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Articles récents

Encore une bolée d'air marin

27 Février 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Encore une bolée d'air marin

Prolongeons le billet de la semaine dernière avec quelques vues de la côte du Pays d'Iroise et du Pays des Abers, du sud vers le nord.
Commençons par la presqu'île Saint-Laurent, à Pospoder, avec de multiples points de vue sur le phare du Four, sous un éclairage qui ce jour-là variait d'une minute à l'autre.

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

Le  contour tourmenté de la presqu'île...

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

offre des vues sur l'île Yok, 

Encore une bolée d'air marin

le village de Pospoder,

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

et, au retour, sur la plage "des Dames", sur un des côtés de l'isthme qui rattache la presqu'ile au continent.

Encore une bolée d'air marin

Au nord de Portsall, une pittoresque petite crique précède l'île Carn, accessible à pied à marée basse...

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

et un peu plus loin, le rocher de Rocervo qui semble avoir servi de modèle à ceux qui vers 4000 avant notre ère ont édifié le cairn qui a donné son nom à l'île.

Encore une bolée d'air marin

Un autre jour, par temps un peu plus gris et venteux, Rocervo et l'île Carn.

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

La rive nord de l'Aber Benoît, le long de la presqu'île Sainte Marguerite...

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

Terminons ce petit billet au port de l'Aber Wrac'h (Commune de Landéda), où sous le soleil quasi-printanier s'élancent à l'eau quelques jeunes qui s'initient au Hobby Cat

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

Depuis le sentier qui démarre à la plage des Anges...

Encore une bolée d'air marin

...au nord de l'aber, l'île Vierge et son grand phare moderne, l'île Wrac'h et son petit phare à l'ancienne.

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

Plus près de notre rive, le fort Cézon, construit par Vauban pour défendre l'accès de l'Aber.

Encore une bolée d'air marin
Encore une bolée d'air marin

Les mêmes en prenant de la hauteur, depuis la route qui domine le sentier, et l'hôtel de la Baie des Anges.

Encore une bolée d'air marin
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Un peu d'air marin

20 Février 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Un court billet pour partager avec le lecteur le plaisir de quitter pour la première fois depuis de longs mois la région parisienne et le froid, et de respirer, sans masque, le grand air en Bretagne.

Dès l'arrivée à la maison, nous sommes accueillis par le camélia rouge que nous avions planté il y a plus d'une dizaine d'années...

Un peu d'air marin

Et nous réalisons qu'en 2020, nous n'avions pas vu les camélias en fleur...

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

L'embouchure de l'Aber, même sous le soleil hivernal, garde tout son charme...

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

et depuis le quai du Stellac'h, de l'autre côté de la rivière peu encombrée par les bateaux à cette saison, la villégiature de notre chanteuse et actrice favorite, et à côté l'ostréiculteur qu'elle a rendu célèbre dans tout Paris...

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

Depuis la côte au sud de Portsall, les nuances de gris et de bleu...

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

...s'estompent dès que le soleil émerge des nuages.

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

Les familles en vacances arpentent joyeusement le GR 34

Un peu d'air marin

La vue sur les balises du petit et du grand Men Louet, avec rochers en premier plan...

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

ou derrière un ancien four à goëmon.

Un peu d'air marin

En marchant vers Trémazan, on s'approche de Portsall, avec les balises Besquel et la Pendante, et, à l'ancre, la vedette SNSM tout-temps La Portsallaise.

Un peu d'air marin
Un peu d'air marin
Un peu d'air marin

Terminons sur la charmante petite guérite de la pointe de Beg ar Galeti.

Un peu d'air marin
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Thierry Diers à la Galerie Convergences

13 Février 2021 , Rédigé par japprendslechinois

En cette période où les musées et grandes expositions restent désespérément fermés, les galeries offrent heureusement la possibilité de contempler autre chose que des reproductions, et même de rencontrer les artistes, comme lors du vernissage de l'exposition que la galerie Convergences, à l'ombre du musée Picasso désert, consacre ce mois de février à Thierry Diers.

Thierry Diers, né en 1954 à Dunkerque, a étudié à l’Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où il suivra les cours d’Yvan Theys. Sa première exposition en galerie a lieu en 1975 à Lille au côté d’Eugène Dodeigne et Eugène Leroy. En 1978, il s’installe à Paris et passe de la figuration à un «expressionisme abstrait» et collabore dans les années 80 avec la Galerie Le Dessin (Claire Burrus), la Galerie Jacob (Denise Renard) et à la Galerie Diane Manière. Les années 90 seront marquées par ses voyages en Egypte, au Japon, en Chine et en Mongolie, il expose en Allemagne, Belgique et Irlande. En 2000, il installe son atelier à Belleville. 

Les œuvres présentées ont toutes été réalisées en 2019 dans son nouvel atelier en Charente Maritime, et si nous aimions les toiles de son atelier parisien, cette nouvelle production semble baignée de la lumière paisible des bords de l'embouchure de la Gironde.

Le tableau (huile sur toile, 60x73cm) qui nous accueille dans la vitrine de la galerie donne le ton dès l'attente dans la rue, de rigueur en ces temps de distanciation sociale où la petite galerie de Valérie Grais ne peut accueillir à l'intérieur qu'une poignée de visiteurs à la fois.

