Verteuil sur Charente
Nous mettons à profit ce dernier jour des vacances scolaires pour visiter avec nos petits-enfants, pendant que leur mère professeure fait la "prérentrée", un des "plus beaux villages de France" : Verteuil sur Charente, un peu à l'écart de la route nationale numéro 10 de Paris à Hendaye, à quelque 40 km au nord d'Angoulême.
Dominant la Charente, le château ne manque pas d'allure.
Il a toujours appartenu, à quelques intermèdes près au cours des périodes agitées du Moyen-Age, à la famille de La Rochefoucauld. Le bâtiment actuel aurait été construit en 1459, en remplacement du château féodal édifié au xie siècle et démantelé en 1442 par ordre du roi Charles VII, à la suite de la Praguerie, révolte des grands vasseaux. Il est maintenant occupé par Sixte et Gildine de La Rochefoucauld.
Juste en aval du château, un très beau moulin fonctionne encore : il est loisible d'y acheter de la farine, du pain, et comme nous de prendre une collation au bord de la Charente.
Située comme le château sur la falaise, mais à l'autre extrémité du village, l'église Saint-Médard abrite une très nelle mise au tombeau du XVIème siècle attribuée à l'atelier de Germain Pilon.
L'église étant momentanément fermée lors de notre passage, le lecteur devra comme nous se contenter de la photo de la mise au tombeau By JLPC (Own work) [CC-BY-SA-3.0]
Pour les lecteurs intéressés, les chambres d'hôtes ne manquent pas à Verteuil, y compris dans l'ancien prieuré, dont le parc surplomble romantiquement un bras de la Charente...
La cathédrale de Saint-Dié
Nichée dans les contreforts du massif vosgien, Saint-Dié est une petite ville qui a eu ses heures de gloire. C'est à Saint-Dié que le "nouveau monde" a été désigné pour la première fois par le nom America, en référence au navigateur Amerigo Vespucci, dans un traité réalisé en 1507 à la demande du duc René II de Lorraine.
En novembre 1944, elle a été en grande partie incendiée volontairement par les Allemands, et sa cathédrale dynamitée :
Cet édifice de grès rose, qui au cours des siècles s'était aggrandi et enrichi de l'apport de tous les syles - roman, gothique, renaissance, classique...- a été remarquablement et patiemment reconstruit et mérite le détour, et même le voyage...
Les vitraux d'origine ayant été détruits, c'est Jean Bazaine (1904-2001) qui dirigea de 1985 à 1987 la conception d'un ensemble de vitraux modernes sur le thème de la Mort et de la Résurrection.
Outre Bazaine lui-même, pour les sept baies du choeur, intervinrent Geneviève Asse, Jacques Bony, Gérald Collot, Dominique Gutherz, Elvire Jan, Lucien Lautrec, Jean Le Moal, Alfred Manessier et Claire de Rougemont.
La fin de la restauration de la cathédrale a été marquée par l'installation en 2009 d'un orgue de très belle facture réalisé par Pascal Quoirin
Le cloître aux très belles proportions présente des originalités, comme cette chaire extérieure sur un des côtés :
Il relie la cathédrale à une église romane de très belle facture, Notre-Dame de Galilée.
Rendons ici hommage à notre ami Jean-Pierre D, à qui nous devons cette visite et dont les commentaires ont ajouté à la beauté du site le sentiment d'en mieux comprendre la genèse.
Les lecteurs que ce blog aura convaincus de se rendre à Saint-Dié ne manqueront pas d'aller à deux pas jeter un regard sur la seule usine conçue par Le Corbusier. La bonneterie Duval, conçue par l'architecte en 1947 à la demande de son propriétaire, fut construite de 1948 à 1951 pour remplacer celle qui avait été détruite dans l'incendie de novembre 1944,
Fest-deiz à Brélès
Le séjour estival de l'auteur dans sa villégiature bretonne tire à sa fin, et l'article ci-contre paru en une du Télégramme le 16 août semble parfait pour illustrer ce qui sera sans doute le dernier blog émis de Bretagne cette saison.
