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Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

14 Février 2026 , Rédigé par japprendslechinois

Juste à côté de l'exposition consacrée au peintre John Singer Sargent (notre billet du 25 octobre dernier) se déroulait à  Orsay la rétrospective d'un artiste contemporain de Sargent, le sculpteur Paul Troubetzkoy. Né comme Sargent en Italie et parisien d’adoption comme lui, il a mené parallèlement une brillante carrière aux États-Unis. 
Adulé de son vivant, Paul Troubetzkoy qui avait choisi Paris comme l’un de ses ports d’attache, n’a pas fait l’objet d’une exposition en France depuis plus d’un siècle. Ce sculpteur et peintre italien, issu d’un père diplomate russe et d’une mère américaine pianiste et chanteuse, né comme enfant illégitime sous une identité d’emprunt puis reconnu avec ses frères à l’âge de cinq ans, a su convertir les circonstances de sa naissance en atouts pour connaître une carrière internationale flamboyante. Formé à Milan, accueilli à ses débuts à Moscou et Saint-Pétersbourg, il trouve à Paris à partir de 1906 l’opportunité de développer une carrière internationale, qui culmine avec un succès sans précédent aux États-Unis. Portraitiste de talent, il est recherché par une élite cosmopolite qui voit dans ses statuettes représentant les personnalités les plus en vue de son époque le témoignage de la réussite.

Une famille cosmopolite

Paul Troubetzkoy naît au bord du Lac majeur d’un père issu d’une famille aristocratique russe, Pyotr Petrovich Troubetzkoy, né en 1822 à Tultchine, ville d’Ukraine proche de la frontière moldave, et mort à Menton en 1892. Sa mère Ada Winans (1831-1917), fille d’un marchand de New York, se rend en Italie pour parfaire sa formation musicale. Tous deux se rencontrent à Florence en 1863 alors que Pyotr Petrovitch a laissé en Russie son épouse Varvara Yuryevna Trubetskaya (1828-1901) pour rejoindre un poste diplomatique. Les trois enfants nés de cette union illégitime, sont d’abord déclarés sous le nom de Stahl : Pierre (peintre) né en 1864, Paul en 1866 et Luigi (ingénieur) en 1867. Une fois le divorce avec Varvara Yuryevna prononcé en 1870, Pyotr Petrovitch se marie avec Ada et reconnaît ses trois fils, qui prennent le nom de Troubetzkoy. Paul semble avoir gardé toute sa vie l’empreinte de cette complexité d’origine. Il mène une existence cosmopolite, multipliant les séjours à l’étranger parfois pour de très longues durées. Si son nom et son talent lui ouvrent les portes de la haute société à Moscou, Paris, ainsi qu’aux Etats-Unis, Paul s’attache toute sa vie à représenter les membres de sa famille, notamment son épouse, Elin, et lui-même à travers des autoportraits, sculptés ou peints.

Mon épouse [Elin Troubetzkoy], 1911, bronze
Troubetzkoy représente plusieurs fois son épouse. Cette statue monumentale démontre tout particulièrement le talent du sculpteur pour passer du format de la statuette aux œuvres de grandes dimensions.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Photographie de Paul Troubetzkoy, par André Taponnier, entre 1920 et 1930
Anders Zorn (1860-1920) : Troubetzkoy dans l'atelier devant une sellette, 1908, eau-forte
Daniele Ranzoni (1843-1889) : Les Trois Enfants Troubetzkoy avec leur chien, vers 1874, huile sur toile
Troubetzkoy et Ada Winans ont trois fils : Pierre, le futur peintre, né en 1864, vraisemblablement à gauche, Paul né en 1866, et Luigi, qui devient ingénieur. 
Printemps, dit aussi Amélie Rives Troubetzkoy, 1895, bronze
Amélie Rives (1863-1945) est déjà une écrivaine très célèbre aux États-Unis lorsqu'elle rencontre à Londres, grâce à Oscar Wilde, le peintre Pierre Troubetzkoy, frère du sculpteur. Ce dernier modèle sa future belle- sœur en allégorie du Printemps peu avant le mariage du couple en 1896.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Autoportrait, 1925, plâtre platiné ocre
Autoportrait, 1937, huile sur toile
Amely Troubetzkoy-Hahn, 1925, bronze
Amely Troubetzkoy-Hahn (1887-1978), née Amalia Sirtori, est l'épouse du demi-frère du sculpteur, Pietro Troubetzkoy-Hahn (1886-1952), constructeur immobilier, dont la mère, Marianna Hahn, a été l'institutrice de Pierre, Paul et Luigi.
Ilia Iefimovitch Repine (1844-1930) : Paul Troubetzkoy, 1908, huile sur toile
Répine, à l'apogée de sa carrière, réalise en 1908 ce portrait, remarquable aussi bien par sa ressemblance que par le naturalisme de la pause.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Milan

