1er mai dans les bois de Saint-Cucufa
2 Mai 2012 , Rédigé par japprendslechinois Publié dans #Au fil de l'eau
Pour éviter les encombrements de Paris causés par les trois grandes manifestations parisiennes, quelque sympatique que puisse être l'une, déplaisante une autre et pathétique la troisième, nos pas nous portent ce mardi vers Rueil-Malmaison et un site dont le nom un peu comique ajoute à l'attrait, les bois et l'étang de Saint-Cucufa.
Nous passons d'abord devant le château de la Malmaison, domaine national fermé non pas parce que nous sommes le1er mai mais parce que nous sommes un mardi - ce qui ne change pas grand chose au résultat...
Après un cheminement à travers les hauteurs de la ville, s'offreà nos yeux, au milieu de la forêt domaniale, l'étang de Saint-Cucufa.
Si ces lieux préservés appartiennent au domaine de l'Etat, c'est grâce à Joséphine Bonaparte qui acquit le domaine - château de la Malmaison, bois et étang - en avril 1799. A leur divorce en 1809, Napoléon 1er lui laissa la Malmaison et les bois de Saint-Cucufa. Le domaine passa ensuite de main en main au gré des successions et des ventes jusqu'à ce que Napoléon III, qui s'efforçait de reconstituer les propriétés chères à son oncle, reprenne possession de la Malmaison et de Saint-Cucufa par un échange de terrains en novembre 1856. La République annexa les biens de la Couronne impériale en 1871 et la Malmaison devint domaine national, les bois forêt domaniale.
Le retour vers la ville nous fait emprunter des chemins de toute beauté :
Au gré du chemin, l'ONF nous informe des travaux entrepris pour la conservation du bois, la ville de Rueil-Malmaison des combats qui s'y sont déroulés lors de la défense de Paris en 1870 en rendant hommage au général de Miribel. La ville souligne le rôle de Marie-François-Joseph de Miribel dans les combats de la Malmaison contre les Prussiens, elle est plus discrète sur celui qu'il joua dans la répression de la Commune quelques mois plus tard...
Au retour, une belle vue sur l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil, dont l'élégante façade, érigée de 1632 à 1635 sur ordre de Richelieu, n'est pas sans rappeler celle de la chapelle de la Sorbonne, d'autant qu'elle est due au même architecte, Jacque Lemercier. Elle abrite les tombeaux de Joséphine et Hortense de Beauharnais, qui y furent ensevelies respectivement en 1818 et 1837.