La journée du 15 août débutée avec la cérémonie traditionnelle d'hommage aux disparus en mer à l'Aber Benoît (voir notre dernier billet) s'est poursuivie au village de Brélès où un très beau fest-deiz a cloturé les festivités annuelles dits de la Noce Bretonne.
Après avoir traversé le (pittoresque) village désert - tout le monde étant dans la prairie qui accueille la fête - nos arrivons sur les lieux guidés par le son du bagad qui occupe la scène.
Parmi les danseurs "en civil", des personnalités "en costume" apportent une note haute en couleur...
Certains costumes se distinguent par leur richesse...
Certains semblent ne pouvoir danser sans leur harem complet...
Sur les stands entourant le podium, on peut se familiariser avec les coiffes élégantes et sobres, dites Pen Paket, portées dans cette partie du Léon.
Un écho sonore et animé pour nos lecteurs sur micro ou tablette Android (les inconditionnels d'iPad ou iPhone pourront se rapporter à ce lien : https://www.dropbox.com/s/2jo1xjzcu1ow8yn/MVI_2824.mov
15 août à Saint-Pabu
Contrairement à l'an passé (voir notre billet du 15 août 2012) un soleil radieux baignait ce 15 août l'Aber Benoît et la tradition a pu être respectée. Peu après la messe en plein air, sur le quai du Stellac'h, une première vedette de la SNSM (Présidents - avec un s, il y a eu deux présidents homonymes successifs - Joseph Oulhen, basée à l'Aber Wrac'h) apparaît au dernier coude de l'Aber.
Entourée de bateaux de pêche et de plaisanciers, elle se dirige vers l'embouchure, marquée par la balise du Chien.
Bientôt apparaît à son tour la vedette La Portsallaise - basée, sans surprise, à Portsall - qui la rejoint vers le Chien
Le rassemblement se forme autour du Chien, pendant lequel, au son des sirènes, est jetée un gerbe à la mémoire des disparus en mer
Les deux vedettes font ensuite demi-tour pour retourner au Stellac'h, croisant au passage les petits stagiaires de l'école de voile de retour à Ganaoc'h
Elles rentrent en naviguant de concert dans l'Aber...
...croisant au passage la modeste embarcation de l'auteur (au premier plan), sagement restée à son mouillage.
Pointe de Corsen - l'extrême-occident de la France continentale
Très beau temps ce vendredi pour s'aventurer sur le sentier de randonnée à Plouarzel.
Partant des abords du phare de Trézien, nous nous dirigeons vers la pointe de Corsen.
Ce cap a la particularité d'être le point le plus à l'Ouest de la France continentale.
Entourés par les indications pédagogiques placées par la municipalité de Plouarzel, il est difficile d'en faire abstraction!
De la table d'orientation, on aperçoit au sud la presqu'île de Kermorvan derrière laquelle se profile le Conquet.
En face, plein ouest, les silhouettes caractéristiques de l'ïle Molène et d'Ouessant
Derrière nous, un peu à l'intérieur des terres, veille le CROSS Corsen (Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage) ; au loin, un bateau chargé de conteneurs parcourt le rail d'Ouessant...
Impressions du Finistère
Pas de vrai sujet aujourd'hui pour ce blog, mais une envie de faire un peu partager au lecteur le charme du Finistère, à peu près le seul épargné par la canicule en cette période, et la douceur d'y vivre en famille et avec les amis de passage cette pause estivale.
Une excursion d'un soir vers le nord, jusqu'à Roscoff, baigné par le soleil sur le point de se coucher..
A l'aller, la basilique Notre-Dame du Folgoët, qui accueille depuis le XVème siècle les pélerins du Léon, de Bretagne et de plus loin encore...Au retour, le soleil couchant illumine l'Aber Wrac'h.
Une après-midi, un tour vers l'Aber Ildut; Une petite maison isolée sur la dune semble surveiller l'étroite passe qui commande son entrée ; l'aber ildut abrite le premier port goëmonier de Bretagne.
