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Images d’Angoulême

25 Juillet 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Avec la période estivale reviennent les billets de cartes postales. Nous proposons au lecteur quelques images d'Angoulême, avec bien sûr les images inspirées par les bandes dessinées qui sont légion dans cette ville qui a su en faire son "fonds de commerce", détrônant dans l'esprit du public la ville d’Épinal qui historiquement aurait eu tous les atouts pour prendre cette place et au lieu de cela voit péricliter l'imagerie Pellerin, pourtant à l'origine des premières "bandes dessinées"... 

Commençons avec le mur peint Titeuf, par ZEP

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême

Mur peint Réalité : sortie de secours, par Marc-Antoine Mathieu

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême
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Images d’Angoulême
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Mur peint La Fille des remparts, par Max Cabannes

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême
Images d’Angoulême

Terminons la série des grands murs peints "officiels" avec l'un des plus anciens et des plus romantiques Mémoires du XXème ciel, par Yslaire (1999)

Images d’Angoulême

Les images se nichent partout dans Angoulême : ainsi la permanence du député Thomas Mesnier (LREM) ne faillit pas à la tradition...

Images d’Angoulême

Tout comme ce bar...

Images d’Angoulême

ce poste de distribution du gaz...

Images d’Angoulême

cette boîte à lettres...

Images d’Angoulême

le chantier de rénovation de la cathédrale Saint-Pierre...

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême
Images d’Angoulême

ou des "murs peints" plus modestes et moins officiels au gré de notre promenade.

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême
Images d’Angoulême

Les bandes dessinées sont parfois présentes en trois dimensions. Ainsi, un pont sur la Charente relie, sur la rive gauche, la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image, installée sur les ruines de l'Abbaye de Saint-Cybard...

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême
Images d’Angoulême

...au musée de la bande dessinée installé dans d'ancien chais rénovés sur la rive droite...

Images d’Angoulême
Images d’Angoulême
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...parallèlement au musée du papier, installé dans un immeuble-pont, l'ancienne manufacture Lacroix, puis Bardou (papier à cigarette Le Nil, qu'utilisait le grand-père de l'auteur...).

Images d’Angoulême
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Au milieu de ce pont, sur l'île Marquet, se dresse une belle statue de Corto Maltese, personnage emblématique des romans graphiques d'Hugo Pratt.

Images d’Angoulême
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Hommage à la Team Couz

18 Juillet 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Comme chaque été, Saint-Pabu a organisé une "exposition déambulation" (cf. nos billets des 20 juillet 2019 et du 18 juillet 2018)

Elle est dédiée cette fois à une équipe de couturières bénévoles qui, au cœur de la crise sanitaire,  se sont attelées à la fabrication d'équipements de protection, comme on le lira sur le dépliant ci-dessous. Les clichés sont dus à un photographe amateur de talent, Jean-François Henry.

Nous vous proposons de suivre le parcours du dépliant, bordé par les 14 panneaux de l'exposition.

 

Hommage à la Team Couz

Les deux premiers panneaux sont situés sur la place Teven Ar Reut :

1 : Xavière, Nathalie 
2 : Charlotte, Denise

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Le troisième, devant la mairie, présente les photos des 23 couturières bénévoles de l'opération.

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Devant la terrasse du Thalassa, le bar-tabac :

4. Marie-Hélène, Christelle

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Sur la grille du Chantier Naval des Abers :

5. Anne, Iwenn, Enora

Hommage à la Team Couz

Sur le quai du Stellac'h, sur le mur du bureau du port :

6. Hélène, Nadège

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

En remontant la pente qui descend vers le Stellac'h...

Hommage à la Team Couz

et en suivant le GR 34, on arrive aux abords de la Cale du Passage :

7. Élise, Stéphanie

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Un coup d'oeil sur l'Aber Benoît, sous une "lumière" très bretonne...

Hommage à la Team Couz

et on remonte la rue du passage jusqu'à Ganaoc'h :

8. Danielle, Sandrine

 

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Arrivé au dessus de la plage de Béniguet :

Hommage à la Team Couz

...c'est le tour des enfants :

9. Zoé, Titouan, Louise, Luna

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Au bout de la rue de Béniguet :

10. Brigitte, Anita

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

En s'engageant sur la rue de Kervigorn :

11. Sylvie, Rythysey

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Tout au bout de la rue de Kervigorn, dominant la plage de Korn Ar Gazel :

12. Ariane, Laetitia

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

En remontant au bord de la route, à l'orée du sentier qui mène à la Maison des Abers : 

13. Marie, Christine

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz

Et pour terminer en beauté, dominant l'entrée de l'Aber :

14. Armelle, Louise

Hommage à la Team Couz
Hommage à la Team Couz
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Christo et Jeanne-Claude : Paris !