Thierry Diers à la Galerie Convergences

Au rez-de-chaussée, des huiles sur toile de même format que cette dernière (73x60 ou 60x73)

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Deux huiles sur toile de 81x100cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Trois huiles sur toile de 130x97 ou 97x130 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Technique mixte sur papier, 100x150 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Au mur du rez-de-chaussée, d'autres œuvres de petite dimension :

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

De nombreuses petites aquarelles sur papier 12x14 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Encre sur carton, 5x8,5 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Mine de plomb et gouache sur papier et mine de plomb, sanguine et gouache sur papier, 9,7x21 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Encre de chine sur papier et encre de chine et feutre sur papier, 29,7x42 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Technique mixte sur papier, 29,7x42 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences
Thierry Diers à la Galerie Convergences

Dans la petite salle à l'étage...

Thierry Diers à la Galerie Convergences

...un grand panneau de 150x205 cm, technique mixte sur papier

Thierry Diers à la Galerie Convergences

Mine de plomb sur papier, 75x110 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences

et une huile sur toile de 89x116 cm

Thierry Diers à la Galerie Convergences

L'exposition, prévue initialement en novembre dernier, se tient jusqu'au 27 février à la galerie Convergences, 22 rue des Coutures-Saint-Gervais, à Paris 3ème (06 24 54 03 09, graisvalerie@yahoo.fr)

Citons pour conclure Yves Michaud, philosophe qui a dirigé l'École nationale supérieure des beaux-arts de 1989 à 1997 : Diers pratique une abstraction profondément "personnelle", où sont enfouis des signes, des rêveries, des souvenirs, des moments de pensée - une abstraction poétique et rêveuse - pas divagante ni extravagante, encore moins surréelle, sans rien de forcé ni de démonstratif.

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Hôtel abbatial de Lunéville

6 Février 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Un retour sur un petit musée plein de charme découvert en juin, lors de notre voyage en Lorraine à la sortie du premier confinement.

L'hôtel abbatial de l'abbaye Saint-Rémy de Lunéville a été construit à partir de 1730, en même temps que l'église de l'abbaye, dans le style sage et modeste des maisons de ville de Lorraine du XVIIIème siècle (comme la maison où l'auteur a passé son enfance). Si sa façade donne directement sur la rue qui longe l'église, ...

un petit jardin à l'arrière est ouvert au public, dans le style "jardin de curé" de mise pour la circonstance...

Vue sur le jardin depuis les fenêtres de l'hôtel :

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

Dans le jardin...

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

Depuis le jardin, l'arrière de l'hôtel, dominé par les imposantes tours de l'ancienne église de l'abbaye, à présent église paroissiale Saint-Jacques.

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

Le rez-de-chaussée a conservé des éléments de décoration de l'époque, comme ce bel escalier monumental à la rampe sortie des ateliers de Jean Lamour ou ce salon orné d’une frise stuquée avec des motifs de putti et ce trumeau de cheminée à l’héraldique ecclésiastique.

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

Il accueillait une exposition sur Voltaire, avec cet écritoire, ces gravures, cette figurine

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

et ce portrait de son amie Emilie du Châtelet, dont la pierre tombale est dans l'église attenante.

Hôtel abbatial de Lunéville

mais le musée est surtout consacré à la reconstitution d'appartement de l’aristocratie ou de la haute bourgeoisie vers 1750 : lieux de vie, comme la chambre, le bureau ou les salons qui illustrent, à leur manière, l’art de vivre à cette époque. Ce musée dit de period rooms a été pensé pour permettre au mieux l’immersion du visiteur dans la vie au XVIIIe siècle.

Salles à manger aux tables dressées avec de la vaisselle de la faïencerie de Lunéville,

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

pièces de service,

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

chambres à coucher,

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

bureau et cabinet de curiosités,

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

salons un peu chargés pour accueillir les beaux objets mis à disposition par les collectionneurs qui alimentent ce musée participatif.

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

Au passage, un poêle de faïence

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

un panneau décoratif au héron

Hôtel abbatial de Lunéville

des cartels

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

une jardinière d'inspiration asiatique en clin d'œil au titre de ce blog...

Hôtel abbatial de Lunéville

Pour nos jeunes lecteurs, une très belle collection de jouets de l'époque, avec des dinettes en faïence de Lunéville, dont on reconnaît les motifs traditionnels

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

du mobilier miniature

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

et notamment des cuisinières et fourneaux

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

Terminons ce billet avec un regard sur l'église Saint-Jacques.
L'abbaye Saint-Rémy remonte au Xème comme la ville de Lunéville elle-même. Après des moines puis des moniales, elle fut desservie à partir de 1140, jusqu'à sa sécularisation à la Révolution, par des chanoines réguliers de Saint-Augustin. Les chanoines entreprirent de reconstruire l'ensemble (église, hôtel abbatial, et bâtiments conventuels qui abritent à présent l'hôtel de ville de Lunéville) à partir de 1730. Les travaux de l'église, vue ici depuis l'hôtel abbatial, ne furent terminés qu'en 1747, avec des période d'arrêt, faute d'argent.