À Milan, Troubetzkoy se forme loin de toute contrainte académique. Il y fréquente les principaux acteurs du mouvement littéraire et artistique, anticonformiste, des Scapigliati, les peintres Daniele Ranzoni (1843-1889) Tranquillo Cremona (1837-1878) et le sculpteur Giuseppe Grandi (1843-1894), qui joue un rôle important dans son éducation. Il participe aux principales manifestations artistiques (Brera, La Famiglia Artistica, la Permanente) de 1886 à 1897, avant son départ en Russie. Il y crée ses premiers chefs-d’oeuvre, notamment le portrait en buste du peintre Giovanni Segantini, modelé en 1896 et dont l’édition en bronze connut un immense succès.


Edvige Vonwiller Gessner, 1896, bronze
Née à Milan en 1856 d'un père Zürichois et d'une mère vénitienne et française, Edvige Vonwiller Gessner se consacre dès sa jeunesse à des activités caritatives
Pierre Troubetzkoy (1864-1936) : Mary Franckfort, 1882, huile sur toile
La famille Franckfort appartient à l'aristocratie anglaise. Elle s'établit en Italie sur les rives du Verbano au cours des années 1850, attirée par le climat et les paysages. Les Franckfort étaient très amis des Troubetzkoy et ce portrait raffiné représente Mary, la fille du baron Franckfort.
Regret [Emilia Varini], 1892 (modèle), 1893 (fonte), bronze
Ce bronze figure Emilia Varini (1866-1949), une jeune comédienne milanaise. Il compte parmi ceux envoyés par l'artiste à la Chicago World's Fair en 1893 et à l'Exposition internationale de San Francisco de 1894, puis achetés pour le musée de cette ville.
Carlo Bugatti, 1899, bronze
Le Milanais Carlo Bugatti (1855-1940), célèbre ébéniste et créateur d'art décoratif, est le père de Rembrandt (1884-1916), sculpteur animalier, et Ettore (1881-1937), inventeur et industriel fondateur des automobiles Bugatti. La sœur de Carlo, Luigia (1862-1938), est la compagne du peintre Giovanni Segantini, portraituré par Troubetzkoy.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Gaetano Previati (1852-1920) : Erminia Cairati Vogt, 1881, huile sur toile
Erminia Cairati Vogt (1862-1897) est une importante philanthrope et mécène, qui tient avec son mari, peintre et architecte, un salon où se réunissent les plus importants artistes et hommes de lettres de Milan.
Jeune Femme [Ermina Cairati Vogt], vers 1897, marbre
Troubetzkoy utilise peu le marbre. Pour la diffusion de son œuvre auprès du public, il lui préfère le bronze qui rend toute sa vérité au modelage original. Cette tête en marbre permet toutefois de se rendre compte à quel point le sculpteur maitrisait parfaitement toutes les techniques de la sculpture.
Gabriele d'Annunzio, vers 1892, plâtre patiné vert
Parmi les Italiens dont Troubetzkoy fait le portrait, Gabriele d'Annunzio (1863-1938) demeure l'une des plus célèbres personnalités.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Giovanni Segantini, 1896, bronze
Giovanni Segantini (1858-1899) est l'un des peintres majeurs d'Italie au XIXe siècle, dont l'œuvre se situe entre symbolisme, postimpressionnisme et primitivisme. Le buste du peintre, réalisé en 1896, est d'une importance décisive dans l'œuvre de Troubetzkoy qui peine pourtant à trouver une pose convaincante, jusqu'au moment de se séparer. Il perçoit alors le mouvement juste: les deux pouces engagés sous le gilet, et la figure de trois quarts: une esthétique personnelle, reconnaissable immédiatement.
Monument à Dante, 1893, bronze
Tout au long de sa carrière, Troubetzkoy présente des versions en bronze de son modèle de monument au poète italien Dante Alighieri (1265-1321), présenté mais non sélectionné lors d'un concours organisé en 1891 par la ville de Trente.
Carlo Cadorna, vers 1892, plâtre
En 1892, Troubetzkoy remporte le concours pour le monument à la mémoire de Carlo Cadorna (1809-1890), homme politique né à Pallanza, président de la chambre des Députés, ambassadeur à Londres. Le monument est composé du portrait de Cadorna en haut relief, d'après ce modèle, et de la figure de La Bella Pallanza.
Elin Troubetzkoy nue, vers 1910-1911, plâtre

