Le printemps est arrivé à Paris
En même temps que le printemps, une nouvelle version du blog, avec ce mini-billet posté depuis mon iPhone.
Vacances de février
Les lecteurs fidèles du blog ont été privés de billets depuis quelque temps et l'auteur tient à s'excuser auprès d'eux. Ses projets de nouveaux outils de communication prenant un temps certain à trouver un débouché, il leur est proposé quelques rayons du soleil de Bretagne qui illuminent ces petites vacances passées avec quelques petits-enfants.
La route était longue et pluvieuse, mais la récompense au bout du chemin...
Le lendemain, toujours du soleil à Portsall à marée basse pour acheter lieu jaune de ligne et Saint-Pierre
La véloroute des Abers, sur l'emplacement de la voie du "train des patates" de l'Aber Wrac'h à Brest, offre un site sûr aux jeunes cyclistes
Le soleil couchant sur le port de l'Aber Wrac'h est toujours aussi beau, et on découvre dans le port un hôte inhabituel...
Le trimaran Komilfo est là depuis début novembre 2014, en attente, semble-il, de réparation.
Son skipper Julien Mabit-Letourneux avait pris à Saint-Malo le 2 novembre le départ de la Route du Rhum (sa deuxième, car il avait terminé la précédente, en 2010, troisième de sa catégorie).
Il a malheureusement dû faire escale le soir même à l'Aber Wrac'h pour de multiples pannes et a pris le 4 novembre la décision d'abandonner.
Pour plus de détail, voir le site du skipper
Ce matin, commencent les grandes marées de février, en même temps que la nouvelle année chinoise.
Pour rester dans l'esprit du titre du blog:
Le centre Jeanne Hachette à Ivry-sur-Seine
La température ambiante n'incitant pas aux longues promenades en plein air, je me propose de présenter au lecteur une opération urbaine des années 70 qui a valu à son auteur Jean Renaudie, qui l'a réalisée entre 1970 et 1975 avec Renée Gailhoustet, une renommée internationale.
Jean Renaudie (1925-1981) était un architecte passé par l'atelier Perret (voir nos billets XVIème Insolite et Journées du Patrimoine à Arcueil ) qui s'est établi à Ivry-sur-Seine après sa rupture en 1968 avec l'Atelier de Montrouge qu'il avait fondé en 1958 avec Pierre Riboulet, Gérard Thurnauer et Jean-Louis Véret. Il a réalisé avec Renée Gailhoustet de nombreuses constructions à Ivry, mais le centre Jeanne Hachette est la première et la plus emblématique.
Le centre Jeanne-Hachette est situé au coeur d'Ivry, entre la vieille église paroissiale Saint-Pierre et Saint-Paul, dont la partie inférieure du clocher remonte à 1158...
...et le majestueux hôtel de Ville du XIXème siècle, sur l'espanade Georges Maranne, du nom de celui qui fut le maire de cette commune pendant 40 ans, à l'exception de la parenthèse de 1940-1945 où, déchu de sa fonction en janvier 1940, il oeuvra clandestinement dans la résistance dans la région lyonnaise. Notons qu'il fut candidat (du Parti Communiste, est-il besoin de le préciser) à l'élection présidentielle du 21 décembre 1958 qui vit l'élection du général de Gaulle : il obtint 13,03 % des suffrages du collège des grands électeurs, un score qui ferait rêver le PCF d'aujourd'hui...
Tout le centre de la ville est marqué par l'architecture originale imaginée par Renaudie et Gailhoustet.
Les cheminements piétonniers dans le centre offrent des perspectives toujours variées et inattendues...
A l'ntérieur, une exposition sur le budget municipal démontre que la combativité est toujours présente...
La culture n'est pas oubliée, avec cette oeuvre de Marc Charpin, actuellement exposé à l'espace Fernand-Léger.
Les allées intérieures du centre, dénommées curieusement "promenées" (Gérard Philipe, Venise Gosnat,.. tous "compagnons de route" ou adoptés comme tels a posteriori à l'instar de Marat et de Jeanne Hachette) ont connu des jours plus fastes mais avec la boboïsation en cours dans la petite couronne, nul doute qu'elles donneront lieu à terme à un renouvellement des commerçants...
