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22 mai 2021 6 22 /05 /mai /2021 08:00

Ce premier billet après le 19 mai se devait de renouer avec l'actualité des expositions : dès la réouverture du Centre Pompidou, nous avons tenu à permettre à nos lecteurs d'avoir un aperçu de l'exposition qui y tient la tête d'affiche.

D'après ses organisateurs, elle "ambitionne d’écrire l’histoire des apports des artistes femmes à l’abstraction à travers cent six artistes et plus de cinq cents œuvres datées des années 1860 aux années 1980.

Elles font l’abstraction donne l’occasion de découvrir des artistes qui constituent des découvertes tant pour les spécialistes que pour le grand public. L'exposition valorise le travail de nombre d’entre elles souffrant d’un manque de visibilité et de reconnaissance au-delà des frontières de leur pays. Elle se concentre sur les parcours d’artistes, parfois injustement éclipsées de l’histoire de l’art, en revenant sur leur apport spécifique à l’histoire de l’abstraction."

Abstraction et spiritualisme

Tout au début de l'expo - et de la période couverte - les travaux de l'anglaise Georgina Houghton (1814, Las Palmas - 1884, Londres), aquarelle et gouache sur papier, sont étonnantes et d'un avant-gardisme qui stupéfait :

The Sheltering Wing of the Most High (1862)
The Eye of God (1862)
The Risen Lord (1864)
The Eye of the Lord (1875)

(conservés à Melbourne, collection Victorian Spiritualists' Union)

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Au dos des dessins, des notes manuscrites, de la belle écriture de l'artiste, comme ici au verso de The Sheltering Wing of the Most High, où l'artiste, en spirite qu'elle disait être, se fait l'interprète de l'esprit du peintre Thomas Lawrence (1769-1830)

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

La suédoise Hilma af Klint (1862, Stockholm - 1944, Ösby) avec deux huiles sur toile de 1906-1907 :

N°1, Primordial Chaos, Group 1
N°2, Primordial Chaos, Group 1

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

et trois huiles sur toile de 1915 :

The Swan, No. 13, Group IX/SUW
The Swan, No. 16, Group IX/SUW
The Swan, No. 18, Group IX/SUW

 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Olga Fröbe-Kapteyn (1881, Londres - 1962, Ascona)

Un ensemble de six « panneaux de méditation » (crayon et peinture sur carton). réalisés entre 1926 et 1934. Ces tableaux à la rigueur géométrique reposent sur une dialectique entre le noir (ombre, négatif, mort) et l'or (lumière, positif, vie), en accord avec la tradition du symbolisme sacré.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Danse et abstraction

Quatre photos de 1931 représentant Giannina Censi (1913, Milan - 1995, Voghera)
Élève de Jia Ruskaja, Giannina Censi fut l'interprète de la célèbre Aérodanse du futuriste Filippo Tommaso Marinetti inspirée par l'aéroplane. À la Galleria Pesaro de Milan entre autres, pieds nus, vêtue d'un costume et d'un bonnet scintillant dessinés par Enrico Prampolini, Censi danse seule sans musique sur des "aéropoèmes" récités par Marinetti en coulisses. Refusant la description, Censi parvient à interpréter une danse abstraite dans laquelle fusionnent le corps et la machine.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Gret Palucca, de son vrai nom Margarete Paluka (1902, Munich - 1993, Dresde) photographiée par Charlotte Rudolph (1896, Dresde  - 1983, Hambourg)
Gret Palucca fait partie de la troupe de Mary Wigman qu'elle rejoint en 1919 et quitte en 1923 pour fonder sa propre école. Dans ses danses minimales et géométriques, Palucca exécute des mouvements qui fascinent les photographes comme Charlotte Rudolph, ainsi que les maîtres du Bauhaus.

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Valentine de Saint-Point, née Anna Jeanne Valentine Marianne de Glans de Cessiat-Vercell (1875, Lyon - 1953, Le Caire)
Gestes Métachoriques et bois gravés retraçant les figures de danse exécutées en 1914 par Valentine de Saint-Point.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Dans le fond de la salle abritant cette petite section de l'exposition, un film reproduisant la Danse serpentine de Loïe Fuller nom de scène de Mary Louise Fuller (1862, Hinsdale - 1928, Paris). Pour le lecteur intéressé, se reporter à notre billet du 25 janvier 2020.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Avant-gardes russes

Une section d'une grande richesse et diversité, avec Lioubov Popova (1889, Krasnovidovo - 1924, Moscou)
Maquette du décor pour « Le Cocu magnifique », 1922/1967, déjà aperçue dans notre billet sur l'exposition Rouge au Grand Palais, un croquis pour ce décor et un projet de costume pour la pièce (1924)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Deux huiles sur toile de Popova :

Architectonique picturale au rectangle noir (1916)
Architectonique picturale (1917)

 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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et des esquisses de robes ou projets de costume (encre de chine, gouache, papier) de 1924.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Olga Rozanova (1882, Melenki - 1918, Moscou)

Installée à Saint-Pétersbourg en 1911, Olga Rozanova est présentée aux côtés des peintres du Valet de Carreau à Moscou et aux expositions futuristes. Ses œuvres comme ses textes théoriques sont reconnus par ses pairs. Elle affirme le tableau comme « réalité indépendante » au-delà de l'imitation du réel et défend l'intuition et l'individualité dans l'acte créatif. Rozanova théorise ces positions en 1917 dans son essai Cubisme, Futurisme, Suprématisme. Elle se démarque de Kasimir Malévitch par le rôle central attribué à la couleur plus qu'à la matière picturale et exalte sa luminosité dans ses toiles abstraites de 1916-1918. Elle meurt prématurément en 1918. En 1919, une rétrospective posthume, visitée par 7 000 personnes, célèbre son œuvre avant un long hiatus.