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Les ateliers

Les ateliers de Troubetzkoy à Paris et à Neuilly-sur-Seine sont photographiés à de nombreuses reprises. L’atmosphère de ces lieux, où le sculpteur se fait parfois représenter aves ses loups, est unique. Dans ces bâtiments en bois, les verrières sont placées haut, et des étagères, disposées par deux, permettent de présenter modelages, plâtres et bronzes. De grandes sellettes sont utilisées pour modeler la terre ou la cire, quelques-unes ont été prêtées pour l’exposition par le musée de Verbania, qui a reconstitué une partie de ces vues d’ateliers. Ce sont à la fois les lieux les plus intimes du sculpteur et les plus photographiés, où plusieurs modèles sont venus poser, comme Clemenceau.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Au premier plan, Léon Tolstoi, vers 1898, plâtre patiné vert-gris
Troubetzkoy rencontre Tolstoi en 1899 à lasnaia Poliana, un domaine dans la région de Toula, dont Tolstoi a hérité à la mort de sa mère. Le buste le plus impressionnant qu'il réalise est certainement celui en plâtre patiné, conservé
à Verbania. Troubetzkoy retrouve icl sa monumentalité première, comme dans le portrait de Segantini : l'écrivain est représenté de trois quarts, la tête tournée sur sa droite et la puissance de ses bras semble amplifiée par la chemise russe.
À gauche, Comte Antonio Durini, vers 1891, plâtre
À droite, Dario Papa, 1897, plâtre
Le sculpteur réalise de nombreux portraits, comme celui-ci du journaliste Dario Papa (1846-1897), ami de plusieurs artistes milanais, pour des monuments funéraires du Cimitero Monumentale de Milan.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

La Bella Pallanza, vers 1892, marbre
À droite, Mère et enfant [Elin Troubetzkoy et son fils, Pierre], vers 1907, plâtre
Cette émouvante maternité représente Elin Troubetzkoy (1883-1927), la femme du sculpteur, épousée en 1905, et leur fils unique, Pierre. La sculpture est réalisée quelques mois avant la mort de l'enfant à Paris en 1907, à l'âge de deux ans et demi.
À gauche, au fond, Sola! [Emilia Varini], 1892, plâtre, dont on a vu plus haut la version en bronze sous le titre Regret
À gauche, au premier plan, La Bella Pallanza, 1894-1895, plâtre
Conçue pour le monument érigé à la mémoire de Carlo Cadorna (voir plus haut)

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Etagère du haut, de g. à d. : Bona Weill-Schott, 1897, plâtre - Mme Harold McCormick, 1912, plâtre, Enrico Caruso, 1912, plâtre patiné rose pâle
Etagère du bas, de g. à d. : Après la pose, vers 1894, bronze - Grande-Duchesse Elizaveta Feodorovna, vers 1898, plâtre
Vieux de l'hospice Pio Albergo Trivulzio, vers 1886-1887, plâtre patiné ocre

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Moscou et Saint-Pétersbourg

Paul Troubetzkoy, qui ne parle quasiment pas russe, s’installe à Moscou en 1897-1898, après avoir obtenu un poste de professeur de sculpture à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture. Bien accueilli par les élites locales, il modèle de nombreux portraits, des jeunes femmes de l’aristocratie comme la princesse Gagarine aux imposants bustes tel celui du prince Meshchersky commencé en Italie. Ses portraits du célèbre écrivain Léon Tolstoï font partie des chefs d’œuvre de cette période : la personnalité de ce végétarien convaincu marque durablement le sculpteur qui lui rend visite à plusieurs reprises.
En 1900, grâce au soutien de la famille impériale, Troubetzkoy est déclaré vainqueur du concours pour le monument au Tsar Alexandre III, qui doit être érigé à Saint-Pétersbourg. Le monument suscite une vive polémique : aux yeux des sculpteurs russes, l’artiste reste « un étranger », peu doué de surcroît pour la statue monumentale. L’œuvre ne sera inaugurée qu’en 1909, en l’absence du sculpteur qui a quitté la Russie trois ans plus tôt.