En ce dimanche venteux, les plagesde la presqu'île Sainte-Margurite accueillent plus de kite-surfeurs que de baigneurs...Le soir, un feu d'artifice - celui qui n'avait pas été tiré pour l'étape du Tourduf (voir notre billet précédent) illumine l'Aber Benoît
Le Tour du Finistère fait étape à Saint-Pabu
Ce dimanche 28 juillet, Saint-Pabu, résidence d'été de l'auteur de ce blog, accueillait la première étape du tour du Finistère à la voile 2013, Roscoff - Saint-Pabu.
Dès l'entrée de l'Aber, les concurrents ont affalé les voiles et c'est à moteur qu'ils remontent vers la cale su Stellac'h.
Mado, que le fort vent qui souffle sur Saint-Pabu aujourd'hui a disssuadé son propriétaire d'aller à la rencontre des concurrents, les regarde passer lui aussi.
Le soir, animation pour concurrents et badauds sur le quai du Stellac'h, aux dernières lueurs du soleil qui vient de se coucher sur l'Aber.
Le feu d'artifice prévu ayant été annulé en raison de la force du vent, les bateaux des concurrents, mêlés à ceux des locaux, sont à présent plongés dans l'obscurité.
Enfin, les lecteurs qui peuvent visionner les vidéos trouveront ci-dessous un écho sonore et animé des festivités du Stellac'h.
Les autres pourront cliquer sur ce lien : https://www.dropbox.com/s/mcfr841vd4b9mg8/IMG_5057.MOV
De l'Aber Benoît à l'Aber Wrac'h
Temps de rêve ce 14 juillet à la pointe de la Bretagne : du soleil comme les autres jours, mais pas ou peu de vent...
Nous en profitons pour aller jusqu'au port de l'Aber Wrac'h, une première pour MADO.
La trace de l'aller est en bleu, celle du retour en rouge. L'auteur est à la barre à l'aller, une main plus jeune - et plus sûre? - au retour...
La preuve de l'"exploit" , après l'accostage au parking "visiteurs"...
Quelques photos prises au fil du trajet.
Sur la rive droite de l'Aber Benoît, Ar Vihl ; sur la rive gauche, un pêcheur au pied des maisons de la pointe de Kervigorn.
Un peu plus loin, la balise verte de Ar Gazel, et d'autres pêcheurs, mieux équipés.
Arrivés à l'entrée de l'Aber Wrac'h, la balise cardinale du Petit Pot de Beurre, emblème de l'Aber Wrach.
Le capitaine est très heureux d'arriver à bon port.
A tribord avant d'arriver, le fort Cézon, bâti par Vauban pour défendre le port ; à babord, un beau voilier près de la balise Gilou.
Dans le port, plusieurs vedettes de la SNSM attendent l'après-midi pour proposer des promenades au profit de la Société, qui organise à l'Aber Wrac'h sa kermesse annuelle.
Quelques instants de repos avant de reprendre le chemin du retour
A pied dans Paris
A l"approche de la grande pause estivale, l'auteur vous fait partager les découvertes qu'un piéton à Paris ne manque jamais de faire, même s'il y vit depuis plus de quarante ans...
En traversant le Marais, on tombe au 9 rue Charlot sur un bel ensemble, récemment rénové.
De fait, il ne subsiste que la porte cochère monumentale de l'hôtel initial bâti entre 1613 et 1632 pour Daniel Martin de Mauroy, trésorier du Duc de Guise et qui portait alors le nom d'hôtel d'Elbeuf. Il prit le nom d’Hôtel de Retz lors de son achat en 1649 par Pierre de Retz et son épouse, qui y accueillirent Madame de Sévigné en 1651.
La construction initiale fut en effet détruite par un incendie et reconstruite en 1839.
Comme beaucoup d'hôtels du Marais, elle connut ensuite des viscissitudes et devint un lieu de production industrielle ( papeterie, puis fabrique de jouets...) avant sa rénovation dans les années 1990.
Si vous voulez y organiser un événement, n'hésitez pas, il est, comme on dit, "privatisable"...
Continuant ma traversée de Paris vers l'Opéra, j'ai (re)découvert une petite place dans le deuxième arrondissement, qui évoque celles qu'on peut trouver dans les villes italiennes, la curieusement nommée place des Petits-Pères.
