L'année internationale de la statistique s'achève
2013 avait été décrétée « année internationale de la statistique » par la communauté statistique mondiale, notamment l'institut international de la statistique (ISI) , auquel l'auteur de ce bloc avait eu l'honneur d'être élu en 1982, et la société française de statistique (SfdS) , à laquelle il a adhéré en 2011 au moment de prendre sa retraite.
En cliquant sur les logos de ces honorables institutions, le lecteur pourra visiter leurs sites respectifs.
Un site particulier est consacré à cette année de la statistique : http://www.worldofstatistics.org/
On y trouve des affiches consacrées à l’événement...
des affiches destinées à promouvoir à la fois la statistique, la discrimination positive à la fois ethnique et « de genre », et même des « blagues » à l'humour subtil
Un des événements marquants était l'organisation du 59ème congrès mondial de la statistique à Hong Kong , auquel l'auteur n'a malheureusement pas pu assister.
ou mieux, pour justifier l'adresse de ce blog :
Il faut dire que pendant sa vie active, l'auteur avait assisté à beaucoup de ces congrès, qui se tiennent tous les deux ans dans des endroits variés, à partir du 42ème Manille en 1979, jusqu'au 55ème à Sydney en 2005, en passant par Buenos-Aires, Tokyo, Le Caire, Beijing et Séoul pour ne citer que les plus exotiques, sans oublier le 47ème à Paris en 1989, année du bicentenaire de la révolution française, où il avait participé à la fois au programme « scientifique » et à l'organisation matérielle : ici, des photographies du cartable remis aux congressistes, pieusement conservé...
Les moments les plus appréciés de ce congrès furent le déjeuner au Clos-Vougeot et la visite des caves de Champagne - pas le même jour - les grandes eaux à Versailles et le "Conference Dinner" à la Conciergerie...
Un des souvenirs les plus marquants qu'il garde de son dernier congrès en 2005 concerne le "dress code" en vigueur en Australie : "smart casual" ne signifie pas, comme il le croyait, une veste mais pas de cravate. Il faut traduire : évitez autant que possible de venir torse nu, ni en short ni en tongs. Le temps des "Conference Dinner" où la tenue de soirée était de rigueur - cette tradition n'a pris fin qu'en 1979 - est loin....
S'il n'a pu se rendre au congrès de Hong Kong, il a pu en revanche assister mardi 21 janvier dernier à la manifestation de clôture organisée par la société française de statistiques à l'Institut Henri Poincaré à Paris.
La journée intitulée « Horizons de la statistique » comportait six exposés de qualité et d'intelligibilité variées, mais tous naturellement d'un grand intérêt...
Le lecteur intéressé pourra les écouter dans leur intégralité sur YouTube en cliquant sur le lien ci-dessous.
Cérémonie des vœux à Arcueil
En cette période des vœux, je souhaiterais rendre compte de la cérémonie des vœux du maire de notre commune, à laquelle tous les habitants étaient conviés, comme chaque année.
A la carte de vœux traditionnelle, au motif chaque fois original (cette année La Vache Noire en robe d'aqueduc, du nom du carrefour situé aux portes d'Arcueil en venant de Paris)
était jointe l'invitation à la cérémonie qui se déroule sous un vaste chapiteau installé dans la cour de l'espace Julio-Gonsález, en face de la mairie d'Arcueil.
Citoyens d'Arcueil depuis plus de dix ans, nous ne nous étions jamais encore rendus à cette invitation, mais nous tenions en cette année d'élections municipales manifester à notre soutien au maire sortant, contre qui semble vouloir se présenter une partie de sa majorité actuelle...
Le maire accueillait les invités à l'entrée du chapiteau, tandis que le buffet, qui s'annonçait abondant, exotique et varié, se préparait.
Un peu avant la cérémonie, le maire en conversation avec les arcueillais et avec notre député (maire de Cachan, la commune voisine née en 1922 de la scission de la partie méridionale d'Arcueil) et notre sénatrice aux cheveux qui s'accordent avec sa couleur politique...
