De Sainte-Barbe à Socoa
Malgré le temps couvert, une belle randonnée à pied au bord de l'eau ce vendredi 18 mai.
Le point de départ; au lieu-dit Sainte-Barbe, offre un point de vue impressionnant sur la digue qui protège la baie de Saunt-Jean de Luz.
En descendant de Sainte-Barbe, après un dernier regard sur la digue, on découvre le panorama de la ville de Saint-Jean de Luz, en arrière-plan de la grande plage
Le long du chemin vers la ville, un "événement" attire l'oeil.
Longeant la grande plage, nous pouvons voir, en nous tournant vers le large, une variante de kite-surfing, et vers l'intérieur des tableaux plus intimes...
Au bout de la grande plage, nous pouvons nous retourner pour en apprécier l'étendue, puis tourner nos regards vers le port de Ciboure, de l'autre côté de la Nivelle.
Nous remontons ensuite vers la ville de Saint-Jean, en longeant le port, avec les vieilles maisons de Ciboure en arrière-plan, pour aller prendre le pont sur la Nivelle, d'où la vue sur Saint Jean et la maison de l'infante est très belle.
Arrivés à Ciboure, nous longeons le Quai Maurice Ravel vers Socoa. Un regard en arrière sur le port de Saint-Jean ; vers l'avant, nous avons en point de mire le fort de Socoa, but de la randonnée.
Il reste à traverser le petit pont sur l'Untxin, petit fleuve côtier dont un panneau rappelle le nom, même si la nationale 10 n'y passe plus depuis fort longtemps et si les Pyrénées n'y sont plus basses mais atlantiques. Nous atteignons alors le petit port de Socoa dominé par le vieux fort.
Un coup d'oeil sur les barques basques à la ligne si élégante, et nous arrivons sur la jetée aperçue au lointain au début de la randonnée, depuis Sainte-Barbe.
Il ne reste qu'à prendre la navette du passeur pour rentrer à Saint-Jean...
Long week-end
En bons retraités qui ne voient pas pourquoi ils ne partiraient pas comme les actifs au moment des ponts et viaducs du mois de mai, nous partons prendre un peu de l'air du Sud-Ouest, région chère à notre coeur et que nous avions désertée depuis deux ans...Nous nous contenterons pendant cette absence de vous faire partager quelques instantanés de cette récréation.
La journée du 16 mai s'est terminée par une étape à Bordeaux chez nos bons amis S...Le miroir d'eau de la place de la Bourse, au bord de la Garonne, avec au fond les arches rouges du pont de pierre, a quelque chose d'irréel.
Au bord du quai, un gros bateau de croisière rappelle le caractère maritime de la cité, malgré la distance qui nous sépare du large.
L'alignement des anciens chais qui bordent le quai des Chartrons, le nouveau visage d'un centre rendu aux piétons et sillonné par les rails du tramway se prêtent eux aussi à d'intéressants clichés.
Ce jeudi 17 mai nous a conduits à Biarritz. Un regard sur le petit port des pêcheurs.
La passerelle du Rocher de la Vierge est en cours de réfection, mais la "maison hantée" toujours là, même si elle aussi a été fortement rénovée
En soirée, le panorama de la grande plage, avec le casino, l'Hôtel du Palais et le phare.
Daniel Buren au Grand Palais - Monumenta 2012
Un moment magique ce jeudi 10 mai sous la verrière du Grand Palais, où les organisateurs de Monumenta 2012 ont convoqué l'imagination créative de Daniel Buren (l'homme des colonnes tronquées du Palais-Royal, qui depuis a fait son chemin dans la compréhension du grand public...).
Monumenta consiste à proposer à un artiste contemporain d'investir l'espace de la nef du Grand Palais, à Paris avec une œuvre conçue spécialement pour le lieu et l'occasion. La nef, d'une superficie de 13 500 m2 et d'une hauteur maximale de 45 m, permet de créer des œuvres de très grande dimension.
