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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 23:04
Chefs d'œuvre de Budapest

Le célèbre musée de Budapest Szépmuvészeti Múzeum étant en cours de rénovation, le musée du Luxembourg accueille ce printemps à Paris quelques œuvres de sa collection et de la Galerie Nationale Hongroise. De la sculpture médiévale au symbolisme et à l’expressionnisme, l’exposition rassemble quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin, Kokoschka (…) et une dizaine d’oeuvres emblématiques de l’art hongrois offrant une perspective inattendue sur l’art européen.

Elle s'ouvre sur quelques belles œuvres de la fin du Moyen Âge, comme ces sculptures hongroises de vierge à l'enfant et des rois chevaliers Saint Étienne et Saint Ladislas.

Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest

Les peintures exposées dans cette section sont d'origine italienne, illustrant le rôle actif joué par le roi Matthias Corvin (1458-1490) dans l'importation en Hongrie des formes nouvelles de la la première Renaissance italienne.

Chefs d'œuvre de Budapest
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Les tableaux de la Renaissance germanique sont remarquables : Dürer, Cranach, Altdorfer, ou les dessins animaliers de Hans Hoffman.

Chefs d'œuvre de Budapest
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Chefs d'œuvre de Budapest
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Dans la section du Cinquecento, Marco Basaiti, Giovanni Antonio, Jacopo Bassano...

Chefs d'œuvre de Budapest
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...et dans la section suivante Un nouvel élan religieux, ce Christ de Véronèse, des Greco comme on n'en voit qu'en Espagne, Gentileschi, Johan Liss, Karel Dujardin, et le Saint Jacques de Tiepolo.

Chefs d'œuvre de Budapest
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Dans la section L'âge d'or hollandais, un portrait d'homme de Frans Hals, une étude de maison par Rembrandt, un intérieur de Pieter de Hooch, une opulente nature morte de Heda.

Chefs d'œuvre de Budapest
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Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest

La section Caractères présente des œuvres diverses censées faire dialoguer des visages : une Jeune fille endormie dont l'attribution résiste à l'analyse, un portrait par Goya, la Dame à l'éventail d'Edouard Manet, une Etude de tête d'homme par Rubens, deux Têtes de caractères de Messerschmidt.

Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest
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Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest

Dans la section La nouvelle peinture, deux beaux Monet, un Gauguin, un Cézanne,...

Chefs d'œuvre de Budapest
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...et des peintres hongrois comme Mihaly Munkacsy (Etude pour le Mont-de-Piété), Karoly Ferenczy (La femme peintre) Pal Szinyei Merse (L'alouette).

Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest
Chefs d'œuvre de Budapest

L'exposition se termine avec une section Symbolisme et modernité où se côtoient des œuvres d'artistes hongrois et étrangers : outre le La femme à la cage de Jozsef Rippl Ronai (1892) de l'affiche de l'exposition, on y trouve la Véronique et le voile de la Sainte Face d'Oskar Kokoschka, le Printemps de Franz von Stuck, une Madeleine de Puvis de Chavannes, l'Âge d'or de Janos Vaszary, une Femme assise d'Egon Schiele, La Nouvelle Eve et Le Nouvel Adam de Sandor Bortnyik...

Chefs d'œuvre de Budapest
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...et, côté sculptures, des Sirènes de Rodin et un Jeune homme (1919) de Beni Ferenczy, le fils du peintre Karoly.

Chefs d'œuvre de Budapest
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:00
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

Au risque de lasser le lecteur, nous ne pouvons mettre fin à la chronique de notre remontée de la Tamise sans consacrer encore un billet à la charmante cité de Henley, capitale mondiale des sports de rame, illustrée ici par Raoul Dufy dans une aquarelle présentée au musée local.
Quittant notre amarrage dès le matin, croisant toujours des demeures imposantes, de plus ou moins bon goût, des animaux variés - pas toujours des palmipèdes - et d'improbables esquifs, la partie gauche du fleuve commence à se couvrir des rameurs - ou plutôt de rameuses, annonçant l'arrivée sur Henley.

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

Longeant les entrainements et compétitions, déjà très animés ce vendredi, nous traversons la cité...

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

...et amarrons la péniche un peu en amont, le long d'une promenade qui nous ramène au centre.