11 Juillet 2020 , Rédigé par japprendslechinois

L'exposition consacrée par le Centre Pompidou à Christo et Jeanne-Claude était prévue de longue date, pour coïncider avec l'emballage de l'arc de triomphe de l'Etoile prévu initialement au printemps 2020 puis repoussé en en septembre 2020 pour ne pas interférer avec la nidation du faucon crécelle qui avait déjà bien souffert de l'incendie de Notre-Dame. Entre-temps, la crise sanitaire a fait reporter le projet en 2021 et Christo lui-même est décédé le 31 mai dernier à New York, à l'âge de 84 ans. Mais l'exposition, même en retard, est bien en place et le projet de l'emballage de l'Etoile, qui avait été décalé à l'automne 2021 avec l'accord de l'artiste, a été confirmé à cette date par le Centre des Monuments Nationaux, pour respecter les dernières volontés de Christo, ce projet imaginé par Jeanne-Claude dès les années 60 lui tenant particulièrement à cœur.

Christo et Marie-Jeanne (ou communément Christo ) est le nom d'artiste sous lequel est identifiée l'œuvre commune d'un couple d'artistes  : Christo Javacheff, né le 13 juin 1935 à Gabrovo en Bulgarie et mort le 31 mai 2020 à New York, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née le même jour à Casablanca au Maroc et morte le 18 novembre 2009 à New York.

L'exposition s'ouvre sur un portrait (1959) de Mme Précilda de Guillebon, mère de Jeanne-Claude, réalisé par Christo qui était alors un jeune réfugié bulgare à Paris et gagnait sa vie en réalisant des portraits ; c'est grâce à ce portrait qu'il fit la connaissance de Jeanne-Claude.

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Dans la première salle, les œuvres les plus anciennes :

Sans titre, huile sur toile, 1959

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Surface d'empaquetage (1958) : peinture, laque et sable, sur tissu tendu par des cordeaux sur cadre en bois.

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Surfaces d'empaquetage : 1959, 1960 et 1961.

Les techniques varient un peu :

peinture et laque, ou peinture, laque et sable,
sur papier monté sur toile de jute ou tissu, ou panneau,
ou sur tissu monté sur panneau, 

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Les quatre œuvres suivantes sont intitulées Cratère et datent de 1959.

Technique : peinture émaillée, peinture à la colle et sable (sable et métal pour deux d'entre elles) sur panneaux.

 

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Une vitrine de petits objets (bouteilles et boîtes de conserve) plus ou moins empaquetés de la fin des années 50 et une collection de quatre œuvres plus importantes intitulées Barils de pérole empaquetés (1958-1961)  

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

et un collage de photos présentant le Projet de mur  provisoire de tonneaux métalliques (rue Visconti Paris 6) déposé en 1961, première réalisation éphémère de Christo et Jeanne-Claude.

L'autorisation ayant été refusée, ce mur fut érigé le 27 juin 1962 à 21H et demeura en place 8H. 

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Deux Empaquetage de 1961 et un Jerrycan empaqueté de la même année.

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Une mention spéciale pour ce Petit cheval empaqueté de 1963

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

et divers Empaquetage de 1958, 1963, un grand Empaquetage de 1961 et un Empaquetage suspendu de 1962

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Une première grande vitrine d'empaquetages variés...

Au mur, un grand Empaquetage de 1961 et deux plus petits de 1962...

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

...et au sol Torse empaqueté (1958), Deux chaises empaquetées (1961), Empaquetage sur une table (1961) et Table empaquetée et chaise empaquetée (1963)

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Dans des cadres, Empaquetage de 1960 et Chaussures empaquetées de 1963 (on apprendra dans le film qu'il s'agit de celles de Jeanne-Claude..)

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Une belle salle dédiée à des devantures et des vitrines...

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Red Store Front, 1964 

Bois, Plexiglas, peinture émaillée, métal, tissu, lumière électrique

et ses divers projets

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Purple Store Front (1964) 

Bois, Plexiglas, peinture émaillée, métal, tissu, lumière électrique

et divers projets de 1963 et 1964

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Précurseur de ces devantures cette Vitrine (1963)

Bois, peinture, verre, roulettes, tissu, métal et lumière électrique

Le tissu est censé dissimuler ce que la vitrine (paradoxalement destinée à montrer) contiendrait, à la manière des empaquetages... 

Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Encore une grande vitrine d'empaquetages entre 1960 et 1963

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Notamment deux Empaquetage sur galerie de voiture (1962), Panneaux de signalisation empaquetés (1963), Poussette empaquetée (1962), Empaquetage dur landau (1962)

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Terminons les "petits" empaquetages avec ces tableaux : 

Tableau empaqueté, 1962, polyéthylène, ficelle, cordeau, huile sur toile signée Javacheff, montés sur panneau de bois peint
Portrait empaqueté de Jeanne-Claude, 1963, polyéthylène, ficelle, cordeau, huile sur toile signée Javacheff, montés sur panneau de bois peint
Portrait empaqueté de Brigitte Bardot, 1963, polyéthylène, ficelle, cordeau, huile sur toile signée Javacheff, montés sur toile de jute tendue sur panneau
Portrait empaqueté de Denyse, 1964, polyéthylène, ficelle, cordeau, huile sur toile signée Javacheff, montés sur toile de jute tendue sur panneau

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

Le reste de l'exposition est consacré à l'empaquetage du Pont-Neuf, en débutant par un documentaire passionnant de 1990, de David Maysles, Albert Maysles, Deborah Dickson, Susan Froemke qui en retrace les différentes étapes des premiers repérages en 1979 jusqu'à l'aboutissement du projet en 1985, en passant par les difficiles négociations avec les décisionnaires parisiens.