Le maire s'apprête à prendre la parole, relayé par une interprète en langue des signes...
Il a invité à sa droite les parlementaires et quelques représentants du corps diplomatique, notamment l'ambassadrice de la République d'Afrique du Sud, et à sa gauche l'équipe des élus municipaux
Arcueil entretient en effet des liens particuliers avec l'Afrique du Sud : les écrans retransmettaient des images de la visite à Arcueil, lors de sa visite d'Etat en France à l'occasion du 14 juillet 1996, de Nelson Mandela - ici avec l'ancien maire Marcel Trigon, mentor en politique du maire actuel. Il était venu déposer une gerbe devant la plaque qui honore la mémoire de Dulcie September, représentante de l'ANC en France assassinée à Paris le 29 mars 1988, qui avait été accueillie par la commune d'Arcueil et dont le collège porte à présent le nom. L'ambassadrice remercie l'assistance pour le livre de témoignages de condoléances à propos du décès de Mandela, que lui a remis le maire.
Dans son discours, le maire a rappelé que la proximité des échéances électorales, dans la mesure où il se représente, lui interdisait de rappeler le bilan de l'équipe municipale – malgré sa richesse, a-t-il tout de même précisé... et a évoqué avec beaucoup d'humour les grandes figures qui ont jalonné l'histoire d'Arcueil, tant sur le plan scientifique – avec la société des « chimistes » d'Arcueil fondée en 1807 par Claude Berthollet et Pierre-Simon Laplace que sportif – on doit au père Henri Didon la devise Citius, altius, fortius qu'il inventa pour l'équipe d'athlétisme du collège dominicain Albert-le-Grand à Arcueil, et qui fut reprise pour les Jeux Olympiques par son ami Pierre de Coubertin, ou artistique, avec Eric Satie qui habita 27 ans à Arcueil un logement insalubre et rempli de parapluies...Le maire alla même jusqu'à évoquer le marquis de Sade qui y avait une résidence qui a laissé des souvenirs sulfureux, et cita quelques extraits des cahiers de doléances des habitants d'Arcueil en 1789 qui n'ont pas perdu leur actualité.
Il évoqua aussi, plus sérieusement, les inquiétudes que la mise en place de la Métropole du Grand Paris fait peser sur les compétences des communes concernées et la coopération intercommunale actuelle, au sein de la Communauté d'agglomération du Val-de-Bièvre, pôle d'excellence dans de nombreux domaines et notamment la santé avec Campus Grand Parc, autour de l'institut Gustave Roussy à Villejuif. Un peu de pub pour notre commune si sympathique :
Pour terminer, quelques images du centre municipal Julio Gonsález, cadre de cette manifestation, où se tient actuellement une exposition d’œuvres de Pierre Monestier. Julio Gonsález était un sculpteur originaire de Barcelone, très lié à Pablo Picasso avec qui il a travaillé. Installé à Arcueil en 1937, il y est mort en 1942. Il est considéré par les historiens de l'art par les historiens d'art comme le fondateur de la sculpture en fer moderne, ayant fortement influencé des artistes comme l'américain David Smith ou l'espagnol Eduardo Chillida.
America Latina - photographies à la Fondation Cartier
Revenons aujourd'hui à Cartier non pas pour l'exposition de bijoux qui se tient actuellement au Grand Palais (notre billet du 15 décembre) mais pour la très riche exposition de photos d'Amérique latine présentée dans le bel édifice de la Fondation Cartier, Boulevard Raspail.
Couvrant les années tourmentées qu'ont connues l'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale de 1960 à nos jours, elle permet, au travers du regard de dizaines d'artistes, pour ceux qui n'ont connu tous ces troubles que par la presse et les media, de les vivre un peu de l'intérieur et pour tous ceux qui ont tant soit peu parcouru ce continent, de se replonger un moment dans son atmosphère si prenante et attachante.