Deux huiles sur toile, Composition sans objet, vers 1916

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

et Un nid de canards de vilains mots, ensemble de 13 lithographies de 1913.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Natalia Gontcharova (1881, Nagaevo - 1962, Paris)

Née dans un milieu instruit et aisé, Natalia Gontcharova rencontre en 1900 le peintre Mikhail Larionov qui devient son compagnon et complice professionnel. En 1913, elle cosigne avec lui le Manifeste du rayonnisme influencé par la découverte des rayons X et de la photographie de particules. Irréductible à une seule tendance, elle se dit au contraire « toutiste ». Elle affirme ainsi une liberté de moyens plastiques qui lui ouvre les portes de l'abstraction.

Deux pastels sur papier :

Composition rayonniste, vers 1912-1913
Construction rayonniste, vers 1913

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

et trois tableaux :

La Lampe électrique, huile sur toile, 1913
Composition, huile sur toile, 1913-1914
Vide, gouache sur toile, technique mixte, 1913

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Alexandra Exter (1882, Białystok - 1949, Fontenay-aux-Roses)


Née en Ukraine, Alexandra Exter se forme d'abord à Kiev puis au gré de ses voyages de 1907 à 1914 entre Kiev, Moscou et Paris. De 1910 à 1912, d'abord étudiante à la Grande Chaumière, elle fréquente Apollinaire, Braque, Léger, Picasso. Son travail est d'abord dominé par le cézanisme géométrique, puis par le cubo-futurisme russo-ukrainien. Elle participe à toutes les expositions de l'art de la gauche russe dont l'Exposition Tramway V, celles du Valet de Carreau.

Deux huiles sur toile :

Composition non-objective, 1917-1918
Nature morte constructive, 1920-1921

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

L'abstraction dynamique qu'expérimente Exter trouve un champ de réalisation inédit au théâtre. Elle réalise décors et costumes pour les spectacles d'Alexandre Taïrov au Théâtre de Chambre (Kamerny) de Moscou, notamment Roméo et Juliette en 1921.

Projet de costumes pour Juliette dans Roméo et Juliette (1921)
Gouache, blanc, détrempe, couleur dorée et argentée sur carton

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Toujours pour cette mise en scène de 1921 :
La Mort de Juliette. Esquisse d'un rideau (peinture à la colle sur carton)
Chambre à coucher de Juliette. Esquisse d'un rideau (peinture à la colle, peinture au bronze et crayon graphite sur carton)
Esquisse d'un rideau (gouache, chaux, peinture à la colle sur carton)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Don Juan et la Mort. Projet, 1926 (gouache sur papier collé sur carton)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Deux maquettes de lumière, 1927 (pochoirs publiés en 1930 dans le portfolio Alexandra Exter : Décors de théâtre)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Maquettes de costume, 1924 (mine de plomb et gouache)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Terminons la série des artistes de l'avant-garde russe avec

Varvara Stepanova (1894, Kaunas - 1958, Moscou)

Née dans une famille de fonctionnaires, Varvara Stepanova s'installe à Moscou en 1914 où elle étudie et commence à exposer. Elle s'installe en 1916 avec Alexandre Rodtchenko.

Dessins de costumes pour « La Mort de Tarelkine », 1922
Ensemble de trois dessins, encre sur papier.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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En 1923, Varvara Stepanova théorise le "vêtement de production". Destiné au travail ou au sport, dépourvu d'éléments esthétiques, le vêtement est vu comme une construction fonctionnelle abstraite déterminé par les exigences de son utilisation. (Ci-contre une auto-caricature en clown de 1924)
Trois dessins (encre de chine, gouache sur papier) : une robe pour tous les jours, vêtement de sport pour homme, vêtement de sport pour femme.
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Un échantillon et des dessins de motifs pour tissus, tous de 1924.

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Terminons ce premier billet sur cette très riche exposition avec deux artistes que nous avons déjà évoquées dans ce blog :

 La première, Sophie Taeuber-Arp (1889, Davos - 1943, Zurich), attachante figure du mouvement dada (cf notre billet du 18 février 2018)

Dans cette exposition, on retrouve la reconstitution d'un des ses costumes  katsina d'indiens hopi de 1922

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

un ensemble de meubles créés par elle, avec au mur une gouache sur papier de 1932 Quatre espaces avec une croix brisée

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Composition dada (Tête au plat), 1920 (huile sur toile collée sur carton encadrée sous verre)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Deux échantillons de coton imprimé, 1918-1924

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Tapisserie Dada, Composition à triangles, rectangles et parties d'anneaux, 1916 (tapisserie au petit point, laine)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

et un travail commun à Sophie Taeuber et Jean Arp, Symétrie pathétique, 1916-1917 (broderie en coton)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

La seconde, Sonia Delaunay-Terk (1885, Gradizhsk (Ukraine) - 1979)

dont nous avions présenté les créations textiles, notamment en matière de mode, dans notre billet du 11 août 2018 UAM - Une aventure moderne

Née en Ukraine et venue comme plusieurs autres dans cette expo se former au contact des ateliers parisiens, où elle a rencontré son mari Robert Delaunay, avec qui, comme Sophie Taeuber avec Jean Arp, elle a beaucoup travaillé dans une mutuelle inspiration.

