Niki de Saint Phalle Jean Tinguely Pontus Hulten - Grand Palais x Centre Pompidou (I/II)
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Premier billet consacré à une exposition "hors les murs" du Centre Pompidou qui fermera complétement le 22 septembre prochain pour une rénovation d'au moins cinq ans : elle se tient dans un Grand Palais qui lui brille de tous les feux de sa rénovation toute récente.
Couple uni par des liens indéfectibles et une vision de l’art comme acte de rébellion, Niki de Saint Phalle (1930−2002) et Jean Tinguely (1925−1991) ont marqué les premières décennies du Centre Pompidou avec des réalisations spectaculaires, telles Le Crocrodrome de Zig & Puce (1977) ou la Fontaine Stravinsky (1983). Premier directeur du Musée national d’art moderne, Pontus Hulten (1924−2006) a offert un soutien inconditionnel aux deux artistes, favorisant l’acquisition par les institutions d’œuvres majeures, et organisant au Centre Pompidou des rétrospectives (Saint Phalle en 1980 ; Tinguely en 1988).
Parmi les photos au mur de la première salle, Jean Tinguely en 1957, Niki de Saint-Phalle, mannequin pour une publicité Simca en 1952, Pontus Hulten dans son appartement Boulevard Raspail en 1954.
Pontus Hulten : Les Pièces dormeuses, 1956, huile sur toile
Gismo, un monstre à roulettes bricolé en 1960 avec de vieilles ferrailles par Jean Tinguely.
Jean Tinguely :
Méta-Malevitch, Relief méta-mécanique ,1954, bois peint, métal peint, moteur électrique
La Porte, 1960, bois, métal, moteur électrique
La première œuvre est un hommage au peintre suprématiste Kasimir Malévitch, que Tinguely cherche à dépasser. Elle a été présentée par l'artiste lors de sa première exposition personnelle à la Galerie Arnaud à Paris en1954 : Pontus Hulten, qui séjourne alors dans la capitale, découvre le travail de l'artiste et fait sa connaissance.
La Porte est une des premières œuvres de Tinguely dans lesquelles le mouvement, toujours présent, n'est pas celui bien orchestré et productif de notre technologie moderne, mais une agitation sans but, pour des machines « inutiles », comme aimait à le souligner l'artiste.
Sculpture méta-mécanique automobile, 1954, fer, tôle peinte, remontoir
À partir de 1954, Tinguely construit des sculptures avec de fines roues dentées en fer et des feuilles de tôle de diverses couleurs, qui sont actionnées grâce à une manivelle. Il s'agit pour l'artiste de dépasser, avec une certaine ironie, les agencements de plans colorés figés caractéristiques de l'art abstrait, pour les mettre en mouvement. À l'agitation quelque peu chaotique due à un mécanisme sommaire qui inclut une part de hasard, s'ajoute, avec cette sculpture, la possibilité d'une déambulation. L'œuvre est présentée en 1955 dans la fameuse exposition « Le Mouvement » à la Galerie Denise René à Paris, galerie avec laquelle Hulten collabore à plusieurs reprises. Ce dernier fera entrer l'œuvre dans la collection du Centre Pompidou.
Méta-matic no 1,1959, métal, papier, crayon feutre, moteur
Méta-matic no 17,1959, fer et bois peints, papier, encre, latex, moteur à carburant
Dessins réalisés par Ideo Pantaleoni et par Marcel Marceau avec les Méta-matic n° 9 et n° 7, 1959, feutre sur papier
Vingt-deux jetons originaux Méta-Matic dans une boîte A.W. Faber Castell, 1959, métal
Après de premiers essais vers 1955, Tinguely développe à partir de 1959 ses « machines à peindre », qu'il appelle Méta-matics. Il s'agit de déléguer à la machine l'acte de dessiner, selon toutes sortes de configurations en fonction de la manière dont elle est animée. De très grand format, la Méta-matic n°17 circule toute seule grâce à un moteur à essence, en déroulant des centaines de mètres de papier, sur lesquels s'inscrivent des graphismes. Le rouleau est coupé au fur et à mesure de la réalisation des dessins par des ciseaux mécaniques. Cette œuvre d'art total est présentée lors de la 1ère Biennale de Paris à l'automne 1959 sur le parvis situé entre les deux musées d'art moderne, et sera acquise par le Moderna Museet de Stockholm.