Tsar Alexandre III à cheval, 1905, bronze
Cocher russe, 1898, bronze
Hiver, vers 1894, bronze

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Prince Alexandre Vasilevic Meshchersky, vers 1895, plâtre
Le portrait du prince Alexandre Vasilevic Meshchersky, réalisé à Milan en 1895, est, sans conteste, l'un des plus singuliers de Troubetzkoy. De trois quarts, en vision frontale, comme posé sur les mains croisées, grandes, vigoureuses, le comte Meshchersky est présenté dans toute sa gloire «russe», la barbe généreuse et conquérante.
Léon Tolstoi, 1909, huile sur toile
Léon Tolstoï, 1899, bronze
Tolstoi à cheval, 1899, bronze
En 1899, Troubetzkoy modèle une statuette de Tolstoi à cheval. La statuette équestre est acquise par l'État français pour le musée du Luxembourg en décembre 1900. Il propose d'en faire un monument dans un quartier de Paris mais ce projet reste sans suite.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

La gloire à Paris

En 1906, Paul Troubetzkoy quitte la Russie, alors en proie aux premiers troubles révolutionnaires, pour s’installer à Paris. Le sculpteur est déjà reconnu dans la capitale où il a obtenu un grand succès lors de l’Exposition universelle de 1900. Bohème et excentrique, il fait rapidement la conquête du Tout-Paris. Installé dans un hôtel particulier en bordure du bois de Boulogne – où il promène ses loups apprivoisés – Troubetzkoy fréquente les élites cosmopolites de la capitale. Il est notamment proche du poète Robert de Montesquiou, un personnage proustien haut en couleurs, immortalisé par Giovanni Boldini. La popularité du sculpteur auprès de la haute société parisienne lui vaut de nombreuses commandes de portraits. C’est à Paris que Troubetzkoy parfait le genre du portrait-statuette qui fera sa célébrité : Auguste Rodin, Anatole France, George Bernard Shaw, la baronne de Rothschild, Roland Garros… nombreuses sont les personnalités à avoir posé pour le sculpteur dont la capacité à saisir des « instantanés de vie » est particulièrement appréciée du public parisien.

Giovanni Boldini (1842-1931) : Comte Robert de Montesquiou, 1897, huile sur toile
Comte Robert de Montesquiou, 1907, bronze
Comte Robert de Montesquiou, vers 1907, plâtre patiné bronze
Robert de Montesquiou (1855-1921), célèbre dandy et poète parisien, remarque Troubetzkoy dès l'Exposition universelle de 1900 : sous le coup de l'admiration, il écrit alors un bel article sur le sculpteur.
 

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Madame Adelaïde Aurnheimer, dit aussi Après le bal, 1898, bronze
Adélaïde Aurnheimer (1873-après 1897) est l'épouse d'un riche marchand installé à Milan: le couple est mécène de la galerie d'art où expose alors Paul Troubetzkoy.
Philip de László, 1910, bronze
Philip de László (1869-1937), originaire de Budapest, commence sa carrière de peintre dans l'empire austro-hongrois avant de s'installer à Londres en 1907. Il devient alors le peintre préféré de l'aristocratie britannique et mène une brillante carrière de portraitiste mondain en Angleterre jusqu'à la Première Guerre mondiale.
Anatole France, vers 1907, plâtre