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

Henley possède un musée consacré à la Tamise et aux sports de rame. Une partie spécialement dédiée aux enfants retrace les aventures des personnages animaliers du roman "Le vent dans les saules" The Wind in the Willows, de Kenneth Grahame, grand classique de la littérature enfantine publié en 1908 et dont l'action se déroule au bord de la Tamise.

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

La partie consacrée aux sports de rame est très riche et intéressante, tournée à la fois vers l'olympisme et la vie sociale des régates de Henley.

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

Comme dans tous les musées, des groupes d'élèves. Dans la partie consacrée à la Tamise, la livrée traditionnelle des Royal Watermen, qui escortent encore aujourd'hui la reine dans ses déplacements officiels sur la Tamise, ou même en carrosse dans les grandes occasions...

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

La ville de Henley comporte une artère principale qui monte de la Tamise au vieil hôtel de ville en passant par l'église, de vieilles maisons élisabéthaines (la première du nom...), d'anciennes brasseries...

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames

Pour conclure, une dernière famille de palmipèdes : nous nous sommes bien gardés d'approcher le nid de cygnes, ne voulant pas nous exposer à commettre une criminal offence...

Sur la Tamise (III), Henley on Thames
Sur la Tamise (III), Henley on Thames
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 15:04

Nous poursuivons notre remontée de la Tamise à bord de la péniche de nos amis.
Laissant derrière nous Windsor, nous abordons la première écluse, Boveney Lock ; toujours de très belles demeures au bord du fleuve, de plus en plus imposantes semble-t-il, avec le bateau à l'embarcadère ou mieux dans une boat-house assortie.

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

De nombreux pêcheurs également, des marques de crue au bord d'une écluse (à l'intention de certains lecteurs récemment éprouvés par la crue de la Seine), les anciens studios Bray qui ont vu le tournage de certaines scènes d'Alien ou celui de The Rocky Horror Picture Show et sont à présent menacés de destruction par un promoteur immobilier.

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

Après la traversée de Maidenhead, puis d'une écluse particulièrement active, nous apercevons le but de l'excursion du deuxième jour, le château de Cliveden qui domine la Tamise.

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

Après avoir garé la péniche au bord du sentier de randonnée qui y mène, nous suivons ce dernier - orné d'une reproduction de l'époque où les berges de la Tamise étaient moins boisés - en laissant de côté des vestiges de l'ancien embarcadère du château et des cottages qui en dépendaient, comme celui du docteur Ward, célèbre protagoniste du scandale Profumo dans les années 60...

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

...pour atteindre la pelouse monumentale qui s'étend devant l'imposante bâtisse.

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

Le premier château fut construit en 1666 par George Villiers, 2ème duc de Buckhingam, puis passa de main en main, avec quelques avatars architecturaux - perte des deux étages supérieurs du bâtiment principal, ajout d'ailes, d'un château d'eau, incendies et reconstructions... jusqu'à la famille Astor, dernier propriétaire privé. Le domaine est à présent la propriété du National Trust, qui le loue à un groupe hôtelier de luxe.

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

Dans les dépendances, au-delà de la monumentale fontaine qui clôt la perspective principale de l'entrée de l'hôtel-château, un lévrier qui fait la sieste (pour nos lectrices amies de bêtes), et un Water Garden avec une pagode pour faire référence au titre de ce blog.

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

En redescendant vers le bateau, des paysages très bucoliques et toujours des palmipèdes...

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden

Nous mouillerons pour la nuit en campagne, après ce beau village et cette église à la tour normande qui semble veiller au bord du fleuve depuis des siècles...(à suivre)

Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
Sur la Tamise (II), de Windsor à Cliveden
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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 13:32
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Le blog vous invite aujourd'hui à remonter la Tamise, comme nous l'avons fait sur la péniche de nos bons amis pendant ces derniers jours. Nous les avons rejoints à Staines où, sous un soleil très britannique, elle était amarrée face au Swan, un vieil hôtel, et avons pris nos quartiers à bord avant de commencer la remontée

