Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton (1)
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Renouons en ce mois d'octobre avec les expositions parisiennes : la Fondation Louis Vuitton, après six mois de fermeture, consacre la quasi-totalité de ses espaces d'exposition à la photographe Cindy Sherman, en deux grandes parties : une rétrospective de son travail de 1975 à 2020 et, sous le titre Crossing Views, une présentations d'œuvres de la collection permanente en écho à cette rétrospective.
Cindy Sherman est née en 1954 à Glen Ridge dans le New Jersey, habite et travaille à New York. Considérée comme l’une des artistes les plus influente de sa génération, elle a connu la célébrité à la fin des années 1970 avec le groupe d’artistes Pictures Generation. La particularité est de se mettre en scène dans chaque photographie, mais on est loin des "selfies", mot qu'elle récuse énergiquement...
La scénographie de cette rétrospective, la plus importante depuis celle que lui avait consacrée le musée du Jeu de Paume en 2006 elle embrasse l’ensemble de sa carrière, tout en mettant l’accent sur ses travaux réalisés depuis le début des années 2010 jusqu’à un ensemble d’œuvres très récentes et inédites. Le début du parcours, hors chronologie, veut montrer le lien profond de l'artiste avec le cinéma.
1. Untitled Film Stills (1977 - 1980)
Cette série en noir et blanc a été à la base de la réputation de l'artiste. Bien qu'il n'y ait jamais de citation directe de films, scènes ou acteurs, chacun peut reconnaître l'atmosphère et les personnages de grands cinéastes.
2. rear screen projections (1980)
Cindy Sherman adopte la couleur dans cette série où elle apparaît en gros plan sur une image projetée qui la contextualise et sert de toile de fond.
3. flappers
Cindy Sherman qualifie de flappers les personnages qu'elle incarne dans cette série. Le terme, équivalent anglais de "garçonnes", situe ces héroïnes dans l'entre-deux-guerres.
Reprenons la chronologie avec
4. premières oeuvres (1975 - 1977)
Les œuvres de jeunesse de Cindy Sherman constituent la matrice de son travail, tant par la diversité de leurs techniques (films, photos, collage) que par leurs thèmes : identité, déguisement, fiction, mode. Dans un album de photographies d'enfance, A Cindy Sherman, elle inscrit sur toutes les images la représentant :"That's me!"
Affirmation narcissique qui se prolonge par une quête identitaire dans les 23 photos de 1975 (Untitled #479) qui la font passer de jeune femme sérieuse à star aux lèvres rouges.
La même année, elle se livre à un jeu sur sa physionomie, ses grimaces la transforment en cinq personnages (Untitled A, B, C, D, E)
Après le visage, c'est son corps qui apparaît dans Air Shutter Release Fashions où Cibdy Sherman se photographie ficelée dans un cable de déclenchement à distance qui lui dessine des vêtements.
Dans la même veine, Untitled #499-510 , 1977-2011
Elle aborde enfin l'image de mode en se glissant dans les couvertures de magazines (Cover Girls)
5. A Play of Selves (1975)
Cette installation, composée de 72 scènes montrant 244 silhouettes découpées et collées, marque une nouvelle phase dans le travail de Cindy Sherman. Elle aborde la fiction en multipliant les personnages et en imaginant un scénario. Il s'agit ici d'un drame sentimental traitant de la séduction et de la jalousie, en quatre actes et un final. Les différences de taille des figures créent une impression de profondeur. En jouant tous les rôles, hommes et femmes, Cindy Sherman déploie son imagination et son sens de l'humour.
6 - centerfolds (1981)
Ces photographies devaient être publiées en double page dans Artforum, d'où leur format inspiré des nus des pages centrales des magazines de charme - centerfolds en anglais. Ici pas de sex appeal, mais des jeunes filles rêveuses, fragiles, amoureuses, comme celle qui attend un coup de téléphone. Cindy Sherman piège le regard, invitant à scruter une intimité distante. Ses personnages sont soit allongés et vus en surplomb, soit à quatre pattes dans une posture de crainte et de fuite, soit accroupies, bras serrés, le regard dans le vide. La revue a finalement rejeté ces images craignant qu'elles ne soient mal interprétées.
7 - pink robes & color studies (1982)
Incarnant une modèle en se drapant dans un peignoir, l'artiste semble se présenter ici au naturel, cheveux courts, mine renfrognée, regard frontal. Beaucoup ont voulu voir dans ces images la "véritable" Cindy Sherman, pourtant cette « vérité nue » est totalement fabriquée. Le cadrage, le travail sur la lumière, révèlent des préoccupations formelles que l'on retrouve dans une deuxième série réalisée en même temps. L'artiste livre ici des versions très différentes d'elle-même, l'une en garçonne, deux autres en jeune fille très féminine avec une robe blanche ou une combinaison en dentelle.