Val de Loire éternel
Le long weekend du 11 novembre a été une fois de plus l'occasion de passer un merveilleux moment de convivialité à l'invitation de nos bons amis C...Quelques images pour vous faire le faire partager, tout d'abord les installations de M. Xavier Frissant, à Mosnes ( http://www.xavierfrissant.com/ ) qui nous a fait découvrir le fié gris, cépage un peu oublié.
Toute proche, la ville d'Amboise, au bord du fleuve, en majesté sous le soleil déclinant d'automne...
Dans la brume du matin, le charmant village de Montlivaut, où quittant la maison d'hôtes et son vieux puits, on se dirige vers le clocher embrumé,
Passant l'église, on arrive sous la voûte du château, passage qui enjambe le chemin pour relier le parc aux viviers
Que ce soit le vieux lavoir ou le château - en anglais local, The Château, toujours habité par le sieur de Montlivault, le visiteur est informé par les soins de la municipalité de l'histoire des lieux...
Après les vins de Touraine, ceux de Bourgueil chez Samuel Démont au Domaine des Mailloches (http://www.vin-bourgueil-mailloches.com/index.php) puis le charme du restaurant du moulin bleu (http://www.lemoulinbleu.com/) sur le côteau au milieu du vignoble
Chinon et sa forteresse royale donnent au bord de la Vienne un spectacle qui n'a rien à envier à celui d'Amboise la veille...
Azay le Rideau, sur le chemin du retour, ferme déjà ses portes mais sa petite église accueille encore le visiteur
Le lendemain, une dernière halte au bord de la Loire pour admirer le pont de Beaugency et la tour dite de César qui domine la silhouette de la vielle cité
Parc de la Villette
En ces jours maussades de novembre où l'automne semble vraiment arrivé, redonnons au lecteur un peu du soleil du début de la saison, où nous avons un peu "redécouvert" un parc que nous avions vu planter et se développer quand nous habitions à proximité, et que nos enfants avaient l'âge d'y être conduits pour s'ébattre...
Ce parc a été réalisé à l'emplacement des anciens abattoirs de la ville de Paris et a mis fin à une histoire bien tourmentée : après l'âge d'or des abattoirs, dont la création sur 39 hectares a été décidée en 1859 pour remplacer les abattoirs alors dispersés dans Paris et dont la réalisation s'est déroulée de 1860 à 1867, ceux-ci ont été jugés vétustes en 1949 et leur reconstruction décidée. Interminable et véritable gouffre financier, cette dernière, commencée en 1959 et arrêtée en 1971 pour aboutir à l'arrêt de toute activuté d'abattage en 1974, est tristement célèbre sous le nom de Scandale de la Villette. Il faut dire que le développement de l'industrie frigorifique rendait l'abattage des animaux près des lieux de production plus rentable et sapait la rationalité économique du projet.
Les vestiges de ces abattoirs sont pour certains grandioses, notamment la grande halle, où nous avions assité il y a un peu plus de vingt ans au discours de Lionel Jospin, alors ministre de l'éducation nationale, devant l'ensemble des proviseurs des lycées de France et de Navarre réunis en pleine grève des lycéens...
Elle a été conçue par l'architecte Jules de Mérindol (1815-1888), élève de Victor Baltard, assisté de Louis-Adolphe Janvier. Lors de son inauguration, elle accueillait 1 360 gros bovins les jours de grands marchés qui se déroulaient tous les lundis et les jeudis. Au fils des ans, ce chiffre monta à 5 000 bestiaux, jusqu'à sa fermeture le 15 mars 1974. Elle apparaît derrière la fontaine aux Lions de Nubie construite en 1811 par Pierre-Simon Girard pour la place du Château-d'Eau et installée en 1867 vers la cour du marché aux bestiaux où elle servait d'abreuvoir, A la droite de la grande halle subsiste le pavillon Janvier, ancien bâtiment administratif, siège actuel de l'EPPGHV (établissement public du parc et de la grande halle de la Villette).