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Après quelque miles de navigation, la première écluse se présente. Elle est en libre service, aussi faut-il s'amarrer en aval et aller la vider pour y entrer.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Sur notre chemin, d'autres péniches, souvent étroites à la forme caractéristique, une péniche à voile, d'une modèle aujourd'hui à peu près disparu, des bateaux promenade avec des excursionnistes...Sur la prairie de Runnymede, face à l'île où fut signée en 1215 la Magna Carta, arrachée à Jean-sans-Terre par les barons, on aperçoit le mémorial édifié en 1957 par l'American Bar Association.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Beaucoup de palmipèdes également sur notre chemin, avant d'atteindre la vielle écluse de Windsor.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Un peu plus loin, la Tamise longe, sur la rive droite, le grand parc du château de Windsor, dont l'imposante silhouette se profile au loin.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Il ne reste qu'à passer l'écluse de Romney pour atteindre Windsor. Le pavillon royal qui flotte sur la tour du château nous indique que la reine y séjourne actuellement, probablement à l'occasion des courses du Royal Ascot. Nous mouillons pour la nuit près du pont, entourés par les cygnes.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

La cité de Windsor semble tout entière structurée autour du château, y compris l'ancienne gare royale, avec sa reproduction de la locomotive qui tractait le train de Victoria.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

En traversant le vieux pont, on arrive à Eton, toute tournée, elle, vers le fameux College, avec ses vieilles maisons, ses librairies, ses boutiques de tailleurs spécialisés dans les uniformes des pensionnaires.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

Au bout de la rue, le College avec sa chapelle, entouré de boarding houses.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor

De retour vers le bateau, on aperçoit depuis la rive "etonienne" ce dernier au pied du château de Windsor, prêt à partir le lendemain matin pour de nouvelles découvertes.

Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
Sur la Tamise, de Staines à Windsor
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 19:07
Paris au printemps

La période des examens est terminée, les heureux lauréats comme l'auteur, désormais diplômé en chinois - à un modeste niveau encore mais par une institution prestigieuse - peuvent profiter du printemps qui semble à présent régner à Paris après les inondations...

Après avoir dépassé les pompiers de la brigade fluviale occupés à nettoyer et faire sécher le matériel entreposé dans leurs locaux submergés...

Paris au printemps
Paris au printemps

...on découvre la passerelle des Arts débarrassée des cadenas qui en étaient venus à la défigurer et désormais munie de rambardes vitrées aux lignes épurées qui en empêcheront le retour. Sur la passerelle, une exposition très bien mise en scène de sculptures de Daniel Hourdé.

Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps

Les statues de bronze de l'artiste, comme Colin-maillard (2008) qui ouvre l'expo côté rive gauche sont mises en scène avec des œuvres récentes en acier poli comme cet arbre de 2016.

Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps

Ce scénario se retrouve dans chaque groupe de statues tout au long du pont, ainsi...

Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps

...ou encore...

Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps

L'exposition n'empêche pas les jeunes mariés venus de Chine (encore une allusion au titre du blog) de se mettre en scène dans le cadre romantique...

Paris au printemps
Paris au printemps

Un dernier regard sur la passerelle avant de traverser le quai...

Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps

...pour se rendre dans la cour carrée du Louvre où se dresse un étrange édicule, installation d'Éva Jospin inspirée des panoramas en vogue au XVIIIème siècle en écho à l'exposition consacrée par le Musée au peintre Hubert Robert.

Paris au printemps
Paris au printemps

En pénétrant dans l'édifice, on débouche sur un alignement circulaire de troncs, de branches et de rochers, trompe-l'œil en carton, matériau de prédilection de la plasticienne.

Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps
Paris au printemps

Le reflet des façades de la Cour carrée sur les parois extérieures en acier poli de l'installation en fait aussi l'intérêt.

Paris au printemps
Paris au printemps

Un regard enfin sur l'installation qui fait le buzz, l'escamotage par anamorphose de la pyramide de Pei par JR...

Paris au printemps
Paris au printemps

...avant de traverser les Tuileries pour voir à l'Orangerie une des plus belles expositions de la saison, Apollinaire : le regard du poète.

Les photos n'y étant pas permises, il n'en sera pas rendu compte dans ce blog mais cela n'empêche pas de la recommander chaudement au lecteur.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 14:54
La Terre, le Feu, l'Esprit

Cette exposition au titre un peu pompeux - mais le sous-titre Chefs-d'œuvre de la céramique coréenne vient en expliciter le propos - est d'une très belle et reposante simplicité. Elle permet de découvrir un art longtemps méconnu en France, car les céramiques coréennes, du fait de la fermeture du pays à partir du 16ème siècle, ne s'exportaient pas, contrairement à celles de Chine et du Japon : il a fallu attendre les années 1880 pour qu'elles commencent à entrer dans les collections françaises comme le musée de Sèvres ou le musée Guimet, et surtout l'exposition universelle de 1900 à Paris à laquelle la Corée participait. Depuis que la Corée du Sud est devenue une puissance industrielle majeure, l'art et les artistes coréens jouissent d'une plus grande notoriété.