Les quatre éditions précédentes ont accueilli l'allemand Anselm Kiefer en 2007 (Chute d'étoiles), l'américain Richard Serra en 2008 (Promenade), Christian Boltanski en 2010 (Personnes), le britannique Anish Kapoor en 2011 (Leviahan). Buren est donc le deuxième français invité.
Le catalogue de l'exposition comporte des esquisses de la maquette et du plan de l'installation, intitulée Excentrique(s) - ne pas oublier le "s" entre parenthèses...
Pour le visiteur, cela donne cela, au premier regard.
La verrière, qu'on la regarde directement où à travers les miroirs disposés au centre, est étrangement magnifiée
et prend depuis le sol des couleurs variées.
Le sol prend des couleurs irisées
En vous encourageant à venir voir par vous-même cette oeuvre à la beauté éphémère, je vous laisse en compagnie d'une visiteuse studieuse, sachant qu'on peut aussi s'y asseoir d'une façon un peu plus conviviale...
Un regret : ne pas pouvoir emprunter les escaliers pour voir l'installation d'en haut, comme le montre cette photographie tirée du catalogue :
Les Docks - Cité de la mode et du design
Ce mercredi 9 mai, promenade sous un ciel maussade sur les bords de la Seine, rive gauche en remontant le cours du fleuve vers l'Est.
Notre but : découvrir les Docks de Seine, cité de la mode et du design, qui vient d'être inaugurée le mois dernier (voir ce lien)
La porte d'entrée, sur le quai d'Austerlitz, n'a rien de triomphal malgré son adresse, mais dès qu'on l'a franchie, on est charmé par les espaces, la simplicité de l'architecture, et comme par un air du large.
Le "truc vert", selon l'expression de NS le président sortant, ne manque pas d'élégance - c'est le minimum compte tenu de sa fonction :
Hors l'Institut Français de la Mode, établissement d'enseignement créé par les fédérations patronales de la mode et présidé par Pierre Bergé (voir ce lien ) qui s'y est installé fin 2008, on peut y voir deux expositions hors les murs du musée Galliera (musée de la Mode de la ville de Paris, actuellement fermé pour rénovation - voir ce lien) ainsi que les premières boutiques qui viennent de s'ouvrir. (design, vêtements de création). Mais pour accéder aux terrasses et aux restaurants, il faudra attendre l'été.
Depuis la coursive, on peut admirer la ligne du pont Charles-de-Gaulle, construit de 1993 à 1996 (déjà!) ; l'accès par les quais, où les automobiles ne circulent plus depuis quelque temps, est encore en chantier, mais on peut l'espérer aussi pour l'été.
Souhaitons réussite à ce beau projet, qui a déjà connu bien des viscissitudes, comme en témoigne cet article du JDD de février 2011 (lien) qui évoquait une ouverture à l'automne 2011 pour une inauguration prévue à l'origine en 2008...
Soyons à présent opimistes, puisque le "lézard" a enfin pris vie en avril dernier.
Les présidentielles vues de mon bureau de vote
Après les présidentielles vues de Chinatown sur Seine (voir mon article du 3 Mai), une rapide analyse des résultats de mon bureau de vote, qui ne laissent pas de me surprendre.
Ma commune de proche banlieue compte 11 778 inscrits. La participation au 1er tour a été de 73,87 %, les résultats de ce premier tour comparables à ceux des communes restées à gauche de l'ancienne "ceinture rouge" de Paris :
etc.
J'ai cité le score d'Eva Joly, supérieur à la moyenne, car le maire appartient à Europe Ecologie les Verts. Il est vrai qu'il n'a pas été (ré-)élu maire en 2008 sous cette étiquette, qu'il a prise seulement à l'occasion des cantonales de 2011. Mais cette nouvelle étiquette ne l'avait pas empêché n'être réélu au Conseil général, seul candidat au deuxième tour, le candidat communiste arrivé second s'étant désisté par discipline républicaine...
Les résultats de mon bureau de vote (la commune en compte douze) diffèrent assez largement de ceux de la commune : il compte 921 inscrits, et la participation au 1er tour a été de 76,22 %, la plus forte parmi les bureaux de vote de la commune.
etc.
