Felix Valloton : le feu sous la glace
5 Novembre 2013 , Rédigé par japprendslechinois Publié dans #Au fil de l'eau
La programmation des galeries nationales du Grand Palais est particulièrement riche cet automne.
Parallèlement à la superbe rétrospective de Braque (voir notre billet du 18 septembre) se tient une exposition très complète sur Félix Valloton, peintre né suisse en 1865 et mort français en 1925, membre de l'école des Nabis mais plutôt original au sein de cette dernière.
Longtemps Valloton se résuma pour moi à ce tableau du Musée d'Orsay que j'aimais beaucoup :
Puis au fil des visites de musées je découvris des toiles comme ces pins du musée de Quimper, ou ces deux tableaux du musée André Malraux, du Havre, exposés à l'exposition organisée l'an dernier au musée du Luxembourg (notre billet du 10 octobre 2012 consacré au Cercle de l'Art Moderne) dont seul le premier figure à l'exposition du Grand Palais,
L'exposition actuelle présente toutes les facettes de l'oeuvre de ce peintre original, et elles sont nombreuses : on peut en préférer certaines et être un peu hermétique à d'autres...
Les paysages, comme les pins du musée du Quimper ou la grève blanche à Vasouy (ne pas confondre avec celle de Plouguerneau...) :
Les scènes intimes, à la manière des autres nabis comme Vuillard ou Bonnard
Des scènes de rue, de parcs et jardins
Des natures mortes, assez rares...
Parmi mes préférés, cette rue de Marseille et le célèbre tableau de la valse...
...ou encore ces objets peints avec la minutie d'un peintre flamand, ou ce paysage aux couleurs surréalistes
Beaucoup de nus féminins, où la manière de Valloton se reconnaît aussitôt...
Des peintures où l'on retrouve des scènes photographiées par Valloton...
Les hommes et les femmes ont dans les tabeaux de Valloton des rapports compliqués
Des portraits également, comme Mme Bernheim ou Emile Zola
L'oeuvre gravé de Valloton est présent, soit avec des scènes intimes...
ou plus animées...
L'exposition s'achève sur des tableaux plus méconnus comme ceux consacrés à la guerre de 1914, centenaire oblige...Celui de droite, peu dans la manière habituelle de l'artiste, évoque Verdun