La suite du parcours est consacrée à l'opération du Pont-Neuf, avec le matériel utilisé...

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

...les techniques employées...

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

de beaux croquis de Christo qui remplaceront ici avantageusement les diapositives que j'avais prises à l'époque et que je n'ai pas encore retrouvées...

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

...et une grande maquette.

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !

à la sortie de l'exposition, exclusivement consacrée au parcours parisien de Christo (de son arrivée de Bulgarie à la fin des années 50 et sa rencontre avec Jeanne-Claude à leur départ pour New York en 1964, puis l'aventure du Pont-Neuf), une galerie de photos présentant des réalisations emblématiques (voir les légendes).

Nous espérons proposer au lecteur en octobre prochain un billet sur le grand projet de Christo et Jeanne-Claude conçu dès leurs années parisiennes, l'empaquetage de l'Arc de Triomphe.

Christo et Jeanne-Claude : Paris !
Christo et Jeanne-Claude : Paris !
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James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

4 Juillet 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Nous poursuivons la visite de l'exposition Tissot à Orsay, amorcée dans notre billet précédent, avec la section suivante, Un Français à Londres. Avant son départ pour Londres en 1871, il collaborait déjà comme caricaturiste avec Vanity Fair : Napoléon III (septembre 1869), le Sultan de Turquie (octobre 1869), le Tsar de Russie (octobre 1869), Darwin (septembre 1871).

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Quelques réalisations inspirées par la guerre : Le soldat blessé, aquarelle sur papier 1870, Le Foyer de la Comédie Française pendant le siège de Paris, eau-forte et pointe sèche 1876-1877, Grand'Garde, souvenir du siège de Paris, eau-forte et pointe sèche 1878

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

A Londres, dans la continuité de la série "japonaise", Safe To Win, dit aussi The Crack Shot, huile sur toile entre 1869 et 1873

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

London Visitors, huile sur toile, vers 1874

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Too Early, huile sur toile, 1873

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

The Ball on Shipboard, huile sur toile,1874

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Cette dernière toile fait la transition avec la section astucieusement nommée par les commissaires Thames et Variations

The Gallery of HMS Calcutta (Portsmouth), huile sur toile, 1877

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Portsmouth Dockyard, huile sur toile, 1877

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

The Thames, huile sur toile, 1876

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

The Last Evening, huile sur toile, 1873

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

The Captains'Daughter, huile sur toile, 1873

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Terminons cette série avec deux œuvres sur papier (une eau-forte et une encre) intitulées Ramsgate et une huile sur toile, Room Overlooking the Harbour, (1875-1876) : toutes autour de thèmes voisins, avec des variations sans doute destinées à s'adapter au goût des amateurs.

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

La section suivante, Paradise Lost, est ainsi présentée : dans la seconde moitié de sa décennie londonienne, Tissot accorde à l'univers des jardins et des parcs une place inédite. Transformés en en lieu souvent clos, que les éléments naturels - feuillages, pelouses, plans d'eau - participent à borner, ces espaces sont le théâtre de mises en scènes séduisantes et énigmatiques. La figure féminine, souvent inspirée par la compagne du peintre, Kathleen Newton, y joue un rôle majeur.

Waiting, huile sur toile, 1873

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

October, huile sur toile, 1877

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

La Paresseuse, dit aussi The Convalescent, huile sur bois, 1870

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Convalescent, huile sur toile, 1875

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Holyday, huile sur toile, 1876

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

The Reply, dit aussi The Letter, huile sur toile, 1874

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

A la même époque, le goût de Tissot pour l'Extrême-Orient - qu'il n'a cependant jamais visité - le conduit à se lancer dans la production de pièces d'art décoratif en émail cloisonné directement inspirées par les arts de la Chine et du Japon.

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Croquet, huile sur toile, 1878

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Kathleen Newton à l'ombrelle, dit aussi Femme à l'ombrelle, huile sur toile, vers 1878

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Summer Evening, dit aussi La Rêveuse, huile sur bois 1882

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

A Portrait, dit aussi Mavourneen, huile sur toile, 1877

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Hide and Seek, huile sur panneau de bois, 1878 (il s'agit des enfants de Kathleen Newton et de ses nièces)

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Un Nemrod, dit aussi Le Petit Nemrod, huile sur toile, vers 1882-1883

Il s'agit des mêmes enfants

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Tissot fut très affecté par la disparition de Kathleen Newton, jeune divorcée irlandaise qui était son modèle et sa compagne depuis 1876. Atteinte de tuberculose, se donna la mort en 1882 à 28 ans. Il quitta définitivement Londres quelques jours après. Cette huile sur toile de 1885, L'Apparition mediumnique, en est un témoin. 

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Il se tourna aussi vers la religion, comme en témoignent ces scènes bibliques : trois gouaches sur carton (1896-1902) conservées au Jewish Museum de New York : Les deux prêtres foudroyés, L'arche traverse le Jourdain, Le chantier de l'arche

 

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

et surtout cette Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, éditée bien sûr chez Mame à Tours, comme le catéchisme de notre enfance...