Hôtel abbatial de Lunéville

Stanislas Leszczynski,  devenu duc de Lorraine en 1737, intervient dans le chantier de l'église de l'abbaye en 1743 : afin d'y transférer l'église paroissiale Saint-Jacques, il en finance le parachèvement, la construction des tours, de l'orgue et des ornements, et il confie les travaux à son architecte Emmanuel Héré (1705-1763), auteur des grandes places monumentales de Nancy. C'est ce dernier qui fait réaliser les deux imposantes tours de 52 mètres, surmontées des statues de saint Michel terrassant le Dragon et de saint Jean Népomucène dues au sculpteur Barthélemy Guibal.

L'imposante façade baroque de l'église Saint-Jacques

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

L'intérieur est lui-aussi de facture baroque, assez sobre. Le badigeon coloré procure une agréable lumière jaune  "Marie-Thérèse".

Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville
Hôtel abbatial de Lunéville

C'est également à Héré que l'on doit la tribune et le buffet de l'orgue, très rare exemple d'instrument sans tuyaux apparents. Une fresque en trompe-l'œil y représente "l'entrée du Paradis".

Hôtel abbatial de Lunéville
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Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

30 Janvier 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

Encore une exposition de photos en plein-air. Celle-ci retrace l'histoire, grâce au dépôt de son fonds aux archives municipales, d'un studio-photos fondé à Ivry-sur-Seine en 1929 pour le portrait, transformé en magasin de photo en 1941 et fermé en 1995.

Sur l'affiche-titre de l'exposition, la photographe ivryenne Louise Grousteau à l'intérieur du studio Louisanne, années 1940.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

MÉMOIRE PHOTOGRAPHIQUE
Inventée au 19e siècle, la photographie devient un métier qui a pignon sur rue au début des années 1900. Des passionnés de cette discipline artistique ouvrent des studios-photos gagnant une clientèle avide d'une forme inédite de représentation de soi. Des hommes mais aussi des femmes se lancent dans cette aventure. Le studio du photographe s'impose comme une institution locale témoin de la vie familiale, sociale et publique. Durant plus d'un demi-siècle, le studio Louisanne fixe ainsi sur la pellicule plusieurs générations d'lvryens et les transformations urbaines des années 1960-1970. Cette exposition présente une sélection de photographies, parmi les milliers de tirages, plaques de verre et négatifs, fruit de l'activité du studio Louisanne, désormais conservés aux Archives municipales.
Photo : Louise Grousteau sur le pas de porte du studio Louisanne, 152 avenue Jules Coutant (actuelle avenue Danielle Casanova), 1941. 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

FEMME PHOTOGRAPHE
Louise Grousteau naît à Ivry-sur-Seine en 1895 dans une famille de teinturiers. Elle vit son enfance à Bar-sur-Aube, étudie au collège de Langres puis à l'École nationale des arts décoratifs de Paris. Après la Première Guerre mondiale, elle devient retoucheuse photo à Troyes puis à Paris et Mâcon. Cette expérience et son caractère entreprenant la conduisent à créer son "studio d'art" en 1929. Elle lui donne le nom de "Louisanne" contraction de son prénom et de celui de son amie d'enfance Anne-Marie. En 1941, Louise Grousteau ouvre un magasin de photographie dans sa commune natale, au rez-de-chaussée d'un immeuble hérité de sa famille. Elle y présente des clichés artistiques évoquant ceux du célèbre et contemporain studio Harcourt.
Photos :
Louise Grousteau utilise un crayon à papier à la pointe longue et fine pour retoucher un portrait, années 1920
Louise Grousteau, appelée communément "Madame Louisanne", à l'intérieur de son studio-photo, 152 avenue Jules Coutant (actuelle av. Danielle Casanova), années 1940.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

ALTER EGO
Né en Alsace, René Meyer a obtenu son certificat d'aptitude professionnelle de photographe en 1949. Il fait ses premières armes à Cernay chez les Wassner qui avaient ouvert un studio-photo à Ivry avant la Seconde Guerre mondiale. Après son service militaire en Algérie, il travaille pour le studio Louisanne dont il devient la figure familière. Avec Louise Grousteau dont il est le fils adoptif, il assure les prises de vue en studio et à l'extérieur, le développement des négatifs, l'accueil des clients et la conservation des plaques de verre et négatifs pour les retirages.

Photos :
René Meyer-Grousteau à la sortie du studio avenue Danielle Casanova, années 1960.
Louise Grousteau utilise son appareil Réflex pour saisir René Meyer-Grousteau devant le studio, années 1960.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

LE MAGASIN DU PHOTOGRAPHE
Les photographes exposent leur savoir-faire en vitrine où ils présentent leurs réalisations. Ils assurent le développement des pellicules des photographes amateurs de plus en plus nombreux à mesure que la pratique de la photographie se démocratise. Des enseignes placées sur la façade de l'immeuble vantent la qualité des papiers-photo utilisés garantissant des tirages de qualité. Dans une même rue du centre-ville, le studio Louisanne est concurrencé par l'enseigne « Le Portrait - L'amateur ».