Passé le pavillon Janvier, on aperçoit le chantier du nouveau bâtiment de la Philarmonie de Paris, ouvrage concu par Jean Nouvel dont nous avions présenté la maquette dans notre dernier billet Culture au Quai :
On a peine à croire vu l'état du chantier que cette salle accueillera des concerts dès janvier prochain, mais nous ne manquerons pas de rendre compte au lecteur des progrès de ce chantier...Le long de la grande halle, des pelouses qui supportent la comparaison avec les parcs londoniens accueillent petits et grands sous le soleil automnal
Tout le monde y a sa place...y compris nos amis les moutons qui peuvent ainsi se frotter avec la sculpture contemporaine
Au bout du parc, on retrouve le canal de l'Ourcq, qui sépare la partie sud-ouest du parc de la partie nord-est où sont situées la géode et la cité des sciences et de l'industrie : ses rives toujours très animées accueillent bistrots et attractions diverses
A l'orée du Parc se trouve le service des canaux de la ville de Paris, administration naturellement placée au bord de l'eau et où il doit faire bon travailler...
Culture au Quai
Le dernier week-end de septembre se tenait au bord du bassin de la Vilette une manifestation originale :
A l'entrée, des rangées de stands comme dans les brocantes et un DJ un peu insolite :
Dans les stands, rien à vendre mais la promotion de lieux de spectacles, du plus modeste au plus prestigieux...
du spectacle vivant, des maquettes comme celle de la philarmonie de Paris, qui n'en finit pas de se terminer à quelques centaines de mètres de là, dans le Parc de la Villette...
Comme on ne vit pas que de culture, n'y manquaient ni de quoi se sustenter, avec tout de même une citation du célèbre penseur Aldo Maccione : "L'amour, c'est comme la pizza, il n'y en a jamais assez" ni la batterie de toilettes écologiques sans eau...
Une bien sympatique manifestation sous le soleil automnal, dont le fleuron était la scène au bord de l'eau, sur laquelle se relayaient des musiciens de talent :
Si la video ne s'affiche pas cliquer sur ce lien
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Niki de Saint Phalle au Grand Palais
Pour notre première visite d'exposition de la saison, nous avons choisi la rétrospective consacrée par le Grand Palais à Niki de Saint Phalle. Cette artiste nous était connue, comme de beaucoup, par ses oeuvres présentes dans notre vie quotidienne, dans le promenoir de l'Opéra Bastille, à l'entracte, ou près du centre Beaubourg...
Cette rétrospective magistrale premet de découvrir la très riche personnalité de Niki de Saint Phalle, Française élevée dans la bourgeoisie New-Yorkaise, artiste autodidacte, militante féministe en révolte contre son milieu et la société. On découvre qu'elle avait fait à 16 ans, en 1946, la couverture de Elle (Brigitte Bardot a fait mieux, plus tard, à 14 ans...)
Ses premières oeuvres sont proches des assemblages ou des peintures composites comme cet autoportrait vers 1958
Dans les années 60, elle va développer le concept de l'"Art à la carabine", séances filmées et abondamment et diversement commentées à l'époque, à laquelle est consacrée une grande salle de l'exposition, avec oeuvres et vidéos de réalisation (à droite, on reconnaîtra Kennedy et Krouchtchev - 1962)
Beaucoup de symboles religieux dans certaines oeuvres de cette ancienne élève des soeurs du Sacré Coeur à New-York...
Notamment dans OAS (à gauche ci-dessous), exposé en France en 1962 - qu'il faudrait lire, comme elle l'a indiqué avec humour, "oeuvre d'art sacré"...
Les premières oeuvres emblématiques de son engagement féministe, sont réunies dans une section intitulée Napoléon en jupons
Les nanas, dans la même veine, bénéficient d'une mise en scène magistrale...