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

dont quelques scènes (gouache et graphite sur papier vergé gris, vers 1886-1894) : Élévation de la Croix, Ce que voit Notre Seigneur Jésus-Christ sur la Croix, Le Tremblement de terre, Les Morts apparaissent dans le Temple.

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Signalons aussi une belle série de quatre tableaux, huiles sur toiles peintes à Londres en 1880 avant la disparition de Kathleen, The Parable of the Prodigal Son in Modern Life :

Le Départ, En Pays étranger, Le Retour, Le Veau gras

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

La dernière section présente un des grands accomplissements de Tissot, un cycle de 15 peintures de même format que l'artiste réalise à son retour en France et qu'il présente lors de deux expositions personnelles à Paris en 1885 puis à Londres en 1886, dispositif spectaculaire et inédit pensé par le peintre comme un moyen de retrouver sa place sur la scène artistique française : La Femme à Paris

Sept de ces huiles sur toile réalisées entre 1883 et 1885 sont présentées dans l'exposition.

Les Demoiselles de province

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

La Demoiselle d'honneur

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

La Demoiselle de magasin

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Les Femmes de sport

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Ces Dames des chars

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

La plus jolie femme de Paris

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

Les Femmes d'artistes

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)

A la sortie de cette remarquable exposition, sans doute une des dernières œuvres peintes par Tissot en 1899 : Portrait de Madame de Senonnes. Copie en grisaille d'après Ingres.

Cette copie fidèle, conservée au musée d'Art de Nantes, est un ultime témoignage de son admiration pour le grand maître. Elle est exécutée en août 1999, comme en atteste la date de la lettre de Tissot demandant au conservateur du musée de Nantes une photographie de l'original, détenu par ce musée depuis 1853, pour en faire une copie. La copie permet à l’artiste, lui-même élève d’un élève d'Ingres, de se remémorer une peinture admirée dans sa jeunesse. L’usage du miroir, ouvrant un espace mystérieux, l'attention aux accessoires, textile et bijoux, et surtout la finesse psychologique, sont des éléments que l’on retrouve dans les portraits peints par Tissot tout au long de sa carrière.

Nota : nous avons joint ci-dessous l'original d'Ingres (1814) [photo libre de droits]

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (II/II)
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James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

27 Juin 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Nous renouons avec plaisir dans ce billet avec l'actualité des expositions parisiennes, de justesse avant les villégiatures estivales, en faisant partager au lecteur notre visite, dès le premier jour de la réouverture des salles, de l'exposition que le Musée d'Orsay consacre à James Tissot (ici portraituré par son ami Edgar Degas vers 1867-1868).
On ne lui avait pas consacré de rétrospective, à Paris, depuis l’exposition de 1985 au Petit Palais. 
Né à Nantes, celui qui se fait appeler «James » dès l’enfance (plutôt que Jacques Joseph, ses prénoms de baptême), s’est rapidement dédié à une carrière artistique. Mais il s’est tour à tour inspiré de la peinture germanique médiévale, de l’historicisme de certains de ses contemporains, des arts de la Chine et du Japon, de la peinture anglaise de son temps et notamment du préraphaélisme. Il a aussi participé, avec Whistler, Manet et Degas, au renouveau de l'expression picturale à la fin du Second Empire sans cependant participer à l’aventure impressionniste, malgré l’invitation de Degas. Traçant son sillon d’une rive à l’autre de la Manche, se consacrant à la fin de sa carrière à l’illustration de la vie de Jésus, Tissot demeure un artiste singulier. 

Accueillis à l'entrée par cet Autoportrait (huile sur panneau vers 1865),

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

la première salle intitulée Questions d'influences présente ses premières œuvres, inspirées par la peinture germanique médiévale et les scènes historiques.

Marguerite à l'église, huile sur toile vers 1860-61

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Rencontre de Faust et Marguerite, huile sur bois 1860

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Voie des fleurs, voie des pleurs, dit aussi Danse macabre, huile sur toile 1860

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Départ, dit aussi Départ de l'enfant prodigue, huile sur toile 1863 et son esquisse, plume, encre brune et lavis d'encre sur crayon, 1862

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Retour de l'enfant prodigue, huile sur toile 1862 et un détail.

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Les premières peintures n'ayant rencontré qu'un succès mitigé, Tissot change radicalement de style et présente surtout des portraits et scènes de genre à partir du salon de 1864.

Dans la salle suivante, Figures et portraits modernes :

Les deux sœurs ; portrait, huile sur toile 1863

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Partie carrée , huile sur toile 1870

Tissot choisit de prendre ses distances avec le Déjeuner sur l'herbe de Manet, de travestir le pique-nique bourgeois en fête galante grivoise et les Parisiens du Second Empire en couples d'amoureux de la fin du XVIIIème siècle.