8 - fashion (1983
En 1983, Cindy Sherman réalise une série destinée à faire la promotion de la boutique Dianne B. dans le magazine Interview. Les travaux qu'elle conduit à partir de vêtements notamment signés Jean-Paul Gaultier ou Comme des Garçons ne citent ni les poses ni les affects attendus d'un univers glamour. Au contraire, la photographe amplifie l'ambiguïté déjà présente chez ces créateurs, connus pour leur appréhension du vêtement comme lieu d'interrogation des normes culturelles du corps. Elle livre alors une galerie de personnages absents, agressifs ou extraordinaires.
9 - fashion (1994)
Le dialogue régulier de Cindy Sherman avec la mode, ses créateurs et ses magazines suit un principe invariable : l'artiste travaille avec les habits qui lui sont confiés, les images qui en résultent pouvant être utilisées par les commanditaires, comme par elle, dans des versions parfois légèrement modifiées. Ces shootings pour Comme des Garçons ou Harper's Bazaar montrent que le vêtement est un élément déterminant dans la construction simultanée des images et des identités de Cindy Sherman. Déclencheurs de fantaisie et de fiction, les costumes et accessoires qui lui sont remis deviennent souvent méconnaissables et s'intègrent à un imaginaire propre à l'artiste.
Terminons le premier billet sur cette rétrospective magistrale avec
10 - history portraits (1989-1990)
Dans cette série, Sherman s'attaque à la tradition occidentale du portrait peint, s'appropriant les thèmes et le langage des maîtres anciens, sur un mode délibérément artificiel. Affublée de costumes confectionnés à partir de vêtements achetés aux puces, de prothèses, de perruques et d'accessoires divers, l'artiste incarne tour à tour madones, nobles, aristocrates et bourgeois, de la Renaissance au XIXe siècle. Des femmes et des hommes prennent la pose dans des décors rudimentaires, composés à partir de rideaux ou de tentures et complétés de quelques objets significatifs. Cindy Sherman parodie le style et les codes traditionnels de la représentation - pose, regard, coiffure, vêtement, etc. - pour inventer ses propres portraits. Seuls quatre d'entre eux font explicitement référence à une oeuvre spécifique : le Jeune Bacchus malade du Caravage , la Vierge du Diptyque de Melun de Jean Fouquet, Madame Moitessier d'Ingres et La Fornarina de Raphaël.
Dans les rues de Honfleur
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A deux heures de Paris, en ces derniers jours de l'été, la côte normande attire toujours autant les parisiens en mal d'air marin et de promenades sans masque (espoir cependant déçu dans le centre de la ville de Honfleur, où la densité l'a rendu obligatoire...)
Nota : pour les puristes, nous avons opté pour un H aspiré dans le titre et le texte de ce billet. Flaubert lui-même a écrit dans "Un coeur simple", à quelques pages d'intervalle, "les Ursulines d'Honfleur" et "les lumières de Honfleur"...
Le monument le plus emblématique de la ville est sans doute l'église Sainte-Catherine, dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie, qui a la particularité, rare en France, d'être construite pour la plus grande partie en bois. Elle a aussi la particularité de comporter deux nefs parallèles, celle de gauche, la plus ancienne (deuxième moitié du XVème siècle), sur le modèle d'une halle de marché où ont été utilisés des éléments servant à la construction navale, le tout donnant l'aspect d'une coque de bateau renversée et l'autre, ajouté au XVIème siècle pour agrandir l'église, avec une voûte conforme aux voûtes en bois des églises gothiques, avec une forme plus arrondie et une disposition de charpente, sans rapport avec la structure d'un navire. L'église est dépourvue de transept et de chapelles latérales ; le clocher est séparé, face au portail, sans doute pour réduire les risques d'incendie si la foudre venait à le frapper.
Le portail et le chevet reflètent la structue si particulière de l'édifice.
L'intérieur, un peu défiguré par des plafonniers de chauffage plutôt agressifs, et le sens "giratoire" imposé par les mesures sanitaires...
La beauté du travail du bois est partout présente, que ce soit dans le structure du bâtiment ou le balcon renaissance de la tribune de l'orgue.
Le clocher vaut à lui seul la visite...
Les rues de Honfleur forment un paysage urbain invitant le promeneur à la flânerie...
Quelques façades, typiques...
ou plus insolites.
Beaucoup de plaques commémoratives du séjour des peintres, y compris, dans deux maisons côte à côte, avec un peu d'ironie...
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Honfleur aime beaucoup les plaques commémoratives, que ce soit pour des événements (avec une illustration complémentaire tirée de l'Album des Hommes utiles de l'Imagerie Pellerin à Epinal, clin d'œil à certains des fidèles lecteurs)...