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Virginia Graham Vanderbilt, vers 1910, plâtre
William Kissam Vanderbilt, vers 1910, plâtre
Troubetzkoy, qui fréquente la haute société américaine en villégiature en Europe, modèle plusieurs membres de la richissime famille Vanderbilt, dont William Kissam Vanderbilt (1878-1944), pilote automobile, et son épouse Virginia Graham (1875-1935), fille d'un important industriel du secteur minier.
Rembrandt Bugatti, vers 1904-1906, plâtre
Rembrandt Bugatti (1884-1916), que Troubetzkoy a conseillé à ses débuts à Milan, est un célèbre sculpteur animalier italien, installé à Paris en 1903.
Auguste Rodin, vers 1906 (modèle), après 1926 (fonte), bronze
Comme Montesquiou, Rodin (1840-1917) aurait remarqué Troubetzkoy à l'Exposition universelle de 1900 : selon le poète, Rodin se faisait une gloire de montrer le chemin de la salle Troubetzkoy aux visiteurs. Le portrait statuette du « maître de Meudon » est l'un des premiers réalisés par l'artiste à son arrivée à Paris. Il montre Rodin, alors considéré comme le plus grand sculpteur vivant, la veste ouverte et les mains dans les poches, dans l'attitude familière d'un grand homme sûr de son talent.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Giovanni Boldini, vers 1912-1913, plâtre patiné jaune clair
Giovanni Boldini (1842-1931) est un célèbre peintre italien, spécialisé dans le genre du portrait mondain. Il a de nombreux modèles en commun avec Paul Troubetzkoy.
Docteur Pozzi, 1908, bronze
Samuel Jean Pozzi (1846-1918) est un médecin et chirurgien français, pionnier de la gynécologie moderne. Autant homme de science qu'homme du monde, il est également célèbre pour ses nombreuses conquêtes féminines, parmi lesquelles l'actrice Sarah Bernhardt (voir aussi le portrait du docteur Pozzi dans notre billet sur l'exposition Sargent).
George Bernard Shaw, vers 1908, plâtre patiné vert-gris
Une amitié durable unit Troubetzkoy à l'écrivain irlandais George Bernard Shaw (1850-1956). Le buste présenté ici est le premier des quatre portraits de l'écrivain réalisés par Troubetzkoy. Rapidement modelé lors d'un séjour du sculpteur à Londres, il est exposé ensuite en 1908 au Salon à Paris.
Roland Garros [à bord de son Morane], 1914, bronze peint
Roland Garros (1888-1918) est un aviateur français, célèbre pour avoir effectué la toute première traversée de la Méditerranée en avion le 23 septembre 1913. Troubetzkoy est choisi pour effectuer son portrait immédiatement après la traversée, grâce à une souscription organisée par le journal L'Excelsior.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Portraits intimes, portraits mondains

Sculpteur et interprète de la vie dans toute sa spontanéité, Troubetzkoy excelle dans le genre du portrait, qu’il soit intime ou mondain. Modeleur virtuose, l’artiste parvient à saisir l’expression et le mouvement justes. Il aime tout particulièrement mettre en scène les enfants et les animaux. Derrière ces scènes de genre en apparence anodines, s’affirment en fait les convictions du sculpteur, fervent défenseur de la cause animale, qui entend démontrer que les enfants et les bêtes, même les plus farouches, peuvent coexister en toute quiétude. Le thème de la maternité, comme celui de la paternité, intéresse également Troubetzkoy qui le traite au format monumental, comme dans l’émouvant portrait de sa femme Elin et de son fils Pierre, réalisé quelques mois avant la mort de l’enfant. Troubetzkoy excelle tout autant dans la représentation des jeunes femmes de la haute société. Parées de leurs plus beaux atours, elles sont parfois accompagnées de leur enfant ou de leur animal de compagnie. Ces portraits font écho à ceux peints à la même époque par Giovanni Boldini.