Couverture de berceau, 1911, tissus cousus sur toile, sa première œuvre textile, réalisée pour son fils.
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Un coffret peint, 1913

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Pièce magistrale de cette section,

Prismes électriques, 1914

Ce chef-d'œuvre de la peinture orphique fixe sur la toile les variations éphémères de la lumière colorée émanant des globes électriques. La couleur devient le sujet unique du tableau. Les disques astraux de Sonia Delaunay-Terk, totalement abstraits, vibrent du mouvement qui circule en eux, traduisant l'infinitude de l'espace sensible.
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

Deux projets de publicité de 1914 :

Les Montres Zénith, papiers de couleur découpes et colles sur papier 
Dubonnet, papiers de couleur découpes et colles sur papier contrecollé sur papier noir
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)
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Prisme solaire simultané, 1914 (collage, papiers découpés et collés sur carton, rehauts d'aquarelle et de crayons de couleur)
 

Réouverture du Centre Pompidou - Elles font l'abstraction (1/2)

et un cliché avec Sonia Delaunay et Sophie Taeuber sur la plage avec des tenues dessinées par Sonia.

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15 mai 2021 6 15 /05 /mai /2021 08:00

Intrigués il y a quelques semaines par une promenade "dans le rayon des 10 km" proposée par Télérama, nous sommes allés visiter la cathédrale Saint-Louis de Choisy-le-Roi, un peu étonnés de découvrir une troisième cathédrale sous ce vocable en Île-de-France, après Saint-Louis de Versailles, cathédrale du diocèse de Versailles et Saint-Louis des Invalides, cathédrale du diocèse aux Armées. Lorsque le nouveau diocèse de Créteil fut érigé en 1966, l'église Saint-Louis et Saint-Nicolas de Choisy-le-Roi devint la cathédrale du diocèse et le demeura jusqu'en 1987, date à laquelle Notre-Dame de Créteil, nouvellement construite, devint la nouvelle cathédrale. Depuis lors, l'église de Choisy reste cathédrale à titre honorifique.

Elle est due à Ange-Jacques Gabriel, Premier architecte du Roi, auteur du petit Trianon, de l'École militaire, de la Place de la Concorde et de la place de Bourse à Bordeaux. La première pierre en a été posée le 4 juillet 1748 par Louis XV qui considérait, dit-on, le château de Choisy, qu'il avait acquis en 1739 après la disparition de sa précédente propriétaire la princesse de Conti, comme sa demeure familiale à l'inverse de Versailles, Fontainebleau et Compiègne, résidences officielles.

La façade antérieure est à refends et à volutes, avec en son milieu un portail en plein cintre.

 

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi

Le chevet, recouvert d'un toit à la Mansart, est à pan coupés avec un petit fronton encastré dans un petit pavillon donnant sur les jardins du château pour permettre à Louis XV de rejoindre directement l'église. On remarquera au dessus du portail du Roi l'inscription plus contemporaine "Salle Jean Jaurès"...

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi

Vue de profil, avec la nef et le clocher, assez bas puisqu'il ne comporte que deux niveaux alors que le projet initial en comptait trois. On raconte que le Roi Louis XV aurait souhaité que le son des cloches ne porte ainsi pas assez loin pour le gêner lors de ses séjours.

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi

La nef à trois vaisseaux se termine par une abside en cul-de-four. En se retournant, on découvre la tribune et le bel orgue restauré au début des années 1980 par le facteur Michel Jouve, d'une qualité très supérieure à l'instrument d'origine.

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi
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Au fond d'un des bas-côtés, un Christ en croix (1841) d'après Rubens d'André-Marie Colin, peintre abondant, ami de Delacroix, qui eut son heure de gloire au milieu du XIXème siècle.

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi

Quelques détails de la décoration intérieure de la chapelle de la Reine, à côté du choeur.

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi

Dans le cul-de-four et sur des panneaux, des fresques (1878) dues à Jacques Pauthe (Castres 1809-Perpignan 1889) : Saint-Louis présentant son épée au Christ, Saint-Louis et les pestiférés,  Mort de Saint-Louis à Tunis.

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi

Devant les angelots, une statue de Saint-Maurice (1729) de Jacques Bousseau (1681-1740), élève de Nicolas Coustou, don de Napoléon 1er à la paroisse de Choisy en 1802.

Choisy-le-Roi

Du château de Choisy ne subsistent que les pavillons entourant l'entrée du parc.

Choisy-le-Roi
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A l'emplacement du château royal, une modeste mairie républicaine

Choisy-le-Roi

entourée d'un agréable jardin public.

Choisy-le-Roi
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Quelques images de Choisy au hasard de nos déambulations : dans le parc Maurice-Thorez, à l'emplacement du potager du château royal, une belle statue en fonte (1931) de Georges Gardet, Eléphant attaqué par un tigre. Vestige de l’Exposition Coloniale Internationale de 1931. elle a été   prêtée par la ville de Paris à la ville de Choisy-le-Roi en 1952.

Choisy-le-Roi
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des peintures murales,

Choisy-le-Roi
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En bordure, une belle villa qui sous le soleil semble évoquer les séjours réguliers de Maurice Thorez à Yalta au bord de la Mer Noire...

Choisy-le-Roi

La rue Rouget de Lisle, où une plaque signale la maison où le poète s'éteint en 1836

Choisy-le-Roi
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Choisy-le-Roi
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et, insolite, dans une maison bourgeoise, une pagode, siège de l'Association des jeunes bouddhistes en France.

Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi
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Terminons sur un regard d'enfants sur l'amitié internationale entre les peuples et la lutte contre l'impérialisme...

Choisy-le-Roi
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8 mai 2021 6 08 /05 /mai /2021 08:00

Continuons à célébrer le printemps - même froid et tardif avec quelques images de l'Ouest Parisien. En commençant par le Parc Monceau, avec ses entrées discrètes dans l'axe de l'Etoile,...

Ouest parisien

Sur une grande partie, le parc est entouré d'hôtels dont le jardin est directement mitoyen. S'y sont rajoutés récemment des hôtels pour insectes...

Ouest parisien
Ouest parisien

Les pelouses, comme celles des autres parcs de la capitale, sont remplies en ce dimanche de parisiens confinés...

Ouest parisien

Quelques décorations sur le mode antique

Ouest parisien
Ouest parisien
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Des statues d'un académisme à toute épreuve (ici, Hommage à Guy de Maupassant, par Raoul Verlet - 1897)
Petit clin d'oeil à nos lecteurs angoumoisins : Raoul Verlet, né à Angoulême en 1867, est l'auteur de la monumentale statue érigée en hommage à Sadi Carnot au bord du rempart Desaix.

Ouest parisien

Comme à Sceaux, le théâtre de Guignol attend encore les bambins

Ouest parisien

Principal ornement du parc, le bassin ovale, la Naumachie, est bordé d'une colonnade corinthienne. Celle-ci provient de la Rotonde des Valois, monument funéraire imaginé par Catherine de Médicis en 1559 pour son époux en ajout à la basilique Saint-Denis et détruit en 1719 : les colonnes furent récupérées et installées par Carmontelle (1717-1806, premier aménageur du parc pour le duc de Chartres, le futur Philippe-Egalité).

Ouest parisien
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Un charmant petit pont...

Ouest parisien

et la belle rotonde à l'entrée sur le boulevard de Courcelles, due à Claude-Nicolas Ledoux. Elle faisait partie de l'enceinte des Fermiers généraux conçue par ce dernier et érigée de 1784 à 1790, et était appelée Barrière de Chartres, assez improprement puisqu'on n'y passait pas, dans la mesure où elle donnait sur les jardins du duc de Chartres...Elle abritait des bureaux des Fermiers généraux.

Ouest parisien

Restant dans la perspective de l'Etoile, empruntons l'ancienne avenue de l'Impératrice tracée par Haussmann dans les années 1850, devenue avenue du Bois en 1875, puis avenue Foch en 1922.

 

Les hôtels qui ont fait sa splendeur ont été presque tous démolis pour faire place à des immeubles de luxe, notamment le palais rose de Boni de Castellane et de son épouse (héritière) américaine née Anna Gould, inspiré du Grand Trianon, construit de 1896 à 1902 et démoli en 1969 après des tentatives infructueuses de classement.

Quelques vestiges de cette époque. L'immeuble au drapeau abrite le musée Ennery, rattaché au Musée Guimet, qui présente la collection léguée à l'Etat par Clémence Dennery telle que cette dernière l'avait conçue.

Ouest parisien
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Les bas-côtés de l'avenue, longue de 1200 m et large de 120 m, offrent un vaste espace de promenade,

Ouest parisien
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Les iris y sont précoces, nettement plus qu'au Parc de Sceaux

Ouest parisien
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Sur le côté de l'avenue, à son extrémité Ouest, encore des fleurs avec cette exquise entrée de la station Porte Dauphine, du Guimard le plus pur.

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Portons-nous encore plus à l'Ouest, vers le parc de Bagatelle, un des quatre pôles du jardin botanique de la ville de Paris (avec le jardin des serres d'Auteuil comme lui au bord du bois de Boulogne, et le parc floral de Paris et l'arboretum de l'école du Breuil qui se trouvent eux dans le bois de Vincennes).

Le château et le premier parc  ont été construits en soixante-quatre jours seulement, à la suite d'un pari entre Marie-Antoinette et le comte d'Artois, acquéreur du domaine en 1775.

Ouest parisien
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Le Trianon a été ajouté en 1870, sur le flanc du château

Ouest parisien
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C'est de loin qu'il est le plus décoratif

Ouest parisien
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L'orangerie, ajoutée en 1835

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Le kiosque de l'impératrice, juché sur une butte, offre une belle vue sur la roseraie malheureusement en retard de floraison

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Encore quelques détails

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Terminons avec cette charmante pagode à la mode chinoise, pour rester dans l'esprit du titre de ce blog.

Ouest parisien
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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 08:00

Un billet d'images printanières, certifiées intérieures à la zone des 10 km, pour égayer ce blog.

L'attente de la floraison des vergers du Parc de Sceaux a été longue : le 7 avril, premiers clichés de l'apparition des fleurs des cerisiers roses  (Prunus Serrulata Kanzan).

Réveil de la nature
Réveil de la nature
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En détails :

Réveil de la nature
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Le 19 avril, la floraison est plus avancée...

Réveil de la nature
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Parmi les nombreux visiteurs, un groupe de jeunes coréennes...

Réveil de la nature
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Les cerisiers blancs, au même moment, sont encore plus féériques

Réveil de la nature
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Pour ne pas laisser le monopole aux cerisiers..