Pour les lecteurs qui ne peuvent lire la vidéo, cliquer sur ce lien
Les sculptures monumentales réalisées à partir des années 70, commencent avec Le Rêve de Diane (1970)
Dans cette dernière section qui bénéficie elle aussi d'une très belle mise en scène, on trouve oeuvres, maquettes et vidéos d'installations monumentales, comme les différents jardins - comparables au Parc Guell de Gaudi à Barcelone ou au palais du facteur Cheval, qui l'ont beaucoup inspirée
Pour ceux qui voudraient en savoir plus, cette vidéo du JDD, avec la commissaire de l'exposition, est particulièrement complète (cliquer sur ce lien si la video ne s'affiche pas)
Canal Saint-Martin, le samedi
Ce début de l'automne à Paris nous réserve encore de belles journées, et nous convions le lecteur à nous accompagner dans une balade le long du canal Saint-Martin, dans la partie où il est découvert, Long de 4,5 km, dont plus de 2 km en souterrain. Il relie le bassin de la Villette à la Seine amont avec une dénivellation de vingt-cinq mètres. Inauguré en 1825, il comporte 9 écluses et 2 ponts tournants.
Sur le bassin des Récollets, les voiliers (miniatures) peuvent évoluer sous le regard des badauds.
Sur les rives, le mythique Hotel du Nord, inspirateur du film de Marcel Carné, sauvé de la démolition dans les années 80 par une mobilisation nationale et internationale et reconstitué d'après les images du film . Notons que le canal lui-même, au début des années 1970, a pour sa part échappé au remblaiement pour laisser la place à une voie rapide d'entrée dans Paris ! D'autres boutiques pittoresques occupent les rives du canal : on appréciera l'information donnée sur l'ardoie Nous sommes cavistes, somme toute pas inutile...
Quelques implantations industrielles subsistent encore, souvenir du temps où le canal était sillonné de péniches de transport, à présent beaucoup moins nombreuses que les bateaux de promenade
Au nombre des activités présentes au bord du canal, n'oublions pas les sapeurs pompiers
La fin du canal, dans sa dénomination de Saint-Martin, est marquée par l'arrivée au bassin de la Villette, avec la rotonde du même nom. La rotonde de la Villette, ou barrière Saint-Martin, est l'une des barrières d'octroi du mur des Fermiers généraux. Construite juste avant la Révolution par Claude Nicolas Ledoux - l'arcitecte des Salines royales d'Arc-et-Senans - comme élément du mur des Fermiers généraux, la rotonde en constituait le bâtiment le plus imposant.
Du bassin de la Villette, très large, on accède au canal Saint-Martin par une écluse double.
Outre les bateaux-mouches - que certains qualifient de promène-couillons - évoluent des sportif-ve-s pratiquant l'avion et des petits bateaux électriques loués sur la berge
La fin du bassin de la Villette est encadrée par d'imposants bâtiments : à droite, les anciens entrpôts transformés à présent en résidence étudiante ; à gauche, un bâtiment moderne qui en reprend les formes avec intelligence pour restituer la perspective en remplaçant le jumeau du premier, victime d'un incendie en 1990.
Au bout du bassin, le pont mobile de l’ingénieur Emile Vuignier, et l'église Saint-Jacques Saint-Christophe réalisée par l’architecte E. Lequeux en 1844 dans le style d’une basilique paléochrétienne.
On atteint alors le canal de l'Ourq.
La promenade se poursuit le long du canal de l'Ourcq, très pittoresque lui aussi. Au croisement avec le canal Saint-Denis, on arrive au Parc de la Villette, dont on aperçoit des constructions pérennes comme la Cité des Sciences, ou éphémères comme le cirque Plume...Mais le Parc mérite bien un billet à lui seul...
Journées du Patrimoine à Arcueil
Comme beaucoup de nos compatriotes, nous avons mis à profit ce dimanche pour découvrir ou revoir des lieux chargés d'histoire, ancienne ou récente, industrielle ou artistique...
Notre petite commune de banlieue, au passé si riche et souvent méconnu, nous proposait plusieurs animations, toutes accessibles au cours d'une promenade à pied depuis notre domicile.
Nous avons commencé par une usine construite dans les années 1860 par la famille Raspail pour commercialiser des recherches pharmaceutiques et produire des liqueurs aux vertus digestives. La fabrique s’est ensuite transformée en distillerie, produisant de l’anisette sous la direction des frères Gras, dans les années 1960. Ce site inscrit à l’inventaire des monuments historiques a récemment été rénové pour devenir un espace culturel.