Mère et enfant, 1898, plâtre
Réalisée à Milan en 1898, peu avant le départ de Troubetzkoy pour la Russie, Mère et enfant est l'une des œuvres présentées par le sculpteur à Paris lors de l'Exposition universelle de 1900.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Matías Errázuriz avec sa fille, vers 1909, plâtre patiné gris clair
Matías Errázuriz (1866-1953) est un diplomate originaire du Chili. Il est ici représenté avec sa fille Josefina sur les genoux.
Mère et enfant, vers 1907 (modèle), avant 1909 (fonte), bronze
Cette émouvante maternité représente Elin Troubetzkoy (1883-1927), la femme du sculpteur, épousée en 1905, et leur fils unique, Pierre. La sculpture est réalisée quelques mois avant la mort de l'enfant à Paris en 1907, à l'âge de deux ans et demi.
Petite fille assise avec un chien, 1906, plâtre
Le sculpteur montre ici, presque grandeur nature, une fillette assise à côté d'un grand chien-loup. Le thème de l'amitié entre l'enfant et l'animal lui tient en effet particulièrement à cœur. Pour Troubetzkoy, les bêtes sauvages ne sont telles que parce que l'homme s'est mis à les chasser. A partir du moment où l'homme cesse de les persécuter, elles deviennent de tranquilles compagnes. Fort de ses convictions, le sculpteur vivait lui-même entouré de loups, adoptés jeunes, et qu'il nourrissait selon un régime végétarien.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Madame Goujon et son chien, 1906, bronze
Julie Goujon, née Reinach (1885-1971), est la fille du journaliste Joseph Reinach. Elle épouse en 1905 le député Pierre Goujon. Cette statuette est peut-être un cadeau de mariage.
La marquise Luisa Casati, 1904, bronze
Belle et extravagante, la marquise Casati (1881-1957) est l'une des figures les plus brillantes de la haute société européenne de la Belle Époque. Célèbre pour ses fêtes somptueuses, organisées à Venise et à Paris, elle fait également sensation en raison de sa passion pour les animaux sauvages, aimant à se promener avec des guépards en laisse ou des serpents en guise de bijoux. Troubetzkoy la représente ici accompagnée d'un lévrier, qui souligne la minceur de sa silhouette filiforme.
Giovanni Boldini : Madame Charles Max [Jeanne], 1896, huile sur toile

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Madame Decori, 1909, bronze
Née Madeleine Perrody, Madame Decori (1870-1951) est l'épouse d'un influent avocat sous la III République, Félix Decori. Célèbre pour sa beauté - elle a probablement été la maîtresse du président Raymond Poincaré - elle tient un salon important qui réunit artistes, politiques et intellectuels. Troubetzkoy la représente ici nonchalamment assise sur un sofa, pensive, comme au retour d'un bal.
Mademoiselle Germaine Besnard, 1907, plâtre
Germaine Besnard (1884-1975) est la fille du célèbre peintre Albert Besnard et de la sculptrice Charlotte Besnard.
Franklin D. Roosevelt, 1911, bronze
Franklin D. Roosevelt (1882-1945) vient d'être élu sénateur de l'État de New York quand sa marraine commande à Troubetzkoy ce portrait, remarquable par la ressemblance frappante, le naturalisme de la pose et l'originalité du format.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Troubetzkoy « l’Américain »

Avant même de voyager aux États-Unis, Troubetzkoy y remporte les premiers succès de sa carrière : il reçoit des médailles avec ses bronzes envoyés à l’Exposition universelle de Chicago en 1893, présentés ensuite à l’Exposition internationale de San Francisco de 1894 ; quatre seront acquis pour le musée de cette ville. Le sculpteur fait trois séjours de quelques mois aux États-Unis, en 1911 et 1912, puis de presque sept ans entre 1914 et 1920, suite au conflit mondial qui sévissait en Europe. Il fascine d’emblée les journalistes par son titre princier, ses bustes du célèbre écrivain russe Léon Tolstoï, et son ardente défense de la cause végétarienne. Troubetzkoy enchaîne les expositions sur la côte Est, dans le Midwest et en Californie et y reçoit la commande de nombreux portraits. Confiés à la fonderie Roman Bronze Works de Brooklyn, ses bronzes, dont des statuettes de danseuse et de sujets inspirés du Far West, séduisent musées et collectionneurs. Son séjour américain culmine avec l’inauguration, en août 1920, à Los Angeles, du monument à Harrison Gray Otis (1837–1917), général de l’Armée fédérale, entrepreneur, et éditeur fondateur du Los Angeles Times.

