Jardins des péchés capitaux
Nos fidèles lecteurs se souviennent sans doute de notre billet du 4 juin 2013 consacré à la 22ème édition du festival international des jardins, dans le parc du château de Chaumont sur Loire.
L'édition de cette année est consacrée aux "péchés capitaux. Sans nous apesantir sur les savantes métaphores que recouvre chaque installation, nous nous contenterons d'afficher quelques vues des installations temporaires, nous attachant avant tout à leur beauté plastique.
Précisant les numéros et les titres des réalisations, nous renvoyons pour plus de détail au site officiel du festival :
http://www.domaine-chaumont.fr/festival_festival-visite
1 - Ma cassette
2 - Paradigme
3 - Quand l'avare rêve suivi de 4 - Péchés virtuels
4 bis - Le miroir de Narcisse
suivi de 5- Les sept pêchers capitaux
(jeu de mot!)
6 - Gourmanderie suivi de 7 - Le jardin mis en boîte
8 - Le jardin déchêné
(allégorie sur le thème du chêne et du roseau)
suivi de 9 - Bloom
10 - Le purgatoire des tentations suivi de 11 - Le jardin des pécheresses
Bien d'autres installations attendent le visiteur.
Nous consacrerons notre prochain billet à quelques unes d'entre elles.
A suivre, donc...
Le Centre culturel des Quinconces au Mans
Le paysage urbain du Mans a pris la semaine dernière une nouvelle dimension avec l'inauguration du très bel ensemble des Quinconces, au pied de la vieille ville, sous le chevet de la cathédrale.
Le weekend des 26-27 avril, plus de 13 000 visiteurs se sont pressés à la journée portes ouvertes qui a permis aux Manceaux de découvrir notamment le centre culturel, avec son théatre-salle de concert de plus de 800 places (bloc de droite). Le bloc de gauche accueille quant à lui le plus moderne complexe cinématographique de France, géré par Pathé, avec 11 salles et 1830 places.
Les liens proches de l'auteur de ce blog avec l'un des principaux acteurs de cette réalisation nous ont permis il y a quelques mois d'en découvrir le chantier en voie de finition.
Ainsi la grande salle du centre culturel, le jour de l'ouverture (à gauche) et en cours de finition (à droite)
Nous avions pu alors avoir un aperçu des cintres, impressionnants, et des loges des artistes, intimes mais très lumineuses comme tout le bâtiment
L'atmosphère chaleureuse du foyer était déjà présente, même sans mobilier...
Les grandes galeries, déjà très belles en chantier, attendent à présent les spectateurs
La magie de cet espace, où la vue sur le chevet de la cathédrale se marie harmonieusement aux lignes contemporaines, séduit grands et petits
Le bâtiment offre partout de très belles perspectives...
...et une grande salle pour les réunions du Conseil municipal : le maire du Mans a bien mérité sa réélection, malgré un contexte national difficile pour son parti!
Van Gogh / Artaud. Le suicidé de la société
Exposition étonnante au Musée d'Orsay du 11 mars au 6 juillet
J'ai tendance à me méfier des expositions associant deux artistes : le fil reliant les deux est souvent ténu, plutôt artificiel...
Dans le cas présent, la pertinence de cette association saute au yeux, et le résultat est admirable. Le public ne s'y est d'ailleurs pas trompé : après un démarrage discret, les queues tant à l'extérieur du musée qu'à l'intérieur même, une fois rentré, sont impressionnantes. La genèse de cette exposition est parfaitement résumée sur le site du Musée :
"Quelques jours avant l'ouverture d'une rétrospective Van Gogh à Paris en 1947, le galeriste Pierre Loeb suggéra à Antonin Artaud (1896-1948) d'écrire un texte sur le peintre.
Prenant le contrepied de la thèse de l'aliénation, Artaud s'attacha à démontrer comment la lucidité supérieure de Van Gogh gênait les consciences ordinaires. En voulant l'empêcher d'émettre "d'insupportables vérités", ceux que sa peinture dérangeait le poussèrent au suicide.