...ou pour les enfants du pays, comme Alphonse Allais...
et Eric Satie : la boucle est ainsi bouclée avec la maison d'Arcueil où il vécut à la fin de sa vie (voir notre billet du 11 avril 2020)
Avant de quitter Honfleur, quelques vues du vieux bassin...
avec la skyline inimitable de ses maisons aux façades couvertes d'ardoise
Sur le chemin du retour, la charmante petite église Saint Martin de Cricquebœuf, dite Chapelle aux lierres (XIIème-XIIIème siècle)
et la petite localité balnéaire de Villerville, avec sa plage et ses villas cossues...
très animée ce soir de grande marée de septembre par les pêcheurs à pied
Là encore, on aime commémorer :
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C'est en effet à Villerville qu'a été tourné le film d'Henri Verneuil, Un Singe en hiver (1962), tiré du roman d'Antoine Blondin, réunissant Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo, immortalisés sur un mur voisin.
Saint-Jacques des Guérets
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La commune de Saint-Jacques-des-Guérets est la plus petite en superficie (181 ha) du département du Loir-et-Cher, et une des moins peuplées (91 habitants en 2017). Son église, très simple, date du XIIème siècle où elle dépendait de l'abbaye Saint-Georges-des-Bois.
Elle abrite cependant des peintures murales d'une grande beauté, découvertes à la fin du XIXème siècle sous la chaux qui les dissimulait depuis le XVIIème siècle.
La modeste mais élégante silhouette de l'église Saint-Jacques se découvre depuis le tumulus de Trôo qui la domine depuis l'autre rive du Loir...
...ou, depuis l'amont, en cheminant le long de la rive droite de la rivière.
Pénétrons à l'intérieur pour en détailler les peintures murales...
Sur le mur de gauche, la Nativité : l'enfant Jésus dans un couffin tressé, au centre, est veillé par l'âne et le boeuf ; à droite, saint Joseph, debout ; en bas, la Vierge, allongée ; l'étoile et la lampe suspendue accompagnent une architecture feinte isolant la scène.
La partie supérieure est occupée par le Massacre des Innocents : soldats saisissant les enfants, femmes effondrées à terre, implorant ou pleurant près de leurs enfants égorgés.
En face, la Descente du Christ aux Limbes : à droite, le Christ, aux grandioses proportions, en compagnie des anges, fait sortir Adam et Eve des Limbes et leur fait passer la porte du Paradis ; en haut, les patriarches assis côte à côte dans la béatitude céleste ; au centre, les Limbes, lieu d'attente et de souffrance ; en bas, dans l'enfer, les réprouvés sont torturés par des diables et des bêtes au pelage moucheté de brun.
Dans le chœur, à droite, le Christ en majesté, dans une mandorle, est accompagné du tétramorphe. Les vêtements aux couleurs variées sont doublés d'étoffes richement brodées de petits motifs.
Au registre inférieur, la Cène : le Christ et les apôtres sont rassemblés autour d'une table sur laquelle on distingue pains, poissons, plats, pichets et coupes.
Dans le choeur, à gauche, la Crucifxion : le Christ est représenté sur une croix pattée, mi-partie émeraude, mi-partie noire, ornée de cabochons ; la Vierge et saint Jean se tiennent de part et d'autre ; dans la partie supérieure, la lune et le soleil se voilent la face tandis que les nuées envahissent le ciel.
Au registre inférieur, la Résurection des morts est accompagnée d'un ange vétu d'un manteau bleu à l'ample drapé.
Quelques belles scènes à l'entrée du chœur, à droite : le Martyre de saint Jacques, grande scène où les trois personnages (le roi Hérode, le bourreau et le martyr) sont comme saisis dans l'instantané du geste fatal. À droite de la tête du Roi apparaît une tête d'ange, élément d'un décor antérieur non dégagé.
Le Miracle de saint Nicolas : le saint évêque, à gauche, lance trois pièces d'or au père de trois jeunes filles pour les sauver de la prostitution ; sous une architecture feinte, le père est assis près de ses filles endormies, chacune dans une couverture aux savants enroulements ; à droite, la Vierge accompagne la scène.
En dessous, la Résurrection de Lazare : le sarcophage orné de strigiles, au centre, est ouvert par un serviteur et Lazare, assis, est encore entouré de bandelettes ; le Christ, face à lui, lui tend la main pour l'inviter à reprendre vie ; à droite, les sœurs de Lazare sont étonnées et émerveillées ; à gauche, deux apôtres observent la scène.
Terminons sur un beau fragment isolé à l'entrée du chœur à gauche.
L'église renferme aussi un peu de mobilier, comme ces statues d'un saint évêque (non identifié) et de saint Jacques en pèlerin...
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Avant de quitter Saint-Jacques, un coup d’œil, en face de l'église, sur un vieux lavoir au bord du Loir...
d'où l'on aperçoit un moulin à aube situé juste en amont.
Rentrée
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Quelques images de la rentrée en région parisienne en cette curieuse fin d'été.