Culture ancestrale et poterie

​Les plus anciennes pièces présentées sont des poteries tendres, s'étageant entre le néolithique et l'âge de fer. Mais à partir de la période des Trois Royaumes (57 av. JC-668) les températures de cuisson dépassent les 1000°C.

La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit

Des formes et des couleurs tout en élégance : le céladon de Goryeo

Produit pour la première fois au Xème siècle après l'importation de techniques chinoises, le céladon de Corée prit son propre essor et sa glaçure couleur de jade fut bientôt considérée comme la meilleure en Asie, selon les archives de la dynastie Song en Chine.

La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
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La Terre, le Feu, l'Esprit
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Modération et libération : le buncheong

Le buncheong est un type de céramique propre à la Corée, intermédiaire entre céladon et porcelaine blanche, formant un pont entre le céladon d'époque Goryeo et la porcelaine blanche de l'époque Joseon. Bien que sa production occupe une période relativement courte, environ 200 ans, le buncheong présente toujours un grand intérêt.

La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit

Petit clin d'œil en relation - une fois n'est pas coutume - avec le titre de ce blog, deux pages d'écriture chinoise, extraites de deux cérémoniaux datant respectivement du 18ème et du 19ème siècle. L'écriture coréenne actuelle, le hangeul, est un alpha-syllabaire créé vers 1443 sous Sejong le Grand, mais interdit à partir de 1504 par son successeur Yeonsangun au profit des hanja - appellation en coréen des caractères chinois. L'alphabet hangeul - car il ne s'agit pas d'idéogrammes comme les hanja - n'a été réhabilité qu'en 1894 et officialisé à la fin de la Deuxième guerre mondiale. Dommage pour l'auteur du blog, qui bien que ne comprenant pas le coréen, est capable de déchiffrer peu ou prou ces cérémoniaux !

La Terre, le Feu, l'EspritLa Terre, le Feu, l'Esprit

Avant de passer à la porcelaine blanche, plus classique, admirons encore quelques beaux specimen de buncheong...

La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
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La Terre, le Feu, l'Esprit
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La Terre, le Feu, l'Esprit
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Propriété et dignité : la porcelaine blanche

Les céramistes de l'époque Joseon, influencés par la production chinoise des Yuan et des Ming, se mirent à créer un nouveau type de porcelaine blanche et dure, qui devint immédiatement le matériau de prédilection de la Cour, puis des lettrés, formant l'aristocratie, puis des couches aisées de la population.

La Terre, le Feu, l'Esprit
La Terre, le Feu, l'Esprit
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La Terre, le Feu, l'Esprit
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L'exposition - et ce billet - se termine avec des créations qui montrent ce que peut donner la collaboration entre un céramiste traditionnel et un artiste contemporain.

Yeesookyung : Translated Vase ​(tessons de céramique, époxyde, feuilles d'or 24 cts) - 2015

La Terre, le Feu, l'Esprit

et l'œuvre magistrale de Shin Sangho, Wrap (céramique émaillée) - 2009 qui représente un autre symbole important de la tradition coréenne, le jogakbo, ou patchwork.

La Terre, le Feu, l'Esprit
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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 10:00
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu

Complétons notre billet sur le musée de Céret avec un regard sur l'exposition temporaire qu'il abrite ce printemps. Le Portugal est décidément à l'honneur cette saison (voir nos billets sur Amadeo de Souza Cardoso ) puisqu'elle est consacrée à Maria Helena Vieira da Siva, née à Lisbonne en 1908 et morte à Paris en 1992. Quand bien même elle a fait pratiquement toute sa carrière à Paris - avec un intermède au Brésil entre 1939 et 1947, avec son mari - et a été naturalisée française en 1956, elle partage avec Amadeo non seulement ses origines, mais une facilité à jouer d'un peu tous les styles en y apportant une touche très personnelle et un jeu des couleurs très attachant.

Installée à Paris dès 1928, elle y rencontre le peintre hongrois Arpad Szenes, ils se marient en 1930 et formeront tout au long de leur vie un des couples les plus célèbres de la peinture contemporaine. De cette époque, un portrait de Maria Helena par Arpad et un autoportrait.