Réveil de la nature
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Réveil de la nature
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Une mention spéciale pour ce beau paulownia tomentosa

Réveil de la nature
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Si la glycine du jardin de l'auteur est encore timide, celle qui surplombe l'entrée de la maison où fut tournée une séquence du Fabuleux destin d'Amélie Poulain est en pleine floraison.

Réveil de la nature
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Les tulipes sont reines...

Réveil de la nature
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Encore quelques images de végétation printanière

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avant de passer aux animaux...

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Une mention spéciale pour les oiseaux attirés par la mangeoire installée chez l'auteur, à deux étapes de la floraison du tamaris

Réveil de la nature
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Terminons avec une "image de synthèse" - mais sans trucage - de notre propos.

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24 avril 2021 6 24 /04 /avril /2021 08:00

Rencontrant le terme étrange de SoPi, nous avons appris qu'il signifiait South Pigalle et que cet américanisme du type de Soho (South of Houston Street) à New York était censé désigner un des quartiers les plus "branchés" de Paris. 

Un but de promenade comme un autre : nous sommes partis de ce qui était censé marquer le sud de SoPi, la petite place Saint-Georges à Paris (9ème), ornée en son centre du Monument à Gavarni, du sculpteur Denys Puech.

Sur le socle figure en relief une scène du Carnaval de Paris, avec trois personnages, dont au milieu une débardeuse, Paul Gavarni (1804-1866) s'étant spécialisé dans la représentation de ces figures carnavalesques.

La place, où débouche de façon discrète la station de métro éponyme, ne manque pas de charme.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

On y trouve notamment le Théâtre Saint-Georges immortalisé par le film de Truffaut Le dernier métro

SoPi, Montmartre

Au n° 28, l'hôtel, orné d'angelots, de lions, de statues de style néo-gothique et néo-renaissance, que la courtisane et demi-mondaine Esther Lachmann, plus connue sous le nom de la Païva, acquit en 1851 (avant d'en faire construire un plus grandiose encore sur les Champs-Élysées où on peut toujours le voir, au n°25)

SoPi, Montmartre

En face, au n°27, l'hôtel Thiers. Il fut construit par Alexis Dosne, un des propriétaires qui obtint en 1824 l'autorisation de lotir et vendre les terrains sur lesquels se trouve la place et les rues avoisinantes. Sa femme le vendit à Adolphe Thiers quand celui-ci épousa sa fille, Élise Dosne. C'est là qu'on vint arrêter Thiers le 2 décembre 1851, pendant le coup d'État de Napoléon III. Alors que Thiers avait été élu président de la République et réprimait la Commune de Paris, le ministre de la Justice de la Commune, Eugène Protot, fit détruire l'immeuble le 11 mai 1871. Reconstruit en 1873, l'hôtel fut légué avec sa bibliothèque à l'Institut de France en 1905.

SoPi, Montmartre

Derrière l'hôtel Thiers, un petit jardin public.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

En remontant vers le nord, passant par la petite place Gustave Toudouze (1847-1904, écrivain et journaliste)

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous atteignons la place Gabriel Kasperheit (1919-2006, ancien député et maire du 9ème arrondissement), avec la villa Frochot et ses vitraux qui doivent être plus beaux de l'intérieur, et l'avenue Frochot, privée (et privée d'accès...) qui vit y habiter et y travailler, entre autres, Théophile Gautier, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas, les peintres Théodore Chassériau, Gustave Moreau, Charles-François Daubigny, Toulouse-Lautrec, Alfred Stevens, le cinéaste Jean Renoir, et Django Reinhardt.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous débouchons sur la place Pigalle, reconnaissable au "petit jet d'eau" - plutôt une grande vasque - de la chanson, mais plus vraiment "entouré de bistrots"...

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Trouvant que SoPi manquait décidément de quoi alimenter un billet, nous avons traversé la place et pris la petite rue André Antoine pour monter à l'assaut de la butte Montmartre

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous atteignons la place des Abesses, avec Saint-Jean de Montmartre, imposant édifice Art Nouveau terminé en 1904, première église à utiliser le béton armé.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Un regard, dans le square Jehan Rictus, sur le Mur des Je t'aime (2000), œuvre murale de 40 m2 composée de 612 carreaux de lave émaillée reproduisant 311 « je t'aime » en 250 langues, par Frédéric Baron et Claire Kito.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous suivons la rue La Vieuville...

SoPi, Montmartre

Sur la gauche, la rue des Martyrs descend de la butte.

SoPi, Montmartre

Une petite impasse curieusement appelée Cité de la Mairie, aux murs ornés de street-art

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Le street-art est de plus en plus présent à mesure qu'on remonte la rue des Trois-Frères

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

jusqu'à ce qu'on atteigne la rue Androuet, où on retrouve la boutique de tatouages - et de street-art, semble-t-il - mastcora, à l'origine de la plupart de ces décorations murales.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Nous suivons la rue Berthe...

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

jusqu'à la place Émile-Goudeau où se trouve (sur le côté droit) la cité d'artistes du Bateau-Lavoir, qui vit passer entre autres Pablo Picasso (de 1904 à 1912), Kees van Dongen, Juan Gris (arrivé en 1906), Constantin Brâncuși, Amedeo Modigliani, le Douanier Rousseau, Diego Rivera. Le Bateau-Lavoir a été dévasté en 1970 par un incendie qui n'en épargna que la façade. Reconstruit à l'identique en 1978 par l’architecte Claude Charpentier, mais cette fois en béton, il comporte à nouveau 25 ateliers d'artistes.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

Encore un peu à monter et nous pouvons jouer les touristes sur la Butte.