Commençons par les traditionnelles vendanges sur le coteau de Cachan. L'ambiance a changé depuis celles que nous relations dans notre billet du 27 septembre 2015 : beaucoup plus précoces suite aux évolutions climatiques, la situation sanitaire a fait renoncer aux flonflons, au cortège qui accompagnait la charrette tirée par des chevaux - et même dans les années fastes par des bœufs - vers le centre de la ville où le raisin était égrappé, éraflé et pressé, et le vin de l'année précédente proposé à la dégustation...En revanche, ces opérations sont réalisées cette année sur place, en haut de la parcelle...
Comme d'habitude, enfants des écoles et parents s'affairent sous la conduite des jardiniers de la ville...
...avec un masque pour les plus de 11 ans
Sur pied ou en panier, le raison a belle allure
La table d'égrappage...
et la machine à érafler. Les enfants sont trop passionnés par le pressage pour qu'il soit possible de l'illustrer...
Arboretum de l'Ecole du Breuil
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Quelques images de notre découverte de l'arboretum de Paris (arboretum de l’école Du Breuil), moins pittoresque à nos yeux que celui des Hauts-de-Seine à la Vallée-aux-Loups, que nous avons plusieurs fois évoqué auprès de nos lecteurs, même s'il est aussi riche en espèces et en arbres remarquables (1 400 arbres, appartenant à 112 genres : 485 espèces et 400 cultivars et variétés, soit un total de 885 taxons)
Nous avons longtemps cherché un des "arbres remarquables", au curieux nom d'arbre aux mouchoirs : nous n'avons pu le reconnaître que grâce à une étiquette de forturne accrochée à un jeune spécimen, portant son seul nom latin Davidia involucrata...
en revanche, le fouillis qui y règne est propice au dépaysement...
Crataegus speciosa Sargent (aubébine), Koelreuteria paniculata (savonnier), Sophora pendulata (Pendula)
On y retrouve un Cedrus atlantica glauca pendula (Cèdre bleu pleureur) , beaucoup moins spectaculaire que celui de la Vallé-aux-Loups...
Versailles
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Terminons ces images de rentrée avec, pour respirer plus librement, une évasion vers un département proche où l'obligation du port du masque n'est pas (encore ?) généralisée.
La pièce d'eau des Suisses a gardé sa majesté...
offrant un cadre unique pour fixer les moments heureux...
ou accueillir des performances sophistiquées...
Dans les "carrés" si typiques du quartier Saint Louis, les curieuses maisonnettes construites sous Louis XV, initialement prévues pour abriter les commerces d'un marché complémentaire de celui du quartier Notre-Dame et transformées en habitations un peu plus tard, en surélevant les "baraques" d'un comble mansardé qui donne aux toits une allure disproportionnée. Beaucoup, devenues vétustes, furent démolies, mais celles qui restent sont désormais protégées au titre des monuments historiques...
et cohabitent dans les carrés avec de vieilles demeures plus aristocratiques.
Émile Simon - Madeleine Fié-Fieux

Au musée département breton de Quimper (cf notre dernier billet) se tenait une exposition (prolongée jusqu'à ces derniers jours) consacrée à Emile Simon, peintre "post-impressionniste", et à son élève Madeleine Fié-Fieux.
Comme l'indique le directeur du musée : "En 1995, Madeleine Fié-Fieux léguait au Conseil départemental sa propriété de Squividan et l’importante collection de tableaux qu’elle et son invité et maître Emile Simon y avaient créés. Depuis ce cadre enchanteur, Madeleine Fié-Fieux (1897-1995) et Émile Simon (1890-1976), accompagnés par Philippe Fieux, l’époux de Madeleine, avaient parcouru inlassablement, durant trente ans, le Finistère et la Bretagne. Ils fixaient sur leurs toiles les mille aspects colorés des paysages et de leurs habitants. Véritable témoignage visuel sur une population parmi laquelle le port des costumes traditionnels était encore très répandu, leur œuvre forme un remarquable et attachant reportage humain, sans doute sans équivalent dans les collections publiques bretonnes." Dans la première salle, des toiles d'Émile Simon :
Trois autoportraits d'Émile Simon datant de 1910, 1913 ("En rentrant d'Égypte), 1943.
le premier portrait de Madeleine Fié-Fieux peint par Émile Simon, en 1938
et celui de son mari L'Amateur (Portrait du Docteur Philippe Fieux), daté de 1944.
D'autres portraits :
Portrait de ma mère (1918)
L'Atelier ou Jeune fille à la cravate bleue (1921)
Dans de vieux atours (1926),
Ex-voto (non daté) et son étude
Sur le départ (septembre 1939)
L'Île-de-France dans les écluses de Saint-Nazaire (vers 1927-1929)
Place du Tertre à Montmartre (1939)
Deux petites pochades plus osées :
Le Modèle au chausson rouge (vers 1930)
Nu au turban (vers 1930-1940)
et Nu de dos, la Madeleine repentante (1947) représenté sur l'affiche de l'exposition.
Dans la deuxième salle, Gens de Bretagne, se mêlent les œuvres du maître et de l'élève.
