Icônes américaines au Grand Palais
Si Velásquez et Jean Paul Gaultier occupent les vastes espaces traditionnels du Grand Palais, une petite exposition très emblématique vient d'ouvrir ses portes au public ce mercredi. Nous en avons été parmi les premiers visiteurs pour en faire profiter les lecteurs du blog. De l'art moderne, mais qui a déjà un côté bien établi, les œuvres présentées remontant pour la plupart aux années 50 et 60...
L'expo s'ouvre sur Calder,
suivi des vives couleurs d'Ellsworth Kelly...
puis de Cy Twombly avec notamment Bacchus 1st Version IV (2004)...
Philip Guston avec Evidence (1970) et Back View (1977)...
les abstractions aux couleurs subtiles de Richard Diebenkorn, notamment Ocean Park No 54 (1972), aussi évocatrices que les tableaux figuratifs de cet artiste....
les abstractions minimalistes de Donald Judd, et les oeuvres au sol de Carl Andre, qu'il faut prendre soin de ne pas piétiner...
l'univers, inspiré de la bande dessinée, de Roy Lichtenstein que nous avions découvert il y a bien des années lors de notre première visite au Beyeler près de Bâle, et qui avait fait la une de Beaubourg il y a deux ans.
Dans la même salle, les portraits de Chuck Close, dont celui de Roy Lichtenstein (à gauche sur la première photo).
Dans la salle du fond, l'apothéose de l'exposition avec Andy Warhol : Liz Taylor qui illustre l'affiche de l'expo, entourée deux compositions inspirées de Jackie Kennedy.
Sur le chemin du retour de ce si riche rassemblement de l'art américain de ces dernières décennies, les montages lumineux de Dan Flavin et les belles toiles de Brice Marden...
et les subtiles trames d’Agnès Martin, dont le portrait par Chuck Close côtoyait plus haut celui de Roy Lichtenstein.
La Rochère : 540 ans d'activité industrielle au cœur de la forêt
Notre séjour vosgien nous permet de vous faire découvrir, en bordure du département, une verrerie située à La Rochère, écart de Passavant, en Haute Saône.
Le magasin d'usine de cette entreprise familiale fondée en 1475 est ouvert tous les jours à la belle saison.
Située dans une commune autrefois très active dans la fabrication de tuiles, la verrerie a aussi développé une activité en direction de l'architecture.
Le hameau de La Rochère ne manque pas de cachet, avec des vestiges du temps où la verrerie employait nombre d'ouvriers. Ainsi cette magnifique école où l'enseignement, à en juger par son architecture, était plutôt assuré par des Sœurs que par des instituteurs laïques...
Un curieux bâtiment dont on nous a assuré qu'il abritait une salle des fêtes,
un charmant lavoir.
Il y nombre de lavoirs intéressants dans les environs, ainsi celui-ci, au bourg de Passavant, à quelques kilomètres.
Après votre visite à Passavant La Rochère ne manquez pas de vous rendre à Vauvillers, "petite cité comtoise de caractère" (label déposé), avec son château édifié au XVIIIème siècle par Gaspard de Clermont Tonnerre, qui abrite à présent l'hôtel de ville et sa halle plus que tricentenaire.
Le tour de Bouzey
Weekend pascal pluvieux dans les Vosges. Dès notre arrivée nous entreprenons de faire le tour du réservoir de Bouzey, plan d'eau de 127 ha aménagé en 1877 pour alimenter le canal de l'Est, reliant le bassin de la mer du Nord et celui de la Méditerranée pour pallier la perte de l'Alsace-Lorraine.
La balade commence sur la digue de 550m qui retient les eaux. À ses pieds un sobre monument commémore la catastrophe de 1895 qui vit la rupture du premier ouvrage.
À proximité du monument une pancarte a pour but de rassurer le promeneur sur la solidité de l'ouvrage actuel...
Aux deux-tiers du parcours, le site de l'abbaye de Chaumousey, fondée en 1090, une des plus puissantes de Lorraine jusqu'à la Révolution et sa vente comme bien national au citoyen Hohner, et dont il ne reste pratiquement rien : vanitas vanitatum....
Le parcours est parsemé d'aires de loisirs nautiques et de jeux, de promontoires pour la pêche ou la simple observation de la nature...De petites balises bleues permettent de se repérer.
Les paysages, même par ce temps maussade, ne manquent pas de grandeur...
Le GAS en fête
Chaque année, le Groupe Accueil et Solidarité (GAS), association où l'auteur essaie de mettre à profit les acquis de son passage à la Cour Nationale du Droit d'Asile, organise un repas festif où sont conviés les permanents, les bénévoles et surtout les réfugiés qui à un moment ou un autre sont entrés en contact avec cette organisation.
Les bénévoles arrivent dès dix heures du matin pour installer et décorer la grande salle où se déroulera l'événement.
Il y a un coin avec les photos de la fête de l'année dernière, que les "habitués" pourront emporter, un coin pour occuper les enfants, un coin avec des cadeaux....
Les tables se remplissent petit à petit, chacun a apporté plats de son pays, gâteaux...
La fête continue tout l'après-midi, animée par des musiciens de talent...
Au Parc de Sceaux
Le parc de Sceaux a souvent orné ce blog de ses perspectives ; renouons avec cette tradition en ce début de printemps.
Tout d'abord un coup d'œil sur les "broderies" reconstituées à l'occasion de l'année Le Nôtre, à présent terminées.