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

En vous épargnant la place du Tertre aux terrasses désertes, un coup d'oeil sur les deux édifices religieux du sommet de la butte, l'église Saint-Pierre (une des plus anciennes de Paris - 12ème siècle - sauvée de la ruine grâce à une profonde restauration entre 1900 et 1905, par l'architecte Louis Sauvageot

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

et la basilique du Sacré-Cœur, monument expiatoire bâti suite à la loi d'utilité publique votée le 24 juillet 1873 par 382 voix contre 138, tandis que 160 députés se sont abstenus, non pour " expier les crimes des communards" comme on le croit parfois mais pour expier la défaite de Sedan et la confiscation des états pontificaux.

SoPi, Montmartre

La vue sur Paris...

SoPi, Montmartre

Un peu d'histoire en ce 150ème anniversaire...

SoPi, Montmartre

En redescendant vers le centre de Paris,

SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre
SoPi, Montmartre

la petite place Dalida (Iolanda Gigliotti, dite Dalida, 1933-1987) avec un buste de la chanteuse.

SoPi, Montmartre
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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 08:00

Un billet de circonstance, en cette curieuse époque où nous avançons masqués...

Nous avons terminé notre dernier billet en évoquant la découverte que nombre des galeries de la rue des Beaux-Arts avaient une spécialité : ce qu'il est convenu d'appeler maintenant les "arts premiers".

La collection de masques que nous vous invitons à découvrir avec nous est digne du musée du Quai Branly (à présent musée Jacques Chirac).

Plutôt que de les classer par galerie, nous avons pris le parti de les regrouper par origine.

Commençons par l'Afrique, avec ce masque Baoulé de Côte d'Ivoire

Masques

Plusieurs masques Dan (peuplade implantée principalement en Côte d'Ivoire, et aussi au Libéria, de l'autre côté de la frontière.

Un masque en bois et métal,

Masques

un autre, bois et pigments,

Masques

et un masque Dan kaoglé du Libéria, en bois.

Masques

Toujours de Côte d'Ivoire, un masque Yauore en bois de la région de Bouaflé.

Masques

En provenance du Nigéria, un masque Idoma okua, bois, fibre, trace de pigments

Masques

et un masque Ibidio idiok ekpo, en bois.

Masques

Terminons la série des masques africains avec la république démocratique du Congo : masque Basikasingo, région du Kivu, bois, pigments d'ocre rouge

Masques

et un masque Lega idimu, bois et fibre.

Masques

Passons à l'Amérique, du nord au sud, avec deux masques d'Alaska : un masque chamanique double "Esprit Inua de l'homme phoque"

Masques

et un masque représentant un esprit animal ou un chaman du groupe linguistique Inupiaq, Point Hope, au nord de l'état. Cèdre jaune (Cupressus nootkatensis) et ivoire marin avec une substance granuleuse épaisse et des dépôts marins.

Masques

En provenance du Canada (Colombie britannique), un masque portrait Tsimshian qui a appartenu au poète surréaliste André Breton, un des acteurs majeurs dans l'engouement pour les arts qualifiés alors de "primitifs" 

Masques

Pour terminer la série américaine, un masque Hopi représentant un Kachina, en provenance d'Arizona. Cuir de selle ou de botte mexicain, peinture d'affiche, ficelle de coton et cordon.

Masques

Trois objets en provenance de Papouasie-Nouvelle Guinée :

- un masque ou ornement de visage du groupe lingustique Kumen, région du Bas-Sepik. Fibre et tissu de traite, fibre végétale, coquillages (nassa) et coquille de bénitier, noix de coco, dents de chien et ocre rouge

Masques

- un masque de rituel Malagan en provenance de Nouvelle-Irlande. Bois (Alstonia), coquillages et pigments

Masques

et un masque Murik Iewa (Lacs Murik ou Iles Schouten)

Masques

Un masque indien, Masque Phagli en provenance du district de Kullu, état de Himachel Pradesh. Bois, poils, métal.

Masques

Terminons avec un masque dont nous n'avons pas retrouvé l'identification, malgré tout le soin apporté à la rédaction de ce billet...Nous laissons au lecteur le soin de s'y essayer.

Masques
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10 avril 2021 6 10 /04 /avril /2021 08:00

Toujours à la recherche d'un peu de beauté pour le lecteur, nous avons été attirés par une annonce trouvée dans la presse pour l'opération "à visage découvert" lancée par les galeries de la rue des Beaux-Arts.

Voici donc un aperçu de quelques-unes des œuvres entrevues à travers les vitrines des galeries en cette matinée ensoleillée de dimanche dernier.

L'accroche de la presse était consacrée à  4 Carols , de Robert Huot - acrylique et fusain sur toile, 2005, 4 tableaux de 173 x 56 cm chacun.

Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts

La photographie à travers les vitrines, est parfois complexe, comme avec "Their type of thing" Beyond the shadows, 2018, 80 X 120cm, impression jet d'encre semi-mate de Elsa & Johanna, nom d'artiste sous lequel travaillent  ensemble deux photographes et vidéastes basées à Paris qui se sont rencontrées sur les bancs de la School of Visual Arts de New York, Elsa Parra et Johanna Benaïnous.

Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts

Même exercice avec Prisca F., pastel et fusain sur carton 120x80cm, 2015,  de Vincent Bioulès.

Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts

Encore plus difficile avec ce Portrait de René Rasmussen (1911-1979) acrylique sur toile, 1975 de Guðmundur Guðmundsson, dit Erró où le reflet des façades vient ajouter à la complexité de l'œuvre...

Rue des Beaux-Arts

Dans la même galerie, Masqué, 2026, huile sur toile 61 x 50 cm, hyperréaliste elle-aussi, de Philippe Huart

Rue des Beaux-Arts

et La mécanique des rêves, technique (très) mixte de Christos Kalfas

Rue des Beaux-Arts

Dans une autre galerie, une huile sur toile 65 x 50 cm de 1943 d'André Masson, L'enfant aux cerises (Diego)

Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts

On reconnaît au fond de la boutique une huile sur toile de Jules Pascin, Femme en chemise, 92 x 73 cm, 1928

Rue des Beaux-Arts

et sur le mur une photographie chromogénique de Marina Abramović, 
Lips of Thomas, 2006.

Rue des Beaux-Arts

Une galerie à la façade étroite se consacre à l'œuvre graphique de Francis Bacon

Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts

Dans une autre, on retrouve Erró avec Garbage Face (1958) photographié par Fabrice Gousset

Rue des Beaux-Arts

et Bouche en marche, bronze (1966) de Alina Szapocznikow

Rue des Beaux-Arts

Au hasard des galeries, encore quelques "visages découverts" :

- un austère autoportrait (huile sur toile, 35 x 27 cm, vers 1980) de Pierre Tal Coat (1905-1985) [18 000 € tout de même, on paie un peu la signature...]

Rue des Beaux-Arts

Un Portrait de Louis Jouvet par André Masson, encre de chine, 1945 [22000€,  un meilleur rapport qualité-prix à mon sens]

Rue des Beaux-Arts

un Masque de Jean Hélion, encre et aquarelle, 1944 [28000 €]

Rue des Beaux-Arts

Au bout de la rue, l'École nationale supérieure des beaux-arts, dont nous citions dans notre dernier billet le directeur, Jean de Loisy, à propos de son opinion sur l'exposition du Chat sur les Champs-Élysées.

Rue des Beaux-Arts
Rue des Beaux-Arts

et devant les grilles, dans le cadre de l'expo, une œuvre d'un élève de l'atelier de Stéphane Calais, Yacine Ouelhadj, Station d'Aladin, tapis peints, installation in situ 

Rue des Beaux-Arts

Nous avons découvert à cette occasion que nombre d'autres galeries de cette rue avaient une spécialité commune, mais ceci fera l'objet d'un autre billet. Terminons le présent sur une note printanière, à quelques pas de la rue des Beaux-Arts, au bout de la rue de Seine.

Rue des Beaux-Arts
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3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 08:10

Quel plaisir de rendre compte d'une véritable exposition : les grandes sculptures de fonte réalisées par Philippe Geluck, artiste belge aux multiples facettes créateur du Chat.

Malgré les polémiques qu'elle suscite (Jean de Loisy, ancien directeur du Palais de Tokyo, actuel directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris a tweeté, peut-être non sans raison : "Seule manifestation culturelle publique autorisée au temps des musées fermés :  les produits dérivés commerciaux des chats de Geluck aux Champs Élysées . Confusion? cupidité? naïveté ? navrant !!!") ne boudons pas notre plaisir, au premier degré. Nous vous en proposons l'intégrale des vingt statues. 

Flûte à bec

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Pipi et Grobidet

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Sans titre (Balançoire)

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

On en a plein le dos

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Charmeur d'eau

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Tutu et Grominet

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Singin' in the rain

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Docteur

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Parleur

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Martyre du Chat

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Chaltérophile

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Roméo et Juliette

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

L'Autre discobole

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le juste retour des choses

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Golfeur

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Sur le fil

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Chat au journal

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Rawhajpoutachah

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

Le Dieu du stade

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

et J'ai les boules

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

L'exposition est agrémentée de quelques panneaux présentant Geluck et le Chat, certains en anglais pour les touristes internationaux (oui, il y en encore...)

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
Le Chat déambule sur les Champs-Élysées

sans oublier les remerciements.

Le Chat déambule sur les Champs-Élysées
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27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 09:00

Retour dans ce billet sur un Paris confiné, mais qui heureusement tient tout entier dans le rayon des dix kilomètres alloué à la promenade : une flânerie hors du temps à travers le quartier du Marais et ses trésors architecturaux.

Dès la sortie du métro Pont-Marie, la majestueuse façade sud de l'hôtel d'Aumont, qui abrite à présent le tribunal administratif de Paris.

Remontant la rue des Nonnains d'Hyères, l'hôtel des archevêques de Sens, qui héberge à présent la bibliothèque Forney, bibliothèque de la ville de Paris consacrée aux arts décoratifs, aux métiers d’art et à leurs techniques, aux beaux-arts et aux arts graphiques.

Marais
Marais

Un peu plus haut dans la rue, la Maison européenne de la photographie, installée dans l'ancien hôtel Hénault et ses extensions modernes, annonçant les expositions Moriyama et Tomatsu dont les dates "restent à confirmer" selon le site de l'institution...

Marais
Marais
Marais

Passant devant la belle façade baroque de l'église Saint-Paul, initialement  église Saint-Louis-des-Jésuites, construite pour la Maison professe des Jésuites, à présent occupée par le lycée Charlemagne, nous nous enfonçons dans le Marais jusqu'au Musée Carnavalet, qui occupe deux anciens hôtels, Carnavalet et Le Peletier de Saint-Fargeau.