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu

En admirant au passage la luminosité de l'architecture du musée de Céret, nous allons vers les salles consacrées aux années 30 et 40

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu

Quelques toiles d'Arpad Szenes comme ce Portrait de Maria Helena de 1940 ou Dans l'atelier de Sylvestre de 1943 mettent en parallèle le parcours des deux artistes

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu

Toujours de cette époque, des œuvres toujours figuratives et variées, parfois marqués par la nostalgie de l'exil eu Brésil comme dans Les Noyés (1943)

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu

Maria Helena sa tourne de plus en plus vers l'abstraction, tout en gardant sa palette si subtile

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
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Les grandes salles lumineuses du musée offrent un cadre idéal aux grands tableaux abstraits des années 50 et 60 de Maria Helena, à commencer par cette Fête bretonne de 1952

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
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Arrivons aux années 70 et 80, en commençant par Estuaire bleu (1974)

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
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Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu

La créativité de Maria Helena s'est exprimée jusqu'à la fin de sa vie, comme dans Voyages aux confins (1986) , au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, ou Vers la lumière (1991) , sans doute l'un de ses derniers tableaux.

Maria Helena Vieira da Silva - L'espace en jeu
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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:35
Musée d'art moderne de Céret

Une fidèle lectrice de ce blog ayant mentionné dans un commentaire le musée de Céret, il nous semble nécessaire d'évoquer cette petite sous-préfecture des Pyrénées Orientales, célèbre pour ses cerises, dont un cageot est traditionnellement offert chaque printemps au Président de la République, et pour son musée d'art moderne créé en 1950 par Pierre Brune et Frank Burty Haviland. La ville avait en effet accueilli au début du XXème siècle deux vagues successives d'artistes, ceux de Montmartre et du Bateau-Lavoir entre 1910 et 1916, puis ceux de Montparnasse et de la Ruche de 1916 à 1945. La veuve d'un collectionneur local ayant donné à la ville les tableaux achetés aux artistes de passage, l'idée est venue à ces deux artistes de faire appel à tous les artistes ayant séjourné et créé à Céret, appel couronné de succès grâce notamment à l'appui de Picasso et de Matisse. Une importante collection a pu être montée et un musée ouvert dès 1950 par la municipalité dans les locaux d'un ancien couvent. Le musée actuel résulte d'un agrandissement considérable décidé dans les année 1980, il a ouvert ses portes en 1993.

Dès l'entrée dans le boulevard qui conduit au musée, une lumière et un charme indéfinissables permettent de comprendre l'attrait que Céret a exercé sur les artistes, sans même s'aventurer dans les venelles étroites de la vielle ville, serrées autour de l'église Saint-Pierre.

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

L'entrée du musée et la montée vers l'exposition temporaire. Nous nous contenterons dans ce billet de donner un aperçu des collections permanentes...

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

A l'entrée des collections permanentes, une sculpture de Miro

Musée d'art moderne de Céret

Les tableaux représentant Céret et les environs sont variés et d'auteurs souvent peu connus, mais toujours très agréables à regarder, surtout lorsqu'on est "sur site"...

D'Auguste Herbin, cette toile de 1913 et cette aquarelle de 1923

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

André Masson (1919)

Musée d'art moderne de Céret

On retrouve les platanes du Boulevard Joffre avec Arbit Blatas, Jean Marchand et Potzno Glika

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

Des aquarelles de Max Jacob (1910) et Raoul Dufy (1940), des tableaux de Pinkus Kremegne et de Manolo Hugué

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

Picasso est très présent, avec ce portrait de Corina Pere Romeu (1902), cette Nature morte au crâne et au pichet de 1943, ou cette autre toile sur un thème voisin, dédiée spécialement au musée, ainsi que de nombreuses céramiques. Il faut savoir que le musée abrite aujourd’hui 78 pièces de Picasso dont 57 offertes par l’artiste.

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

Un dernier coup d'œil sur les collections permanentes, avec Chagall, Dufy, cet Atelier au nu de dos de Maurice Loutreuil...

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret

...et les vitrines qui abritent de nombreuses petites sculptures.