Dans la cour de l'ancienne usine, l'ancienne orangerie de la maison d'Emile Raspail, ingénieur à l'origine de cette usine et maire d'Arcueil : il était l'un des fils de l'homme politique François-Vincent Raspail - celui du Boulevard. La maison elle-même, située à côté de l'usine, est aussi classée monument historique : en bavardant avec le maire (actuel) présent sur les lieux, j'ai appris qu'il ne désespérait pas d'en convaincre le propriétaire d'en organiser un jour la visite.
A deux pas se situe, dans la cour d'un immeuble moderne abritant à présent un foyer catholique pour étudiants polonais, une très belle petite chapelle construite entre 1928 et 1930 par les frères Perret pour les religieuses franciscaines de l'Immaculée Conception d’Arcueil.
Disposant d’un budget très limité, Auguste Perret a dessiné un édifice de plan rectangulaire avec une structure de poteaux et poutres en béton armé et une maçonnerie en briques creuses disposées en damier contrastant avec le gris du béton.
Un autre lieu original proposé à la visite était l'atelier de l'association E.T.R Balistic Graphique, créée en 1980 "du désir de faire exister un lieu collectif et dynamique autour de la gravure". Elle a pour vocation d’animer l’Atelier-Musée d’Art Graphique d’Arcueil en y rassemblant un collectif d’artistes, amateurs ou professionnels
Enfin notre après midi s'est terminée dans un lieu chargé d'histoire. Improprement appelé "Maison des Gardes", il s'agit de l'ancien château seigneurial d'Arcueil, acheté en 1710 par Anne-Marie-Joseph de Lorraine, prince de Guise. Avec ce dernier Arcueil a connu son âge d'or, avec sur la colline dominant la Bièvre un château et des jardins à la française comparables à Versailles ou à Sceaux : splendeur éphémère, puisqu'après la mort du prince en 1739 le domaine change de propriétaire et se disperse : terres et droits seigneuriaux passent au gendre du prince, puis au gendre de celui-ci, le prince de Beauveau. Les créanciers des Guise font vendre le domaine et détruire le parc et le château en 1752, dans des circonstances qui demeurent obscures.
Tous ces détails nous ont été prodigués par le sympatique et érudit conservateur du patrimoine d'Arcueil, qui pendant ces deux journées a reçu sans discontinuer les visiteurs dans l'espace muséal situé dans les combles de cet édifice et habituellement fermé au public pour des raisons d'accessibilité et de sécurité.
Porspoder - Le port du potier
Cette mi-septembre ensoleillée est l'occasion pour l'auteur de profiter encore un peu de sa villégiature bretonne, et de faire procéder à l'hivernage de son bateau. Le temps se prête à des balades sur le sentier côtier : une des dernières nous a emmené à Porspoder, charmante localité du pays d'Iroise, dont nous nous proposons de vous faire partager la beauté.
Abritant le petit port d'un côté, et une petite plage très abritée dite "plage des dames", la presqu'île Saint-Laurent offre un espace naturel préservé et sauvage à deux pas du coeur du bourg.
En suivant le sentier le long de la côte nord de la presqu'île, on découvre au large le phare du Four, dont la silhouette trapue s'élève à 28 m au-dessus de la mer. Construit en 1868, il était classé dans la catégorie des "enfers" par les gardiens qui l'ont occupé jusqu'à 1993, date de son automatisation.
La promenade autour de la presqu'île offre des points de vue variés, notamment sur le bourg de Pospoder, en surplombant la plage des dames où les baigneurs sont encore nombreux en cette fin de saison.
Arrivé vers le bourg, on découvre un lavoir ancien curieusement placé en bord de mer ; devant l'église, on surplombe un petit jardin au bord d'un ruisseau qui dévale vers les flots.
L'église Saint-Budoc, bel édifice de granit datant du début du XVIIème siècle dont un panneau rappelle l'histoire, voisine avec une mairie de caractère.
Poursuivant le sentier vers le sud, le promeneur ne manquera pas de s'arrêter à la table d'orientation de la pointe de Garchine, réalisée comme il se doit par la manufacture Henriot, à Quimper...











