Photos :
- Les pochettes photos vantent les mérites des marques d'appareils, de pellicules et de papiers-photos, années 1950-1980.
- Intérieur du studio Louisanne rénové à la fin des années 1950. 
- Sur la façade du studio Louisanne, on devine le nom de la teinturerie Uherek tenue par la famille de Louise Grousteau, années 1950. 

 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

TRAVAUX PHOTOGRAPHIQUES
Être photographe requiert un nombre important de compétences. Outre la prise de vue, l'opérateur doit également maîtriser les techniques de la retouche, de la mise en couleur ou encore du montage. La retouche consiste à retravailler directement le négatif (plaque de verre, négatif souple...) tandis que le repiquage se fait sur le positif (tirage, épreuve...), travail qui demande dextérité et patience.

Photos
- Une apprentie du studio Louisanne utilise un pupitre à retoucher pour rectifier les clichés selon les indications du client, années 1970.
- Un tirage noir et blanc est coloré à la main puis rephotographié, années 1930.
- Utilisée comme support photographique jusque dans les années 1950,
la photo sur plaque de verre peut être retouchée par l'application d'une émulsion non sensible à la lumière, années 1950.
- À la demande de son client, le photographe réunit plusieurs photos d'identités pour rassembler grâce au montage, les membres d'une même famille, années 1970.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

PRENDRE LA POSE
Si la vitrine d'un studio-photo est un élément décisif pour gagner la clientèle, l'atelier où l'on prend la pose doit être confortable et équipé de matériel professionnel. La pièce maîtresse est la chambre noire. Soutenue par un pied, elle comprend un viseur et un objectif muni d'un diaphragme pour doser la lumière et régler la netteté de l'image. Lors de la prise de vue, les photographes se recouvrent d'un tissu noir afin d'occulter la lumière ambiante.
Photos :
- Pour réaliser cette photo de mariage, le rideau de velours utilisé en fond pour certains clichés a été tiré sur le côté, années 1950. 
- L'atelier est doté de lampes diffusant un éclairage artificiel savamment dosé et de gradins pour réaliser les photos de groupe, années 1950. 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

TOUS SUR LA PHOTO
Pour réaliser cette photo de groupe prise à l'occasion d'un mariage, l'opérateur a utilisé des gradins pour que chacun trouve sa place, fin des années 1960.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

MARIAGE CIVIL
Odette Moulan, élue adjointe au maire en 1945, procède à un mariage civil dans une salle de la mairie, années 1950. Le tirage d'après plaque de verre comporte un numéro (ici, le 25) qui apparaît en bas du cliché. 
POUR L'ALBUM
Personnage incontournable des cérémonies de mariage, le photographe fixe sur la pellicule un jeune couple à la sortie de l'hôtel de ville, années 1950.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

MAÎTRE DE CÉRÉMONIE
Vêtu d'un uniforme, coiffé d'un bicorne, muni d'une hallebarde et d'une canne, le « Suisse » ouvre le cortège à la sortie de l'église, années 1950.
​​​​​​​FÊTE RELIGIEUSE
Après la cérémonie de leur profession de foi, de jeunes adolescentes quittent l'église Saint-Pierre Saint-Paul pour se rendre dans les locaux paroissiaux situés rue de Paris (actuelle avenue Maurice Thorez), années 1950.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

SOUVENIRS D'ENFANCE
En reportage lors d'une fête paroissiale, le photographe saisit le plaisir des enfants à être ensemble dans la cour de récréation et dans le réfectoire de l'école Jeanne d'Arc (actuelle école Jean XXIII), années 1950.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

PHOTOS GOURMANDES
Ce manège alimentaire confectionné avec dextérité, présenté dans la vitrine du charcutier de l'avenue Danielle Casanova, a retenu l'attention du photographe, années 1950.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

VIE POLITIQUE
La Maison de la Jeunesse communiste voisine avec l'église Saint-Pierre Saint-Paul. Une fresque peinte associée à un message annonce le 50 anniversaire de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste français et député de la commune (1950)
EN MOUVEMENT
De la fenêtre arrière d'un véhicule, le photographe saisit la place de la République et en arrière-plan l'église paroissiale. Sur la gauche, des bâtiments démolis lors de la rénovation du centre-ville (années 1950)

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

CHOC INÉVITABLE
Constat d'accident entre une camionnette et un engin de chantier, années 1950.
EXPERTISE
Au moindre froissement de tôle, un photographe est dépêché sur les lieux pour fixer l'étendue des dégâts. Rue Gabriel Péri, une 2 CV et une camionnette HY Citroën se sont heurtées devant le regard des badauds sortant du magasin Prisunic, années 1960.
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

À CONTRE-JOUR
Dans l'atelier du garagiste, l'opérateur photographe a joué sur les contrastes pour rendre compte de l'atmosphère qui règne sur le lieu de travail d'un jeune mécanicien, années 1950