En s'appuyant sur les catégories ou les désignations singulières mises en avant par Artaud dans Van Gogh le suicidé de la société, le parcours de l'exposition se déroule à travers une quarantaine de tableaux, un choix de dessins et de lettres de Van Gogh ainsi qu'une sélection d'oeuvres graphiques du poète-dessinateur."
L'expo, s'efforçant de rassembler les tableaux de la rétrospective de 1947, est l'occasion de voir quelques tableaux de collections particulières ou venant de musées étrangers, comme ci-dessous de La Haye et d'Amsterdam
ou du MOMA de New-york pour ces lauriers roses. Même quand il "viennent" du musée d'Orsay, comme cette salle de bal à Arles, c'est l'occasion de les redécouvrir ou d'en faire une autre lecture.
L'accrochage suit les chapitres de l'ouvrage d'Artaud, comme cette salle consacrés aux "paysages de convulsions fortes". Le docteur Gachet, que dans sa haine des médecins psychiatres Artaud rend responsable du suicide de Van Gogh, est bien sûr présent
L'oeuvre dessiné d'Artaud est présent, en contrepoint, avec ses grands dessins comme Le Théâtre de la Cruauté" ou La Projection du véritable corps ou encore cet impressionnant autoportrait.
Réalisés pour beaucoup d'entre eux à des fins thérapeutiques, leur caractère d'expression artistique n'en est pas moins présent.
Malgré l'affluence, la caractère intime de l'accrochage permet d'apprécier les détails de la manière unique de Van Gogh, comme dans ce tableau représentant la cour de l'Hopital Saint-Paul à Saint Remy de Provence
ou la fameuse chambre de la maison jaune
ou la nuit étoilée
Sans doute la plus belle exposition de ce printemps...
Une idée de cadeau...
Si vous cherchez des idées de cadeaux pour les cloches de Pâques ou un pot de départ, je vous propose un nouvel objet technologique qui a le mérite de l'originalité et qui, n'étant pas (encore) trop bon marché, vous permettra de vous distinguer à coup sûr...
Lors de ma dernière visite au BHV - dont le sous-sol est comme chacun sait le paradis du bricoleur - pour chercher à remplacer des boutons de porte de placard endommagées, j'ai été interpellé par de nombreuses publicités pour des imprimantes "3D". A plusieurs étages du magasin étaient exposées ces mystérieuses machines :
Le client était invité, pour plus d'explications, à visiter les locaux de l'"Observatoire", situé au 5ème étage du magasin :
Des fiches didactiques expliquent le principe de l'impression 3D et l'organisation de l'entreprise qui présente au BHV ses matériels et ses réalisations
On pouvait y voir quelques postes de travail d'où ces machines étaient commandées - rien de plus banal - mais surtout quelques unes de ces machine à l'oeuvre...
L'usinage d'une pièce ronde :
Impression 3D pièce usinée par Michel_Euriat
ou la réalisation d'un charmant petit animal :
Impression 3D cruche par Michel_Euriat
On pouvait aussi voir des objets de toutes sortes, ludiques ou plus utiles, "imprimés" à l'aide de ces machines :
Les prix de ces joujoux sont encore assez élevés (il y a naturellement aussi des scanners 3D, plus abordables comme on le voit, mais peu utiles sans une imprimante pour en exploiter le résultat...) :
Les "consommables" - matière plastique chauffée et finement traitée par les 'têtes d'écriture" des imprimantes, sont un peu plus chers que des cartouches d'encre (encore que, vu le prix de ces dernières...) mais il est inutile d'acheter du papier!
SI vous trouvez le rapport prix/utilité un peu élevé pour un usage ponctuel, n'hésitez pas à faire appel à des spécialistes pour vos "impressions" 3D : le FabShop est à votre service!
Des femmes dans des métiers d'homme
C'était ce 1er avril la rentrée pour la série des "Débats Descartes", rencontres ouvertes à tous, organisées à l'Université Paris-Descartes à un horaire très pratique, de 12H à 13H30 . Le cycle des conférences de cette année - la cinquième - aura pour thème "Ordre et désordre dans le genre" et sera organisé, thème oblige, en partenariat avec la mission "Parité" de l'université
L'animateur des débats, le sociologue François de Singly dédia avec humour cette séance d'ouverture à Jean-François Copé pour la polémique que ce dernier provoqua à propos d'un livre recommandé dans certaines écoles, 'Tous à poil', livre dont le propos était de faire prendre conscience aux élèves que les gens existent au delà des apparences que leur donnent leur rôle et les vêtements qui le symbolisent, et qui n'aborde absolument pas la question du "genre"...