Deux cowboys, 1916, bronze
Troubetzkoy modèle ce groupe en 1916 lors du festival de rodéo de Sheepshead Bay (sud de New York).
Guerrier indien sur un cheval au galop, 1890-1893, bronze
Le sculpteur crée probablement cette composition très dynamique après avoir vu les numéros donnés par la troupe de Buffalo Bill dans le Wild West Show à Milan en 1890.
Vedette indienne, 1890-1893, bronze
Inspiré du spectacle Wild West Show, donné par Buffalo Bill à Milan en 1890, ce bronze présenté par l'artiste à l'Exposition des Beaux-Arts à Rome en 1893 lui vaut une médaille d'or et son achat par l'État italien pour la Galleria Nazionale d'Arte Moderna de Rome.
Indien peau-rouge, 1911, plâtre
Indien peau-rouge, 1911, bronze
Cet Indien peau-rouge, avec son majestueux costume orné de plumes, figure sans doute Ithúnkasan Glešká, ou «Belette tachetée», chef de la tribu des Lakotas.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Joaquín Sorolla y Bastida, 1909, bronze
Troubetzkoy se lie d'amitié avec le peintre espagnol Sorolla y Bastida (1863-1923) à Paris. Ce dernier le recommande au mécène américain Archer Huntington (1870-1955), fondateur de l'Hispanic Society de New York, où le sculpteur est invité à organiser en 1911 sa première exposition aux États-Unis.
Mme Wade, 1918, bronze
Alice Reynolds Wade (1882-1919), belle-fille d'un entrepreneur de Cleveland, «en robe du soir, tenant un éventail en plume»
Alma de Bretteville Spreckels avec ses enfants, vers 1918, plâtre
Parallèlement aux figurines individuelles, Troubetzkoy excelle aussi dans les petits portraits de groupe, comme dans ce touchant tableau familial créé à San Francisco pour la grande philanthrope et collectionneuse, Alma de Bretteville Spreckels (1881-1968), figurée avec ses deux filles et son fils.
Les Enfants de M. Crane, vers 1912, plâtre patiné bronze
Troubetzkoy réalise le portrait de plusieurs membres de la famille Crane, des industriels de Chicago, lorsqu'il y séjourne pour son exposition en 1912. Il fait poser Cornelius (7 ans) et sa petite sœur Florence (3 ans), assis, caressant leur gros chien, dans une sorte de triple portrait plein de tendresse.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Sessue Hayakawa, 1918, plâtre
Sessue Hayakawa, 1921, bronze
Parmi les acteurs d'Hollywood posant pour Troubetzkoy, le Japonais Hayakawa (1886-1973), figuré en kimono, armé de son sabre, est le premier Asiatique à connaître une immense popularité dans les années 1910-1920.
Mary Pickford, vers 1918, plâtre patiné
Douglas Fairbanks, vers 1918, plâtre
À Los Angeles, Troubetzkoy modèle les plus grandes stars du moment, du cinéma muet d'Hollywood, Douglas Fairbanks (1883-1939) et Mary Pickford (1892-1979).

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Les statuettes de danseuses

Formant un ensemble d’une dizaine de compositions, les statuettes de danseuse de Troubetzkoy comptent parmi ses sculptures les plus célèbres et fréquemment éditées en bronze. C’est à Paris en 1909-1910 et à New York en 1914-1915 que l’artiste crée ces œuvres qui lui offrent plus de liberté que les portraits de commande.

En relation, deux tableaux de Joaquín Sorolla y Bastida :
Joaquín, fils de l'artiste, 1911, huile sur toile
Clotilde assise dans un sofa, 1910, huile sur toile
Sur ces deux tableaux apparaît Danseuse - Mlle Svirsky, un bronze que son ami Troubetzkoy lui a dédié et envoyé fin 1909 (3ème photo).

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Le retour en Europe

Après son retour en Europe en 1920, Troubetzkoy s’établit avec son épouse Elin près du bois de Boulogne. Il séjourne souvent en Italie, à Suna (Verbania) sur les rives du lac Majeur, dans sa villa de la Ca’ Bianca, qui devient sa résidence principale en 1932. En France et en Italie, il continue de sculpter les portraits de personnalités politiques et représentants de la haute société cosmopolite. Dans sa région natale, il est sollicité pour des monuments, tels celui des morts de la Première guerre à Pallanza. Il présente régulièrement ses nouvelles compositions aux salons parisiens et à la Biennale de Venise, qui lui réserve en 1922 un espace pour une cinquantaine de ses œuvres. La critique apprécie la grâce et la vivacité de ses figures mais note que son style, inchangé, est en train de passer de mode. Jusqu’en 1937, il reste actif et organise des expositions individuelles à Paris, Londres, Alexandrie, Milan, et ailleurs en Italie. Le 12 février 1938, âgé de 72 ans, Troubetzkoy meurt dans sa villa d’une grave forme d’anémie.