De Madeleine Fié-Fieux :
Marin breton (1939)
Biniou Breton (1943)
Paysanne de Guéméné-sur-Scorff (1943)
Printemps ou Jeune Bretonne en costume de Fouesnant (1944)
Étude de Breton (Région de Quimper) _ 1946
Un même sujet par les deux peintres en 1941, Le Père Le Gouriellec
D'Émile Simon, dans la même salle :
Breton de Penmarc'h (vers 1932)
Vieille Bretonne du pays Bigouden (1959)
Des compositions d'Émile Simon :
Orchestre breton ou Le Repos des musiciens (1936)
L'Espoir ou Le Retour des Champs (1939)
Le Trait d'union ou La tabatière (1946)
et terminons cette salle avec Madeleine Fié-Fieux :
Monsieur le Maire (1941)
Breton au panier (1948)
Des toiles évoquant la vie à Squividan où le couple Fieux et Émile Simon s'installèrent à partir de 1945.
Émile Simon : Le Manoir du Squividan (vers 1950) et Le Goûter ou Le Thé à Squividan (1950)
Madeleine Fié-Fieux : Le Turban vert (Autoportrait) - 1952
et des natures mortes de fleurs, par Émile Simon :
et par Madeleine Fié-Fieux :
Explorer le Finistère
Émile Simon s'installe définitivement en 1947 à Squividan chez Madeleine et Philippe Fieux. Pendant plusieurs dizaines d'années, conduits en automobile par Philippe Fieux, les deux peintres explorent le territoire breton et en représentent les paysages, le travail quotidien ou les fêtes. Toutes les huiles de cette section sont d'Émile Simon
Pardon de Sainte-Anne-La-Palud (vers 1932)
Jour de Troménie à Locronan (vers 1935-1940)
Locronan (1937)
La Plage et le village du Gored à Plozévet (vers 1950)
Douarnenez (vers 1932)
La Chapelle du Drennec (vers 1950)
La Chapelle du Drennec sous la neige (vers 1956)
Brûleurs de goëmon à Porzembréval (Plozévet) (1932)
Le Maréchal-ferrant (Pont-Croix) (vers 1934-1940)
Les Roulottes bleues, Sainte-Anne-La-Palud (1959)
Tréboul, Douarnenez (vers 1934-1940)
Le Petit port de Poulhan près de Plozévet (vers 1935-1940)
Dans le vent, Caslel-ar-Roc'h en Goulien (1966)
Bretagne mystique ou Entrée de la Messe à Pont-Croix (1934)
Le Chantier, Camaret (1930)
Les Manèges (1940)
L'exposition se termine sur une salle intitulée Émile Simon, aquarelliste
Grâce au concours de la Fondation de France, des aquarelles du peintre ont pu être restaurées en 2019 et sont dévoilées au public pour la première fois dans cette exposition.
Pont-Croix, années 1930, crayon et aquarelle
Le Port de Concarneau, années 1930, crayon et aquarelle
Sainte-Marine, années 1930-1950, crayon et aquarelle
La Chapelle Saint-Philibert à Moëlan-sur-Mer, années 1930, crayon et aquarelle
Calvaire et chapelle Notre-Dame de Tronoën (Saint-Jean-Trolimon), années 1950, crayon et aquarelle
Chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté à Combrit, années 1950, crayon et aquarelle
Le Cirque bigouden, années 1950, crayon et aquarelle
Brûleurs de goëmon à Porzembréval (Plozévet), 1932, dessin au crayon et à l'aquarelle
L'Arbre, vers 1920, crayon et aquarelle
Musée départemental breton à Quimper

Pour ce dernier billet édité en Bretagne, encore un sujet local : à l'occasion de la visite d'une exposition temporaire au musée départemental breton à Quimper, dont un prochain billet rendra compte, nous proposons un aperçu de ses collections permanentes.
Le rez de chaussée du musée, installé dans l'ancien évêché, est consacré à l'archéologie et à l'art ancien. La statuaire du moyen-âge et des XVIème et XVIIème siècle y occupent une place privilégiée. On remarquera, à côté de la statue de Jésus sortant du tombeau, celle de Sainte Apolline et ses bourreaux.
Montant au premier étage,
on découvre une belle collection de costumes traditionnels des différents pays qui composent le département.
Elle est entourée d’œuvres illustrant le regard porté sur eux par des sculpteurs : René Quillivic (La fille du pêcheur, 1909, La coiffe de Grand-mère, 1929)...
ou des peintres : Pierre de Belay (La Carriole - mode du pays bigouden, 1923, Procession de la mer à Douarnenez,1926)
Lucien Simon (Bal bigouden, vers 1925)
Henri Guinier (La bigoudène au travail, 1936)
Georges Lygrisse (Pardon à Penhors, Pays bigouden, 1969)
ou même Bernard Buffet (Bigoudène, 1950, Fouesnantaise, 1950)
Passant par l'étonnante "salle des fresques" (1700) du palais épiscopal...
une galerie présente du mobilier. On découvre l'art-déco à la mode bretonne, avec ces très beaux meubles de 1925 dus à la collaboration de Jeanne Malivel, René-Yves Creston et Gaston Sébilleau, figures du mouvement des Seiz Breur...