L'invitée du jour, Juliette Rennes, est maîtresse de conférences à l'École des Hautes études en sciences sociales (EHESS). Ses recherches et ses enseignements portent sur l'histoire des discours et des représentations visuelles, ainsi que sur la sociologie du genre et des professions. Elle a notamment publié Le mérite et la nature. Une controverse républicaine, l'accès des femmes aux professions de prestige, 1880-1940 (Paris, Fayard, 2007)
Son propos était illustré par des cartes postales tirées d'un ouvrage illustré qu'elle vient de publier aux éditions "Bleu autour", à Saint-Pourçain sur Sioule (ce n'est pas un poisson d'avril, il y a des éditeurs en France ailleurs qu'à Paris...) :
La critique qu'en fait Jean Birnbaum dans le Monde du 12 décembre 2013 résume assez bien la conférence elle-même :
"...la jeune chercheuse en sciences politiques éclaire les résistances que la société opposa aux femmes qui prétendaient exercer des " métiers d'hommes ". Préfacé par l'historienne Michelle Perrot, son livre mobilise un magnifique fonds de cartes postales, souvent satiriques, où se perçoit la panique suscitée par ces " femmes nouvelles ", devenues avocates ou cochères...
Mais ces images en viennent parfois, aussi, à refléter l'évolution des mentalités : l'émancipation, alors, n'est plus vécue comme une invasion. Et on accepte progressivement ces Femmes en métiers d'hommes qui n'ont pas fini de faire vaciller nos sociétés."
Illustrons ces propos par quelques unes de ces cartes :
Plus de badauds que de clients pour cette femme cocher, dit la légende - tronquée sur la photo - de la carte de droite
Un agréable début pour ces Débats de 2014 : nous retournerons dans ces beaux locaux de l'ancienne Ecole de Médecine pour en rendre compte à nos lecteurs...
Hommage à l'abbé Grégoire
Comme chaque année (voir notre billet du 30 mai 2013 à ce lien) la promotion 1969 de Telecom ParisTech s'est retrouvée ce samedi 22 mars pour quelques agapes, précédées de la visite guidée d'un lieu propre à stimuler l'esprit d'ingénieurs sénescents et de leurs toujours sémillantes compagnes...
Il s'agissait du musée des Arts et Métiers, créé avec le Conservatoire National des Arts et Métiers par décret de la Convention du 8 vendémiaire de d'an 3 de la République sur le rapport de l'abbé Grégoire. Cet admirable prêtre lorrain, élu en 1789 député du clergé à l'asssemblée constituante, prit une part importante aux plus belles pages de la Révolution, notamment à l'élaboration de la constitution civile du clergé - il fut élu évêque constitutionnel dans deux départements et dut en choisir un - à l'émancipation des Juifs et à la première abolition de l'esclavage. Notons que la cérémonie de son entrée au Panthéon en 1989 avec Monge et Condorcet, fut boycottée, deux cents ans après la Révolution, par la hiérarchie de l'Eglise Catholique de France, le seul évêque présent étant Mgr Gaillot...
L'endroit le plus spectaculaire du Musée est l'ancienne église de l'abbaye Saint-Martin, avec ses aéroplanes anciens suspendus dans la nef...
et les automobiles anciennes perchées sur une passerelle qui permet de les examiner sous tous les angles
Aucune célébrité n'y manque, aussi diverses que la Ford T et le fardier de Cugnot...
...un exemplaire de l'Eole de Clément Ader avec ses hélices de plume et ses ailes de chauve-souris, et une collection de cycles allant du grand bi aux premiers Solex...
Des collections impressionnantes d'instruments anciens de la recherche, comme ce matériel de chimie ou ces microscopes...
De nombreux métiers, en maquette comme ce métier sénégalais ou en "vrai"...