Mélanchon y fait son plus beau score (c'est le seul bureau où il bat Hollande)
Le score de Marine Le Pen, le plus "beau", si j'ose dire, de tous les bureaux de vote, se passe de commentaire...
Sarkozy et Bayrou y font leur plus mauvais score, celui d'Eva Joly n'est plus faible que dans un des autres bureaux.
Devant de tels résultats, j'étais curieux du résultat du second tour.
La participation dans la commune y a été de 75,50 %, un peu plus qu'au 1er tour.
François Hollande a obtenu 69,66 % des suffrages exprimés et Nicolas Sarkozy 30,34 %.
Eh bien, dans mon bureau de vote, on a voté à 77,20 %, cette fois encore le plus fort taux de participation de la commune, et naturellement plus qu'au premier tour.
François Hollande a obtenu 73,51 % des suffrages, le meilleur résultat des bureaux de vote de la commune.
Je laisse au lecteur le soin d'analyser ces surprenants résultats. Je pense pour ma part que la sociologie de ce bureau, composé majoritairement des habitants d'une cité-jardin gérée par l'office public d'HLM du département (un des deux seuls départements dont le président du Conseil général est resté communiste...) peut expliquer à la fois le succès de Mélanchon et hélas de Marine Le Pen au premier tour, et le triomphe de Hollande au second.
L'affiche de la fin de semaine
Pour que vous n'oubliiez pas d'aller voter, un billet dans le droit fil du titre de ce blog :
Lire : Ào lǎng dé Yǔ Sà kē qí.
La transcription des noms des candidats est la transcription "officielle" adoptée par la Chine, pour Sarkozy, bien sûr, depuis quelques années et pour Hollande sans problème, même s'il est encore peu connu en Chine, puisqu'il existe depuis toujours une transcription pour la Hollande...
Ma source : l'hebdomadaire gratuit "Regard sur la Chine", en distribution dans un certain nombre de quartiers de Paris, dont naturellement Belleville où je me rends chaque semaine pour mes cours.
En conclusion :
Lire : Zàijiànle, tóupiào ba! (Au revoir, maintenant votez!)
1er mai dans les bois de Saint-Cucufa
Pour éviter les encombrements de Paris causés par les trois grandes manifestations parisiennes, quelque sympatique que puisse être l'une, déplaisante une autre et pathétique la troisième, nos pas nous portent ce mardi vers Rueil-Malmaison et un site dont le nom un peu comique ajoute à l'attrait, les bois et l'étang de Saint-Cucufa.
Nous passons d'abord devant le château de la Malmaison, domaine national fermé non pas parce que nous sommes le1er mai mais parce que nous sommes un mardi - ce qui ne change pas grand chose au résultat...
Après un cheminement à travers les hauteurs de la ville, s'offreà nos yeux, au milieu de la forêt domaniale, l'étang de Saint-Cucufa.
Si ces lieux préservés appartiennent au domaine de l'Etat, c'est grâce à Joséphine Bonaparte qui acquit le domaine - château de la Malmaison, bois et étang - en avril 1799. A leur divorce en 1809, Napoléon 1er lui laissa la Malmaison et les bois de Saint-Cucufa. Le domaine passa ensuite de main en main au gré des successions et des ventes jusqu'à ce que Napoléon III, qui s'efforçait de reconstituer les propriétés chères à son oncle, reprenne possession de la Malmaison et de Saint-Cucufa par un échange de terrains en novembre 1856. La République annexa les biens de la Couronne impériale en 1871 et la Malmaison devint domaine national, les bois forêt domaniale.
Le retour vers la ville nous fait emprunter des chemins de toute beauté :
Au gré du chemin, l'ONF nous informe des travaux entrepris pour la conservation du bois, la ville de Rueil-Malmaison des combats qui s'y sont déroulés lors de la défense de Paris en 1870 en rendant hommage au général de Miribel. La ville souligne le rôle de Marie-François-Joseph de Miribel dans les combats de la Malmaison contre les Prussiens, elle est plus discrète sur celui qu'il joua dans la répression de la Commune quelques mois plus tard...