Le plat au décor géométrique posé sur la table est dû à Suzanne Candré, épouse Creston, et la Bigoudène assise en céramique qui trône sur l’armoire à Georges Robin, tous deux membres des Seiz Breur.
et un style tout à fait étonnant, le mobilier "breton moderne" des années 30 à 50, rattaché au mouvement du celtisme qui s'inspire de l'art irlandais du moyen-âge. On y retrouve René-Yves Creston et Gaston Sébilleau, auteurs du fauteuil Nomenoe (1930)
Un paravent "Bretagne", en laque bleu cobalt et coquille d’œuf de 1926 par Jean Dunant
Un plateau de table en faïence émaillée collée sur support en contreplaqué, cerclage en acier inoxydable 1980 par Guy Trévoux
Dans l'escalier qui mène au deuxième étage où sont les collections de faïence et de céramique, d'important bas-reliefs en terre chamottée émaillée réalisés en 1952 par Pierre Toulhouat (1923-2014)
Jour de Pardon en Cornouaille (porteurs de la statue de Saint-Corentin), Groupe de cinq sonneurs, Au Café du Port
Retour de pêche, La Cueillette du gui sacré, Légende de la ville d'Ys (Le roi Gradlon et Saint Guénolé rejetant Dahut dans les flots)
Au milieu des collections de faïence quimpéroises traditionnelles...
...quelques coups de projecteurs :
Faïences des deux guerres mondiales, certaines patriotiques sur le mode "ceci n'est pas une pipe" :
d'autres plus sulfureuses, allant carrément jusqu'à la collaboration avec les sous-mariniers allemands :
Des vues de cités bretonnes (Morlaix et Quimper)
De beaux panneaux décoratifs de Mathurin Méheut (1925)
Une vitrine consacrée à "l'art colonial dans la faïence de Quimper" dans les années 30
Terminons avec la très belle collection de faïences de Paul Fouillen (1899-1958) récemment léguée au musée par un collectionneur américain, Antony Graviano.
Autour de Brignogan
Dans la continuité du billet précédent, quelques autres vues de bord de mer, prises plus au nord, autour de la charmante bourgade de Brignogan-plages, commune créée en 1934 par détachement de la commune de Plounéour-Trez dont elle était un hameau et qui a fusionné le 1er janvier 2017 avec cette dernière dans la nouvelle commune de Plounéour-Brignogan-plages.
Vers l'est : depuis la plage du Garo, on aperçoit la cale du Castel-Regis, ancien hôtel-restaurant qui nous faisait rêver autrefois, fermé depuis des années, mais où un chantier est en cours...
La marée étant basse, on peut contourner la pointe de Coat Tanguy en marchant au milieu des rochers, avec un très belle vue sur ce qui fut le port historique de Pontusval, avec la belle balise de bâbord An Neudenn (le fil) belle tourelle construite en 1880 et rebâtie à plusieurs reprises.
Au bout de la très longue plage du Lividic...
On atteint le calvaire de Pont-ar-Croaz qui domine la baie de Goulven, dont on aperçoit au loin le clocher
Partant à présent de Brignogan vers l'ouest, depuis notre petite plage préférée au pied des élégantes villas...
La plage des crapauds, seule baignade surveillée à la ronde...
En suivant le GR 34, on retrouve d'autres vues sur la balise An Neudenn...
Le sémaphore de Brignogan, en service actif (à différentes heures de la journée)
Le nouvel hôtel de la Mer, ancienne colonie de vacances de Renault, où le GR passe entre la salle et la terrasse...
Quelques vues du et sur le phare de Pontusven...
Variations sur le thème de la mer et des rochers...
Terminons en apothéose au point le plus occidental de notre promenade, avec une vue jusqu'aux rochers de Meneham
Cartes postales

Avec la trêve du mois d'août, la série habituelle de cartes postales, depuis la villégiature de l'auteur dont le jardin a comme un peu partout particulièrement bénéficié des conditions de cette année.
Sur le thème "vues de la côte", à commencer bien sûr par Saint-Pabu...
En descendant vers le sud, Portsall...
La côte au sud de Portsall et la chapelle Saint-Samson
Porspoder derrière les bruyères...
Toujours à Porspoder, le petit port Mazou et ses pieux d'amarrage, système traditionnel dans les pays nordiques mais qu'on ne rencontre plus qu'en deux endroits en Bretagne : au port de Gwin Zegal, à Plouha en Côtes d'Armor, et ici.
et celui de Melon, avec sa guérite du XVIIème siècle qui vit passer le 16 juillet 1644 Henriette de France, épouse en fuite du roi Charles 1er d'Angleterre, dont le bateau s'était échoué faute de vent.