Des maquettes d'usine très pédagogiques, comme cette aciérie...
N'oublions pas l'informatique, avec ce super ordinateur Cray II des années 80 et cette "gamelle" de disques à la capacité "impressionnante" de 80 mégaoctets...
Les objets de la vie quotidienne ont aussi leur place, avec cette yaourtière Yalacta qui ravivera les souvenirs de plus d'une lectrice...et cette collection d'interrupteurs électriques, qu'on pourrait croire constituée à partir des maisons de notre enfance
Bill Viola au Grand Palais
Exposition très originale au Grand Palais du 5 mars au 21 juillet, puisque c'est la première fois que les Galeries nationales accueillent un "vidéaste", c'est à dire un artiste dont les oeuvres sont des intallations à base de vidéos - et qui réfute toute idée d'être comparé à un réalisateur de cinéma, même si la plupart des films sont à présent tournés en numérique...
Nous ne cacherons pas que nous nous y sommes rendus avec un peu de scepticisme, et d'ailleurs l'absence de queue à l'entrée du Grand Palais n'était pas pour nous rassurer.
Mais nous nous sommes laissés prendre par la magie de ces installations, même s'il est impossible d'observer chaque oeuvre (entre 7 et 35 mn) en entier, et je me promets d'y retourner pour n'en rien manquer.
J'espère que ce billet me permettra de partager avec vous un peu de cet enthousiasme pour cette rétrospective qui couvre les quatre décennies de l'activité de cet artiste américain né en 1951 dont le dossier de presse de l'exposition précise :
"Avec vingt œuvres magistrales, soit cinquante écrans et des heures d'images, Bill Viola au Grand Palais constitue l’une des plus larges rétrospectives consacrées à l'artiste. L'œuvre de Bill Viola a été présentée et célébrée dans les plus grands musées : première rétrospective au Whitney Museum de New York en 1997, MOMA à New York, National Gallery de Londres, Mori Art Museum de Tokyo, J. Paul Getty Museum à Los Angeles, Guggenheim Museum (Bilbao, Berlin, New York)... Il manquait une rétrospective en France, où si Bill Viola est peu présent dans les collections nationales, il a été cependant très tôt identifié comme un grand artiste (présentations au Musée d'art moderne de la ville de Paris en 1983, à la Fondation Cartier en 1990, au Musée de Nantes en 1992, au Festival d'automne en 1996)."
Quelques aperçus sur des oeuvres, à commencer par deux photos de "The Quintet of the Astonished" (2000) où cinq personnages aux visages poignants se meuvent avec une lenteur émouvante
Un extrait de deux minutes de cette oeuvre est visible sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=As7OtWMYPRc
L'installation magistrale est sans doute "Going Forth By Day" (2002) où dans une salle immense sont projetés simultanément cinq cycles d'images de 35 mn :
Dans un genre plus simple,"Three Women" ( 2008 - 9mn 6s) et "Ascension" (2000 - 10 mn) qui nous a rappelé que nous avions déjà vu une oeuvre de Bill Viola à l'Opéra Bastille il y a quelques années, car il avait participé avec Peter Sellars à une très belle mise en scène de Tristan et Iseult où les préludes étaient joués sur des vidéos qu'il avait réalisées
Pour terminer, une installation de sept vidéos, "The Dreamers" (2013)
J'en ai réalisé moi-même une courte video présentant en séquence quatre de ces rêveurs. (pour les lecteurs sur iPhone ou iPad, suivre ce lien : http://www.dailymotion.com/video/x1gxsmr_the-dreamers_creation
XVIème insolite
De retour à Paris, l'auteur se proposait de visiter l'exposition Impressionnistes en privé, réunissant au musée Marmottan cent chefs d'oeuvre issus de collections particulières, afin d'en rendre compte à ses fidèles lecteurs...Las, devant la longueur de la queue, cette expédition s'est muée en une promenade dans les environs.
Comme toujours à Paris, elle fut l'occasion de découvrir - ou redécouvrir - quelques sites que nous ferons, à défaut d'impressionnistes, partager au lecteur.