Le principal ornement de la place est une très belle église classique, la Basilique Notre-Dame des Victoires, une des sept basiliques mineures de Paris : sa construction fut décidée en 1628 par Louis XIII après le victoire consécutive au siège de La Rochelle, mais faute de fonds elle ne fut bénie qu'en 1666 encore inachevée et pas terminée avant 1740...Elle fut affectée aux Augustins déchaussés (les Petits Pères...) et connut elle aussi quelques viscissitudes, puisque privées de ses desservants à la Révolution, elle devint le siège de la Loterie Nationale, puis de la Bourse des valeurs, avant d'être rendue au culte en 1802.
Face à la Basilique, un magasin comme on n'en voit plus même dans le quartier de Saint-Sulpice, et qui semble défier le temps et les modes...
A côté, cependant, la Maison Bleue n'a pas résisté, elle, à l'impiété ambiante et abrite un Concept Store et un salon de coiffure...
Autre curiosité de la place, un bel immeuble du XIXème siècle à l'histoire tout aussi tourmentée...Construit pour abriter - jusqu'en 1941 - le siège de la Banque Léopold Louis-Dreyfus, il fut réquisitionné pour héberger le Commissariat général aux questions juives.
La Direction des Entreprises de la Banque de France y est actuellement installée : l'argent n'a pas d'odeur...
Assemblée générale chez Google
Juin est le mois des assemblées générales. Après celle des amis du Louvre dans un de nos billets précédents, nous rendons compte aujourd'hui de celle des anciens élèves de l'Ecole qu'a fréquentée l'auteur dans sa jeunesse : façon comme une autre de tenter de revivre un peu ses jeunes années, même si c'est pour au bout du compte y rencontrer des camarades qui ont plus ou moins bien vieilli - et qui doivent faire les mêmes réflexions à votre sujet...
Cette fois, c'est moins le contenu de l'assemblée que son contenant qui retiendra notre attention. En effet, elle se tenait, sur l'invitation d'un jeune camarade (promo 1998!) qui y exerce des responsabilités, au siège parisien de Google : une occasion à saisir pour mettre de la réalité sur les images virtuelles qu'on se fait d'un ectoplasme aux services duquel on recourt pratiquement tous les jours - et qui en retour ne manque pas d'engranger toutes les informations qu'il peut grapiller sur votre comportement...
Google a en effet inauguré ses nouveaux locaux parisiens - Google France et Google SEEMEA (Southern and Eastern Europe, Middle East and Africa) - le 6 décembre dernier dans l'ancien hôtel de Vatry, 8 rue de Londres, au coeur du quartier Saint-Lazare à Paris. Il avait auparavant entièrement rénové, dans son style, cet hôtel néo-classique qui avait abrité de 1861 à 1938 (création de la SNCF) le siège de la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans, compagnie à qui nous devons la gare d'Orsay...
De l'extérieur, seul le look de la grille - multicolore à l'image du logo de Google - attire l'attention sur cet immeuble dont le fronton du portail, sur la rue, porte encore, tribut à l'Histoire, l'inscription Société Nationale des Chemins de Fer Français gravée en 1938. Ce n'était pas le cas, comme en témoigne cette image d'archives, lors de son inauguration.

A l'intérieur, en revanche, les locaux d'accueil que nous avons parcourus jusqu'à l'auditorium correspondent bien à l'idée qu'on se fait de la firme...
La descente vers l'auditorium où se tenait l'assemblée part de l'espace Google+, avec sa cabine photo, et s'orne de Doodles, ces petits logos souvent animés qui remplacent aux grandes occasions le logo standard sur la page d'accueil.
D'après les photos que nous avons pu en voir, les locaux de travail open space et les salles de réunion n'ont rien à envier aux espaces de réception :



Pour terminer sur une note de gaieté, pour ceux de nos lecteurs qui nous lisent sur un "vrai" micro, un peu des notes qui ont égaillé notre soirée d'hier, fête de la musique, lors de notre balade dans les rues de Versailles. Désolé pour les paresseux qui nous lisent sur leur iPhone ou leur iPad...