Musée d'art moderne de Céret
Musée d'art moderne de Céret
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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 14:44
Amadeo de Souza Cardoso (II)

Nous invitons le lecteur, dans ce billet, à terminer la visite, commencée dans notre dernier billet , de la rétrospective au Grand Palais de cet immense artiste portugais méconnu, Amadeo de Souza Cardoso (1887-1918). Comme le souligne Mélissa Lacoste dans un article publié par la RMN, il avait à peine trente ans quand il disparut, et c'était un artiste un peu atypique, très peu bohème : "Amadeo, issu d'une grande famille et bénéficiant des subsides de son père, apparaît en contraste avec la majorité des artistes bohèmes de l'époque, vivant souvent de manière précaire. Domingos Rebello, un artiste portugais, témoigne qu'Amadeo était celui qui, de leur groupe d'amis, « vivait dans la plus grande aisance », permettant ainsi d'établir dans son appartement un lieu de réunions et d'échanges régulier entre eux. Il change très souvent d'ateliers au cours de ses huit ans à Paris, passant du Montparnasse populaire au Quai d'Orsay plus bourgeois."

Amadeo de Souza Cardoso (II)

La section CHANSON POPULAIRE - MAISON POUPÉE - POÈME EN COULEUR est la première consacrée à l'œuvre d'Amadeo de retour au Portugal au cours de l’été 1914, retour prévu temporaire mais qui fut définitif, la guerre puis la maladie qui l'emporta l'empêchant de revenir à Paris. "Amadeo se consacre à l’exploration systématique de l’iconographie populaire, sans perdre de vue le paysage où celle-ci s’inscrit. Cette recherche se traduit dans les détails du paysage (maisons, fenêtres, cibles dans les kermesses), la représentation d’objets (poteries et poupées régionales) ou encore l’évocation d’histoires plus ou moins violentes et cruelles issues de la tradition populaire. (...) Les recherches d’Amadeo s’inscrivent aussi dans le contexte particulier de la présence du couple Delaunay dans le Portugal des années 1915-1916, et de la création de la Corporation Nouvelle." Petit clin d'œil : le pochoir avec lequel Amadeo signera la plupart des œuvres qui suivent...

Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)

Les deux sections suivantes sont intitulées TÊTE NÈGRE - PAYSAGE VERT et TÊTES OCÉAN .

​On y retrouve des affinités avec l’expressionnisme allemand et plus particulièrement avec le Blaue Reiter. Selon le dépliant, "bien que ces têtes partagent avec d’autres courants avant-gardistes une source commune, les masques africains, elles mettent en évidence une prise de distance critique par rapport au panorama artistique de l’époque, et délimitent un territoire singulier d’expérimentation."​

Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)

La section VIE DES INSTRUMENTS est un ensemble d’aquarelles autour duquel sont réunies d’autres peintures représentant des instruments de musique. Elle "repose sur le même principe de manipulation et de détournement que la série précédente des masques. Le violon ou la guitare, éléments de base des expériences cubistes, sont représentés dans leur expression la plus sensorielle, intensifiée par l’exubérance chromatique des petites formes géométriques qui composent ces instruments."

Dans une lettre à Sonia Delaunay le 19 mai 2016, Amadeo écrit : « Je travaille à l’huile – le moral est très fort, la nature aussi. Mon jardin est superbe de couleur et de sève et de lumière. Il y a des fraises à remplir des paniers, de « jeunes et fortes roses ». Je suis amoureux. Rimbaud est dans ma chambre. »

Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)

La section ZIG-ZAG ARABESQUE DYNAMIQUE manifeste l’influence cubo-futuriste, qui parcourt et dynamise un vaste ensemble de peintures et de dessins de l’artiste.

Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)

Dans la dernière section FRAISE AVANT-GARDE, où apparaissent de nouvelles techniques comme les collages, sont réunies des peintures de grandes dimensions dont l’intensité chromatique et la composition provoquent un fort impact visuel. Après avoir essayé des solutions proches du cubofuturisme et de l’abstraction, Amadeo concentre son énergie à la reconstruction d’un univers, intégrant de nouveaux éléments où la fusion entre le rural et le cosmopolite se fait plus claire."

