, etc. Surtout, la reproduction intergénérationnelle des positions sociales est considérable. En particulier, l’influence des inégalités sociales sur les inégalités de performances scolaires est forte. Plutôt que de s’approcher de l’idéal républicain de l’égalité des chances, nous pratiquons « la pauvreté en héritage » pour reprendre le titre d’un livre de Martin Hirsch.

Ce constat appelle à une révision en profondeur des orientations des politiques publiques concernées : politiques familiales, politiques de l’enfance et politiques éducatives. En profondeur car les décennies passées ont montré l’insuffisance de réformes partielles qui se succèdent et se contredisent parfois, tant dans le domaine de l’éducation que des politiques familiales.

Une des particularités du livre est de mettre au centre de l’analyse et des propositions le « point de vue de l’enfant ». Les orientations de nos politiques concernant l’enfance sont bien souvent d’une origine très ancienne et n’ont évolué qu’à la marge. Sont-elles adaptées aux transformations des conditions socio-économiques dans lesquelles grandissent les enfants et aux défis qu’ils auront à affronter à l’âge adulte ? Ne méritent-elles pas d’être réévaluées au regard des nouvelles connaissances scientifiques sur les processus de développement de l’enfant (neurosciences, psychologie, sociologie) ? Enfin, quels critères de justice sociale doivent s’appliquer pour orienter les efforts publics en faveur des enfants et de leur famille ? Après avoir abordé ces questions, l’ouvrage examine plus particulièrement le cas des enfants dont les conditions sociales et culturelles font peser un risque sur leur développement (enfants pauvres, enfants issus de l’immigration, enfance en danger). Ces « enfants vulnérables » doivent faire l’objet d’une attention particulière dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques.

Les derniers chapitres formulent des propositions dans les trois domaines, étroitement imbriqués, de l’accueil du jeune enfant, de la politique éducative et enfin des politiques de soutien au revenu des familles.



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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 22:18

C'est une artiste contemporaine qui a aujourd'hui les honneurs de ce blog, à l'occasion de la confection d'un repas à la maison. En effet, nous nous sommes enfin décidés à utiliser pour cuire un poulet le cadeau que nous avait fait il y a plus de dix ans, quand nous avons pendu la crémaillère dans notre nouvelle maison, notre amie Christine G.

Tout d'abord, quelques images de l'opération :

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Le moelleux de la chair délicatement parfumée aux petits légumes qui ont mijoté dans la terre avec l'animal a comblé les convives et nous a convaincu que la poterie et l'art culinaire pouvaient se marier harmonieusement, et l'oeuvre que nous n'avions jamais osé confronter à son usage domestique a gardé sa beauté.

Il faut dire qu'entretemps, nous avions fait grâce à Christine G. la connaissance de son auteur, Geneviève Chevallier, qui depuis a acquis une notoriété méritée (voir son site en suivant ce lien).

C'était lors d'un week-end de juin 2003. Christine et Maurice G nous avait invités dans leur propriété de Touraine où ils accueillaient Geneviève Chevallier pour confectionner dans le vaste parc, sans incommoder le voisinage, quelques pièces de céramique raku.

Dossier-1 3457Avant la cuisson.

 

 

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Après la cuisson, à près de 1000°, les pièces subissent l'enfumage des parties non émaillées et le craquelage des parties émaillées :

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pour donner, au final, des objets à la beauté irréelle :

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 18:53

Depuis ma retraite, je retourne de temps en temps sur les bancs de mon ancienne Ecole, pour y suivre avec quelques anciens de tous âges des cours d'une nature un peu particulière.

Ils sont donnés par Bernard Burtschy, certes professeur de statistiques à l'école mais surtout critique oenophile distingué (voir ce lien).

Quelques images de la dernière séances, le 17 janvier dernier :

Exposé magistral :

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Débouchage par les animateurs du Club :

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L'assistance studieuse :

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 09:21

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Chaque année, quelques jours après la Saint-Vncent a lieu dans un village du Jura la percée du vin jaune, marquant la fin d'une vinification de six ans pour ce vin si particulier. Cet événement se produisait cette année dans le village de nos amis J... qui ont eu la gentillesse de nous y inviter.

Le samedi matin, le village encore désert mais décoré attendait la foule des visiteurs :

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Comme à l'accoutumée, le programme était très dense

Percée RPercée V

et les animations variées,

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culminant avec le cortège se dirigeant le dimanche matin vers le lieu de la percée :

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Il est question de ne plus organiser la percée, à l'avenir, que dans des localités importantes : espérons qu'on saura conserver à cette manifestation unique son caractère si attachant...