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Le Printemps, huile sur toile 1865

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Portrait des quatre enfants d'Emile Gaillard, huile sur toile 1868 et détail

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)
James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Portrait de Mlle L. L... , huile sur toile 1864

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Portrait de la famille du marquis de M., dit aussi Le marquis et la marquise de Miramon et leurs enfants, huile sur toile 1865

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Portrait d'Aimé Seillière, huile sur panneau 1866

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Le Cercle de la rue Royale, huile sur toile 1866

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Portrait d'Algernon Moses Marsden, huile sur toile 1867

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Portrait of Captain***, dit aussi Portrait de Frederick Gustavus Burnaby, huile sur toile 1870

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Placé à cet endroit de l'exposition de façon anachronique, ce Portrait de Mathilde Sée, pastel sur papier marouflé sur toile de 1883

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

La section suivante de l'exposition, Le Japon pour horizon  rappelle que Tissot fut un des premiers "japonisants" français, quelques années après l'ouverture du Japon en 1853 et avant même l'exposition universelle de 1867 où ce pays envoya une délégation.

 

Le rouleau japonais, huile sur bois, 1873

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Japonaise au bain, huile sur toile 1864

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Femmes regardant le temple chinois, huile sur toile 1869

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Jeune femme en blanc dans le vestibule de ma maison de Paris, dit aussi l'Escalier, huile sur toile 1869

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

Jeunes femmes regardant des objets japonais, huile sur toile 1869

James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (I/II)

En 1870, James Tissot participe à la guerre franco-prussienne dans les Tirailleurs de la Seine puis à la défense de Paris durant la Commune. Peut-être à la suite de cet engagement, ou simplement par opportunité, il quitte Paris pour Londres en 1871 et commence alors sa "décennie londonienne", avec laquelle nous débuterons un prochain billet.

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Le Versailles lorrain

20 Juin 2020 , Rédigé par japprendslechinois

 

Nous nous proposons de faire découvrir au lecteur, à l'occasion de notre première sortie hors du cercle des 100 km,  le château de Lunéville, construit pour le compte du duc de Lorraine Léopold Ier entre 1703 et 1720 sur des plans de Pierre Bourdict, Nicolas Dorbay et Germain Boffrand.

Quelques rappels pour qui ne serait pas familier avec l'histoire - tourmentée - de la Lorraine qui ne devint totalement française qu'en 1766.

Léopold, né en exil à Innsbruck pendant l'occupation française, ne prit possession de ses duchés de Lorraine et de Bar et de sa capitale Nancy qu'avec la signature du traité de Ryswick qui mit fin à la guerre de la Ligue d'Augsbourg en 1697. Au moment d'une nouvelle occupation des duchés à peine quelques années plus tard par l'armée française - cette fois pacifique, à l'occasion de la guerre de Succession d'Espagne - il se retira non sans panache à Lunéville dont il fit entièrement reconstruire le château tout en s'inspirant comme le voulait la mode de l'époque du château de Versailles. Il en fit sa résidence principale et y mourut en 1729.

Stanislas Leszczyński, ex-roi de Pologne et beau-père de Louis XV, à qui le fils de Léopold Ier, le duc François III, fut bientôt contraint de céder à titre viager ses possessions, séjourna lui aussi beaucoup à Lunéville, qu'il fit réaménager à son goût. Il y mourut accidentellement en février 1766. Le duché et Lunéville furent alors annexés par la France.

Les châteaux lorrains échurent à Louis XV qui ne savait qu'en faire. Un grand nombre furent détruits. Lunéville survécut mais fut transformé en caserne. Qu'on permette à l'auteur une pensée pour son oncle maternel qui y fit plusieurs séjours avec le 3ème régiment de Dragons qui y fut caserné de 1929 à 1940.

Le Départemental de Meurthe-et-Moselle est propriétaire depuis 2017 de l'ensemble du Château.

Détaillons l'imposante vue d'ensemble placée en exergue de ce billet : deux grandes ailes extérieures encadrent la cour des communs. Au fond, une grille donne accès au cœur du château.

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

Au milieu de la cour, une statue du général Antoine Charles Louis de Lasalle, tué à Wagram à 34 ans le 6 juillet 1809,  œuvre de Henri-Louis Cordier érigée en 1893.

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

Au passage, une belle porte qui permet d'accéder directement au château depuis la ville.

Le Versailles lorrain

La cour d'honneur du château, avec les grandes arches du bâtiment central qui permettent d'accéder directement au parc et lui donnent cette allure si caractéristique.

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

Un regard en arrière sur la cour des communs, et la ville au fond avec ses façades lorraines...

Le Versailles lorrain

...et depuis le début du parc, la silhouette en L, une aile d'un côté et de l'autre la rambarde d'une terrasse donnant sur d'autres jardins qui courent jusqu'à la Vezouze.

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

Le parc, dit Parc des Bosquets, offre de belles perspectives,

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

parsemé de statues ou de folies

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

A l'intérieur du château, la belle chapelle palatine réalisée entre 1720 et 1723, d'après des plans de l'architecte Germain Boffrand, et restaurée récemment après l'incendie qui a ravagé cette partie du château en 2003

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

Depuis le monumental escalier, une vue sur la facade centrale du château

Le Versailles lorrain

Des maquettes et des plans donnent une idée de la splendeur du parc au temps de Stanislas, avec la maquette du pavillon du Trèfle, qui y fut construit en 1739 par l'architecte Héré ou ce plan de kiosque...