Au retour, une belle vue sur l'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Rueil, dont l'élégante façade, érigée de 1632 à 1635 sur ordre de Richelieu, n'est pas sans rappeler celle de la chapelle de la Sorbonne, d'autant qu'elle est due au même architecte, Jacque Lemercier. Elle abrite les tombeaux de Joséphine et Hortense de Beauharnais, qui y furent ensevelies respectivement en 1818 et 1837.
3 vues du phare de l'Île Vierge
A la suite modeste des 36 vues du mont Fuji de Katsushika Hokusai (1760-1849), ce billet sera consacré à l'ïle Vierge et à son phare, le plus haut d'Europe et même du monde si l'on ne considère que les phares en pierre de taille, qui monte la garde depuis 1902 près de l'Aber Wrac'h.
Toutes ces vues ont été prises le 26 avril aux alentours de midi.
La plus classique, depuis Lilia, en suivant la côte vers l'est à partir du Castel Ac'h.
Un peu plus à l'est, depuis Porz Grac'h, passé le hameau de pêcheurs de Kerledut
et ma préférée, d'un peu plus à l'est, depuis le site de Beg Monom, éperon barré de l'âge du fer.
Comme dans les 36 vues, qui comportent 48 estampes, le lecteur aura droit à une vue supplémentaire depuis les rochers de Beg Monom, où l'on voit l'Île Vierge dans toute sa largeur.
Pour clore ce troisième et dernier billet issu d'une semaine de vacances en Bretagne, mentionnons le principal événement du séjour : malgré une météo peu favorable, notre bateau a été remis à l'eau, amarré à son nouveau corps mort mis en place par la Communauté de Communes du Pays des Abers (voir notre billet du 22 décembre 2011 : Adieux). Il y est encore un peu seul, mais les lecteurs amis seront les bienvenus s'ils veulent naviguer avec nous...
Un endroit où souffle l'esprit...
Encore une journée maussade sous le ciel breton ce mercredi : Les Enfants de Dialogues à Brest offrent un refuge idéal pour accueillir nos petits-enfants, à défaut du jardin trempé ou de la plage battue par les embruns.
Au sortir de ce temple de la consommation pour les jeunes de 0 à 14 ans, un détour sur le chemin de la maison va cependant nous permettre de couronner la journée par un moment magique dans un de ces lieux où l'on se sent hors du temps : la pointe Saint-Mathieu, déserte à cette heure tardive, battue par les vents mais baignée d'un soleil retrouvé.
Dès l'accueil, on est saisi par la solemnité du site.
Au fond de la cour, la chapelle Notre-Dame des Grâces ; passée la chapelle, on découvre sur la droite les ruines de l'abbatiale, entourées du phare et du sémaphore.
A nos pieds, l'océan attaque la pointe depuis des siècles et finira par en avoir raison...
Malgré les viscissitudes et les déprédations, la majesté de la nef de l'abbatiale impose encore au visiteur le respect .
En sortant de la nef, nous sommes saisis par la vision d'un arc-en-ciel qui nimbe soudainement la chapelle comme s'il nous avait attendus.
Pour l'histoire tourmentée de ce haut-lieu, on se reportera à l'article bien documenté que lui consacre Wikipedia, à ce lien : Abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre.
Source de bonheur
En cette période de vacances scolaires, pas de cours de chinois mais une application pratique.
A Saint-Pabu, au bord de l'Aber Benoît, l'ancien "port du moulin", Porz Ar Villin, sert d'abri à quelques vieux bateaux.
L'un d'eux, mystérieusement, porte un nom chinois :
On peut en se rapprochant davantage en apprécier l'élégante calligraphie...
et appliquer les cours qui donnent leur nom à ce blog pour reconnaître
soit en pinyin fu yuan, source de bonheur...