La muséographie est, comme toujours à la Fondation Cartier, très étudiée - est très réussie, comme le montrent ces images dues à Luc Boegly.
Quelques photographies pour avoir une idée de la richesse des collections présentées (les auteurs, titres et crédits sont indiqués sous chaque oeuvre)
Claudia Andujar, sans titre, série Marcados Para, 1981-1993. Photographie noir et blanc, 70 x 103 cm. © Claudia Andujar. Collection Galeria Vermelho, São Paulo
Ever Astudillo, sans titre, série Latin Fire, 1975-1978. Photographie noir et blanc, 8,3 x 11,4 cm. © Ever Astudillo. Collection privée, courtesy Toluca Fine Art, Paris
Paolo Gasparini, El habitat de los hombres…, Caracas, Bello Monte, 1968. Photographie noir et blanc, 17 x 25 cm. © Paolo Gasparini. Collection privée, courtesy Toluca Fine Art, Paris
Anna Bella Geiger, História do Brasil: Little Boys & Girls, 1975. Photographie couleur, 30,5 x 24 cm. © Anna Bella Geiger. Collection de l’artiste
Adriana Lestido, Sin título, série Mujeres Presas, 1991-1993. Photographie noir et blanc, 16,2 x 24,4 cm. © Adriana Lestido. Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
Marcelo Montecino, Managua, 1979. Photographie couleur, 20,1 x 25,3 cm. © Marcelo Montecino. Collection privée, courtesy Toluca Fine Art, Paris
Leonora Vicuña, El Mundo, calle San Diego, Santiago de Chile, 1981. Photomontage, 41,2 x 35,1 cm. © Leonora Vicuña. Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris
Outre les photos, l'exposition présente de nombreuses videos, la plus importante étant celle commandée par la Fondation à Fredi Casco et Renate Costa, Revuelta(s) et que je vous propose de regarder dans son intégralité en cliquant sur l'mage ci-dessous
Adieu à l'année Le Nôtre
Si ce début d'année peut permettre un remords sur les sujets que nous avons omis d'aborder en 2013, essayons de combler notre oubli d'avoir évoqué comme l'aurions dû le quadricentenaire de la naissance, le 12 mars 1613, d'André Le Nôtre, le jardinier de Versailles et de bien d'autres parcs prestigieux.
Dans notre billet du 25 novembre consacré à la pièce d'eau des Suisses, nous en avions donné un furtif aperçu avec une vue de la pièce d'eau depuis l'orangerie du château de Versailles, que nous aurions pu compléter en montrant un peu mieux les broderies qui festonnent la cour de l'Orangerie:
C'est bien entendu à Versailles qu'ont lieu les plus gros travaux de l'année Le Nôtre, comme la restauration de la fontaine de Latone, dont seule la structure apparaissait lorsque nous avons pris ces clichés en novembre dernier :
Mais, plus près du domicile de l'auteur, un autre événement a marqué l'année Le Nôtre, que nous avons suivi au hasard de nos promenades : la réintroduction des parterres de broderie du Parc de Sceaux.
Au mois de juin, le chantier avait démarré, mettant à mal le paysage que nous aimions à contempler depuis longtemps, même si les créations originales de Le Nôtre avaient disparu...
Mais, dès octobre, le résultat commençait à apparaître, même s'il n'est pas encore tout à fait à l'image du projet (image de droite)
Ce grandiose projet a été entrepris par le département des Hauts de Seine, propriétaire du domaine de Sceaux qui lui a été dévolu en 1970, lors de la création des départements de la petite couronne, par le département de la Seine qui en était propriétaire depuis 1923, date à laquelle il l'avait acheté aux derniers propriétaires privés pour le sauver du démantèlement.
Le lecteur désireux de plus de détails sur Le Nôtre, son intervention à Sceaux et le projet de restauration pourra télécharger et lire avec intérêt la reproduction des panneaux posés dans le domaine en cliquant sur l'image ci dessous