Terminons sur quelques mots de l'artiste tirés d'une interview parue le 21 décembre 2016 dans le Jornal de Coimbra :
« Quel beau tableau cela donnerait si je réussissais à projeter sur un écran, en même temps, tout l’éclairage électrique, toutes les publicités lumineuses, toutes les voitures qui passent avec une énorme bouteille de champagne ou une publicité du Chat Noir, dans une grande capitale du monde ! »

Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
Amadeo de Souza Cardoso (II)
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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 13:10
Amedeo de Souza Cardoso (I)

Paris en ce printemps regorge d'expositions toutes plus intéressantes et riches les unes que les autres, et l'une des plus surprenantes pour l'amateur lambda, comme l'auteur de ce blog est sans doute celle qui retrace au Grand Palais l'œuvre d'Amadeo de Souza Cardoso, un artiste majeur tombé dans l'oubli, sans doute à cause de sa mort prématurée, à 30 ans, au Portugal où il attendait la fin de la guerre pour regagner Paris et où la grippe espagnole l'a emporté. Deux-cent cinquante œuvres d’Amadeo et de ses amis proches, Modigliani, Brancusi ou encore le couple Delaunay, sont rassemblées dans cette exposition, qui est la première grande rétrospective consacrée à l’artiste portugais depuis 1958.

Le parcours de cette exposition a été conçu par la commissaire Helena de Freitas, historienne de l’art et critique à la Fondation Gulbenkian à Lisbonne, "à l’image de sa peinture Le Saut du Lapin, imprévisible et véloce". Nous en parcourrons les nombreuses sections, et comme pour Kiefer et Klee, deux billets ne seront pas trop pour vous faire découvrir ces œuvres si belles et colorées.

La première section est intituléé Le Saut du Lapin/ Armory Show. Le Saut du Lapin, l’une des plus célèbres peintures d’Amadeo, fait partie des huit œuvres exposées à l’Armory Show à New-York en 1913, où l’artiste a remporté son premier grand succès. Les œuvres qu'il a présentées à l’Armory Show empruntent au vocabulaire cubiste, mais présentent des éléments décoratifs inspirés de la tapisserie, des estampes japonaises, de motifs de chasse qui leur donnent une teinte très personnelle.

Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
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Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)

Dans le section D'Après Nature, selon la présentation de l'exposition, "entre construction cézannienne des reliefs et amoncellements de frondaisons, Amadeo rejoint progressivement des solutions proches de l’Orphisme de Robert Delaunay : par le recours à la couleur et à la simplification des formes, il traduit le paysage en terme de dynamisme et de vibration."

Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
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Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)

Le titre de la section Nature Vivante (des Objets) est emprunté à une peinture d’Amadeo, une nature morte intitulée par l’artiste Nature vivante. "À partir de ce jeu de mots et en suivant l’idée de flexibilité proposée par l’artiste lui-même, sont réunis des paysages, natures mortes, maisons, cuisines, processions, et toute une typologie humaine. Le dénominateur commun de ces œuvres est une interprétation personnelle et hétérodoxe du cubisme que l’on observe dans la dynamisation de l’espace, la liberté thématique et l’utilisation intensive du mouvement et de la couleur".

Amedeo de Souza Cardoso (I)
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Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)

Pour décrire la section suivante, Femme Mouvement, citons le dépliant : "au début des années 1910, la représentation de la femme prend dans l’œuvre d’Amadeo une place centrale qui le rapproche des recherches menées par Modigliani au même moment. Les deux artistes ont noué une profonde relation d’amitié et de complicité artistique qui se manifeste dans les similitudes graphiques évidentes entre leurs œuvres et leur goût commun pour l’art primitif. Toutefois, à l’intérieur du même thème, chacun des deux artistes affirme sa singularité. Tandis que Modigliani crée des fétiches de félicité, des cariatides statiques et intemporelles, Amadeo déploie une étude sur les volumes, l’articulation dynamique des formes, la sensation de vitesse, en représentant presque toujours le corps de la femme en mouvement".

Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)
Amedeo de Souza Cardoso (I)

Terminons cette première partie du parcours avec XX Dessins. Le projet éditorial XX Dessins, entrepris par Amadeo à partir du printemps 1912 et publié le 31 août de la même année, réunit les reproductions de vingt dessins originaux réalisés entre 1911 et 1912. Pas vraiment de thème commun aux différentes illustrations : selon le dépliant, "l’artiste combine des références visuelles diverses, guidé par son désir d’adhérer aux avant-gardes du XXe siècle tout en les remettant en question afin d’affirmer sa propre personnalité artistique". Presque tous les dessins sont présents dans l'exposition, ainsi que de nombreuses matrices...

Amedeo de Souza Cardoso (I)
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