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

INSTANTANÉS DE VIE QUOTIDIENNE
Rue Jeanne Hachette, un peintre en lettres achève d'indiquer les services rendus par le garage G. Biette devant lequel est garée une « Buick », automobile américaine alors très en vogue. Un marchand de fruits et primeurs a gagné de l'espace sur le trottoir pour installer son étal, fin des années 1950. 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

CONCESSIONNAIRE
Le garage « Verdun Automobiles » inaugure ses nouveaux locaux situés en direction de la porte de Vitry. Il propose à sa clientèle des voitures des marques allemandes Audi, Auto-Union et DKW, abréviation de «Das Kleine Wunder », en français « la petite merveille », 1964. 
PUBLICITÉ MOBILE
La société Coplait dont l'usine se trouve à Ivry-Port, rue Molière, a passé commande au studio Louisanne pour photographier ses camions publicitaires vantant la qualité de ses produits laitiers. La prise de vue a lieu sur l'esplanade de la Mairie, années 1960
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

ENSEMBLE
Les ouvriers de l'entreprise Bluteau photographiés à la pause, années 1950. 
HOMMES AU TRAVAIL
Le studio Louisanne réalise des reportages à la demande des entreprises. Ici, ce sont des ouvriers qui travaillent à la mise en place de canalisations qui sont photographiés témoignant des méthodes et conditions de travail, années 1950.
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

PHOTOGRAPHE PHOTOGRAPHIÉ
Monté sur un échafaudage, René Meyer-Grousteau est à son tour pris en photo dans l'exercice de son métier, 1960. 
PHOTO INDUSTRIELLE
Le studio Louisanne réalise un reportage à Ivry-Port à l'occasion d'un vaste chantier pour la Société Industrielle des Transports Automobiles (SITA), rue Victor Hugo. L'entreprise fait construire un garage pour autotombereaux, dénomination alors utilisée pour désigner les camions poubelles, 1960.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

DERNIER CLICHÉ
L'enseigne « le Bureau moderne », rendez-vous des écoliers pour leurs fournitures et livres scolaires, jouxte la mythique salle des conférences (à droite), rue Marat. À l'affiche de ce lieu culturel et festif, la pièce "Marchands de ville" sur le thème des restructurations urbaines, 1972. 
INVENTAIRE PHOTOGRAPHIQUE
La rénovation du quartier du centre est imminente. Avant la démolition des immeubles, le photographe réalise un reportage systématique qui se veut un témoignage. Ici, une portion de la rue Lénine et ses commerces de bouche, années 1970.
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

PHOTO-TÉMOIN
En arrière-plan, une grue annonce les premiers chantiers de la rénovation du centre-ville. L'avenue Danielle Casanova que l'on voit ici, avec son tracé sinueux et ses commerces, sera bientôt élargie et transformée, fin des années 1960. 
VILLE EN CHANTIER
Quelques mois plus tard, le centre de la ville est reconfiguré. La tour Raspail est achevée. Les maisons d'une partie de l'avenue Danielle Casanova ont été démolies ainsi que les bâtiments et le parc de la maison de santé Esquirol, fin des années 1960.
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

DISPARITION D'UNE INSTITUTION
26 novembre 1972 : deux immeubles se font face. A droite, la Tour Casanova est en voie d'achèvement. À gauche, l'immeuble du studio Louisanne vit ses derniers jours pour laisser la place à la future Cité du Liégat réalisée en 1982.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

NOUVEAU STUDIO
6 janvier 1969: de la rue Raspail, le photographe a réalisé un cliché de la Tour Lénine en construction. Le studio Louisanne s'y installera au rez-de-chaussée du bâtiment de droite jusqu'en décembre 1995. Cette nouvelle adresse figure désormais sur ses documents commerciaux, tels que les bons de retrait de commande.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

KIOSQUE
Au pied de la Tour Lénine, devant le studio Louisanne, une structure métallique s'impose par son originalité au milieu des chantiers. Conçu par ordinateur, cet exemple d'architecture expérimentale devient un kiosque destiné à accueillir des commerces, années 1970. 
PHOTOGÉNIQUE
L'ensemble Casanova construit en 1972 se prête à la prise de vue. Sa façade lisse contraste avec ses terrasses en pointe. Une station essence est ouverte au bas de l'immeuble pour répondre aux besoins des résidents et habitants du quartier qui privilégient alors le déplacement automobile.
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

VISAGES
Photos d'identité et photos en pied constituent un pan important du travail du studio. Le fonds des Archives du studio Louisanne en conserve des milliers. Parcourir cette collection, c'est retrouver les femmes et les hommes qui ont habité la ville.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

MUTATIONS
Le studio Louisanne cesse d'exister en 1995 après avoir photographié "trois générations d'Ivryens" et réalisé "45 000 clichés", témoigne René Meyer-Grousteau en 1994, photographié devant quelques exemples de son matériel dont une chambre en bois datant des années 1920. 
Le studio de photographie s'efface devant l'usage massif d'appareils photos personnels à la veille d'une révolution technologique, celle de la photo numérique et de ses modes de diffusion, qui fait disparaître une profession centenaire, celle de photographe de ville.
 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

Pour terminer, quelques images de l'architecture typique de la rénovation d'Ivry marquée par l'architecte Jean Renaudie (1925-1981), depuis les grilles du parc Maurice Thorez où se tient l'exposition :

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine
Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

Le centre commercial Jeanne Hachette, 

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine

Avenue Danielle Casanova.

Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine
Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine
Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine
Le studio Louisanne à Ivry-sur-Seine
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Du côté de Nogent...

23 Janvier 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Du côté de Nogent...

Malgré le titre de ce billet, nous n'évoquerons pas le petit vin blanc qu'on boit sous les tonnelles, mais Nogent-sur-Marne sera le premier sujet d'une série de billets inspirés par le sentier du Grand Paris, itinéraire de randonnée pédestre de 615 km à travers la plus grande métropole d'Europe, selon ses promoteurs. Ci-dessous, en bleu, le modeste segment de 3km environ qui lui correspond.

Du côté de Nogent...

Nous démarrons notre parcours en remontant la rue Louis-Léon Lepoutre, où se trouvait l'atelier de l'architecte Jean Gérard Tissoire (1892-1979), au numéro 3 : 

Du côté de Nogent...

Tissoire  a exercé sa profession à Nogent-sur-Marne de 1926 à 1971, avec une interruption de 1939 à 1951, et y a réalisé de nombreuses maisons, notamment dans cette petite rue tranquille. Le lecteur pourra au long de ce billet rechercher sa signature, ou celle de l'atelier Tissoire et Ingold, sur les façades.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Le "sentier" nous fait passer devant une belle maison bourgeoise, actuellement "Pavillon des élus" de la mairie de Nogent-sur-Marne

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Ouverte au public, on peut en admirer les vitraux...

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

et le petit pavillon dans le jardin.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

A côté de la maison des élus, une autre maison bourgeoise "colonisée" par la municipalité abrite la "Maison de la famille et des droits de l'enfant"

Du côté de Nogent...

On arrive à la mairie, de facture très classique, qui domine une belle esplanade animé par un pittoresque carroussel.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Quelques curiosités au passage, comme la statue "Aux poilus, hommage à Lazare Ponticelli" de Nadine Eniakieff, inaugurée en 2012 en présence de la famille du dernier poilu survivant...

Du côté de Nogent...

...l'église paroissiale Saint-Saturnin, avec sa statue de "Saint" Jean-Paul II...

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

...l'hôtel des Coignards (XVIIème siècle), dynastie d'imprimeurs du Roi et de l'Académie française, à présent conservatoire municipal de musique et d'art dramatique.

Du côté de Nogent...

dans l'axe du somptueux cinéma Royal Palace, la rue de l'Armistice descend vers la vallée de la Marne.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Elle abrite de nombreuses maisons intéressantes, habitées ou même en cours de rénovation, dont pas mal, là encore, de Tissoire...

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Un peu plus loin, donnant sur la rue Charles VII, un ensemble de constructions dans un parc, propriété de la Fondation des Artistes, qui abrite la Maison d'Art Bernard Anthonioz, centre d'art contemporain qui porte le nom du créateur de la Fondation, et la Maison Nationale de Artistes, EHPAD de la Fondation.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

En continuant le "sentier", la cité d'artistes Guy-Loé, bel ensemble également géré par la Fondation.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Au passage, l'œil est attiré par un escalier orné d'une statue de naïade...

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Il donne accès au Square de la Fontaine...

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

...bel ensemble d'architecture Art Déco.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...

Nous terminerons ce parcours au charmant Parc Watteau, hommage au célèbre peintre Antoine Watteau, né à Valenciennes le 10 octobre 1684 et emporté à 36 ans par la tuberculose à Nogent-sur-Marne le 18 juillet 1721.

Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
Du côté de Nogent...
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Belleville

16 Janvier 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Belleville

Par ce beau dimanche ensoleillé, le promontoire qui surplombe le parc de Belleville offrait une très belle vue sur Paris.

Belleville
Belleville

Depuis la Halle civique richement - et sauvagement - décorée...

Belleville
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...en longeant l'amphithéâtre où les badauds prennent le soleil de janvier... 

Belleville
Belleville
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...nous pouvons descendre vers le bas du parc...

Belleville
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...au bas de la cascade.

Belleville
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Belleville

Au passage, une plaque commémore l'emplacement des derniers combats de la Commune de Paris.

Belleville

En poursuivant sur la rue de Belleville, la petite place Frehel où sont organisées des "soupes solidaires"...

Belleville
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Belleville

Comme partout, les restaurants sont fermés, que ce soit le monumental “巴黎国际大酒店” (Grand restaurant international de Paris, comme il est calligraphié en caractères traditionnels de droite à gauche...), qui accueille normalement de somptueux mariages, ou, en face, le petit restaurant de raviolis où l'auteur avait ses habitudes et le Lao Siam à la cuisine si raffinée.

Belleville
Belleville

Au passage, rue de Tourtille, l'association où l'auteur a commencé à s'initier à la langue chinoise il y a bien des années : elle a un nouveau sigle, très réussi, et continue sa mission de médiation et d'aide à la communauté chinoise.

Belleville
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Belleville

Un hommage à deux grandes résistantes panthéonisées...