Niki de Saint Phalle :
Tir, séance 26 juin 1961, objets divers, plâtre, métal, peinture acrylique sur bois
Tir, 1961, tir réalisé à l'occasion de l'exposition « Feu à volonté » à la Galerie J, Paris (30 juin-12 juillet 1961), objets divers, plâtre, peinture et métal sur panneau
Les premières œuvres de Niki de Saint Phalle remontent pour l'artiste à une période de dépression et d'internement, vers 1953, à l'issue de laquelle elle déclare que l'art l'a sauvée. Elle réalise alors des peintures dans la veine de l'art brut, et des tableaux-reliefs qui incluent toutes sortes d'objets. En février 1961, elle commence une nouvelle série, les Tirs, libératrice tant du point de vue de ses expériences traumatisantes personnelles - elle a été abusée par son père à l'âge de 11 ans - que de sa condition de femme, et de surcroît de femme artiste. Elle confectionne des reliefs recouverts de plâtre dans lesquels elle inclut des poches de couleur, ou encore des œufs, et tire dessus à la carabine, ou fait tirer son entourage, pour « faire saigner la peinture ».
L'Accouchement rose, 1964, plâtre, peinture, objets divers, fibres textiles et grillage sur panneau
Après les Tirs, Niki de Saint Phalle entame une nouvelle série qui met en scène les stéréotypes féminins à travers des sculptures-reliefs particulièrement troublants. Hulten fait entrer en 1964 L'Accouchement rose comme « don de l'artiste » dans la collection du Moderna Museet, conjointement avec une autre de ses œuvres, moins dérangeante, acquise à titre onéreux. Ce don - plus facile à accepter qu'un achat - permet au musée de consentir à l'acquisition de l'œuvre, et ce malgré l'audace de cette proposition. Niki de Saint Phalle remerciera Hulten, qui n'avait pas dévoilé son stratagème à l'artiste, d'avoir « acheté » L'Accouchement rose dont « tout le monde disait que c'était une horreur ».
Femme nue (Figure), 1963-1964, fibres textiles et objets divers sur grillage
Sans titre, vers 1980, polyester peint, ampoules, métal et fil de nylon
Le Monstre de Soisy, vers 1966, plâtre, objets et matériaux divers, peinture, structure métallique
La thématique du monstre est récurrente dans l'œuvre de Niki de Saint Phalle et nourrit son bestiaire Fantastique. Ce dragon tient une place à part dans l'œuvre de l'artiste puisqu'il se trouvait dans la chambre de sa maison-atelier de Soisy-sur-École, dans l'Essonne, où elle s'était installée avec Tinguely lorsqu'ils avaient dû quitter, à l'hiver 1963-1964, l'impasse Ronsin, vouée à la démolition. On verra plus tard cette œuvre trôner dans le salon du manoir de Pontus Hulten, à Saint-Firmin-sur-Loire, où il passe les dernières années de sa vie. En 2005, il en fait don au Centre Pompidou.