En descendant la rue des Vignes, un peu insolite dans ce quartier élégant, un ensemble d'habitations à bon marché des années 1920, avec ses cages d'escalier à l'italienne, ouvertes sur l'extérieur, et dans lequel est inséré le petit théatre du Ranelagh à l'allure provinciale d'avant-guerre...
Un peu plus bas, sur la rue Raynouard, un grand immeuble préfigurant la reconstruction du Havre, construit - et même habité de 1932 à sa mort en 1954 - par Auguste Perret
Juste à côté de l'immeuble Perret, relique du village de Passy, la maison où Balzac s'est pendant sept ans caché de ses créanciers, comme nous l'apprend la notice ci-dessous que nous invitons le lecteur à consulter.
L'intérieur de ce modeste logis conserve quelques objets ou meubles évoquant l'écrivain...
...mais surtout d'intéressantes installations permettant d'appréhender l'immensité de la somme littéraire que constitue la Comédie humaine, avec ses milliers de personnages dont un état-civil est reconstitué dans une pièce, qui abrite aussi une très belle collection de bois gravés dessinés par Charles Huard (1874-1965) pour lédition complète des oeuvres de Balzac publiée par Conard de 1912 à 1940
Le jardin, de plein pied avec l'appartement de Balzac situé au deuxième étage de la maison, est dominé par l'immeuble Perret
Cette maquette reconstituant la maison dans les années 1840 où Balzac l'a habitée permet de mieux comprendre l'agencement des lieux
La porte principale de la cour de l'immeuble donne sur une ruelle qui a conservé son cachet ancien et même une borne marquant la frontière entre Auteuil et Passy...
En remontant vers la porte de la Muette, on ne manquera pas d'admirer l'ancien bureau central des PTT du XVIème arrondissement (1931)...
ni la petite gare SNCF de Boulainvillers, à présent sur la ligne C du RER
Vacances de février
Comme les enfants de la région parisienne, ce blog est en vacances. L'auteur se contentera de partager avec ses lecteurs quelques moments du quotidien, comme la visite surprise de ce pivert sur la pelouse du voisin...
Le soleil de l'après-midi sur l'Ile Cairn, ou la silhouette insolite d'un rocher
Une roche fendue par la tempête, faisant apparaître la couleur rose originale de la matière, ou un garçonnet guidant sa grand-mère à trevers les flaques de la plage
Le petit pont sur le GR 34 pour enjamber un "fleuve" côtier
Le va et vient des bécasseaux sanderling sur la plage, au gré des vagues...
(si la video n'est pas visible, voir ce lien : http://www.dailymotion.com/video/x1dei4c_mvi-3313
P
Le calme après la tempête
A commencer par la tempête Dirk le soir même de Noël dernier, suivie en rafale (si on ose dire) en février par Pétra, puis Qumeira, et enfin Ulla, sans doute la plus violente, en fin de semaine dernière, la pointe du Finistère n'en finit plus de subir les assauts des éléments déchaînés.
L'auteur était un peu inquiet de l'état dans lequel il retrouverait, à l'occasion de ces vacances scolaires de février, son logis et les environs : la veille même de son départ, il avait appris que le courant électrique, coupé depuis vendredi soir au passage d'Ulla, n'avait été rétabli que 48 heures plus tard, au milieu de l'après-midi de dimanche.
Cependant, la maison semblait toujours aussi accueillante..
et même les camélias avaient gardé leur floraison, que ce soit le petit camélia rouge qu'il avait lui-même planté peu après l'acquisition de la maison ou l'imposant buisson de camélia blanc qui semble là depuis toujours
Un petit tour à pied jusqu'à la plage de Ganaoc'h conforta cette impression de sérénité revenue....
Qui aurait imaginé devant le soir tombant sur l'embouchure la tourmente dont ces lieux étaient le théatre il y a quelques jours seulement...
Les promenades aux environs restent toujours aussi agréables. La petite plage près de l'île Cairn a perdu ses bateaux prudemment mis au sec avant la tempête mais gardé son charme
tout comme le sentier qui conduit de l'île Cairn à Tréompan
De l'autre côté de l'Aber, le soleil baigne aussi les dunes de la presqu'île Sainte-Marguerite

