Belleville

Une maison d'éditions originale, Les Ateliers du Tayrac, dont le siège est dans l'Aveyron. Elle abrite aussi la revue "Papiers Nickelés"...

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Belleville

Des îlots de calme comme la villa Castel rue du Transvaal où Truffaut a situé quelques scènes de Jules et Jim, et la cité Leroy

Belleville
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La rue des Cascades, qui tient son nom des chutes d’eau aménagées pour le dégrossissement des anciennes eaux de Belleville qui alimentaient les aqueducs de la capitale depuis le Moyen Age jusqu’au XVIIIème siècle, 

Belleville
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avec, au numéro 42, le petit édifice dit "Fontaine d'Henri IV".

Belleville

Rue des Envierges, le théâtre de poche de Diego Stirman, dont la prochaine représentation aura lieu "dès que possible"...et la pittoresque galerie Les Temps donnés

Belleville
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Terminons avec un peu de Street Art...

Belleville
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Promenade hivernale

9 Janvier 2021 , Rédigé par japprendslechinois

 

Renouons avec nos chroniques d'actualité. A défaut d'expositions ou de voyages, quelques images de promenade en région parisienne. Suivant le sentier aménagé le long de la rue Eugène-Simet (maire de Châtenay-Malabry de 1871 à 1884)...

Promenade hivernale

...on arrive au petit parc de l'Île Verte. Créée dans les années 1820, cette propriété a été habitée par le poète et dramaturge Jules Barbier ( 1825-1901), librettiste, entre autres, de Gounod et Offenbach. Marcel Arland (1899-1986), écrivain, académicien et codirecteur de la Nouvelle Revue Française, y résida de 1933 à 1936. En 1945, le peintre Jean Fautrier ( 1898-1964) s'y installe. Il vivra et peindra ici jusqu'à sa mort en 1964. Le nom "Île verte" provient du titre d'une de ses toiles.

Une petite pièce d'eau en occupe le centre...

Promenade hivernale
Promenade hivernale

Il comporte un potager où l'on chemine sous des charmilles...

Promenade hivernale
Promenade hivernale
Promenade hivernale

une petite bambouserie...

Promenade hivernale

La maison elle-même et son environnement a un charme désuet

Promenade hivernale
Promenade hivernale
Promenade hivernale
Promenade hivernale
Promenade hivernale

Un banc quasi-surréaliste

Promenade hivernale
Promenade hivernale

En sortant de l'Île verte, la promenade peut se poursuivre dans les autres parcs de la Vallée-aux-Loups, comme le parc de la maison de Chateaubriand,...

Promenade hivernale

avec son salon de thé "Les Thés Brillants", où certaines des lectrices de ce blog ont pu consommer pendant la courte période où il a été ouvert cette année...

Promenade hivernale

ses cèdres majestueux...

Promenade hivernale

ses narcisses précoces en ce 7 janvier...

Promenade hivernale

et se terminer à l'Arboretum des Hauts-de-Seine, avec ses moutons d'Ouessant fidèles au poste...

Promenade hivernale

où le bouleau ne manque pas...

Promenade hivernale

et où les passages pour visiter la collection d'aulnes ont été refaits à neuf, même si ces derniers font un peu pâle figure en cette saison.

Promenade hivernale

Le petit kiosque au bord de la pièce d'eau est toujours aussi charmant...

Promenade hivernale
Promenade hivernale
Promenade hivernale

et résiste aux assauts de la glycine centenaire.

Promenade hivernale

L'ancienne propriété des pépiniéristes Croux, qui abrite le service des Parcs et Jardins du département des Hauts-de-Seine...

Promenade hivernale

et bien sûr le cèdre pleureur monumental, toulours aussi spectaculaire.

Promenade hivernale
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2020 : les expos du Blog

2 Janvier 2021 , Rédigé par japprendslechinois

Pour ce premier billet de 2021, je vous propose un retour sur les billets de 2020 qui ont traité des grandes expositions, qui sont l'un de ses sujets favoris. Finalement, il y en a eu plus que je n'aurais cru, malgré les deux confinements et la non réouverture depuis le dernier. Mais c'est surtout grâce à celles de fin 2019 qui étaient encore ouvertes au début de l'année.

4 janvier : Christian Boltanski - Faire son temps

Au centre Pompidou, elle a fermé ses portes le 16 mars comme prévu, juste à la veille du premier confinement.

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11 janvier : Raghu Rai - Voyages dans l'instant

Exposition du lauréat de la première édition du Prix de la photographie de l’Académie des Beaux-Arts William Klein, dans le pavillon Comtesse de Caen à l'Institut de France. Elle s'est achevée normalement le 5 janvier

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18 et 25 janvier : Toulouse-Lautrec - Résolument moderne (premier billet et deuxième billet)

La dernière grande expo que nous ayons vue au Grand-Palais, elle a normalement fermé ses portes le 27 janvier.

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1er février : Soulages au Louvre

Hommage au peintre à l'occasion de ses 100 ans, elle a eu lieu comme prévu du 11 décembre 2019 au 9 mars 2020.