Quelques kilomètres plus au sud, un autre petit bâtiment de guet de la même époque à Lanildut, à l'entrée de l'Aber Ildut
Quelques images plus insolites : un petit "fleuve côtier" enjambé par un pont à Lampaul-Ploudalmézeau, juste au-dessus des plages
Sans légende :
Les curieuses statues du Koréjou (Plouguerneau)
Dans la série "bateaux"
sans oublier le bateau de promenade des Abers
et la vedette de la SNSM "La Portsallaise"
Terminons avec la série des "Phares et Balises", du nord au sud, avec "36" vues du phare de l'Île Vierge
Dans l'Aber Wrac'h, le petit (cardinale) et le grand (rouge de chenal) Pot-de-Beurre
A l'entrée de l'Aber Benoît, Kervigorn (verte de chenal) et le Chien (danger isolé)
à l'entrée de Portsall, Besquel (danger isolé) et, avec la vedette de la SNSM, La Pendante (cardinale). Un peu plus à l'ouest, le petit et le grand Men Louet.
et pour finir, au loin entre les rochers de Pospoder, on peut deviner le phare du Four...
Patrimoine breton
Profitant de la visite de l'exposition Enki Billal à Landerneau (notre billet du 1er août) nous proposons au lecteur quelques images de la ville, au patrimoine particulièrement riche (ci-contre, le clocher de l'église Saint-Houardon, sur la rive gauche de l'Elorn), en nous accompagnant le long des rues.
Au fil des rues de Landerneau...
Le très beau pont "habité" de Rohan qui enjambe l'Elorn au coeur de la ville...
et l'église Saint-Thomas, rive droite.
Un peu de patrimoine immatériel au passage avant de quitter Landerneau...
... pour Sizun et son très bel enclos paroissial, avec son arc de triomphe...
le traditionnel ossuaire...
sa flèche élancée...
son architecture raffinée...
une belle pietà.
A l'intérieur, élégante décoration...
et riche mobilier.
Nous terminerons cette excursion au cœur des Monts d'Arrée, à Commana. L'ensemble est d'un abord plus austère...
mais les riches décorations du portail de l'église Saint-Derrien...
laissent augurer des trésors qu'elle contient.
Trois retables remarquables, celui des Cinq-Plaies...
celui du Rosaire...
et celui de Sainte-Anne, le plus beau mais dont la scène centrale a été momentanément retirée pour restauration.
Dans les merveilles de l'église Saint-Derrien de Commana, une mention spéciale pour le baptistère, avec ses deux cuves et au plafond la scène du baptême du Christ...
et, pour terminer ce billet, les cinq statues de vertus qui en ornent les piliers : la charité, l'espérance...
...la justice, la foi...
...et bien sûr, avec une attention spéciale pour certains de mes fidèles lecteurs, la tempérance.
Enki Bilal à Landerneau
Le fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture présente cette année une exposition consacrée pour la première fois à un artiste connu surtout comme auteur de bandes dessinées, même s'il est aussi réalisateur de cinéma et si son oeuvre graphique déborde le 9ème art. Enki Bilal est né en 1951 à Belgrade, est venu enfant à Paris, où son père opposant au régime a demandé l'asile politique et a été naturalisé français avec sa famille.
Nous suivrons le parcours proposé par les organisateurs et l'artiste.
SUJETS
L'Humain
Bleu sang, 1994, mine de plomb et crayon bleu sur calque
Bugs, Livre 1, 2017, illustration de couverture, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Autoportrait pour l'exposition enkibilalinbarcelona à la galerie Maeght de Barcelone, 2002, technique mixte
Deux tableaux présentés dans l'installation Inbox à la biennale de Venise, 2015, acrylique et pastel gras sur toile
Divers dessins, dont un miroir au milieu de la seconde verticale (vous-même...)