Sa rénovation touche à sa fin : un artisan doreur apporte la dernière touche à la grille située à l'entrée du Musée rue des Francs-Bourgeois.

Marais
Marais

En face, l'hôtel de Lamoignon, site de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Marais
Marais

Au passage, la petite place Sainte Catherine, où il était si agréable de s'attabler aux terrasses...

Marais

...le bel Hôtel Duret de Chevry, un des derniers hôtels en briques de la période du règne d'Henri IV et de la Régence construit par Jean Thiriot entre 1618 et 1620, qui abrite l'Institut historique allemand de Paris, et à deux pas le magasin des fameuse gaufres lilloises Méert, installé depuis quelques années à peine mais qu'on croirait là depuis des décennies, tant la patine de la boutique semble authentique.

Marais
Marais

Depuis le square qui le borde à l'arrière, la haute silhouette de l'hôtel Salé qui héberge le musée Picasso,

Marais

La fontaine des Haudriettes, à l'angle de la rue éponyme et de la rue des Quatre-Fils, avec sa naïade, bas-relief de Pierre-Philippe Mignot (1715-1770).

Le Street Art contemporain y est aussi présent.

Marais
Marais
Marais

En lien avec le dernier billet, la place des Vosges, dans le soleil déclinant, ancienne Place Royale renommée ainsi en 1800 en l'honneur du département des Vosges, le premier à s'être acquitté de l'impôt sous la Révolution française et à avoir envoyé de premiers volontaires, issus de l'arrondissement de Remiremont, pour défendre la patrie en danger. Même sous ses arcades le Street Art est présent.

Marais
Marais
Marais
Marais
Marais
Marais

Nous traversons, depuis un passage donnant sur la place des Vosges, le jardin puis la cour de l'hôtel de Sully, siège du Centre des Monuments Nationaux...

Marais
Marais
Marais
Marais

Avant de reprendre le métro à Sully-Morland, un coup d'œil à la belle façade latérale de l'hôtel Fieubet (ou hôtel Combourg, ou hôtel Lavalette selon ses propriétaires successifs) à présent École Massillon où la fille de l'auteur a passé ses années de lycée.

Marais
Marais
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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 09:00

En appendice au billet de la semaine dernière, écho d'un beau week-end dans le département des Vosges, encore quelques images, en commençant par la préfecture, avec ci-contre la "tour chinoise", folie du XVIIème siècle qui permet de monter jusqu'au parc du château, et qui se dresse  derrière la maison où l'auteur a passé son enfance : elle avait alors un aspect beaucoup moins pimpant, car elle a été depuis l'objet d'une belle restauration. Peut-être est-elle à l'origine de son attrait pour l'étude du chinois !

La maison familiale, contemporaine de la tour et qui a depuis changé de propriétaires, a gardé son cachet de l'architecture urbaine lorraine du XVIIème siècle.

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode

A deux pas, l'imposante basilique Saint-Maurice, dont l'architecture intérieure retiendra notre attention, avec sa belle nef aux hautes voûtes en plein cintre,

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode

et son élégant choeur gothique.

Vosges : nouvel épisode

Pour faire le lien avec le billet précédent, elle recèle une mise au tombeau du XVIème siècle, d'une facture à nos yeux moins fine que celle de Domjulien.

Vosges : nouvel épisode

On y retrouve les mêmes personnages, Marie-Madeleine étant placée cette fois en deuxième position des saintes femmes, du côté de Joseph d'Arimathie. Un seul ange est présent.

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
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Au passge, nous remarquons qu'une belle statue, qui n'y figurait pas du temps de notre enfance, a été posée dans une niche extérieure...

Vosges : nouvel épisode

L'excursion du deuxième jour avait un objet très précis : les croix de chemin trilobées avec Adam et Eve. 

Dans tous les cas, elles présentent d'un côté une crucifixion, de l'autre une pietà ; Adam et Eve font face au côté pietà.

A Vincey, difficile de voir la pietà, collée au toit d'une maison, mais Adam et Eve sont très expressifs.

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
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A Evaux-et-Ménil, c'est la Pietà qui fait face à  la rue, mais on peut se faufiler derrière la croix pour apercevoir le côté crucifixion, un peu dégradé, et Adam et Eve de dos.

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
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Enfin, à Brantigny (encore un lien avec le billet précédent, le curé de Brantigny étant à l'origine du beau retable de l'église de Domjulien), le côté pietà fait face à la rue.

Vosges : nouvel épisode
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La croix étant derrière l'église, l'accès au côté crucifixion, un peu dégradé, est bien dégagé

Vosges : nouvel épisode
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et on a tout loisir de voir Eve, Adam, ainsi qu'une représentation de Saint-Nicolas qui orne le piédestal.

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
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Sur le chemin du retour, au milieu d'une ferme située à l'emplacement d'une ancienne commanderie de templiers, le chevet de l'église de la commanderie a été préservé

Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
Vosges : nouvel épisode
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Terminons ce billet par un passage à Charmes, dont l'église Saint Nicolas, malheureusement fermée, ne laisse apercevoir que l'extérieur de la belle chapelle Renaissance des Savigny (1537), dite aussi de saint Hubert

Vosges : nouvel épisode
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et la façade "moderne" de son clocher réédifié après les destructions de la dernière guerre.

Vosges : nouvel épisode

A Charmes aussi , une belle maison Renaissance dite "des Loups".

Vosges : nouvel épisode
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