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

ou encore cette maquette restituant la chartreuse de Marie Françoise Catherine de Beauvau-Craon, marquise de Boufflers, favorite de Stanislas.

Le Versailles lorrain

Quelques scènes de genre sont exposées dans les endroits accessibles au public...

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

L'exposition fait une large place aux faïences diverses (Lunéville oblige...)

Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain
Le Versailles lorrain

Terminons sur un anachronisme, ce beau vase aux glycines ( réalisé vers 1893 à la Faïencerie de Lunéville-Saint-Clément Keller et Guérin), avec un décor du peintre lorrain Alfred Renaudin (1866-1944).

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Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

13 Juin 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Les longs mois d'interruption de la collecte de matériaux pour ces billets, et le succès rencontré par ceux sur Palerme me conduisent à proposer à nouveau au lecteur un billet sicilien : à quelques kilomètres de Palerme, dans la petite ville de Monreale, se trouve une pure merveille, la cathédrale Santa Maria Nuova.

Elle a été construite à la demande de Guillaume II entre 1172 et 1176. Ce roi de Sicile, né en 1154 à Palerme où il est mort le 18 novembre 1189, est le fils de Guillaume le Mauvais, de la dynastie des Hauteville, et de Marguerite de Navarre. Roi de Sicile de 1166 à 1189, il a été surnommé « le Bon » par opposition à son père...

Elle est typique de l'architecture normande de Sicile, marquée par l’interaction conjointe des cultures normande, arabe et byzantine.

Façade occidentale

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

avec le magnifique portail de bronze de Bonanno de Pise, un des architectes de la cathédrale de Pise et de sa fameuse Tour, dont le seul voyage hors de Pise semble s'être rendu à Monreale en 1180 pour cette réalisation

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Quelques détails du portail

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

La cathédrale a une longueur de 102 mètres, une largeur de 40 mètres et une hauteur de 35 mètres. L'intérieur comprend trois nefs séparées par 18 colonnes à chapiteaux corinthiens qui soutiennent des arcades ogivales, la nef principale ayant une largeur double des nefs latérales.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Les plafonds

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Les murs sont couverts de mosaïques byzantines sur fond d'or, exécutées jusqu’à la seconde moitié du XIIIe siècle par des artistes locaux ou venus notamment de Constantinople et de Venise.

Leur superficie totale est de près de 10 000 m2, soit la plus vaste surface de mosaïque du bassin méditerranéen.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Dans le cul-de-four, un immense Christ Pantocrator bénit à la grecque. Au fond des absides, Saint Pierre, Saint Paul...

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Des cortèges de saints...

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

D'autres sujets que le lecteur aura le loisir de reconnaître...

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Le cloître est la seule partie restante du monastère bénédictin appartenant au complexe de bâtiments de la cathédrale.

Il mesure 47m x 47 m, aurait pris ses lignes architecturales primitives aux environs de la mort de Guillaume II le Bon et aurait été terminé au début du XIIIe siècle.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

À l'angle sud-ouest du cloître s'appuie la colonnade d'un édicule - appelé le "petit cloître" - au centre duquel s'élève un autre pilier à cannelures en zigzag terminé par une sphère, d'où jaillit l'eau qui ruisselle le long de la colonne et retombe dans une vasque. C'est la "Fontaine du roi" voulue par Guillaume II.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Les chapiteaux sont de styles très variés

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

On ne se lasse pas de l'harmonie qui se dégage des alignements des colonnes, toutes groupées par deux (par quatre aux angles), 228 en tout.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

Certaines sont simplement lisses, d'autres présentent des cannelures hélicoïdales ou en zigzag tandis que d'autres sont décorées de mosaïques incrustées relevant du style roman italien, comme au cloître roman de la basilique du Latran à Rome (style cosmatesque) ou la façade du dôme de Lucques.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale

C'est du cloître que nous jetterons un dernier regard sur ce bel édifice inscrit au patrimoine de l'UNESCO avec la Palerme arabo-normande et la cathédrale de Cefalù.

Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
Cathédrale Santa Maria Nuova de Monreale
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Images de déconfinement

6 Juin 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Après de nombreux billets "d'archives" sur l'Andalousie et la Sicile, un billet avec des images d'actualité, redécouvertes après quelques mois de sédentarité...

21 mai : première sortie à l'intérieur du périmètre des 100 km, pour un pique-nique au bord de la Conie (affluent du Loir) avec un ami venu lui aussi de moins de 100 km plus au sud...

 

Images de déconfinement
Images de déconfinement

Au retour, l'occasion de revoir Chartres et sa cathédrale...

Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement

...ses vieilles maisons...

Images de déconfinement
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...l'ancien palais épiscopal...

Images de déconfinement

...et les jardins qui descendent jusqu'au Loir...

Images de déconfinement
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...une très belle halle métallique,

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 et découvrir la petite église Saint-Aignan (XVIe siècle) et même l'intérieur (la cathédrale aussi était ouverte, mais la queue dissuasive).