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8 février : Un Enterrement à Shanghai (Yan Pei-Ming)

Une petite mais très belle exposition à Orsay, tenue comme prévu du 1er octobre 2019 au 12 janvier 2020.

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15 et 25 février : Hans Hartung - La Fabrique du geste (première partie et deuxième partie)

Notre seule grande exposition au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, tenue comme prévu du 11 octobre 2019 au 1er mars 2020.

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27 juin et 4 juillet : James Tissot (1836-1902) L'ambigu moderne (première partie et deuxième partie)

Notre seule grande exposition au musée d'Orsay. Prévue pendant le premier confinement, elle s'est finalement tenue du 23 juin au 13 septembre.

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11 juillet : Christo et Jeanne-Claude : Paris !

La dernière grande expo que nous ayons vue au centre Pompidou, qui s'est tenue normalement, entre les deux confinements, du 1er juillet au 19 octobre.

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1er août : Enki Bilal à Landerneau

L'exposition de l'été à la Fondation Leclerc, à Landernau, a pu se tenir et nous en profiter.

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5 septembre : Émile Simon - Madeleine Fié-Fieux

Nous avons profité cet été de la prolongation, plusieurs mois après la date de sa fermeture prévue en avril,  de cette intéressante exposition d'artistes locaux au musée département breton de Quimper.

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3 et 10 octobre : Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton (première partie et deuxième partie)

L'éphémère ouverture de la Fondation en septembre et octobre nous a tout de même permis d'y faire une visite cette année et de visiter son exposition-phare.

2020 : les expos du Blog
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24 octobre : Giorgio de Chirico - La peinture métaphysique

La seule exposition que nous ayons pu voir au musée de l'Orangerie, qui a ouvert à la mi-septembre et a été interrompue par le premier confinement.

2020 : les expos du Blog
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14 novembre : Crossing views

La Fondation Louis-Vuitton proposait un nouvel accrochage de certaines de ses collections, conçu en dialogue avec la rétrospective Cindy Sherman.

2020 : les expos du Blog
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2020 : les expos du Blog
2020 : les expos du Blog
2020 : les expos du Blog

A cette liste d'expositions "classiques" on pourrait ajouter des expositions en plein air, temporaires comme à Saint-Pabu (18 juillet) ou au Parc de Sceaux (17 octobre), ou permanentes comme les sculptures de Claude Viseux à Arcueil (5 décembre), une expo à thème comme Courants Verts à la Fondation EdF (7 novembre), et des visites de musées comme la Fondation Bemberg à Toulouse (29 février et 7 mars) ou le Musée départemental breton à Quimper (29 août).

Au total, une année qui n'aura pas été totalement blanche, en espérant que 2021 sera l'occasion de bien d'autres découvertes.

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Angoulême en hiver

26 Décembre 2020 , Rédigé par japprendslechinois

Angoulême est souvent présente dans ce blog, mais nous avons cette fois choisi d'en montrer un aspect plus traditionnel que les images qui ont fait l'objet du dernier billet consacré à cette belle cité le 25 juillet 2020.

Commençons par une promenade, ce matin d'hiver, dans la ville haute, d'où l'on plonge sur les maisons de l'étage inférieur, dont les jardins semblent enfouis à nos pieds...

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Dans les petites rues, des bâtiments de toutes les époques semblent figés par le temps

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

L'imposante préfecture de la Charente...

Angoulême en hiver

...donne sur la promenade des remparts.

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Avers et revers (avec les jardins en terrasse) des maisons du quartier de la préfecture, toutes bâties, comme cette dernière, à l'occasion de la gigantesque opération immobilière qu'a constituée, à la fin du XVIIIème siècle, l'aliénation et le lotissement du parc du château (actuel hôtel-de-ville) par le comte d'Artois, futur Charles X.

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Poursuivons sur les remparts, où le bâti est intéressant autant dans la ville haute qu'immédiatement en dessous...

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

avec des curiosités comme ce bâtiment Art Déco de la Société d'Encouragement au Bien (sic) de la Charente, toujours active.

Angoulême en hiver

Nous traversons le Jardin-Vert, au pied des remparts (et du Lycée Guez de Balzac, où enseigne la fille de l'auteur)

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

avec son théâtre de verdure et sa fontaine adornée d'une nymphe

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Nous dominons les virages en épingle à cheveu du célèbre Circuit des Remparts qui se tient chaque année - sauf en 2020 ! - en septembre, les anciens chais qui abritent le Musée de la Bande Dessinée, au bord de la Charente

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Le temps se gâtant nous empêche d'admirer plus avant ce paysage

Angoulême en hiver

Le soir, animations de Noël dans les rues commerçantes...

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

et autour de l'Hôtel-de-Ville.

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Ce dernier est particulièrement spectaculaire...

Angoulême en hiver

...avec des projections lumineuses qui ravissent petits et grands.

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Le soir, les rues de la ville ancienne ont aussi beaucoup de charme...

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver

Terminons avec les demeures aristocratiques sur la promenade des remparts, au sud de la ville haute, avec un sapin derrière une fenêtre pour égayer la morosité de cette fin d'année si particulière.

Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
Angoulême en hiver
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