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely :
Sans titre, 1967, maquette du Paradis fantastique conçue pour le Pavillon Français de l'Exposition universelle de Montréal, plâtre, carton, fil électrique et bois
Le Paradis fantastique, 7 mars 1967, dessins préparatoires pour le Pavillon français de l'Exposition universelle de Montréal, feutre, crayon de couleur et peinture sur papier
Lettre-dessin à Pontus Hulten, 1969, stylo à bille, crayon de couleur, feutre et mine graphite sur papier
Dans la rotonde, deux machines de Tinguely :
- Méta n° 3, 1970-1971, fer et trois moteurs, 200 x 600 x 400 cm
- Hommage à New York (Klaxon), 1960, Fragment issu de l'action, métal, caoutchouc, peinture, moteur électrique
Dans une vitrine, les maquettes des sculptures réalisées par Niki de Saint Phalle pour la fontaine Stravinsky, inaugurée en 1983 à Paris. Ce n'est pas Pontus Hulten, mais Pierre Boulez, alors directeur de l'Ircam, département associé du Centre Pompidou consacré à la recherche en musique contemporaine, qui en est l'initiateur. Il bénéficie pour ce projet de l'appui de Claude Pompidou, ainsi que de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Cette commande d'une fontaine pour la place située entre le Centre Pompidou et le bâtiment de l'Ircam est passée par Boulez au seul Tinguely, qui impose de la concevoir entièrement en collaboration avec Niki de Saint Phalle.
Un "accordéon" de lithographies de 1971 par Niki de Saint Phalle décore également la pièce.
L'exposition « Rörelse i konsten » [Le mouvement dans l'art], Moderna Museet, Stockholm, 1961
La question du mouvement dans l'art fascine Pontus Hulten, qui cherche à en écrire l'histoire tout au long de sa carrière. Il envisage de présenter au Moderna Museet de Stockholm une exposition sur ce thème et la conçoit avec Willem Sandberg, le directeur du Stedelijk Museum d'Amsterdam, l'artiste Daniel Spoerri, ainsi qu'avec Jean Tinguely et l'ingénieur Billy Klüver. Les œuvres de Tinguely sont très largement représentées tandis que Saint Phalle met plutôt en avant son travail totalement novateur sur les Tirs, dont elle organise des performances à chaque étape de l'itinérance de l'exposition.
Jean Tinguely : Méta-Kandinsky I, 1956 (Autre titre : Wundermaschine)
Éléments en tôle, bois, essieux, courroies sur panneau en bois, moteur électrique
À partir de 1955, Tinguely intègre la couleur dans ses reliefs, réalisés seulement en noir et blanc à ses débuts. Il rend ici hommage à Kandinsky, artiste majeur de l'avant-garde, par l'utilisation d'éléments de tôle de diverses couleurs. Le mot « méta » - qui aurait été lancé par Pontus Hulten - marque une volonté de dépassement. Cette « machine à merveilles », autre titre de cette œuvre, est actionnée par un mécanisme bien visible, ce qui est encore rare dans les réalisations de Tinguely des années 1950.
Relief méta-mécanique sonore II, 1955, éléments en carton, bois et tôle, baguettes et fils métalliques, et objets divers sur panneau en bois peint, moteurs électriques
Le Soulier de Madame Lacasse, 1960, bois, métal, caoutchouc, objets divers, carton (peint en bleu IKB), moteur électrique
Cet assemblage peut paraître quelque peu saugrenu dans ses composantes - une chaussure, de la ferraille, un pupitre rouillé, un disque en carton suspendu à une tige telle une canne à pêche...
Il prend vie grâce à un moteur qui actionne la roue, provoquant le mouvement désordonné et bruyant des éléments. Le nom de Madame « Lacasse », épouse d'un artiste de l'impasse Ronsin à qui avait appartenu la chaussure, joue avec l'expression « mettre à la casse » les débris de la civilisation jugés désormais inutiles. Le disque bleu est quant à lui un hommage à Yves Klein, artiste inventeur du bleu IKB, avec lequel Tinguely s'est lié d'amitié dans leur recherche commune de l'immatériel, que sont la vitesse et le mouvement chez ce dernier.