Images de déconfinement
Images de déconfinement

23 mai : Aline est de retour au marché de Cachan, premier homard de la saison, première invitation à dîner...

Images de déconfinement
Images de déconfinement

30 mai : réouverture des parcs et jardins en Île-de-France

Le parc de Sceaux, où nous reprenons nos habitudes (en fin de soirée, pour éviter la foule de ce premier jour de réouverture)

Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement

31 mai : les parcs de la Vallée-aux-Loups, et notamment l'arboretum, avec son remarquable cèdre pleureur, et l'ancien manoir des propriétaires des pépinières Croux, qui abrite à présent des services du département des Hauts-de-Seine

Images de déconfinement
Images de déconfinement
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1er juin : les grandes perspectives du parc de Saint-Cloud

Images de déconfinement
Images de déconfinement
Images de déconfinement
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Terminons avec quelques images de la capitale, où nos flâneries vont pouvoir reprendre...

En passant par la porte de Gentilly, la maison du Brésil, édifiée par Le Corbusier à la Cité universitaire internationale

Images de déconfinement

Une belle école maternelle vers le carreau du Temple

Images de déconfinement

Les anciens bâtiments d'une grande école où l'auteur a enseigné autrefois, et qui a déjà déménagé deux fois depuis cette époque...

Images de déconfinement

De gigantesques "graffitti" à proximité du bâtiment de l'IRCAM

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Un hôtel de ville qui attend de savoir - sans beaucoup de suspense - qui sera sa prochaine locataire...

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Une cathédrale meurtrie, mais dont on peut à présent s'approcher un peu plus

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et au bout de la rue, Saint-Sulpice qui en assure provisoirement la fonction.

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Eglises et palais de Palerme

30 Mai 2020 , Rédigé par japprendslechinois

La promenade dans les rues de Palerme dans notre dernier billet a dû laisser le lecteur sur sa faim : le présent billet essayera de tenir la promesse qui y était faite de pousser la porte des bâtiments entrevus et d'en découvrir l'intérieur, tout aussi dépaysant.

Commençons avec les églises qui surplombent la place Bellini : à gauche, la plus importante, l'église de la Martorana (1149), appelée aussi Santa Maria dell'Ammiraglio (Sainte-Marie-de-l'Amiral), qui connut des transformations importantes aux XIIie et XIVe siècles., mais dont les parties les plus anciennes sont représentatives de l'architecture byzanto-normande.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Dès l'entrée, on aperçoit le beau chœur baroque décoré par Olivio Sozzi au XVIIe siècle

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

mais c'est surtout la partie byzanto-normande originelle de l'église qui retiendra notre attention

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Détails de mosaïques

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

La juxtaposition des styles donnent à l'édifice un charme tout particulier

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Sur la gauche, lui est rattachée l'église San Cataldo , joyau de l’architecture arabo-normande, fondée entre 1154 et 1160 par l’amiral Maion de Bari, dans les années où il était Grand Amiral du Guillaume Ier de Sicile.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Son intérieur, très dépouillé, est d'une grande beauté.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Une des plus belles églises baroques de Palerme est l'église San Giuseppe dei Teatini, située contre un des Quattro Canti qui bordent la Piazza Vigliena que nous avions découverte dans notre billet précédent (Photo Bjs, 2007, la place étant en travaux lors de notre visite en 2006)

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Elle a été construite au début du XVIIe siècle par Giacomo Besio, membre génois de l'ordre des Théatins.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

La décoration intérieure est un défilé d'art baroque, avec des stucs de Paolo Corso et Giuseppe Serpotta. De grandes fresques sont visibles dans la nef, dans la voûte du transept peintes par Filippo Tancredi, Guglielmo Borremans et Giuseppe Velasco.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Terminons la série des églises en revenant au style arabo-normand avec Saint-Jean des Ermites (San Giovanni degli Eremiti - 1132)

Cette’église, dont les origines remontent au vie siècle, pendant la domination arabe a été convertie en mosquée pour être reconsacrée à l’ancien culte catholique par Roger II de Sicile qui a donné cet édifice, vers 1136, à l'Ordre de Montevergine des disciples de Guillaume de Verceil.

Eglises et palais de Palerme

Le cloître, orné d’un jardin luxuriant, est la partie la mieux conservée de l’ancien monastère. On appréciera la beauté et la légèreté des colonnes couplées avec des chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe qui soutiennent des arcs ogivaux à double anneau.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

La sobre beauté de l'intérieur

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
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Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Passons aux palais normands, avec la Cuba Sottana, le palais de Cuba, ou plus simplement, la Cuba.  Ce petit palais de repos, dont le nom dérive de Qubba, « dôme » en arabe, a été construit en 1180 pour le roi Guillaume le bon, au centre d’un grand parc appelé Jannat al-ard (« jardin – ou paradis – sur terre » en arabe) ou Genoardo. Le Genoardo, qui comprenait également la Cuba Soprana et la Cubula, faisait partie des Sollazi Regi, un circuit de splendides palais de la cour normande situés autour de Palerme.