Georges Clémenceau, 1926, bronze
Selon Clémenceau (1841-1929), [Troubetzkoy) « avait fait de petites esquisses de Tolstoi qui étalent très bien. Le buste fini (il était très mauvais) il eut le toupet de me demander de lui faire avoir la Légion d'honneur. » L'ancien président du conseil n'en fit rien et remisa le buste, avec celui réalisé par Rodin, dans une armoire. « Cette armoire, je ne l'ouvre jamais. » Une photographie de la séance de pose montre pourtant la ressemblance frappante du portrait, sans doute trop fidèle pour Clemenceau.
George Bernard Shaw, 1926 (modèle), 1927 (fonte), bronze
Troubetzkoy réalise cette statue du célèbre écrivain irlandais George Bernard Shaw (1856-1950), son ami de longue date, quand celui-ci séjourne sur les bords du lac Majeur à l'été 1926.
Giacomo Puccini, vers 1912 (modèle), 1925 (fonte), bronze
La statuette du compositeur Giacomo Puccini (1858- 1924) a servi de modèle pour la statue monumentale érigée en 1925 à la Scala de Milan sur l'initiative de son directeur, le chef d'orchestre Arturo Toscanini.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Jean Bugatti, vers 1930, plâtre
Troubetzkoy, toujours soucieux de saisir ses modèles dans leur univers, immortalise l'ingénieur et pilote automobile Jean Bugatti (1909-1939) au volant d'une voiture
Achille Tominetti, 1932, plätre
Troubetzkoy créé ce buste posthume d'Achille Tominetti (1848-1917), peintre italien de paysages et de scènes rurales, pour un monument inauguré en 1938 à Miazzina, près de Verbania, où l'artiste vécut.
Giacomo Puccini, vers 1920-1924, plâtre
Troubetzkoy portraiture de nouveau le célèbre compositeur avec ce buste au modelé rapide et vigoureux. Son style reste imperméable aux changements radicaux que la sculpture européenne connait alors.

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Dans la dernière salle :

Troubetzkoy et le monde animal

Après avoir assisté, adolescent, au dépeçage de jeunes veaux, Troubetzkoy refuse définitivement toute nourriture animale. Comme nombre d'artistes et écrivains de son temps - tel son ami George Bernard Shaw - il défend avec ardeur le végétarisme, véritable philosophie de vie qu'il impose à ses animaux de compagnie (loups, chiens, ours...), avec un strict régime végétalien qui sera pour lui la cause d'une anémie fatale. Cet amoureux des animaux les sculpte dès le début de sa carrière avec un degré d'acuité saisissant: seuls, ou animaux fidèles aux côtés des adultes dont il fait le portrait, ou en interaction avec des enfants. Il défend ardemment leur cause à travers journaux, conférences, et jusque dans son œuvre qui compte deux sculptures militantes intitulées Dévoreurs de cadavre et Comment pouvez-vous me manger?

Comment pouvez-vous me manger?, 1912 (modèle et fonte), bronze
Dans le parc du musée de Toledo (Ohio), où il organise en 1912 une exposition, Troubetzkoy modèle en public Humpy, un agneau recueilli par son épouse dans les alentours. D'un naturalisme émouvant, l'œuvre se distingue de ses autres sculptures animalières par son échelle, grandeur nature, et l'originalité du titre, militant pour le végétarisme.
Les Amis fidèles, vers 1897, plâtre
Troubetzkoy excelle dans les représentations pleines de tendresse d'enfants interagissant avec des animaux.
Chien de chasse italien, 1893, bronze
Deux pékinois assis, sans date, plâtre
Tête de volpino, sans date, plâtre
Chien-loup de la marquise Cavalletti, avant 1913, plâtre

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Eléphant, s.d., bronze
Cheval, s. d., Bronze
Dévoreurs de cadavres [diptyque] – Contre la loi de la nature, vers 1904, plâtre

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)

Terminons ce billet avec cette photographie d'Albert Harlingue (1879 -1963) : Paul Troubetzkoy dans son atelier à Paris avec ses loups, 1909-1914

Paul Troubetzkoy, sculpteur (1866-1938)
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K
Paul Troubetzkoy et les loups. Paul Troubetzkoy et les statuettes en bronce du beau monde. Tolstoi, le prince Alexandre Vasilevic, Puccini, Bugatti, Mary Pickford, Roland Garros, Enrico Caruso.... Ils sont tous lá. Un travail precieux.
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