Le théâtre de Guignol est lui aussi achevé et ouvrira prochainement ses portes pour sa première "saison".
Les perruches acclimatées il y a quelques années sont aujourd'hui nombreuses, et peu farouches pour peu qu'on leur apporte quelques noisettes
Les jeux d'eaux sont permanents, l'eau étant recyclée en permanence.
Enfin l'orangerie est complètement ravalée et pourra à nouveau accueillir le festival de musique l'été prochain.
Pierre Bonnard au musée d'Orsay
Divine surprise cet après-midi au Musée d'Orsay où nous visitions la spectaculaire rétrospective consacrée à Pierre Bonnard. Après plusieurs années d'interdiction, les photographies y sont à nouveau permises, même dans les expositions temporaires.
Comment résister dans ces conditions à la tentation d'en faire profiter les lecteurs du blog quasiment en temps réel ?
Plutôt que d'infliger au lecteur des commentaires superflus, je préfère le laisser s'immerger dans l'univers de Pierre Bonnard et ses couleurs.
J'espère que ces quelques toiles vous donneront envie d'aller à Orsay avant le 10 juillet, date de fin de l'exposition. Celle-ci reflète bien d'autres aspects de son œuvre : je n'ai en effet pris conscience de la possibilité de photographier qu'à plus de mi-parcours !
American University of Paris
Pour pallier le long silence hivernal de ce blog, je multiplie les billets, surtout dans la mesure où la nouvelle interface permet de les poster depuis l'iPhone. J'espère que les lecteurs apprécieront aussi que le blog soit désormais exempt de publicité.
Au 140 de la rue de Grenelle, l'attention du passant est attirée par une petite église au fond d'une allée bordée de maisons dont on imagine qu'elles abritent le presbytère. Il s'agit du temple luthérien Saint-Jean-Denys-Bühler ; un écriteau nous apprend que derrière l’édifice religieux se trouve l'American University of Paris.
Cet établissement privé d'enseignement supérieur, selon l'article que lui consacre Wikipedia, a été fondé en 1962 sous le nom d'American College in Paris : il accueille environ 1000 étudiants et une centaine d'enseignants, et délivre des Bachelor et des Master dans les domaines des sciences sociales et de la communication.
Ses bâtiments n'ont pas la classe de celui, croisé un peu plus loin sur mon chemin, qui abrite un site de l'université Paris III Sorbonne-nouvelle, mais les étudiants de l'AUP que j'ai apercus semblaient bien dans leur peau.
Pour terminer ce billet sur Paris insolite, deux clichés de la devanture d'une pharmacie, et une jolie façade Art Nouveau de la rue du Champ-de-Mars.
Retour à l'Ecole
Ce soir, quarante cinq ans après en être sorti, retour à l'Ecole, qui a changé de nom puisque toutes les grandes écoles de Paris, ou presque, font partie de ParisTech! Au moins, elle est toujours au même endroit, le déménagement à Palaiseau, aux côtés de Polytechnique-Paristech et d'autres écoles n'étant prévu qu'à la rentrée 2019
Le professeur est professeur de statistiques à l'Ecole, Bernard Burtchy, mais il intervient en sa qualité de dégustateur et critique viticole mondialement connu.
Il s'agit en effet d'une réunion du club Œnologie de Telecom-Paristech Alumni !
(Posté en temps réel depuis la salle de la réunion depuis mon iPhone...)
Fondation Louis Vuitton
Après le galop d'essai sur le printemps à Paris envoyé depuis mon iPhone, je m'essaie à un véritable article avec la nouvelle interface : quoi de plus photogénique pour cela que la Fondation Louis Vuitton, visitée cet après-midi ?
Depuis notre billet du 15 juin dernier, où le bâtiment était en chantier, cette oeuvre grandiose a été achevée et a ouvert ses portes au public, qui s'y presse déjà en grand nombre.
En arrivant sur le côté du bâtiment, depuis les locaux de la Société d'Equitation de Paris, on est immédiatement surpris par le côté insolite de l'architecture, avec les bureaux au bord de l'eau...
Dès l'entrée, les poissons qui flottent au-dessus de la cafeteria, ou la rose de 8 m d'Isa Gensken, (ici vue d'une galerie supérieure) donnent le ton
L'auditorium, décoré de peintures monumentales d'Ellsworth Kelly aux couleurs très pures, donne sur une cour au pied d'une cascade
Au bord de l'eau, l'installation aux dimensions peu communes d'Olafur Eliasson (5,2 m x 5,4 m x 91 m !) Inside the horizon, commandée pour le bâtiment de la Fondation.
L'architecture de la fondation, si particulière et si riche dans tous ses détails, donne l'impression que les bâtiments de Frank Gehry que nous avons pu voir avant (l'actuelle cinémathèque de Paris, la fondation Guggenheim à Bilbao,...) n'en étaient que des esquisses....
Concluons provisoirement ce billet avec une vue depuis les terrasses de la fondation sur la skyline de la Défense : nous consacrerons un prochain billet aux collections...
Le printemps est arrivé à Paris
En même temps que le printemps, une nouvelle version du blog, avec ce mini-billet posté depuis mon iPhone.
































