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

L'intérieur, lors de notre visite, était peu aménagé,

Eglises et palais de Palerme
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mais les  mouqarnas du vestibule central étaient bien visibles.

Eglises et palais de Palerme

Le palais de la Zisa ou la Zisa  fut construit à partir de l’an 1164 à la demande du roi normand Guillaume Ier de Sicile dit le « Mauvais » et achevé en 1170, sous le règne de son fils et successeur, le roi Guillaume II de Sicile le « Bon ».

Ce palais de plaisance à trois étages tire son nom de l’arabe : « La Zisa » en italien vient de « al-Azîz », signifiant « La Splendeur ». L’architecture de ce monument est faite d’influences multiples, caractéristique de l’art arabo-normand sicilien : influences occidentales et orientales à la fois, de l’architecture normande à l’art byzantin en passant surtout par l’art islamique.

Eglises et palais de Palerme
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Ses élégantes façades offrent peu d'ouvertures au soleil

Eglises et palais de Palerme
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Eglises et palais de Palerme
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L'intérieur en était en travaux, 

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme
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mais cette photo d'août 2004 de Bjs permet de mieux imaginer la niche du grand hall avec sa fontaine et sa muqarna.

Eglises et palais de Palerme

et les fameux diables du plafond étaient visibles.

Eglises et palais de Palerme

Terminons avec le plus fameux des palais, précisément nommé palais des Normands (Palazzo dei Normanni), qui fut tour à tour forteresse punique, fort romain, château des émirs arabes, résidence des rois normands au XIIe siècle, puis enfin siège de l’Assemblée régionale sicilienne.

 

Eglises et palais de Palerme
Eglises et palais de Palerme

Il reste à l'intérieur peu de vestiges de sa splendeur normande.
Nous pourrons en admirer l'élégante cour...

Eglises et palais de Palerme
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et surtout, pour boucler la boucle en revenant au style bizanto-normand, la chapelle palatine, située au premier étage du palais.

Roger II fut couronné roi de Sicile en 1130 ; il commença la construction de la chapelle en 1132. Elle fut consacrée le 28 avril 1140 en tant que chapelle privée de la famille royale et les travaux en furent terminés en 1143.

Malgré, là encore, les travaux...

Eglises et palais de Palerme

on est en mesure d'en apprécier les éléments décoratifs...

Eglises et palais de Palerme
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et la splendeur des mosaïques figuratives 

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Dans les rues de Palerme

23 Mai 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Devant le succès remporté par les billets "andalous" pendant le confinement, et l'heure n'étant pas encore vraiment à la détente, poursuivons dans la même veine en nous promenant dans les rues de Palerme.

Notre voyage à Palerme à la fin de l'hiver 2006 a été l'occasion de découvrir des monuments aussi anciens et intéressant qu'en Andalousie, mais pour faire une pause dans l'archéologie et l'histoire, je vous propose de simples scènes de rue, souvent sans mention du nom ou de l'époque des bâtiments, juste pour s'évader...

Dans les quartiers populaires autour du marché...

Dans les rues de Palerme
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un peu d'animation...

Dans les rues de Palerme
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Un peu d'art déco, qu'on qualifiera plutôt de fasciste, vu le contexte...

Dans les rues de Palerme
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Un beau palais en triste état, le Palazzo Ugo delle Favare, où une plaque indique que Garigaldi y fit un bref passage.
Sa dernière transformation date de son acquisition au début du XVIIIème siècle par le marquis Ugo delle Favare, célèbre juriste ; il a pendant deux siècles accueilli nombre d’événements importants de la cité, et de visiteurs illustres telle en 1824 l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, veuve de Napoléon 1er, avant de recevoir une bombe en 1943. 

Dans les rues de Palerme
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Ce palais donne sur la Piazza Bologni, où veille la statue de Charles Quint. Sur cette place aussi le Palazzo Riso, qui accueille à présent le Musée d'Art Contemporain de la Sicile.

Dans les rues de Palerme
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Deux des Quattro Canti qui bordent la baroque Piazza Vigliena 

Dans les rues de Palerme
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Autre place monumentale à proximité, la Piazza Pretoria, connue aussi, comme la fontaine qui l'orne, sous le nom de Piazza della Vergogna. Dominent cette place le Palazzo Pretorio, hôtel de ville de Palerme, et l'église Sainte Catherine (fin du XVIe siècle)

Dans les rues de Palerme
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Pêle-mêle, au hasard des rues...

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Quelques touches de couleur...

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En franchissant le porche d'une vieille demeure aristocratique,

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...on peut découvrir des merveilles.

Dans les rues de Palerme
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En clôture de cette promenade, un aperçu, toujours de l'extérieur, de la richesse monumentale de Palerme, que nous découvrirons dans un prochain billet, et qui couvre toutes les époques, des dominations arabes et normandes au tournant du premier millénaire au baroque foisonnant du XVIIIe siècle.

Dominant la Piazza Bellini, les splendides églises de Martorana et de San Cataldo.

Dans les rues de Palerme
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Et, bien sûr, la cathédrale de Palerme, élevée au XIIe siècle dans le style arabo-normand et sans cesse enrichie et agrandie.

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