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 21:44

cezanne-et-parisMa nouvelle carte Sesame+ m'a permis de voir plusieurs fois, et de faire visiter aux amis de passage la très belle exposition organisée par la Réunion des musées nationaux au Musée du Luxembourg, qui comme le jardin du même nom dépend du Sénat.

Les lecteurs qui souhaiteraient en savoir plus trouveront en cliquant sur l'affiche une description assez complète de la thématique de l'exposition et des oeuvres présentées.

Ceux qui me connaissent et souhaitent la visiter en ma compagnie - gratuitement et sans faire la queue - avant sa fermeture le 26 février sont invités à se faire connaître au plus tôt !

Je ne sais pas si cette prise en main des expositions au Luxembourg par la RMN est pérenne, mais j'ai été très agréablement impressionné par rapport aux souvenirs lointains que j'avais d'exposition anciennes dans ces locaux, au caractère plus commercial.

CI-dessous, nous reproduisons quelques affiches d'expositions tenues dans ces mêmes locaux il y a quelques années.

Titien2Titien

AUtoportraitsBoticelliPhilipsEnvolée LyriqueModiglianiVéronèse

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:12

Deux conférences intéressantes ce lundi de janvier.

La première, un peu par hasard : dimanche matin, au moment où je sortais de la boulangerie avec mes deux "Campaillettes" chaudes et croustillantes, un militant d'Europe-Écologie les Verts me tend un tract (de petit format, en noir et blanc, sans photo comme il se doit pour des "écolos") : une invitation à assister le lendemain matin à 9 heures, dans une salle de la municipalité, à une colloque organisé par EELV, en présence d'Eva Joly et Cécile Duflot, entre autres, sur le logement.

Il faut dire que notre maire, animateur d'un petit parti de gauche "non-aligné" avec quelques autres maires d'anciennes municipalités historiquement communistes du département, s'est converti depuis les dernières élections cantonales à EELV, ce qui m'avait surpris un peu car jusqu'à présent, si la majorité municipale comportait ce groupe (Entente citoyenne), le PS et le PC, les Verts n'y semblaient pas accueillis à bras ouverts...

La froidure du lundi matin n'étant pas favorable à notre ballade habituelle au Parc de Sceaux, nous nous sommes retrouvés au chaud vers 9H-9H et demie à cette convention dont le lecteur pourra prendre connaissance du programme ci-dessous, en cliquant sur chaque page pour l'agrandir.

Convention logement VConvention logement R

Venu sans trop de conviction, j'ai été séduit par le sérieux et l'enthousiasme des intervenants, pas tous militants à EELV mais tous engagés dans la lutte contre le mal-logement, et en premier lieu la difficulté même de trouver un logement pour nombre de nos concitoyens : enfin un "vrai" sujet de campagne, quand nous voyons dans notre famille même, la disproportion du coût du logement en région parisienne avec les revenus des jeunes...

Bien que partisan du vote "utile" dès le premier tour, j'espère que les autres candidats s'exprimeront aussi sur ce vrai sujet de société.

Je n'ai pu rester jusqu'à l'arrivée d'Eva Joly en fin de matinée, pris par le déjeuner mensuel avec mes anciens collègues dans une brasserie de Montparnasse, mais j'y suis allé à pied depuis la conférence, pris par la ferveur écologique du moment...

Le soir, conférence à l’École Militaire, prévue elle depuis beaucoup plus longtemps car il faut montrer "patte blanche" à l'entrée :

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L'intervenant, Pierre Hassner est encore un philosophe à l'origine, comme les intervenants des deux derniers "lundi" auxquels j'avais assisté (Monique Castillo et Frédéric Gros - on trouvera ici un lien vers les vidéos de leurs interventions, précédées des introductions toujours pertinentes de l'amiral Laborde).

Né roumain en 1933, émigré avec ses parents en France en 1948 à l'âge de 15 ans, il a intégré l’École normale supérieure rue d'Ulm où il a été l'élève de Raymond Aron : une personnalité attachante qui a suscité chez ses auditeurs un réflexion en profondeur sur le contexte géopolitique global, à l'aube de cette année pleine de rendez-vous cruciaux.

Il y a certes les élections prévues en France et aux États-Unis. Mais aussi la Russie où même si l'élection de Poutine, honnêtement ou non, ne fait guère de doute, les derniers évènements peuvent changer son comportement intérieur et extérieur ; quant à la Chine, même s'il n'y a pas d'élections, le renouvellement de la presque totalité des dirigeants du pays et du parti est prévu, et les grandes manœuvres ont commencé...

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