Cyclograveur, 1960, métal, caoutchouc, objets divers
Le Cyclograveur est l'une des œuvres phares de l'exposition « Rörelse i konsten » (Le mouvement dans l'art). Le fonctionnement de la machine consiste à pédaler, tout en lisant un livre posé sur un lutrin, de façon à produire, au fur et à mesure de l'activation, un dessin sur une feuille, placée sur un panneau, que vient gribouiller un crayon fixé au bout d'une tige (à l'origine, une pointe métallique gravait directement le panneau). Ce dispositif absurde, augmenté par le déclenchement du son d'une cymbale et d'un tambour, provoque l'hilarité des visiteurs. Il souligne le pouvoir de dérision des œuvres de Tinguely.
Niki de Saint Phalle : Martyr nécessaire/Saint Sébastien/ Portrait de mon amour/Portrait
of Myself, mars-avril 1961, objets divers et peinture sur panneau en bois
Si Tinguely est largement représenté par ses sculptures dans l'exposition itinérante sur le mouvement dans l'art, Niki de Saint Phalle, qui a fait la connaissance il y a à peine quelques mois de Pontus Hulten, est quant à elle conviée avec deux œuvres seulement. De fait, le mouvement n'est pas au cœur de son travail. Ce « portrait », l'un des deux exposés, invite le public à lancer des fléchettes sur la cible qui figure en guise de tête.
Jean Tinguely : Ballet des pauvres, 1961, métal, objets divers, moteur électrique
Hon - en katedral [Elle - une cathédrale], Moderna Museet, Stockholm, 1966
Invités par Hulten à réaliser un projet d'envergure dans son musée à Stockholm, Saint Phalle, Tinguely et l'artiste suédois Per Olof Ultvedt (1927-2006) s'y retrouvent en avril 1966 sans idée précise. Ils finissent par s'accorder sur la construction d'une gigantesque Nana dans le style de Niki de Saint Phalle. Représentée allongée et enceinte, elle est réalisée à une échelle monumentale en quelques semaines, avec l'aide d'Hulten. Le public y accède par le vagin pour y découvrir tout un monde animé: de vraies sculptures, une galerie de fausses peintures, une salle de cinéma, un toboggan, un bassin de poissons rouges... L'œuvre est détruite comme prévu à la fin de sa présentation, après un succès considérable.
À l'entrée de la salle, de Niki de Saint Phalle, Elisabeth (Nana), 1965, résine synthétique et peinture sur armature métallique, inspirée par sa sœur enceinte.
Une maquette de Hon, conservée au Moderna Museet de Stockholm
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely :
Lettre-dessin à Pontus Hulten, 1966, feutre sur papier
Lettre-dessin adressée à Manuel Gasser, 1966, encre, aquarelle, craie, feutre et stylo à bille sur papier
Deux projets d'affiche pour l'exposition « Hon - en katedral » [Elle - une cathédrale], Moderna Museet, Stockholm, 1966
Gouache, feutre, craie et stylo à bille sur papier imprimé
Gouache, feutre et collage sur papier imprimé
Niki de Saint Phalle : Photo de la Hon repeinte, 1979, peinture sur impression offset
Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt :
Hon (huvud) 1966, [Elle (tête)], papier mâché peint sur grillage
A Piece of Hon, 1966 [Un morceau de Hon], plâtre, tissu et technique mixte sur grillage
« Hon - en katedral » avait été conçue dès l'origine comme une installation éphémère. Bien au-delà des considérations matérielles rendant la conservation d'une telle sculpture géante impossible, il s'agissait de ne pas inscrire l'œuvre dans la pérennité. Elle échappait alors au commerce de l'art et il en restait la rencontre joyeuse avec le public, l'expérience totalement anti-conventionnelle du moment. L'œuvre est donc détruite à l'issue de l'exposition, par l'équipe du musée mais aussi des mains-mêmes de Pontus Hulten, comme en témoignent certains documents. Il en reste la tête, aujourd'hui dans les collections du Moderna Museet, un fragment de coque, et quelques morceaux de peau.