Dans chaque section sont présentés en "résonance" des œuvres d'art ou des films, comme ici ces sculptures de Bourdelle
La Ville
Deux planches de la trilogie Nikopol (Froid Equateur, 1992)
Tétralogie du monstre - Acte 1 Le Sommeil du monstre, 1998, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Trilogie Nikopol, La Femme piège, 1986, encre de chine, gouache et crayon
Avec des images du film d'Enki Bilal "Bunker Palace Hotel" (1989)
Le Cosmos
Trois images de Bug - Livre 1, 2017, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
La Machine
Bateau, 1992, encre de Chine, gouache et crayon
Trilogie Coup de sang, Julia et Roem, 2011, crayon gras sur papier teinté, rehauts de pastel
Tétralogie du monstre - Acte 2, 32 décembre, 2003, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Avec des images du film d'Enki Bilal "Bunker Palace Hotel" (1989)
L'Animal
Chessboxer, Oxymore, 2012, acrylique et pastel gras sur toile
Inbox Hybridization in Love, Exposition Chanel, Tokyo, février 2016, acrylique et pastel gras sur toile
Trilogie Coup de sang, La Couleur de l'air, 2014, Couverture, acrylique, pastels gras et crayon
FORMES
Le Dessin
Le Vaisseau de pierre, 1976, encre de Chine et gouache blanche
Crux Universalis, 1976, encre de Chine
Les Phalanges de l'Ordre noir, 1979, encre de Chine et gouache blanche
Trilogie Nikopol La Foire aux immortels, 1980, encre de Chine, gouache et crayon
La composition
Tétralogie du monstre - Acte 3 Rendez-vous à Paris, 2006, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Tétralogie du monstre - Acte 4 Quatre?, 2007, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Partie de chasse, 1983, encre de Chine, gouache de couleur et crayon
Imbroglio, 1990, dessin pour une sérigraphie de la série Transit, mine de plomb sur calque
La Couleur
Bleu sang, 1994, Œuvre de couverture, acrylique sur toile
Inbox Hybridization in Love, Exposition Chanel, Tokyo, février 2016, acrylique et pastel gras sur toile
La Grisaille
Trilogie Coup de sang, Julia et Roem, 2011, crayon gras sur papier teinté, rehauts de pastel
Trilogie Coup de sang, La Couleur de l'air, 2014, crayon gras sur papier teinté, rehauts de pastel
THÈMES
La Violence
Tétralogie du monstre - Acte 1 Le Sommeil du monstre, 1998, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Le Vaisseau de pierre, 1976, encre de Chine et gouache blanche
Les Phalanges de l'Ordre noir, 1979, encre de Chine et gouache blanche
Partie de chasse, 1983, encre de Chine, gouache de couleur et crayon
Trilogie Nikopol La Femme piège, 1986, encre de Chine, gouache et crayon
Tétralogie du monstre - Acte 3 Rendez-vous à Paris, 2006, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Parmi les nombreuses œuvres installées en "résonance", Les Grandes Misères de la guerre (1633) de Jacques Callot
La Métamorphose
Mécanhumanimal, 2013, Couverture, acrylique et pastel gras sur toile
Trilogie Coup de sang, Amimal'Z, 2009, crayon gras sur papier teinté, rehauts de pastel
Whiter Queen Black King, Oxymore, 2012, acrylique et pastel gras sur toile
Fin de partie, Oxymore, 2012, acrylique et pastel gras sur toile
Tétralogie du monstre
Acte 1 Le Sommeil du monstre, 1998
Acte 4 Quatre?, 2007
acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Revue Les Arts dessinés, Illustration de couverture, 2019, technique mixte
En "résonance" avec cette section, Francis Bacon et Rébecca Horn (La Petite Veuve, 1988, sculpture murale mobile, plumes, mécanisme en laiton, moteur électrique)
La Géopolitique
Tétralogie du monstre - Acte 1 Le Sommeil du monstre, 1998, Planche 54 case 1, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Bug - Livre 1, 2017, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine sur fonds d'impression photographique
Trilogie Nikopol La Foire aux immortels, 1980, encre de Chine, gouache et crayon
Die Mauer Berlin, 1982, encre de Chine, gouache et crayon
Illustration pour Amnesty International, 1997, encre de Chine, gouache et crayon
Dans cette section, quatre des cinq portraits apocryphes inspirés à Enki Bilal par des voyages en ex-Yougoslavie, son pays natal, au moment de l'indépendance du Kosovo (Libération 29 et 30 décembre 2007)
L'intimité
Les clandestins du rail, 2000, dessin pour une sérigraphie éditée par Christian Desbois, acrylique, pastel gras, et crayon
Tétralogie du monstre - Acte 1 Le Sommeil du monstre, 1998, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Inbox Hybridization in Love, Exposition Chanel, Tokyo, février 2016, acrylique sur toile
Tétralogie du monstre - Acte 2, 32 décembre, 2003, acrylique, pastels gras, crayon et encre de Chine
Trilogie Coup de sang, Julia et Roem, 2011, crayon gras sur papier teinté, rehauts de pastel
Bleu sang, 1994, acryliques sur toile
Un peu en dehors de cette approche par Sujets, Formes, et Thèmes, la série Les Fantômes du Louvre, publiée en 2012 aux éditions Futuropolis, autour de personnages imaginés par Enki Bilal
Aloyisias Alevratos - La Victoire de Samothrace, acrylique et pastels gras sur impression photographique sur toile
Hécube - Casque de type corynthien, acrylique et pastels gras sur impression photographique sur toile
Djeynaba - Salles rouges, acrylique et pastels gras sur impression photographique sur toile
Antonio di Aquila - Portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, dite Mona Lisa, la Gioconda ou la Joconde, Léonard de Vinci, acrylique et pastels gras sur impression photographique sur toile
Terminons sur Guernica, une installation réalisée spécialement pour cette exposition par Enki Bilal, présentée dans une salle où le visiteur est invité à se placer sous des "douches sonores", accompagnement parlé de chacun des trois tableaux inspirés par l'oeuvre de Picasso.
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