Quelques œuvres exposées dans la Hon en 1966 :
Ulf Linde (1929-2013) : Gouache till Hon. Förfalskad Paul Klee, 1966 [Gouache pour Hon. Faux Paul Klee], gouache sur papier
Jean Tinguely : Radio Stockholm, 1966, métal, plumes, pièces de transistor, moteur électrique
Per Olof Ultvedt : Mannen i stolen, 1966 [L'Homme sur la chaise], bois peint, métal, moteur électrique Collection particulière
Si Niki de Saint Phalle est l'auteure de l'extérieur de Hon, l'animation de l'intérieur avec toutes ses attractions, en revient principalement à Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt. Ce dernier avait notamment conçu l'installation, Mannen i stolen, présentée ici. Quant à Tinguely, il accueillait le visiteur avec son imposante machine bruyante - qui n'existe plus - comportant des rouages reliés à un système de destruction des bouteilles vides jetées par le public après avoir consommé les boissons offertes dans un distributeur Ailleurs, avec sa sculpture sonore Radio Stockholm, Tinguely proposait un collage audiovisuel aléatoire grâce à la présence d'un sélecteur de fréquences radio activé par un moteur
Le Cyclop, Milly-la-Forêt (1969-1994)
À la fin des années 1960, Jean Tinguely imagine, avec Niki de Saint Phalle et l'artiste suisse Bernhard Luginbühl, de réaliser en secret une tête monumentale, un « monstre », au cœur de la forêt, dans l'Essonne. L'élaboration de ce projet dure 25 ans. Tinguely en orchestre la construction et invite plusieurs amis artistes à présenter une œuvre au sein de cette sculpture gigantesque. Victime d'actes de vandalisme, Le Cyclop est donné à l'État français en 1987. Saint Phalle poursuit son achèvement après la mort de Tinguely, selon ses instructions et avec l'aide d'Hulten. L'œuvre ouvre au public en 1994.
Jean Tinguely :
Étude pour «Le Monstre de Milly » sans date. mine graphite et crayon de couleur sur papier
Étude, 1970, mine graphite, stylo à bille, feutre et collage sur papier
Estampe rehaussée du Cyclop, avec dédicace à Seppi Imhof, 1977, feutre, stylo à bille, pastel gras et collage sur sérigraphie couleur
Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely :
Le Cyclop - La Tête, 1986, maquette : métal, miroir sur polyester renforcé de fibre de verre
Le Cyclop - La Tête, 1970, maquette: métal, gaze, plâtre, peinture
Et pour clôturer, ces deux lettres sur la fin de cette aventure :.
Jean Tinguely : Lettre-dessin à Pontus Hulten, 1989, collage, gouache, feutre et crayon à la cire sur papier
Niki de Saint Phalle : Grand Lion de la Culture, 1994, feutre, mine graphite et gouache sur papier
À partir des années 1980, Le Cyclop, dont l'emplacement en pleine forêt était resté secret, commence à être vandalisé. Pour faire face aux intrus, Tinguely et ses amis, qui avaient délaissé le chantier, leur tendent des pièges, telle une fausse porte par exemple. L'artiste songe même à déplacer « La Tête » à un autre endroit du monde, et sollicite Hulten pour l'aider à trouver un mécène pour l'opération. En 1985, il décide, avec Niki de Saint Phalle, de proposer le don du Cyclop à l'État français. Ce don est acté en 1987, et l'ouverture au public a lieu en 1994, après le décès de Tinguely. Saint Phalle rend alors hommage à Hulten, qui l'a aidée à parachever Le Cyclop.
Le Cyclop est resté ouvert au public de 1994 à octobre 2020. Il a été fermé à cette date pour une importante rénovation et il est de nouveau ouvert. depuis 2022. (https://www.lecyclop.com/)
Nous poursuivrons la visite de cette passionnante exposition dans un prochain billet.